Le géologue du Canton, Renaud Marcelpoix, présente le projet.

Bretonnières: la Gravière du Sapelet va s’étendre

Non, la Gravière du Sapelet n’accueillera pas le fumeux parc aquacole projeté au début de la décennie par quelques illuminés. En revanche, le groupe Holcim Lafarge qui en assure l’exploitation depuis des décennies devrait pouvoir continuer à le faire, en compagnie de plusieurs entreprises de travaux publics dont Cand Landi. L’exploitation

d’environ 250’000 m3 supplémentaires de granulats naturels de la gravière du Sapelet – sous l’appellation Sapelet 6 –, ceci en extension du périmètre actuel, ainsi qu’à travers le comblement d’environ 4.6 Mio de m3 sur l’ensemble du site, avec des matériaux non pollués acheminés par le rail, est à l’enquête publique jusqu’au 17 avril.

Une séance publique d’information a eu lieu lundi à la grande salle du village, réunissant une cinquantaine d’habitants et de membres du Conseil général, les exploitants, le Canton – géologues et spécialistes du domaine issus de la Direction de l’environnement (DGE) – et la Commune.

Extraction et enfouissement

Cette gravière produit une part non négligeable des deux millions de m3 de matériaux pierreux concassés nécessaires à la construction en Pays de Vaud chaque année. Et qui dit extraire dit faire de la place, une place nécessaire à l’enfouissement de déchets de démolition de bâtiments, de routes ou de travaux publics. Ces déchets dits propres deviendront avec le temps, du moins pour une portion d’entre eux, de nouveaux matériaux concassables et exploitables comme tels par des générations futures. Ils seront enfouis sur le site en suivant un programme de 5 ans. Ce programme nécessitera le défrichement d’une part supplémentaire de forêt. Tout ce processus a été expliqué à l’assistance lundi. Avec les éléments de son suivi, tant techniques qu’écologiques notamment ceux de la remise en état complète après la nouvelle période d’exploitation.

Transport par le rail

S’agissant du transport des déchets de construction, un point de déchargement sur le rail sera construit à l’aval de la gravière actuelle. Ce point comprendra une fosse de déchargement qui permettra à des wagons-bennes spéciaux de stopper et de décharger directement leur contenu dans une fosse de réception qui sera, elle, relevée par des engins mécaniques. Sur le plan de la procédure, les opposants éventuels peuvent actuellement déposer leurs déterminations et observations. Ces dernières ne seront pas traitées par la commune, mais directement par les services du canton. Il s’agit en effet d’une procédure spéciale qui s’applique aux carrières et à leur exploitation. Après les oppositions qui pourront être levées le cas échéant. Il restera encore la voie judiciaire pour trancher si les parties ne sont toujours pas d’accord à l’issue du processus administratif et une décision du canton. Un processus qui risque de prendre encore passablement de temps.

Et si les habitants de la région redécouvraient les mosaïques d’Orbe, comme ce labyrinthe ?.

Orbe: ouvrir ou non les Mosaïques d’Orbe ?

Telle est la question que s’est posée la Fondation Pro Urba, lors de sa dernière assemblée générale. En 2017, ces magnifiques chefs-d’œuvre ont été vus lors des fins de semaine. En 47 jours d’ouverture, 1 850 visiteurs ont admiré les richesses de la villa romaine de Boscéaz, avec Lucius, le maître des lieux, qui fait découvrir virtuellement sa demeure.

La Fondation n’est pas dans les chiffres rouges mais les récoltes de dons sont difficiles. Les personnes qui s’occupent du gardiennage doivent être rémunérées correctement, le bâtiment d’accueil des mosaïques et la maison du Musée exigent de l’entretien. Tout ceci génère des frais, que la Fondation peine à couvrir. Un projet est actuellement en cours pour trouver des solutions de financement et attirer plus de touristes. Il est mené par un organe externe, en collaboration avec la Commune et Pro Urba.

Cette année, la Fondation va devoir puiser dans ses réserves, pour ouvrir les Mosaïques pendant 110 jours, soit de l’Ascension à fin septembre. Ceci de mercredi à dimanche et les jours fériés en ajoutant les mardis de juillet et août. Les prix d’entrée accusent une légère hausse et seront à Fr. 8.- (prix réduit Fr. 6.-) mais incluent désormais la visite de la Tour Ronde. Des billets familles et combinés avec consommation en ville seront également proposés, ceci afin de resserrer les liens entre la villa romaine et la ville médiévale.
Financement
La Fondation Pro Urba survit grâce au soutien financier de divers donateurs, dont la commune. Cependant elle ne saurait vivre sans l’Association des Amis de Pro Urba. Celle-ci la soutient largement grâce aux cotisations des membres, aux torréfactions de café, aux locations du caveau du musée et aux manifestations auxquelles elle participe. Cette année, elle a pu verser la somme de Fr. 5 000.-, ce qui permet de couvrir des frais.
Chacun peut rejoindre l’Association afin de soutenir la Fondation qui a pour but de mettre en valeur tant la villa romaine de Boscéaz que les richesses de la ville.

Site Internet : www.pro-urba.ch

Couteaux rustiques

Vallorbe: fines lames au rendez-vous

Pour l’édition 2018 du traditionnel rendez-vous des Couteliers au Musée du fer – 13e sous l’appellation de Festival – ce ne sont pas moins de 29 couteliers venus de Suisse, de France et d’Allemagne qui ont présenté leurs pièces à un public de plus en plus féru et coutumier de cette visite annuelle dans la Cité du fer. Les chiffres définitifs de la fréquentation ne sont pas encore connus à l’heure de la rédaction de ces lignes. Le conservateur Simon Leresche, rencontré sur place lundi matin, se réjouissait déjà du succès de cette édition. La météo n’a eu que peu d’influence sur l’affluence au festival expliquait-il, notant au passage que plus de 700 visiteurs par jour ont été attirés samedi et dimanche. Avec une fréquentation attendue identique le lundi, la manifestation devrait dépasser à nouveau sans difficulté le cap des 2000 visiteurs, ce qu’elle a déjà réalisé l’an passé.

A noter la présence cette année d’une délégation du très récent «Syndicat des couteliers corses» venue afin de présenter son nouveau label de qualité et le travail d’exception des couteliers fraîchement labellisés: Yves Andreani, Jean-François Agostini, Jean-Jacques Bernet, Benjamin Celle, Jean-Dominique Susini, Pierre-Yves Thomas.

Vétéran en vedette

A leurs côtés le vétéran genevois Charles Roulin, de Lully, a célébré son 80e anniversaire durant le Festival. Lui qui réalise depuis de nombreuses années de véritables chefs-d’œuvre miniatures, dont les manches sont constitués de hauts reliefs représentant des scènes animalières ou champêtres. Parmi les artistes-artisans présents, on notera notamment les noms de Stéphane Anken, Morges, André Baudet, Lausanne, Anthony Brochier, La Roche de Glun (F), Robert Carciofo Arzier, Jean-Marie Corona, Montricher, Jean-Claude Geinoz, Poliez-le-Grand, Marc Grélat, Asuel, Urs Helbling, Portalban, Claude Holweger, Boudevilliers, Franck Johner, Montricher, Jan Krauter, Lalenforg (ALL), Emmanuel Lendenmann, Fribourg, Pascal Maillefer, Les Clées, Benjamin Mittay, Châtelneuf (F), Olivier Moretti, Levie (Corse), Lucie et Yves Moulin, Vollèges, Sylvain Parent, Passy (F), André Perret, Winterthur, Amélie, Emma et David Pietrzykowski, Les Clées, Christophe Raffaelli, Carpentras (F), Jean-Louis Remy, Les Verrières, Yuri Rindlisbacher, Valleiry (F), Hans Peter Ruegg, Losone, Joseph Sauthier, Bex, Franck Souville, Montgesoye (F), David Tellier (F).

Le sellier Julien Vuagniaux de Romainmôtier a aussi présenté ses créations de cuir, pendant que les visiteurs pouvaient s’exercer au lancer de haches, tout apprendre sur l’art de la forge ou même fabriquer des couteaux de façon artisanale. Plus de détails sur museedufer.ch

L’ovni vieillit bien dans la prairie de Saint-Loup.

Pompaples: Saint-Loup, du provisoire pour durer longtemps

A Saint-Loup, on se souvient d’une jolie histoire d’architecture... Il y a dix ans tout juste, la Communauté des diaconesses de Saint-Loup avait entrepris une profonde rénovation-transformation de la maison-mère qui devenait vétuste. Dans ce bâtiment, on trouve aussi la chapelle, pièce maîtresse de la méditation spirituelle en ces lieux. Pendant les travaux qui ont duré plus de 24 mois, entre l’automne 2007 jusqu’au printemps 2010, le bureau d’architectes mandaté devait aussi résoudre le problème de fournir une chapelle provisoire. On avait bien sûr pensé à des «Portakabin» ou une tente. Mais ce n’était pas trop dans l’esprit des lieux et le projet a été affiné par des recherches plus intensives sur les espaces sacrés.

En collaboration avec un laboratoire de l’EPFL qui effectuait justement des études sur la technique de «construction plissée» en bois inspirée par les principes de l’origami, l’art japonais du papier plié, la chapelle provisoire est alors devenue un véritable challenge architectural. Grâce à l’ordinateur, la conception et la réalisation de ce curieux «ovni», tout d’un coup posé sur la prairie de Saint-Loup, a été très rapide. Les soeurs, qui ne s’attendaient pas du tout à une réalisation aussi belle, ont finalement été fières de leur audace et séduites par la sérénité boisée et la luminosité de ce lieu de culte inédit.

Une référence mondiale

Cette chapelle a aussi «ébranlé» le monde architectural. C’était une grande première tellement originale que des spécialistes sont venus de partout pour la voir, suite à des publications d’articles dans des revues du monde entier. Et en dix ans d’utilisation, elle est toujours là ! «Elle a certes un peu grisonné avec le temps, mais elle est dans un merveilleux état. Nous l’entretenons régulièrement et les soeurs apprécient leur «chapelle d’été», ainsi qu’elles l’ont surnommée», explique Soeur Lucienne Wehrle, la responsable des lieux.

«C’est devenu un objet de visite supplémentaire pour notre communauté protestante qui a été fondée par le pasteur Louis Germond en 1842 à Echallens, puis transférée sur le site actuel dès 1852. Au départ, les diaconesses étaient toutes vouées aux soins et à l’intendance de l’hôpital qui n’a cessé de grandir. C’est une cellule de vie qui a généré une véritable vocation dans ce lieu qui est ouvert à toutes et à tous. On peut y prier et s’y ressourcer. A Saint-Loup, vous êtes chez vous!», conclut Soeur Lucienne.

Les jeunes sapeurs pompiers entourés de leurs moniteurs.

Croy – SDISPO : Ils ont tous l’âme du feu bleu

Vendredi dernier, le Commandant Pascal Turin a piloté d’un bout à l’autre le quatrième rapport d’activités du SDISPO (Service Défense Incendie et Secours de la Plaine de l’Orbe) à la grande salle de Croy. En présence d’un parterre nombreux (Etat-major, SDIS voisins, sapeurs pompiers, entre autres), il a rappelé non seulement l’organigramme de l’association intercommunale, qui regroupe dix-huit communes, mais aussi la composition opérationnelle (détachements de Premiers Secours, DPS, et d’Appui, DAP).

Les séances ordinaires de l’Etat-major ont pour but de régler la bonne marche du service en présence du président du Codir (Comité directeur), Pascal Desponds, ou de sa remplaçante, Mary-Claude Chevalier. Les tâches qui lui incombent sont tant dans l’organisation de rencontres mensuelles de chaque dicastère, de journées de sensibilisation au métier de pompier volontaire que dans la participation à des séances intercommunales ou organisées par l’ECA ainsi que la Fédération vaudoise des sapeurs pompiers et encore aux rapports annuels des SDIS voisins.

Compter sur les compétences de chacun

Le nombre d’heures d’intervention sur le terrain s’élève pour 2017 à 1 892 contre 1 499 en 2016. Sur 130 sorties, les détachements du SDIS de la Plaine de l’Orbe ont pu intervenir sans renfort en fonction du type de sinistres. Certaines opérations plus complexes ou conséquentes nécessitent l’appui d’autres partenaires comme les SDIS voisins, le service protection et sauvetage de Lausanne, l’ECA, la gendarmerie vaudoise ou la police nord vaudois. Et pour parfaire ces collaborations, le sergent-chef, Joël Widmann, a mis sur pied le concept «CHABACO Connect» qui consiste à préserver les connaissances et les savoirs-faire au sein des DAP.

Il propose à tous les volontaires une rencontre chaque premier jeudi du mois afin d’améliorer la connectivité entre le pompier et le matériel, ainsi que des échanges entre le vécu de chacun. Le don de soi est la première qualité de ces bénévoles qui, en parallèle de leur vie de famille et de leur profession, agissent pour la sécurité de la population, mais œuvrent aussi au sein de l’association, comme Laurent Grieder chargé de la communication en gérant le site internet et qui, pour l’occasion, a réalisé un diaporama dynamique.

La perdante félicitait le vainqueur à l’issue du scrutin.

Orbe: élection municipale, »Statu quo »

Les électeurs urbigènes n’ont pas voulu d’un changement politique à la tête de la commune. En élisant Serge Berthoud, ils ont permis au PLR de garder son deuxième siège à l’Exécutif. Malgré une campagne soutenue du parti socialiste, l’écart entre le nouvel élu et Fanny Naville a doublé entre les deux tours, passant de 80 à 163 suffrages. Une victoire incontestable pour ce natif d’Orbe, qui a œuvré chez les pompiers et dans quelques sociétés locales. Des arguments de poids comme Serge Berthoud l’admettait. «Il est certain que j’ai bénéficié de ces considérations. Cela dit, mes qualités ont également joué un rôle comme le fait que je travaille dans une entreprise locale. Ma campagne est demeurée à mon image puisque je suis un pondéré qui sait ce qu’il veut et je me réjouis d’œuvrer au sein de la Municipalité après plus de 30 ans passés au Conseil». Un Parti Libéral-Radical qui avait aussi activé son électorat en envoyant des missives à plus de 170 de ses sympathisants pour ce 2e tour.

Pas découragée
De son côté, la socialiste accueillait la défaite avec sérénité malgré quelques larmes. «Au départ, je me disais que le défi serait difficile à relever. Serge est mieux connu que moi dans la localité et il appartient à un groupe qui est majoritaire au Conseil. En plus qu’il s’agissait de remplacer un PLR démissionnaire (Guido Roelfstra). Je pense aussi que l’électorat n’a pas voulu d’une troisième femme à la Municipalité. Malgré tout, le groupe socialiste s’est solidarisé autour de ma candidature et cet état d’esprit va nous servir à l’avenir. Sachez tout de même que malgré ce deuxième échec, je tenterai à nouveau ma chance dans trois ans. La chose publique continue de me passionner puisque j’ai siégé aux conseils de Baulmes et Vuiteboeuf avant d’intégrer celui d’Orbe».

Perte de vitesse des socialistes
A l’heure de l’analyse, on constate que le report des voix n’a pas eu lieu comme prévu. D’abord, on est passé de 1738 votants au 1er tour à 1460 dimanche dernier (31,4%). En dépit de cette diminution, Serge Berthoud n’a perdu que 7 voix par rapport au 4 mars alors que Fanny Naville a concédé près de cent voix (90). Ce qui tend à prouver que le parti socialiste, longtemps dominateur à Orbe, a perdu de son influence comme c’est le cas au Conseil puisqu’il ne compte plus que 13 représentants comme les Verts et Union Libre contre 18 au PLR. Enfin, on relèvera qu’une partie des voix obtenues par Stéphane Pilloud (200) ont plutôt bénéficié au PLR puisque Robert Gurtner n’a recueilli que 26 voix.

Nouveaux petits immeubles à Vallorbe situés derrière la patinoire

Région: location d’appartements, pas de cadeau dans le Nord

Ces derniers temps, les gérances immobilières lémaniques se montrent généreuses à l’égard de futurs locataires. Vu la pléthore d’appartements, elles sont prêtes à revoir le tarif de location initialement prévu, voire même à offrir des mois gratuits afin d’occuper des immeubles partiellement vides. L’Omnibus a mené l’enquête pour savoir si une pratique identique était en vigueur dans notre région.

Peu d’appartements vides

Du côté des régies urbigènes, ce n’est pas le cas du tout. Certes, l’offre est moins large. Chez «Rêve Immob» comme chez «Emma», on considère que les prix sont totalement adaptés au marché et rares sont les clients à solliciter la gratuité pour quelques mois, comme ce fut le cas il y a quelques années à Yvonand. De même, ils ne sont pas plus nombreux à réclamer des baisses de loyer. Du côté de chez Richard Promotion, on admet qu’il y a un certain va-et-vient dans les immeubles du chemin du Suchet, mais les appartements ne demeurent jamais longtemps vides. Et comme le calcul du loyer n’est pas basé sur le taux hypothécaire, aucune baisse n’est accordée. Dans un immeuble en réfection au chemin Venel, la gérance TGB, établie au Mont-Pèlerin, relève que 3 appartements sur 14 n’ont pas encore trouvé preneur. Elle considère aussi que les loyers sont raisonnables puisqu’elle a fait un effort dans un quartier populaire, qui accueille des familles qui peuvent dépendre de l’AI ou des services sociaux.

Nouvelles opportunités en vue

A Vallorbe, les quelques professionnels locaux de l’immobilier et de la location constatent que les pratiques lémaniques des cadeaux ne trouvent pas leur place dans la Cité du fer. Les loyers pratiqués sont nettement inférieurs à ceux de la capitale ou des cités des bords du Léman. Les propriétaires de Vallorbe semblent trouver assez facilement à mettre à bail leurs appartements. Il y a une émigration assez nette de nouveaux habitants du canton qui sont précisément attirés par des loyers moins chers, ou par la proximité nouvelle d’un travail dont ils ont changé. Le marché de la location à Vallorbe est assez diversifié, entre anciens et nouveaux logements. A moyen terme, pas de loyer gratuit en vue donc, mais sans doute de nouvelles opportunités de se loger à un prix encore raisonnable.

Sylvie Bula, cheffe du service pénitentiaire, et Béatrice Métraux, Conseillère d’Etat.

Orbe: un agrandissement aux Grands Marais

C’est sur une parcelle qui se situe entre le magasin des EPO et le bâtiment de Bochuz que l’Etat de Vaud construira, en deux temps, une nouvelle prison. Si le projet passe sans encombre les différents caps de procédure, avec notamment l’accord de la Commune d’Orbe, sa construction commencera en 2021 pour se terminer quatre ans plus tard. Ce bâtiment aura la forme d’un peigne, avec un corps principal qui accueillera des ateliers, une cuisine et notamment des lieux de rencontre et qui sera relié à trois «dents» où se trouveront les cellules. En précisant qu’il n’y aura pas de jonction avec le quartier sécuritaire de Bochuz.

Objectif N° 1 : la réinsertion

Au terme de cette première phase, le bâtiment accueillera 210 détenus dont un tiers sera en attente de jugement. Les 140 autres pensionnaires seront en anticipation de peine avant jugement ou en exécution, puisqu’actuellement bon nombre de prisonniers de courte durée purgent leur privation de liberté dans des établissements régionaux. Un accent sera mis sur la réinsertion afin de permettre à ces gens de sortir avec une sorte de bagage professionnel pour mieux se réinsérer dans la vie, notamment les étrangers qui devront retourner dans leur patrie d’origine. D’autre part, on désire que les détenus gardent un bon contact avec leur famille. Ils pourront l’accueillir sur place ou auront la possibilité de communiquer par vidéo-conférence. Il en va de même pour la justice qui pourra aussi utiliser ce moyen pour les contacter, évitant des déplacements inutiles.

950 détenus en 2030  !

Dans la deuxième phase, on hébergera 200 détenus supplémentaires pour un total de 410 dans ce nouvel établissement qui est censé remplacer la prison des hauts de Lausanne (Bois-Mermet) à l’horizon 2030. Ce qui montera les effectifs incarcérés dans la Plaine de l’Orbe à près de 950 personnes, puisque 540 y résident déjà (Bochuz, Colonie et Croisée) ! Il est entendu qu’il sera nécessaire d’engager passablement de personnel pour garantir la sécurité et la formation de ces hommes. Selon Mme Bula, cheffe du service péniten-tiaire, il n’y aura heureusement pas de quartier pour les cas psychiatriques dans le nouvel établissement.

Enfin, cette décision de principe concrétise la volonté du Conseil d’Etat vaudois de se munir de structures pénitentiaires suffisantes sur le canton qui est sous-doté. A titre d’exemple, Bois-Mermet dénombre 170 détenus, alors qu’elle ne devrait pas en compter plus de 120.

Les membres de la commission Steve Domenjoz, Fabio Borrani, Joël Christe et Denis Racine de gauche à droite entourent Irène Bigoni-Wartenweiler (présidente du Conseil) et Monique Salvi (syndique).

L’Abergement: Bel Coster, oui et projet bien étudié

Cette fois, nous y voilà après 10 ans de travail et de soutien au projet ! C’est en ces termes que Monique Salvi, syndique de L’Abergement, s’est exprimée au début de la séance dont le point principal concernait le projet d’impact sur l’environnement des éoliennes prévues à Bel Coster et son Plan Partiel d’Affectation.

Accepté à une écrasante majorité

Des 9 éoliennes prévues par le projet de Bel Coster, une seule se trouve sur le territoire communal. Mais, comme l’a précisé la syndique, le mécanisme sera installé sur un terrain qui appartient à la commune de Ballaigues. La commission composée de Joël Christe, Denis Racine et Fabio Borrani a été en parfait accord avec le préavis municipal. De fait, au moment du vote, aucune surprise n’a été relevée et c’est par 22 voix contre 3 que le projet a été plébiscité.

Le bénéfice pour la commune

La commission et la Municipalité ont constaté que le projet bien étudié et documenté répondait aux besoins énergétiques du canton de Vaud et du pays et qu’il ne soulevait pas de problèmes essentiels. La société d’exploitation sera une société anonyme dont le siège sera basé à L’Abergement. Le parc, une fois mis en service, rapportera à la commune un montant de Fr. 130 000.– ce qui représente 10% de son budget annuel.
Toutes les procédures ont été respectées et la mise en service pourrait intervenir dès 2020. Enfin, les conseillers ont accepté de donner à l’Exécutif le mandat de rejeter et de classer les pétitions en lien avec ce projet et de lui permettre de plaider si nécessaire devant toute instance.

De gauche à droite, Christian Tinguely, nouveau directeur général de VO Energies, Richard Maire, spécialiste des contrôles officiels, Claude Recordon, président du Conseil d’administration de VO Energies et Fabrice Guinnard, fondateur de Ampelec Sàrl.

Région: VO Energies s’étend à Eclépens

Vendredi passé, les locaux de la société Ampelec Sàrl à Eclépens étaient bondés et bruyants. Le maître sortant des lieux, Fabrice Guinnard recevait, en compagnie d’une part importante des administrateurs du groupe VO Energies accompagnés de nombreux cadres de l’entreprise, plusieurs dizaines de clients, officiels, partenaires et invités.
Cette manifestation marquait la reprise de Ampelec Sàrl par le groupe VO Énergies. «C’est une continuation naturelle de notre croissance tant en volume que géographiquement et en types de prestations offertes» expliquait Claude Recordon, le président du conseil d’administration de VO Énergies. Ampelec Sàrl existe depuis une douzaine d’années et offre toute la gamme des services de l’installateur-électricien.

Contrôles officiels et installations sous le même toit

Cette activité va être intégrée au groupe VO par la création, à Eclépens, d’une succursale de VO Energies Installations SA. À côté de cette activité, Ampelec devient propriété du groupe VO Energies et va se consacrer – comme unité spécialisée du groupe VO Energies – exclusivement aux contrôles périodiques OIBT. Les propriétaires doivent en effet faire contrôler régulièrement la conformité des installations électriques de leur bâtiment, en vertu de L’Ordonnance sur les installations basse tension (OIBT). De plus, lors de l’achat d’un bien immobilier, s’il n’a pas été contrôlé depuis 5 ans, un contrôle officiel doit aussi être exécuté.

Pour le cédant Fabrice Guinnard, cette opération «permettra de venir renforcer le groupe des installateurs de VO Énergies avec deux collaborateurs, dont il aura la supervision comme responsable de succursale. Une façon supplémentaire pour le groupe de disposer de souplesse dans l’affectation des professionnels sur les différents chantiers ».

Rémy Cand, syndic, entouré de Jean-Luc Stäubli à gauche qui reprendra le poste de municipal d’Olivier Crausaz à droite.

Rances: Election, haut la main !

Dimanche dernier, au terme du premier tour, les dés étaient jetés. Jean-Luc Stäubli était élu avec 162 voix, contre 54 pour son concurrent, Alain Biolley. Le nouveau municipal sera un atout pour la commune de par son expérience professionnelle. Boursier communal à Chavornay, il a déjà une bonne vision de la vie villageoise étant en contact au quotidien avec les autorités locales et ses habitants. Surpris par le résultat des élections, il ne se considère pas comme une figure populaire parmi les habitants de Rances.

Par contre au niveau communal, il s’est investi dans la vie politique au sein du Conseil dès son emménagement dans la région, il y a quatorze ans. Jean-Luc Stäubli se réjouit de relever ce challenge, d’œuvrer et de défendre dans la mesure du possible les intérêts de la population tout en jonglant avec les directives drastiques du canton. Il a été très vite mis dans le bain avec la première séance mardi passé où son dicastère lui a été attribué, pas encore connu du public, mais sans grande révolution selon les dires du syndic, Rémy Cand.

Tirage au sort de gauche à droite : Jean Bally, huissier, Christine Vuagniaux, secrétaire du Conseil communal, Natacha Mahaim Sidorenko, présidente du Conseil communal, Cora Pasteur, membre du bureau du Conseil communal.

Orbe: Election municipale, record d’abstention

Comme beaucoup l’imaginaient, on ne connaîtra le successeur de Guido Roelfstra qu’au terme d’un deuxième tour. La présence de trois prétendants semblait conduire à ce scénario quand bien même on pouvait penser que la forte affluence (plus de 54% de l’électorat) allait être déterminante. Il est vrai que 2252 bulletins ont été déposés dans l’urne, mais 481 citoyens ont renoncé à voter sur le plan communal. Si l’on ajoute que 33 électeurs ont voté blanc, ce ne sont pas moins de 514 personnes qui ne se sont pas prononcées, soit près du 23% des votants, ce qui tendrait à confirmer un sondage récent qui démontrait le désintérêt pour la politique locale. Le deuxième événement de ce vote est le bon score obtenu par le candidat d’Urba Fidélis, Stéphane Pilloud, qui a raflé 201 suffrages.

Pour le reste, on dira que le corps électoral a voulu confirmer le vote du début de législature, en mars 2016, qui permettait au PLR de conserver ses deux sièges. L’écart entre son représentant Serge Berthoud et Fanny Naville (PS) est de 80 voix. C’est passablement, mais qui se remobilisera dans trois semaines dans la mesure où il n’y aura pas de votations fédérale ou cantonale ? C’est dire que les deux partis devront solliciter leurs troupes pour enlever la victoire.

Réactions
A l’heure des réactions, Serge Berthoud était content de son score. «J’étais assez confiant et le vote a confirmé les bons résultats récents de mon parti. Le ballotage ne me surprend pas dans la mesure où nous étions trois en course. Je suis optimiste pour la suite et j’espère que l’électorat de droite se rendra aux urnes dans deux semaines. Il faudra se battre jusqu’au bout pour conserver notre siège». Fanny Naville veut croire que l’écart n’est pas insurmontable.

«Il est sûr que j’aurais apprécié d’être élue au premier tour. Ce d’autant que de nombreuses personnes m’avaient dit que ma campagne et ma prestation, lors du débat, avaient été bonnes. A première vue, cela n’a pas suffi et je me demande si la perspective de voir une troisième femme à l’Exécutif a retenu quelques citoyens de me soutenir. Cela dit j’espère bien renverser la tendance d’ici le 25 mars». Pour sa part, Stéphane Pilloud se réjouissait de son score. «Il faut croire que des Urbigènes m’apprécient car je ne pensais pas dépasser les cent voix. Ce résultat est étonnant dans la mesure où je n’ai pas fait campagne comme mes deux rivaux. Ce qui me laisse à penser que j’aurais pu obtenir 50 à 80 suffrages de plus. C’est dire que ma présence n’était pas inutile dans cette élection».
Résultats
2252 Votants – 1738 bulletins valables – Majorité absolue: 870 voix.
Serge Berthoud (PLR) 800 voix – Fanny Naville (PS) 720 voix – Stéphane Pilloud (Urba) 201 voix – 17 voix éparses.