Orbe, parking : position de la commune

Orbe depuis les hauteurs ...

Orbe depuis les hauteurs ...

La Municipalité a donné un préavis positif à cette demande car elle y a vu les principaux éléments favorables suivants :

- Dans sa volonté de développement et d’harmonisation de la ville, la Municipalité a choisi de faire une réflexion lors de la présentation de chaque projet de construction ou transformation au centre-ville et d’intégrer la problématique des places de parc dans ce périmètre, sachant que les possibilités y sont très limitées.

Le projet présente un intérêt évident car il propose à la fois des places de parc en sous-sol pour les 11 locataires du bâtiment transformé mais encore il permet d’y intégrer des places publiques actuellement en surface et en plus d’en augmenter le nombre (+ 8 places par rapport à la situation actuelle).

A relever que cette solution n’empêcherait en rien, voire au contraire la favoriserait, une volonté ultérieure de mise en zone piétonne ou mixte de la Grand-Rue.

- L’opération financière est également apparue favorable à la Commune dans la mesure où elle se voit proposer des places de parc entièrement financées par un privé. En plus, ce projet prévoit la réhabilitation des WC publics et la remise en état de la place de jeux, aux frais du constructeur. En plus, la Commune percevrait une redevance annuelle de Fr. 12’000.- pendant au moins 60 ans (durée du DDP, renouvelable à l’échéance), il est difficile de trouver des conditions financières plus favorables dans un projet.

- Enfin, l’intégration en sous-sol de ce parking ne péjore en rien l’esthétique de cette « sortie-entrée » du centre-ville et en particulier le coup d’œil vers l’esplanade du Château, d’autant moins que l’octroi d’un DDP est assorti d’une interdiction de construire sur l’emplacement de jeu alors que le statut actuel de cette parcelle le permettrait. Ceci démontre bien le souci de la Municipalité de préserver la qualité du patrimoine communal.

Pour toutes ces raisons, nous vous invitons à voter OUI à l’octroi d’un DDP sur la parcelle communale no 597 pour l’aménagement d’un parking en sous-sol à la Grand-Rue.

Municipalité d’Orbe

Orbe, parking : arguments du promoteur

Orbe vue d'avion

Orbe vue d'avion

1. Le droit de superficie concédé ne prévoit aucune clause de réserve en cas de non-octroi de permis de construire et de non-construction :
- L’octroi d’un DDP est strictement limité à la réalisation d’un parking et rien d’autre. Cette condition figurera intégralement dans l’acte notarié qui devra être signé, comme l’exige d’ailleurs la procédure. Il n’y a donc aucun risque qu’il en soit fait un autre usage.
- De plus, il n’y a pas d’intérêt de la part du promoteur de payer une redevance d’environ Fr. 11 000.– par année pendant 60 ans pour ne rien faire.
1. Cette décision aliène le bien communal, par l’impossibilité de tout aménagement d’avenir.
- l’octroi d’un DDP prévoit de rendre inconstructible cette partie de terrain réservée à la place de jeux, alors que le plan d’affectation du sol permet jusqu’à présent de construire de l’habitation sur cette parcelle, ce qui pourrait mettre à mal le dégagement sur le mur de l’esplanade du Château.
En outre elle fait un cadeau substantiel au promoteur :
- On ne peut pas dire qu’avec un prix d’environ Fr.32.– par mois par place de parc pour la redevance communale, la commune fasse un cadeau au promoteur, c’est plutôt la commune qui fait une bonne affaire.
1. Les parkings voisins sont largement sous-occupés. Le gain de places de parc publiques ne serait que de 8 places seulement sur les 14 prévues, car 6 places extérieures et existantes seraient supprimées :
- La Municipalité a pour politique d’anticiper les choses plutôt que de les subir. Dans ce sens, lors de chaque nouvelle construction, en particulier au centre-ville, elle se pose la question de l’opportunité de réaliser des places de parc, au vu des manques constatés en matière de stationnement.
- Dire que le parking de la Brasserie situé à proximité est sous-occupé relève de la méconnaissance du principe qui veut qu’un parking soit dimensionné pour le long terme et ne doit atteindre un taux d’occupation normal qu’après 5 ans d’exploitation environ. Or après moins de 2 ans d’exploitation, ce parking de la Brasserie a déjà un taux d’occupation en journée de près de 50 %.
- De plus, une étude de satisfaction de la population d’Orbe réalisée par la Haute école d’Ingénieur et de Gestion du Canton de Vaud (HEIG-VD), soulève un problème de places de stationnement au centre (voir rapport de Novembre 2008 page 16, 32 et 33).
1.Les 40 places prévues, dont 26 pour les privés, vont augmenter les nuisances sur la Place du Marché et dans la Grand-Rue :
- Il est peu crédible de dire qu’un parking souterrain crée plus de nuisances pour l’environnement et la qualité de vie des habitants que le stationnement en surface, hormis le temps limité de la construction.
- De plus, il paraît judicieux de prévoir des places de stationnement pour les 11 nouveaux logements et 2 surfaces commerciales.
1. Aucun sondage n’a été effectué pour mesurer l’impact sur l’esplanade du Château et les bâtiments voisins, par l’excavation nécessaire pour les deux niveaux du parking, au ras de la Terrasse du Château :
- Le promoteur n’entendait pas faire des sondages trop importants avant d’obtenir ou non l’octroi d’un droit de superficie. Si la creuse en sous-sol devait s’avérer trop compliquée, il est possible que le promoteur renonce au parking... mais pas à l’immeuble.
1.Les arbres vont être supprimés :
- Il y a un tilleul qui va être supprimé, mais il est prévu de replanter.
Claude Schulz

Connaissez-vous votre région ?

Où-est ce ? (1)

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Dans quel village la photo ci-dessus a-t-elle été prise   ? réponse dans les éditions papier ...

Orbe, parking : l’avis des référendaires

Orbe vue d'avion

Orbe vue d'avion

Merci à la population pour le soutien massif à notre référendum. Il n’était pas évident, en début de vacances et en raison du bref délai de récolte des signatures. Le mérite en revient d’abord aux Urbigènes qui voulaient pouvoir donner leur avis sur le développement de la ville qui ne doit pas se faire à n’importe quel prix et n’importe comment.

Hors de tout avantage financier ou matériel, nous luttons pour le bien-être et le bien-vivre à Orbe, dans le site que nous aimons tous.
Inutile : Un parking privé de 26 places et un gain de 8 places publiques seulement est inutile au vu des places disponibles à proximité. Le parking de la Brasserie, à moins de 200 m est à moitié vide, 2 ans après sa mise en service, comme celui plus ancien de Carrard-et-de-Foligny !
Des solutions efficaces existent pour du parcage proche du centre ville et pour de très nombreuses places.

L’accès par la Place du Marché augmentera les nuisances dans la ville. Le souhait est d’avoir une rue à priorité piétonne. L’entrée coupera le trottoir très emprunté et sera un facteur d’insécurité accru pour tous les piétons.

Excavation : 2 niveaux depuis la place de jeux seront creusés, au ras de l’Esplanade et du Chemin de la Tranchée. Même la Municipalité émet déjà quelques réserves sur sa faisabilité.

Aliénation du bien communal : les conclusions votées ne prévoient aucune clause de réserve, précisant que la cession tombe en cas de non octroi du permis de construire.

Le bénéfice est pour le promoteur. Un gain financier minime pour la Commune qui aliène définitivement son bien. 8 places de parc supplémentaires pour le public, c’est dérisoire face aux dangers et aux nuisances pour la population et l’atteinte au site.
C’est pourquoi nous vous invitons à dire non à ce projet lors de la votation.

La Municipalité organise un débat contradictoire le lundi 31 août auquel le Comité référendaire est invité. Venez nombreux à cette assemblée, pour y donner aussi votre avis.

Le Comité référendaire

Vallorbe: visite de Philippe Rochat à Pré-Giroud

Laurence Rochat, la championne de ski de fond et Philippe Rochat

Laurence Rochat, la championne de ski de fond et Philippe Rochat

Le célèbre ouvrage fortifié de Vallorbe construit peu avant la deuxième guerre  mondiale attendait mardi 18 août un hôte de marque. En effet, en dehors des heures de visite habituelles, c’est l’équipe complète du cuisinier Philippe Rochat, de l’Hôtel de Ville de Crissier, qui était attendue pour une  visite des installations.

A peine arrivés sur place, les hôtes d’un jour ont été pris en charge par une équipe de guides qui leur a fait découvrir le passé et le présent de cet important ouvrage d’art, actuellement le plus moderne du genre accessible au public.

Puis sous l’autorité de Jean-Michel Charlet, président de la Fondation propriétaire et gardien des lieux, la quarantaine de personnes composant la brigade complète du maître de Crissier s’est transformée en une troupe de touristes culinaires, puisque pour une fois ce n’était pas eux qui officiaient en cuisine, mais des membres de la Fondation et de l’Association des Amis du Fort, parmi lesquels on pouvait voir le boulanger Roland Brouze, un ami de toujours de Philippe Rochat ainsi qu’Olivier Blanc de Juraparc, en sommelier de luxe.

Une fondue servie à 40 mètres sous terre dans le local qui voyait à l’époque les soldats prendre leurs repas a été une aventure visiblement appréciée. Philippe Rochat organise chaque année une excursion de rentrée avec tout son personnel, juste avant la réouverture  du restaurant à la suite des traditionnelles vacances annuelles. Et cette année, la Fondation du Fort qui connaît le goût du cuisinier pour les vieilles pierres et en particulier pour celles de sa région natale s’est fait un plaisir de lui adresser cette invitation.

Celle-ci a sans aucun doute fait mouche à voir le large sourire qu’arborait le cuisinier pendant et après la visite et les nombreuses questions que lui et son équipe ont adressées aux guides avisés et tout heureux de pouvoir leur répondre.

Photo Olivier Gfeller

Ecoles proches de la saturation

Ce serait sur ces terrains derrière le collège de Montchoisi que se construiraient de nouveaux bâtiments scolaires.

Ce serait sur ces terrains derrière le collège de Montchoisi, à Orbe, que se construiraient de nouveaux bâtiments scolaires.

Pour la rentrée d’août 2009, autant les écoles primaires que secondaires du cercle scolaire Orbe, Baulmes, Chavornay ont dû ouvrir de nouvelles classes.

Après une période plutôt de régression, l’augmentation du nombre d’élèves est maintenant constante. Au primaire, quelques 1182 élèves ont donc repris le chemin ou le bus vers l’école. C’est 4o de plus que l’année précédente.

Le directeur, Laurent Delisle relève que, en plus, comme le collège d’Agiez est en travaux, il a fallu trouver des solutions : une classe a été ouverte au Grand-Pont, une dans le collège Sainte-Claire, et une à Valeyres. Valeyres a été choisi car le village est bien situé à l’intérieur du cercle scolaire et peut absorber des élèves surnuméraires, par exemple en provenance de Baulmes, tout en limitant la durée des transports.

Quelques ajustements on dû d’autre par être fait au niveau du CIN (cycle initial) :  une période de plus avait été imposée pour les maîtresses d’école enfantine par la nouvelle grille salariale des fonctionnaires du canton de Vaud au premier janvier 2009.

On avait bricolé pendant quelques mois, car c’était impossible de faire de grands changements au milieu de l’année, surtout à cause du problème des transports scolaires. La solution choisie a été celle de mettre quatre périodes le mercredi matin.

La démographie n’est pas une science exacte

Quant au secondaire, la problématique est à peu près identique : le nombre d’élèves passe de 992 en 2008 à 1035 cette année, et le nombre de classes de 54 à 56. Là aussi il a fallu trouver des solutions, le collège de Montchoisi étant déjà plein, une classe sera rouverte au Pré-Genevois.

Le directeur, Serge Geiger, comme son homologue du primaire remarque que malgré les projections faites depuis février déjà, il y a toujours une partie fluctuante et impossible à prévoir et qui demande des ajustements de dernière minute.

Il compare son travail d’enclassement à un puzzle compliqué dont les dernières pièces posent de nombreux problèmes. Les classes sont réparties de manière équitable dans les trois voies -VSO (Voie Secondaire à Option); VSG (Voie Secondaire Générale ); VSB (Voie Secondaire Baccalauréat) - avec environ un tiers des élèves dans chacune.

Il faudra construire

Aussi bien au primaire qu’au secondaire, dans un avenir proche, de nouveaux bâtiments devront être construits, en plus de salles de gymnastique qui font déjà défaut. Les terrains derrière le collège de Montchoisi ont déjà été réservés depuis longtemps à cet effet.

Mais il faudra peut-être aussi prendre en compte les nouveaux paramètres imposés par Harmos,  les autorités sont déjà en train de plancher sur les ajustements à faire. A part le nombre de classes, le nouveau bâtiment pourrait par exemple également abriter la bibliothèque scolaire, et maintenant également une Unité d’Accueil pour les Ecoliers (UAPE). C’est donc un dossier à suivre.

Photo Natacha Mahaim

Vallorbe : passation des pouvoirs

Claude Magnenat, ancien président, passe la clef symbolique  ainsi que le témoin à Gilberto Alemani.

Claude Magnenat, ancien président, passe la clef symbolique ainsi que le témoin à Gilberto Alemanni.

Une cérémonie sympathique ouvre la saison politique au caveau de la commune de Vallorbe: la passation des pouvoirs entre l’ancien et le nouveau président du Conseil.

Ainsi Claude Magnenat a remis la clef symbolique à Gilberto Alemanni, président pour la saison 2009-2010. M. Alemanni est né à Vallorbe où il est activement impliqué dans la vie associative et politique. Il a 42 ans et enseigne à Lausanne.

Claude Magnenat paraphasant Salomon l’Ecclésiaste: «le plus beau n’est pas le commencement mais la fin». Quoique tout est relatif !

Je souhaite à Gilberto la moitié des ennuis et le double de satisfactions que j’ai eues durant mon mandat. J’y ai pris beaucoup de plaisir par le nombre d’expériences enrichissantes et de contacts que j’ai pu nouer grâce à ma charge.

Photo Jean-Louis Löffel

Bien mieux que prévu

Ueli Maurer

Ueli Maurer

Alors que Hans-Rudolf Merz se trouve englué dans l’affaire libyenne, un autre conseiller fédéral n’a pas manqué d’étonner le monde politique, ces dernières semaines. Ueli Maurer a donc décidé de diminuer les rangs de l’armée.

Dans quelques années, il aimerait que le contingent passe de 120’000 soldats à 80’000. En outre, il estime qu’il n’est plus utile d’acheter des chars et certains armements, plus en phase avec les affrontements d’aujourd’hui. Enfin, il a souhaité que notre armée effectue des missions de paix à l’étranger.

Ces propos n’ont pas manqué d’étonner de la part d’un représentant de l’UDC. Définitivement, le dernier des sages en place surprend. A observer son action au Palais, il se démarque de l’image que l’on donnait de lui, comme étant le fils spirituel de Christoph Blocher. On le dit même très fin stratège au point que certains partis politiques se réjouissent de son action.

Cela dit, on l’avait dit intelligent et il le confirme. Et l’on aimerait le croire car j’ai peine à penser qu’il soit machiavélique. Dans sa fonction, il ferait perdre tout crédit à son parti, dans ce dernier cas.

Photo © Keystone/Lauener

Arnex : de retour du Pérou

Marion et Delphine, fières et heureuses de leurs filleuls.

Marion et Delphine, fières et heureuses de leurs filleuls.

Les deux jeunes bénévoles d’Arnex-sur-Orbe de retour du Pérou

L’Omnibus vous annonçait en novembre dernier le départ de deux jeunes filles d’Arnex au Pérou. Marion Pache ainsi que Delphine Monnier nous avaient en effet confié leurs intentions d’effectuer un voyage humanitaire et d’apporter leur soutien à l’ association des «Enfants du Crien» dont le siège est en Suisse. Elles nous avaient également fait part des appréhensions qui allaient malgré tout de pair avec l’énorme réjouissance qu’elles éprouvaient à l’idée d’entamer ce voyage, qui promettait d’être riche en expériences.

C’est donc bel et bien enrichies que nous les retrouvons aujourd’hui, de retour de leur périple caritatif. Coiffées toutes deux d’une tresse à la mode péruvienne, elles rapportent avec enthousiasme certaines anecdotes de leur voyage. Si elles nous font majoritairement part de leurs bons souvenirs, elles gardent aussi en mémoire les deux premiers jours de travail au centre qui semblent avoir marqué le début d’une aventure à laquelle il a fallu commencer par s’accommoder, fut-ce au prix d’impressions douloureuses. Mais heureusement, cela n’a pas duré car la suite semble avoir été une véritable réussite. Elles sont en effet toutes deux extrêmement satisfaites de leur expérience. Marion souhaite même pour sa part se rendre à nouveau au Pérou pour une durée d’un mois l’an prochain.

Différences de coutumes

Il est intéressant d’entendre certaines de leurs observations car il est toujours encore plus passionnant de constater les différences de moeurs et coutumes au sein même des différentes civilisations. Il est en effet peu usuel par exemple pour une jeune fille de l’Europe occidentale de goûter du cochon d’Inde grillé à la mode du méchoui. Réaction? «Mais pas si mauvais, en fait...». Delphine étant végétarienne, Marion aurait quant à elle eu l’occasion de goûter des testicules ou encore de la peau de boeuf. On ne peut pas vraiment lui en vouloir d’être incapable de nous rapporter son impression puisqu’elle ne s’est pas sentie attirée par ce genre de mets. On apprend du reste au passage que, bien sûr, les bons morceaux de l’animal nous sont importés...
Les pratiques et traditions religieuses leur apparurent également sous un jour nouveau. Il semble que c’est surtout la place prépondérante occupée par le catholicisme, qui exige que d’autres convictions soient mises à l’écart. L’on reste en effet choquée, nous rapporte Marion, de s’entendre dire que sans être baptisée catholique il n’est pas possible de parrainer un enfant du Pérou, sous prétexte que «le Dieu du protestantisme n’est pas le même». Et cela de la part d’un prêtre, semble-t-il...

Marraines d’enfants péruviens

Suite à ce voyage, Marion et Delphine sont devenues les marraines de un, ou même deux pour Delphine, enfants péruviens. Elles continuent aujourd’hui encore de les soutenir financièrement, notamment grâce à la récolte d’argent qui avait pu se faire grâce aux nombreux soutiens dont les deux jeunes filles avaient bénéficié. Elles avaient en effet organisé un repas de soutien en vue, principalement, de financer leur voyage. Elles nous rapportent également avoir été en mesure d’offrir aux enfants de Cusco une maison en bois, dans le but d’ égayer leur séjour au centre, ainsi que d’avoir pu remédier à certains coûts intrinsèques à ce genre de voyage. Quant au solde, il sera bien entendu versé à l’association des enfants du Crien ou encore envoyé au centre directement.

Un expérience inoubliable

En tous les cas Marion et Delphine nous reviennent ravies de ce périple. Elles affirment en effet avoir eu l’occasion de vivre deux mois extraordinaires au sein du centre de réhabilitation alimentaire de Cusco ainsi qu’un mois magnifique de ce qui est davantage de l’ordre du tourisme. C’est une véritable passion pour le Pérou qui semble être née en elles. Elles peinent certes à se défaire du souvenir de l’extrême insalubrité de certains lieux comme le centre ville mais l’énorme sentiment patriotique, la chaleur humaine, les danses folkloriques péruviennes ou encore le sourire de leurs filleuls chéris occuperont une place encore bien plus grande dans leur mémoire.

Orbe : Festi’bois, une belle initiative

L’initiateur du Festi’Bois,  Jean-Marc Ducotterd

L’initiateur du Festi’Bois, Jean-Marc Ducotterd

Lors du dernier week-end d’août, la commune d’Orbe, par l’intermédiaire de Jean-Marc Ducotterd, nouveau délégué à l’énergie, mettra sur pied deux journées pour sensibiliser la population au bienfait du bois, de la forêt à la chaudière, en passant par la construction et l’énergie.

Une belle initiative qui permettra de voir à l’œuvre des artistes du travail du bois, le dimanche en particulier, alors que quatre stands vous feront découvrir les horizons traditionnels de cette matière. Ce sera le cas dans Info’bois, une exposition sur les possibilités de valorisation, chez Demo’bois qui réunira les artisans et les professionnels de la branche. Ludo’bois permettra aux enfants de jouer avec le bois alors que Bamboula’bois vous attend le samedi soir avec un concert de pop-rock par le groupe urbigène Filao puis le DJ Frisco Fred vous fera danser sur les airs des années 60 à 80.

Platanes traités

Dernière nouvelle d’importance, la Municipalité d’Orbe a décidé de ne pas abattre les six platanes qui avaient donné quelques soucis, il y a trois ans, lorsqu’une branche sèche était tombée sur une voiture.

Comme les intempéries de l’hiver dernier, qui avaient causé beaucoup de dégâts dans les forêts de la région, n’ont pas atteint ces arbres vénérables, nos élus ont décidé de leur donner une chance de survie en les traitant. Des soins qui seront donnés par des spécialistes durant le week-end du Festi’bois.  

Ne manquez donc pas de descendre au Puisoir pour découvrir la manifestation, organisée par les Orbins des Bois, groupe de conseils et communications en environnement de l’Université de Lausanne. ♦

Photo Pierre Mercier

Orbe: ville riche d’histoire et pleine d’avenir

Vue d'Orbe

Vue d'Orbe

Perchée sur un rocher, Orbe a une situation idéale pour surveiller la plaine du lac de Neuchâtel jusqu’au lac Léman. Elle a été depuis fort longtemps un lieu de passage entre Lausanne et Besançon.

Le plateau de Boscéaz était déjà habité au Néolithique (IVe siècle avant J-C). Les archéologues situent ensuite un premier établissement gallo-romain vers la fin du Ier siècle après J-C et la villa romaine des Boscéaz, où se trouvent les mosaïques, est datée entre la fin du IIe siècle et celle du IIIe. A noter que villa à l’époque signifiait bâtiment agricole. Le site a été, semble-t-il, simplement abandonné.

La situation actuelle de la ville date, elle, du Moyen-Age. Deux parties distinctes sont installées sur les rives droite et gauche de l’Orbe. Son nom viendrait, non comme on le croit souvent de «Urbs» (ville en latin), mais du nom de la rivière Orbe, venant du celte.

Voilà en gros les origines de la ville. Pour la suite, on peut consulter le site de la commune, www.orbe.ch, menu Officiel, puis «présentation de la commune» et enfin l’onglet «histoire», d’où  toutes ces informations ont été tirées.

Pôle agroalimentaire

Donc, la ville d’Orbe existe depuis fort longtemps, elle était une étape sur la route entre Lausanne et Besançon, petit bourg mi-rural, mi-citadin. Elle a ainsi traversé plusieurs siècles. Cependant dans son développement moderne, le grand tournant a été sans conteste l’installation en 1898 de la fabrique de chocolat Peter, qui a ensuite, en 1929, été rachetée par Nestlé. Avec Hilcona et Guignard Desserts, Orbe est devenu petit à petit un pôle important de l’industrie agroalimentaire.

Le syndic, Claude Recordon, en place depuis octobre 1990, souligne que les dossiers deviennent de plus en plus complexes et les projets sont souvent freinés par une législation beaucoup trop lourde. Il pense que si on veut avancer, il faudrait changer ce système et qu’un cadre légal beaucoup plus souple permettrait un développement plus imaginatif.

Une grande partie de l’énergie pour des projets (passés ou futurs) est consacrée à l’obtention auprès du Canton des permis ou autres autorisations nécessaires. Deux ans pour obtenir le permis de construire pour Nestlé, dont les travaux ont enfin pu démarrer récemment. Les activités industrielles sont pourtant vitales pour le développement de la ville.

La récente étude auprès de la population montre que les Urbigènes sont attachés à la tranquillité et son ambiance sympathique est conviviale. Il y cependant deux aspects un peu contradictoires à relever : une partie apprécie le calme du centre ville, mais se plaint en même temps du manque de places de parc de proximité et de leur coût. Les Urbigènes aimeraient également de meilleures infrastructures sportives.

La ville a atteint une taille critique, il y a de plus en plus d’habitants qui aimeraient plus d’infrastructures dites de confort, mais son nombre ne permet pas encore d’assurer le  financement serein de tels investissements.

Urbanisme contesté

Cependant, ces derniers temps quelques projets ont été contestés. Celui de construction de nouveaux immeubles en Plamont a fait l’objet d’un référendum et a été rejeté par une majorité des votants. La construction d’un parking sous la place de jeux au bout de la Grand-rue est remise en cause, le nombre de signatures suffisant pour un référendum a été récolté très rapidement et fera l’objet prochainement d’une votation.

Le Comité référendaire veut garder une certaine qualité de vie à Orbe et refuse qu’on construise d’une manière excessive. D’autre part, les commerçants sont inquiets quant à l‘accessibilité de leur commerce, les places de parc supprimées envoient la clientèle ailleurs.

Plusieurs projets

La construction d’un nouveau complexe sportif est à l’étude, qui pourrait se situer en contre-bas du camping à la sortie nord de la ville. Un autre manque relevé par l’enquête est le nombre de places d’accueil pour la petite enfance. Là-aussi un projet de construction d’une nouvelle garderie en partenariat avec Nestlé est en cours à la rue de la Tournelle.

Après la réfection de la Tour ronde et du Casino, il ne manque plus que le feu vert du service des monuments historiques pour commencer de grands travaux de rénovation et d’agrandissement de l’Hôtel de ville. Le service cantonal n’est pas d’accord avec les transformations intérieures qui toucheraient le mur séparant l’Hôtel de ville du bâtiment de la Croix-d’Or. Encore un de ces projets qui prend du retard à cause de tracasseries cantonales, alors que les travaux devaient commencer fin août et qu’il n y avait aucune opposition, relève le municipal des travaux, Henri Germond. Une lettre a été adressée au début de l’été au conseiller d’Etat en charge, François Marthaler, mais la réponse se fait toujours attendre.

Amélioration des transports

Une meilleure offre en matière de transports publics fait partie des souhaits des habitants de la région. A long terme, les différents partenaires planchent sur un projet de RER vaudois, qui relierait Orbe directement à Lausanne. Les transports urbains posent aussi un  problème, surtout pour les habitants du nord de la ville qui sont loin du centre.

Le service mis en place par Car postal n’est pas très concluant, mais les moyens à mettre en oeuvre pour assurer des communications à l’intérieur de la cité coûteraient évidemment très cher.

Au niveau des écoles, il y aura dans un avenir plus ou moins proche quelques chamboulements : l’application de la loi Harmos, l’arrivée de nouveaux élèves, le projet de réunir les trois sections du collège (VSO, VSG, VSB) nécessiteront certainement de nouveaux bâtiments, qui se construiraient alors derrière le collège de Montchoisi.

Imaginer l’avenir

Tel un slogan de campagne électorale, le syndic est très positif quant à l’avenir. La crise ne touche pas le secteur agroalimentaire et de ce côté-là la situation est sereine. Il n’a pas de statistique par rapport au commerce local mais celui-ci ne semble pas autrement touché.

Il se félicite surtout de la bonne entente et collaboration au sein des membres de la Municipalité et avec les conseillers communaux, qui permettent de bien travailler et de faire avancer les dossiers.

Photo Natacha Mahaim