Alpage du Gascon, vallon de La Jougnenaz.

Région: balades à découvrir en famille

En ces périodes de chaleur, on a tendance à chercher la fraicheur, à la piscine par exemple. C’est aussi la saison des randonnées. Que les parents qui aiment emmener leurs enfants à la découverte de la nature, et qui sont parfois à court d’idées, se réjouissent puisqu’un nouveau guide de ces sorties est paru à l’intention des familles. Il est composé de trente excursions de courte durée qui mettent en valeur les jolis coins de notre région, ceux que bien souvent on oublie au profit de destinations plus lointaines.

Toutes les balades comprennent une description et un tracé de l’itinéraire, des photos, les renseignements pratiques et une page de jeux pour les enfants. Le dessinateur Roger Moret a créé une famille avec deux enfants, Léa et Théo, dont on suit les découvertes au fil des pages et des promenades. Les lieux proposés vont de la région de Sainte-Croix au département du Haut-Doubs, en passant par les environs de Vallorbe, les rives du lac de Neuchâtel et les alentours d’Yverdon-les-Bains. De petit format, le guide se glisse facilement dans la poche du sac à dos et résiste aux taches d’eau.

«Les balades de Léa et Théo» 30 balades en famille dans le Jura vaudois et les environs. Éditions Mon Village, textes, photos et jeux de Marilyn Guinet et Martine Stoeckli, dessins de Roger Moret, 168 p., format 11/17 cm., Fr. 25.–

En vente en librairie et au bureau de l’Omnibus.

Testé pour vous

La balade N°6 nous emmène dans le vallon de la Jougnenaz, des deux côtés de la frontière franco-suisse. On chemine le long de ruisseaux qui rafraichissent rien qu’à les entendre couler et à travers de vastes pâturages et forêts. Dépaysant et sauvage. On aurait aimé un descriptif de l’itinéraire plus détaillé et un extrait de carte topographique plutôt qu’une photo Google Earth. Opinion subjective qui ne remet pas en cause la qualité du guide. On se réjouit de tester les autres balades!

leo

Au Fil du Nozon, La Rochette, 1325 Vaulion, www.aufildunozon.com

Vaulion: un nouveau gîte vient d’éclore

Au Fil du Nozon, La Rochette, 1325 Vaulion, www.aufildunozon.com

Au Fil du Nozon, La Rochette, 1325 Vaulion, www.aufildunozon.com

Dans une région qui recense beaucoup trop peu de lits d’hébergement touristique, la naissance d’un nouveau nid est un événement. Encore plus d’ailleurs quand il se produit dans le Vallon du Nozon.

C’est à la Rochette, un lieu-dit situé quelques centaines de mètres avant de pénétrer dans la localité de Vaulion, qu’Élisabeth Reymond a réalisé un projet qui a germé pendant plusieurs années: transformer une partie de la maison familiale en chambres ou/et appartement d’hôtes sous le nom «Au Fil du Nozon».

Si la maîtresse des lieux est née à Vaulion où vivaient ses grands-parents et ses parents, elle n’y a pas toujours résidé, menant une vie professionnelle intense et parfois très éloignée de l’hôtellerie. C’est de ses propres mains et de son propre goût pour la décoration que sont né deux chambres très différentes et un étage inférieur comprenant des espaces sanitaires et une grande cuisine. Pour les travaux de menuiserie, elle a fait appel à un jeune menuisier local indépendant, Christophe Guignard, «un homme de l’art qui a de très bonnes idées pratiques et qui les réalise parfaitement», explique-t-elle.

Cocooning et pain maison

Officiellement, le nouveau nid, qui peut être loué par chambre ou dans son ensemble durant toute l’année, est ouvert depuis début juillet. Il offre une possibilité supplémentaire d’hébergement à celles et ceux qui souhaitent visiter la région, herboriser ou respirer l’air du Plâne après avoir goûté aux fromages locaux, randonner, ou tout simplement se ressourcer. Le Nozon est à quelques mètres. L’ambiance «cocooning» garantie. Les fleurs abondantes et variées.
Et comme elle sait à peu près tout faire, la maîtresse des lieux fait en sorte de pouvoir servir des petits déjeuners à ses hôtes, s’ils le désirent.

C’est donc à la confiture maison et au pain maison qu’ils pourront commencer leurs journées, disposant d’une terrasse à part entière.

 

www.aufildunozon.com

 

Photo Olivier Gfeller

Veine intérieure latérale dans les Grottes.

Vallorbe: les Grottes passent à l’audio guide téléchargeable

Veine intérieure latérale dans les Grottes.

Veine intérieure latérale dans les Grottes.

Il y a quelques jours, les Grottes de Vallorbe ont annoncé la mise en service d’une application pour smartphones, téléchargeable sur «App Store» et «GooglePlay» en fonction du programme utilisé par le smartphone. L’occasion pour l’Omnibus de faire le point avec Serge Audemars, président du conseil d’administration des Grottes de Vallorbe, à l’orée de ce qui constitue la très haute saison pour ce site touristique vallorbier.

Une première précision: certains médias ont évoqué la création d’un réseau WiFi dans les Grottes pour permettre à l’application de fonctionner. Cette information est inexacte. En réalité, chacune et chacun peut se procurer gratuitement cette application depuis son propre domicile, s’il sait qu’il va aller visiter les Grottes ou s’il désire le faire… à distance. Le réseau WiFi évoqué a bien été mis en place, mais à l’entrée des Grottes et dans un seul but: permettre aux touristes qui arrivent pour une visite et qui ne connaissaient pas l’existence de cette application de la télécharger facilement avant de pénétrer dans les cavernes majestueuses et fascinantes.

Un gros travail

L’application se présente comme une visite guidée, pour laquelle on peut choisir l’une des trois langues disponibles (français, allemand, anglais). Cet audio guide comporte ensuite 28 chapitres correspondant à la visite des hauts lieux des grottes. À chaque station, une explication historique et technique est fournie au visiteur. «Cet audio guide remplace les anciennes feuilles que nous donnions aux visiteurs, mais qui étaient devenues un peu obsolètes et vieillottes», précise Serge Audemars. «Elle permet une visite à son propre rythme, mais ne remplace pas les visites guidées par des spécialistes et des passionnés en chair et en os. Ces dernières resteront toujours plus vivantes et beaucoup plus complètes. Nous voulions rafraîchir un peu la documentation grâce aux techniques modernes».

Cette nouvelle application est le fruit d’un important travail fourni par le webmaster du site des Grottes, Olivier Requet, de Focus 777 à Yverdon-les-Bains, qui non seulement a dû programmer l’outil selon les règles complexes établies par les fabricants, mais encore rassembler toute la documentation iconographique et les versions parlées, racontées par des voix professionnelles.

Nul doute que ce nouvel outil rencontrera le succès qu’il mérite.

L'application

L'application

Photo Olivier Gfeller

Christelle Pétremand, le président Bernard Randin et la directrice régionale Dominique Faesch.

Vélos électriques prêts pour les futurs touristes

Christelle Pétremand, le président Bernard Randin et la directrice régionale Dominique Faesch.

Christelle Pétremand, le président Bernard Randin et la directrice régionale Dominique Faesch.

Lors de l’assemblée générale du 12 juin à Agiez, l’OT a présenté des comptes quasi équilibrés et les quelque 15 personnes présentes ont eu un aperçu de la vie de cet office tenu par Christelle Pétremand et Muriel Paume.

Nuitées en légère hausse

Pas moins de 104 170 nuitées ont été comptées dans la région en 2012. 3 164 personnes ont visité les mosaïques, 2946, les moulins Rod et 1517, la tour ronde. La fréquentation de l’OT est en diminution, par contre les visites sur le site sont en augmentation. Des brochures et dépliants ont été mis à jour et sont largement distribués puisque l’OT était présente à Delémont et dans des salons en France. Notre p’tit coin d’paradis est connu hors du canton.

Mobilité douce

Tout prochainement une brochure sera éditée par SuisseMobile avec trois parcours dans la région et les vélos électriques pourront être loués par les visiteurs aux camping d’Orbe et Vallorbe. Une nouvelle façon de visiter les sites régionaux riches en histoire.

Chambres d’hôtes

Il manque encore des chambres pour les visiteurs de la région et l’OT a mis sur pied des rencontres avec quelques intéressés. Vous pouvez encore prendre contact avec eux si vous avez une chambre de libre et si vous aimez découvrir de nouveaux visages. Merci à tous ceux qui font connaître notre si belle région!

Photo Marianne Kurth

Mosaïques romaines d'Orbe

Des idées? Vous les trouverez au Musée!

Mosaïques romaines d'Orbe

Mosaïques romaines d'Orbe

C’est sous ce slogan général que se déroulera dimanche 12 mai la Journée internationale des Musées. À cette occasion, un certain nombre de musées et de lieux de culture de la région ont préparé des programmes spéciaux à l’attention du public. S’agissant plus particulièrement de l’ancien district d’Orbe, le Musée du fer et du chemin de fer à Vallorbe et le Fort de Pré-Giroud participent à l’opération, de même que le Bourg de Romainmôtier. À Vallorbe, le Fort de Pré-Giroud organisera des visites guidées à partir de 11 h. Plus bas, les forgeronnes et forgerons seront à pied d’œuvre pour faire découvrir ou redécouvrir la magie du feu.

À Romainmôtier, le Musée de la Grange de la Dîme sera gratuit pour tous. Le film en images de synthèse sur l’histoire du lieu sera projeté, et nouveauté pour 2013, un «Tour du Bourg» sera organisé de 14 h. à 16 h., qui permettra aux visiteurs de connaître par le menu les anecdotes et les histoires les plus diverses que leur raconteront les vieilles pierres à l’aide de guides qui connaissent tout ou presque sur ce haut lieu de culture et de spiritualité. Plus bas, les Mosaïques romaines seront également ouvertes à Orbe.

Plus loin

Pour celles et ceux qui voudraient aller plus loin, le Musée d’Yverdon sera lui aussi ouvert gratuitement au public, qui pourra entre autres y découvrir les récits et souvenirs d’Yverdonnois issus de l’immigration, ceci en collaboration, comme depuis 4 ans, avec des représentants de la Commission consultative Suisse-Immigrés. À la Maison d’Ailleurs, Marc Atallah a décidé de faire venir les idées au Musée, et organisera sur ce thème une ou deux visites pour lesquelles chacun pourra expliquer non pas ce que le Musée lui apporte, mais ce qu’il peut apporter au Musée. Une démarche pour le moins originale.

À ne pas oublier non plus le CIMA à Sainte-Croix, le Musée des Arts et Sciences et le Musée Baud à un prix unique englobant les trois visites, ou encore les visites Passe-Murailles au Château de Grandson et son Musée de l’automobile. L’offre muséale est très riche dans la région. S’en offrir une ou plusieurs petites tranches à l’occasion de cette journée est donc une chance à ne pas rater.

Photo Olivier Gfeller

Madeleine Marrro.

Accueillir des voyageurs: une passion avant tout

Madeleine Marrro.

Madeleine Marrro.

La commune d’Orbe et l’Office du Tourisme (OT) avaient mis sur pied une séance d’information sur les chambres d’hôtes.

La semaine passée dans la salle du Conseil, une quarantaine de personnes étaient venues s’informer, la plupart d’Orbe mais aussi de la région. Ce type d’hébergement manque à Orbe et l’atelier tourisme de l’Agenda 21 avait mis le doigt sur ce problème.

Le groupe de travail issu de cet atelier, a conclu qu’il fallait développer l’offre en la matière en informant mieux sur les possibilités d’ouverture de chambres d’hôtes. En plus de professionnels du tourisme, l’OT avait invité deux propriétaires pour faire part de leur expérience concrète.

En introduction, Anne Bornand de la Commission «Tourisme» de l’ADNV a présenté la procédure d’ouverture, on peut s’inscrire à l’OT mais aussi à l’association B&B (Bed and Breakfast). Ces organisations se chargeant ensuite de la publication de la liste d’appartements de vacances ou de chambres d’hôtes. Après une visite et un questionnaire, des étoiles sont attribuées (1 à 5); elles sont les mêmes au niveau suisse et sont valables pour cinq ans (prochain «quinquennat»: 2013-2017). Il n’y a pas de statistiques chiffrées de la demande de ce type d’hébergement mais Christelle Pétremand, cheffe de l’OT d’Orbe, dit que beaucoup de touristes posent la question pour Orbe.

Expériences très positives

Madeleine Marro de Concise offre deux chambres d’hôtes dans sa ferme depuis 10 ans. C’est «le monde qui vient à nous» a-t-elle remarqué, «car nous n’avons pas beaucoup d’occasion de voyager». Après une première année maigre, 12 nuitées, elle peut compter sur environ 150 à 200 nuitées par année. Chantal Duc a de son côté aménagé la maison familiale à Yverdon pour recevoir des voyageurs.

En août et septembre elle a affiché complet. Elles sont les deux très positives, mais soulignent que même si cela leur rapporte un petit plus, il ne faut pas que l’argent soit la motivation principale car cela demande énormément de disponibilité et de travail. La clef du succès étant vraiment la passion et l’accueil impeccable. Ni l’une ni l’autre n’ont eu jusqu’à ce jour de mauvaises expériences.

Le public a posé beaucoup de questions et à l’issue de la soirée, les échanges ont continué autour d’une verre.

Photo Natacha Mahaim

Le magnifique stade nommé la Donbass Arena.

Ukraine: l’après-foot

Le magnifique stade nommé la Donbass Arena.

Le magnifique stade nommé la Donbass Arena.

Capitale du Donbass, grand bassin houiller et de l’industrie lourde, Donetsk a pu accueillir l’Eurofoot grâce à son stade très récent. Construit en 2009, grâce à l’homme d’affaires le plus riche d’Ukraine, Rinat Akmatov, il a coûté la bagatelle de 400 millions de dollars... Tout en orange et noir, les couleurs du Chakhtar Donetsk, le club de football emblématique de la région, principal concurrent du Dynamo Kiev, il a été inauguré en 1936.

C’est une attraction touristique, on peut visiter la Donbass Arena en groupe, toucher le gazon mais sans marcher dessus, s’asseoir dans les vestiaires ou la salle de presse, (plus grande que celle du Conseil communal à Orbe), se faire photographier avec une des nombreuses coupes gagnées par la club. Il y a même un musée et un magasin de souvenirs.

Comme la région n’offre pas grand chose en matière de tourisme et la ville se visite en une demi-journée, beaucoup de supporters ont préféré la solution de remonter directement dans un charter après le match. Il faut dire que les prix pratiqués étaient rédhibitoires : par exemple un hôtel de classe moyenne en dehors de la ville à 900 dollars la chambre.

Infrastructures, encore beaucoup à faire

Même si grâce à l’Eurofoot, les infrastructures de transports ont été un peu améliorées : il y a enfin un train rapide entre Donetsk et Kiev. C’est dans la capitale Kiev que beaucoup de moyens ont été concentrés. Plusieurs routes ont été finies à temps (le jour avant paraît-il) pour améliorer le trafic du centre-ville. Mais il n’y a toujours aucune autoroute,sauf entre Kiev et son aéroport et quelques tronçons ça et là. Il y a de bonnes routes à quatre pistes, mais plus on s’éloigne de Kiev, plus l’état des routes se dégrade, les routes secondaires sont dans un état lamentable, même pas entretenues, les trous sont fréquents, ce qui fait les affaires d’ateliers de réparations de pneus qui sont nombreux.

Les gens semblent être résignés, au fin fond de la campagne ukrainienne le football n’a pas enthousiasmé grand monde. Ils pensent être comme d’habitude les oubliés du développement. Dans la petite ville d’Alexandrovka, à une centaine de kilomètres de Donetsk, la sécheresse de cet été, il n’a pas plu depuis le mois de juin, entraîne des coupures d’eaux, il y a de l’eau le matin et le soir de 6h à 10h. Dans les campagnes, les habitants ont au moins leur puits personnel et une grande partie s’est équipée de pompe et s’est installé l’eau courante à ses frais. Un point positif quand même, les coupures d’électricité sont beaucoup plus rares.

Stabilité?

La blague qui s’entend en Ukraine actuellement : «nous avons atteint un certaine stabilité, la corruption est très stable, le nombre de nids-de-poule aussi». La rumeur dit que 50% des budgets de l’Eurofoot ont atterri dans les poches de quelques-uns. La corruption est généralisée à tous les niveaux. Il semble qu’en Ukraine (comme dans d’autres pays probablement aussi) l’élu politique dès qu’il est en place ne pense plus qu’à la manière dont il pourra s’enrichir personnellement.

La police, en tout cas celle de la route, est plus occupée à inventer des formes de rackets qu’à assurer la sécurité des conducteurs. Elle truque les éthylomètres et les radars de vitesse, j’en ai fait l’expérience mais dès que la personne résiste, ils laissent tomber et ils n’aiment pas les permis étrangers qui leur donnent un surcroit de travail !

Les députés du parlement ukrainien ont des plaques d’immatriculation spéciales et n’ont pas besoin de respecter les codes de la routes, ils roulent dans de grosses 4x4 noires qui est le signe incontournable de la réussite dans ce pays. Au milieu de la route sans aucun égard pour les autres conducteurs, ils roulent très vite en toute impunité... Bref on comprend que le citoyen moyen soit un peu désabusé.

Photo Natacha Mahaim

Jonas découvre la «poésie» des routes australiennes.

Jonas Goy, l’avaleur de bitume

Jonas découvre la «poésie» des routes australiennes.

Jonas découvre la «poésie» des routes australiennes.

C’est sous ce titre que je vous présente le pédaleur fou, le dévoreur de kilomètres qui n’est autre que Jonas, le troisième des rejetons de votre serviteur, le petit dernier… 1 m 78 tout de même, que du muscle, tout ce qu’il faut pour un tour d’Australie à vélo de 18000 km et 100 kilos de bagages au départ. Vous l’avez certainement déjà découvert dans un article de l’Omnibus en fin mars, juste avant son départ.

Je vous livre ici quelques éléments de son aventure, qui sont d’ailleurs tirés de sa page Facebook ici.

Première épreuve, 27 heures d’avion… Puis, dans l’aéroport, remonter son vélo qu’il avait démonté pour le transport dans deux énormes cartons. Très tôt, les premiers ennuis matériels arrivent: il se débarrasse de plusieurs choses inutiles, d’autres l’abandonnent, comme son matelas autogonflant, ainsi que son camping gaz. Pire encore, la tente décède prématurément. Il faut la renvoyer en Suisse, en acheter une autre sur place. Un téléphone satellite devient indispensable avant d’affronter le désert.

Dans le désert justement, des étapes de 200 km l’attendent. Il pédale alors parfois jusqu’à vingt heures pour les couvrir, avec vent de face. A Perth, dans l’ouest de l’Australie, il se débarrasse de sa remorque qui a cassé, ainsi que d’autres ustensiles devenus inutiles. Mais c’est plus tard qu’il va accomplir ses plus grandes étapes, toujours contre le vent, avec une pique à 315 km ... pour rejoindre Darwin. Troisième renvoi de matériel en Suisse. Les problèmes ne sont pas terminés ; après avoir quitté cette ville, son dérailleur le lâche. Impossible de réparer. Personne pour le ramener à la ville ; il pousse son vélo sur 90 km, en 17 heures de marche forcée.

Il nous téléphone que, cette fois-ci, il revient en Suisse. Le lendemain, deux âmes charitables l’ont aidé à réparer. Et ça repart ! Il pédale maintenant en direction de Cairns où l’attend le dessert, la côte est, un paradis verdoyant à côté des grandes étapes désertiques qu’il aura franchies. Il est actuellement à Katherine pour essayer de changer sa quatrième roue. Pour un bilan chiffré actuel, il a couvert 11000 km en 70 jours, alors qu’il s’était donné une année pour parcourir les 18000 km estimés! Moyenne: 160 km environ par jour.

Au niveau des rencontres, sa route le mène d’abord chez Janine, une femme qui va l’accueillir et le préparer à prendre son grand départ dans le désert. Autre rencontre : une troupe de kangourous qui le suivent sur deux kilomètres, dont un de deux mètres de haut. Il a aussi la compagnie de koalas, serpents, araignées et surtout moustiques contre lesquels il arbore une moustiquaire qui ne le quitte pas. Il sera accueilli par son voisin de Romainmôtier à Perth où ce dernier fait une école de langue de trois mois, logeant chez son oncle.

Sur la route, il croise plusieurs rouleurs comme lui qui font le même tour, dont un qui fait le tour du monde à vélo pour réaliser un record de rapidité qui figurera dans le Guiness Book. Sarah Marquis lui répond sur le net pour l’encourager et lui donner de précieux conseils. Un Australien lui offre même deux jours de motel et un tour de la région en voiture. De joyeux moments passés au camping avec des gars et filles de son âge ponctuent son quotidien. La route lui offre le passage impressionnant de trucks suivis de trois remorques.

Pour conclure, les problèmes matériels prennent une place toujours plus importante. Le vélo accuse le coup, 11000 km laissant plus de traces sur la bécane que sur l’homme. Heureusement, le but pointe son nez, le gros est fait. Mais rien n’est gagné, comme au tennis, avant que le dernière balle ne soit jouée.

Texte Serge Goy

Annette Ferry devant le Chalet des Auges.

Des terrasses à découvrir en flânant

Annette Ferry devant le Chalet des Auges.

Annette Ferry devant le Chalet des Auges.

Un concours sympa a récompensé la fantaisie et l’originalité de plusieurs restaurateurs dans notre région.

62 enseignes inscrites

L’Auberge de l’Ecusson vaudois à Bretonnières a décroché le titre de «Terrasse la plus originale», Susanna Lhomme avait misé sur la récupération et le recyclage. Le lieu était élu par un jury de 12 personnes issues des milieux du tourisme et de l’économie régionale d’Yverdon-les-Bains.

Le prix du public récompensait, pour le Vallon du Nozon, le Chalet des Auges, où des chaises longues, nouvelles venues, attendent les marcheurs sur la terrasse pour une vue imprenable sur le plateau Nord vaudois et le lac de Neuchâtel. Et pour la région d’Orbe, c’est l’Hôtel-Restaurant de Baulmes qui était retenu, ainsi que la Piscine de Vallorbe.

Pour d’autres établissements les mieux notés par le public et le jury, on trouve: Le Prunier à Premier, la Vieille Auberge à Valeyres-sous-Rances, la Buvette Chez Cali au camping à Orbe ou encore l’Atelier le Pectinarium à Romainmôtier.

De quoi vous donner des idées de découverte en musardant dans votre région.

Passez un bel été!

Photo Marlène Rézenne

Au centre de la photo: Dominique Faesch, Hugues Schertenleib et Bernard Randin lors de la partie officielle.

L’Office du Tourisme: un lien entre les voyageurs et les habitants

Au centre de la photo: Dominique Faesch, Hugues Schertenleib et Bernard Randin lors de la partie officielle.

Au centre de la photo: Dominique Faesch, Hugues Schertenleib et Bernard Randin lors de la partie officielle.

Le nouvel office, après bien des travaux, a été inauguré jeudi 17 novembre. C’est un espace chaleureux, accueillant et convivial qui est mis désormais à disposition des visiteurs venant chaque année dans notre région.

Le tourisme

En toute saison, Orbe est visitée par de nombreux vacanciers, campeurs, marcheurs, touristes ou simples passants d’un jour, voire même de pèlerins qui suivent la Via Francigena (Voie des français qui mène à Rome). La cité compte quatre guides qui accompagnent les personnes dans la découverte de la ville ou des mosaïques. Les parcours, marqués par les traces de pas peints au sol, sont également bien suivis.

Le manque de logements freine un peu l’arrêt des pèlerins en ville d’Orbe, mais l’Office du Tourisme compte sur la population pour mettre à disposition de nouvelles chambres d’accueil. Le seul bémol, comme l’a souligné Henri Germond dans son allocution jeudi passé, sontles difficultés que rencontre Orbe pour mettre en valeur le site magnifique de Boscéaz qui dort sous terre et qu’il faudrait pouvoir montrer d’une manière ou d’une autre.

Madame Faesch a rappelé que cet Office du Tourisme est le lien entre les visiteurs et la ville, donc avec les artisans de la localité, mais également avec les citoyens qui peuvent y trouver des renseignements ou y apporter des idées.

Une belle équipe vous accueillera à la Grand-Rue 1, et ceci cinq jours sur sept, pour le moment. Il s’agit de Christelle Pétremand – Piccinin, cheffe d’office qui avait été remplacée pendant un temps par Marie-Claude Fanchini, et d’Aline Johner, collaboratrice régionale.

Photo Marianne Kurth

De g. à dr. : Etienne Maire, président sortant, Mme Faesch directrice régionale, Bernard Randin, nouveau président.

Comment se porte le tourisme à Orbe et alentours ?

De g. à dr. : Etienne Maire, président sortant, Mme Faesch directrice régionale, Bernard Randin, nouveau président.

De g. à dr. : Etienne Maire, président sortant, Mme Faesch directrice régionale, Bernard Randin, nouveau président.

Promotion

Une quinzaine de personnes avaient fait le déplacement à l’hôtel des Mosaïques pour participer aux délibérations statutaires, portant essentiellement sur la gestion et les comptes 2010. Avec près du quart du budget (Fr. 46 000.– / Fr. 206 000.–) consacré à la promotion, confirmation est faite du dynamisme de l’office.

A signaler dans ce domaine les très attrayantes brochures à la ligne graphique unifiée: randonnées dans les gorges de l’Orbe, carte des chalets d’alpage, balades à travers Orbe et son passé, tout ce matériel de promotion est à votre disposition à l’office du tourisme.

A relever également les efforts consentis en matière de site internet développé en trois langues pour les sept zones de la région (www.orbe-tourisme.ch).

Fréquentation

La fréquentation des principales attractions culturelles et touristiques d’Orbe n’a pas fléchi en 2010, avec 3300 visiteurs aux Mosaïques, 3000 aux moulins Rod et 2200 à la Tour ronde. Le rapport de gestion rappelle les efforts importants consentis par le groupe de travail des Mosaïques, visant, après l’installation du pavillon d’accueil, à véritablement mettre en valeur les lieux par divers marquages au sol qui devront permettre de se représenter les véritables volumes de la villa romaine qui abritait nos fameuses mosaïques.

Situation régionale

Dominique Faesch, directrice régionale, a renseigné ensuite l’assemblée sur les stratégies d’ensemble de la région Yverdon-les-Bains. En matière promotionnelle une action ciblée sur la ville de Berne a permis à nos voisins d’outre-Sarine de s’informer sur les attraits de notre coin de pays. De même une opération menée récemment sur le site du restauroute de Bavois a permis de distribuer du matériel promotionnel aux gens de passage.

Les contacts avec les journalistes étrangers ou d’autres cantons sont également privilégiés, visant à obtenir une couverture médiatique renforcée de notre région: 21 visites de presse impliquant 82 journalistes venant de Russie, Allemagne, France et Italie ont eu lieu l’année dernière et la démarche se développe pour les années à venir.

Passage de témoin

Si la partie opérationnelle des activités touristiques s’est professionnalisée au fil des ans, il n’en demeure pas moins que les comités formés de bénévoles restent des organes de coordination et de contrôle importants pour faire fonctionner la machine touristique. A ce propos, l’assemblée a pris congé de l’estimé président du comité, Etienne Maire, après sept années d’une présidence dynamique et rigoureuse. Il fut à cette occasion officiellement et chaleureusement remercié.

Son successeur bien connu des Urbigènes et voisins , j’ai nommé Bernard Randin, bientôt ex-municipal, fut lui aussi applaudi.

Communications

On cherche encore des guides, bons connaisseurs de la ville et de ses environs. S’adresser au bureau de l’office à Orbe.
M. Russi, gérant du camping d’Orbe, nous rappelle les 50 ans du camping qui seront fêtés le 23 juillet.

Photo Denis-Olivier Maillefer

Dominique Faesch.

Orbe : tourisme régional, bilan positif

Dominique Faesch.

Dominique Faesch.

Dans le cadre de ses conférences, le Musée d’Orbe avait invité Dominique Faesch à présenter le tourisme de notre région.

La directrice du tourisme régional avait choisi de faire un état des lieux quasiment exhaustif du tourisme en général, de ses mécanismes, ses différents types, de son impact économique, de ses possibilités de développement, ensuite plus particulièrement de celui d’Orbe.

Cet exposé très complet a permis à l’auditoire de se rendre compte de la complexité de ce domaine, de ses implications, de ses ramifications dans de nombreuses directions.

Retour aux sources

Dominique Faesch, née à Orbe, a travaillé plus de 25 ans dans diverses branches touristiques avant d’accepter ce mandat de la régionalisation du tourisme dans le Nord vaudois qui a débuté en 2007. Elle possède donc une excellente expérience dans le domaine et en plus connaît et surtout aime beaucoup cette région.

Une première étape a été franchie avec la régionalisation du tourisme local, qui maintenant fait partie de l’ADNV (Association de Développement du Nord Vaudois). De faire partie de l’ADNV n’est pas anodin, car cela implique une reconnaissance de l’aspect économique du tourisme, et d’autre part d’être un interlocuteur valable face par exemple au Canton. Mais chaque antenne conserve une certaine autonomie, celle d’Orbe bénéficie d’un bon soutien de la commune.

Un nouveau site internet a été conçu, www.yverdonlesbainsregion.ch, où l’on retrouve toutes les antennes locales, mais chaque antenne a son propre site qu’elle peut modifier à tout moment pour mettre à jour ou ajouter des informations (www.orbe-tourisme.ch).

Selon la conférencière cela représente seulement les premiers balbutiements de ce nouveau concept de tourisme régional, mais avec l’équipe actuelle (15 personnes) elle est certaine qu’il y a un grand potentiel d’amélioration. Qu'attendez-vous pour réserver votre prochaine location de vacances en Suisse :-).

Photo Natacha Mahaim