Prochaine parution le 17 août

L'équipe de l'Omnibus s'est mise au vert pour une quinzaine de jours.

Prochaine édition le vendredi 17 août.

Le bureau rouvrira quant à lui le 10 août, nous recevons vos demandes d'annonces et publicités sur le mail redaction@lomnibus.ch

M. Vuitel à la recherche des castors.

Orbe: Balade estivale sur les traces des castors

Ce mercredi, par un temps radieux, les quelques curieux présents ont pu découvrir le site du Moulin Rod autour du thème des castors de l’Orbe. M. Vuitel, de l’Association Patrimoine au fil de l’eau, a présenté les lieux, en commençant par le fameux ascenseur à poissons et la passerelle à castors de la centrale hydro-électrique des Moulinets.

Après une visite du musée, d’où l’on peut apercevoir des poissons se reposer quasiment sous nos pieds, le visionnage d’un film sur la vie des castors d’Orbe nous met en appétence à l’idée d’aller sur leurs traces le long du Chemin des Présidents. Une famille castor y a élu domicile, sur un territoire d’environ un kilomètre.

Des traces, il y en a! Certaines sont discrètes, comme des branches rongées ou un passage sur la rive, et d’autres, comme les huttes ou les arbres abattus, sont plus visibles. Cette fois, nous n’avons vu personne de la famille castor d’Orbe (qui se compose de quatre petits et deux adultes), mais quelques belles libellules nous ont gratifié de leur présence colorée. Seul bémol finalement : le peu de visiteurs.

Tout l’été, touristes et habitants de la région peuvent profiter des visites proposées par l’Office du Tourisme d’Orbe et l’Association Patrimoine au fil de l’eau. Découverte de la ville, des mosaïques romaines ou du patrimoine économique et technique du Moulin Rod sont au programme. Le détail des visites est disponible à l’Office du Tourisme ainsi que sur leur site internet.

La Lexion 780 en activité à Orbe.

Agriculture: les céréales sont quasi toutes fauchées !

Très, très vite, les batteuses ont mené leur bal annuel sur les orges dès le 20 juin, puis les colzas dès le 4 juillet et les blés dès le 6 juillet.
Les centres collecteurs ont vite été pris par la diversité, mais également par la quantité des céréales rentrantes. Les silotiers ont jonglé avec les annonces de récoltes et les trémies. Mais tout s’est bien déroulé, il faut dire que le soleil a grandement aidé les céréaliers, leur permettant de laisser les chars sur les champs, le temps de tout programmer.
Quelques moissonneuses ont dû s’arrêter, le temps d’un orage et que cela ressuie, mais en règle générale, ces moissons se sont déroulées dans le calme. En plaine, la presque totalité des céréales ont été fauchées et il ne reste plus guère que quelques colzas.
Selon le responsable des Centres collecteurs d’Orbe et Chavornay, Olivier Agassis, ce sera une bonne, voire une très bonne année du point de vue qualitatif.
Le poids à l’hectolitre se situe en moyenne entre 82 à 85 kg. Le taux de protéine est entre 13 et 15% et l’humidité est très correcte. Les résultats seront connus ultérieurement, mais on peut déjà dire que les blés Nara et Levis ont eu la cote auprès des cultivateurs.

Blé malade

Seule ombre au tableau, le blé qui sera déclassé, voire détruit, est celui qui a été atteint par une mycotoxine (champignon du blé) qui, grâce ou à cause des conditions météo a atteint la fleur et s’est développée sur le grain. Ce sont surtout les blés IP Suisse et les cultures extensives, sans labour après maïs, qui ont été touchés. Les cultivateurs de ces blés n’ont pas le droit de les traiter, même sur la maladie. Si vous avez de l’eczéma et que vous ne faites rien, il se propagera. C’est ce qui arrive aux cultures. Depuis quelques années, les milieux tentent de lutter contre cette fusariose, mais ne peuvent rien faire contre les tendances politico-agricoles. Ce champignon reste latent sur le terrain et ne pourra que se propager si rien n’est fait pour améliorer la situation.

Jessica Garcia était très sollicitée par les enfants.

Orbe – Passeport vacances

Quand tout va bien

Lors du dernier jour, après avoir ingurgité la lasagne du chef cuisinier de la semaine, Amadeu Lobo, les 288 participants à cette édition 2018 ne manquaient pas de dire leur satisfaction. A l’heure du bilan, les préférences étaient variées. Ludivine a aimé découvrir certaines disciplines de l’athlétisme comme les sauts en hauteur et longueur et envisage de reprendre la compétition qu’elle avait abandonnée. Cora a apprécié l’éducation canine, mais elle n’aura pas l’opportunité de dresser un chien car son papa est allergique aux poils de cet animal. Dany et Yohana se sont bien amusés au karting et lors du laser Game. La pisciculture a retenu l’attention de Deyan. Plus jeune, Abel, a côtoyé avec bonheur les tortues comme il a suivi avec attention la confection d’un fromage d’alpage. S’il n’y a eu que très peu de pépins, un accompagnant du dernier jour nous racontait qu’il était arrivé avec son équipe au Chalottet (en-dessus des Charbonnières) où on ne l’attendait pas (puisque le sujet a fait l’objet de deux déplacements). Le propriétaire n’avait pas remarqué qu’il recevrait du monde le mardi et le vendredi. Toutefois, la visite a tout de même eu lieu grâce à sa bonne volonté.

Des nouveautés intéressantes

Jessica Garcia ne cachait pas sa satisfaction au terme de cette semaine. Toutes les nouvelles animations ont enrichi le programme. Que ce soit la visite de la Ferme du Joran, la radio du Nord vaudois avec Yago, le Jedi (personnages de Star Wars), le Yoga ainsi que la Cheyenne Aventure qui a emmené les enfants vivre dans la nature, à marcher dans une rivière, de tirer à l’arc, à dormir dans un tipi du côté de Gletterens (Fribourg) après avoir préparé et mangé des grillades. Elle souhaitait mettre en évidence la participation du cinéma Urba, qui a diffusé une animation et offert une entrée à chacun des 288 participants. Idem pour le comité de la Piscine d’Orbe qui a donné accès à ses bassins durant les cinq jours du passeport. La vice-présidente du PV voulait aussi remercier les 60 bénévoles tout comme elle soulignait la participation de l’association Farafina solidarité Afrique qui a organisé le repas de soutien des bénévoles et organisateurs sur la place du Château. On notera enfin que la participation de la Protection Civile a facilité grandement l’organisation de cette semaine de distractions pour les 8-12 ans.

Jean-Yves Blanc contrôle encore l’entrée dans le carrousel de traite

Corcelles-sur-Chavornay. naissance d’une ferme laitière

Une nécessité économique

Pour permettre à deux personnes de travailler avec un salaire décent dans le monde de la production laitière, Jean-Yves Blanc, qui exploite le domaine hérité de ses parents à Vuarrens et celui de son beau-père à Corcelles, a opté avec son fils Valentin, pour la création d’une ferme destinée à la production de lait de fromagerie. Mise en exploitation il y a peu, elle est située dans les hauts de Corcelles. On y trouve un carrousel de traite et une halle pour le séchage et stockage du fourrage. Elle pourra accueillir jusqu’à 95 bovidés.

Automatisation et informatique au service de l’agriculture

Le bétail composé de vaches des races Montbéliarde et Brown Swiss, une vache d’origine américaine, bénéficie de places individuelles avec un sol amortissant synthétique recouvert de paille broyée. Les fumiers sont évacués par un robot qui les pousse sur toute la longueur de la halle. Dans le respect des règles imposées, les bêtes ont la possibilité d’accéder à une zone de plein air. La traite se fait sur un carrousel qui peut simultanément accueillir 24 bêtes et permet de traire 100 têtes en une heure. Munie d’une puce à l’oreille, chaque vache bénéficie d’un apport alimentaire correspondant précisément à ses besoins. L’alimentation du bétail provient entièrement des cultures de la ferme. Grâce à la récupération de chaleur en toiture le fourrage récolté est séché en grange. Il est possible d’en stocker 2500 m3.

La famille Blanc s’est dotée d’un outil de travail à la pointe du progrès. Il est actuellement en pleine phase de test, mais pour sûr, c’est un pari audacieux qui devrait être couronné de succès.

upe de Roméo et Juliette.

Chavornay – Promotions 2018 à l’EPSCEs

Instruire = construire

L’Etablissement Primaire et Secondaire Chavornay et Environs (EPSCE) est en plein développement. Le chantier d’extension des classes et de création d’une UAPE a débuté en janvier; les élèves ont pu suivre son évolution.
Anne Fournand, la directrice de l’établissement, s’est emparée de l’exemple de l’évolution du chantier pour rappeler que le temps de scolarité est très similaire à celui de l’avancement d’une construction. Dans les petites classes, on pose les fondations, pour les classes suivantes; il faut considérer que le gros œuvre progresse jusqu’à la cérémonie du sapin. A ce moment-là, le gros de l’ouvrage est terminé, mais il reste encore bien du travail avant l’achèvement du chantier. La remise du diplôme de fin de scolarité est comme la cérémonie du sapin, le chantier est bien avancé, mais il reste à faire…
Une cérémonie enlevée et rythmée
Cette année, ce sont 79 élèves qui sortent, diplôme en poche. La cérémonie de remise du papier tant espéré a été animée et rythmée par les interprétations du P’tit Bol d’Air, la chorale des plus jeunes, ceux du Petit Chœur du Verneret et ceux des membres de la troupe scolaire qui a habilement mis en scène et joué en cours d’année une version revue et corrigée de Roméo et Juliette.
A l’issue de la cérémonie, un apéritif a réuni parents, élèves et enseignants. Il était très impressionnant de voir les jeunes diplômés remercier directrice et enseignants pour toute l’aide dont ils avaient bénéficié pour parvenir à l’obtention de leur papier.
L’établissement a son bal des promotions
Pour la première fois, l’EPSCE a proposé un bal des promotions. A la suite de l’apéritif, et pour patienter avant l’ouverture du bal, diplômés et parents ont eu l’occasion de se restaurer dans un coin pique-nique, où, idée originale, deux food trucks les attendaient.
Toute l’organisation de l’après-cérémonie a été prise en charge par le Conseil d’établissement, un conseil composé à parité de parents d’élèves, d’écoliers, d’enseignants, et de membres de sociétés.
Le clou des promotions a bien entendu été le bal qui a vu l’inscription de 50 participants. Ils se sont retrouvés à l’ancienne grande salle, avec un bar décoré, un coin lounge, un DJ résident occasionnel du MAD et des jeux de lumière. Les Mojitos, sans alcool, ont fait un tabac, la belle ambiance a été de la partie jusqu’à la clôture à 3 heures du matin. L’année prochaine, le conseil d’établissement se dit prêt à remettra ça.

Couronnement des rois.

Montcherand: Les Volontaires en fête

Un village magnifiquement décoré par la jeunesse, Jean Rosset au rendez-vous et la convivialité à l’appel, la fête d’Abbaye ne pouvait être que belle.
Une animation de trois jours de réjouissances sous la houlette de Nicolas Chalet Abbé-Président. Fête de tir comme il se doit, avec celui des jeunes, des dames et de 88 membres sociétaires. Entre la prise des drapeaux, le couronnement des rois, les verrées, banquet, discours et cortège folklorique, un programme festif de belle tenue.

Résultat des tirs: 1er roi cible Abbaye, Eric Martin avec 351 points, 2e roi coup centré, Steve Martin avec un 97. 3e roi cible Jura (tir à prix) avec 793 points, Yvan Zwahlen et 4e roi à la cible Volontaires, Cédric Jeanmonod avec 781 points. Tir des dames, 1ère avec 391 points, Brigitte Valceschini, 2e Corinne Martin 368 points et 3e Annick Poget 365 points. Tir des enfants: 1er Lucas Manganel, 2e Eva Simon et 3e Pierrick Weber. Challenge Mousquetaire: François Viret. Dimanche, en fin de journée, le cortège folklorique a animé les rues du village et en soirée bal sous la cantine. Lundi, place aux réjouissances organisées par la jeunesse, avec la traditionnelle soupe aux pois offerte sans retenue. Des Pique-Raisinets heureux d’avoir vécu une belle fête,subtil bouquet du terroir.

Valeyres-sous-Rances :«A pied à l’école»

Etait-ce dû à la réalité footballistique de ce mercredi 27 juin, toujours est-il que les membres ne sont pas venus en grand nombre à ce deuxième Conseil de l’année mené par Dominique Streckeisen, lequel sera réélu à la présidence par acclamations. Une assermentation et une démission sont à relever. Au menu, bien évidemment, les comptes 2017. D’abord ceux du Service Intercommunal d’Adduction d’Eau Rances-Valeyres-sous-Rances avec des charges se montant à
Fr. 146 088.50 réparties au prorata de la consommation de chaque commune. Ceux-ci seront avalisés à l’unanimité ainsi que le bilan et comptes 2017 de la commune. Ces derniers, pour la 2e année consécutive, présentent un excédent de charges se montant à
Fr. 96 284.64 pour un total de produits de
Fr. 2 613 135.36.
WC public pour handicapé au village
Le Conseil est appelé à se prononcer sur une demande de crédit complémentaire de Fr. 252 000.– pour financer les travaux de réfection au bas de la route de contournement de la Chapelle. Il faudra s’attendre à un surplus de circulation dans le village pendant les travaux. Le préavis est accepté. Puis le débat porte sur la demande de crédit complémentaire pour la rénovation des WC publics, soit ceux sur la place du village et ceux à la cantine. Un crédit total de Fr. 62 000.– est demandé. Finalement, après certains échanges verbaux quant à la forme réglementaire exigée, il sera voté un amendement (introduisant un WC handicapé sur la place) puis le préavis tel que présenté. Les 2 éléments seront avalisés.
La syndique, Corinne Tallichet Blanc, transmet que l’école pour l’heure restera à Valeyres puisque le village compte 4 classes et une salle de gymnastique. Anne Baumann informe qu’elle lancera dès la rentrée une campagne «à pied à l’école» dont le but est de dissuader les parents de parquer aux abords de l’école afin d’y déposer leurs bambins.
Le 1er août se déroulera à la cantine de Valeyres et, le 29 septembre, dans le cadre de «Promenons-nous» la Municipalité proposera aux villageois de s’intéresser à leurs eaux usées en visitant les stations d’épuration de Valeyres et Orbe.
Après ce Conseil long et fourni, une verrée bienvenue réunit la majorité des participants.

Vallorbe – Semaine décloisonnée,«Bien dans sa tête, bien dans son corps»

Tel était le thème de l’avant-dernière semaine d’école pour les onze classes de la 7e à la 9e année Harmos de l’Etablissement primaire secondaire de Vallorbe. Encadrés par une vingtaine d’enseignants-es, les enfants ont pu participer à diverses activités sportives avec une initiation au mur de grimpe, à de la danse, à des cours de cuisine, à des balades et en fin de journée à des séances de bilan. Ils étaient également répartis dans des groupes dont les écrivains, les animateurs radio et films, les scientifiques, les sportifs, les artistes et les orateurs.

Ces jeunes, d’âges et de classes différentes, ont pu ainsi réfléchir à plusieurs thèmes et produire des textes, des documents, des films, des dessins qui ont été présentés le vendredi. Productions de haute qualité qui traitent du harcèlement scolaire au fonctionnement du cerveau. Même les orateurs se sont entraînés à traduire et à déclamer la chanson «Imagine» de John Lennon. Vous pouvez retrouver les textes produits du groupe des écrivains sur le blog «https://les3vallons.wordpress.com».
En fin de semaine, le vendredi, ces préadolescents ont participé à un rallye dans les rues de Vallorbe, avant de se retrouver à la presqu’île près du musée du Fer pour un gigantesque pique-nique. L’après-midi était consacré à une «flash mob» dans la cour, réunissant tous les élèves concernés pour présenter la chorégraphie apprise durant la semaine.

Une belle réussite due à l’initiatrice du projet Céline Grivet, médiatrice et enseignante, et au personnel enseignant de l’établissement. Un immense merci leur a été adressé lors du discours du directeur, Olivier Ponnaz, le vendredi après-midi. L’ensemble des participants-es sont enthousiastes et gardent de cette semaine de magnifiques souvenirs qui rendent l’école encore plus proche de la vie.

Les Urbigènes en compagnie de Jacques Nicolet et Jean-Pierre Grin.

Orbe: Palais fédéral, Invitation à Berne appréciée

Une quarantaine de conseillers et municipaux urbigènes se sont rendus à Berne, à l’invitation du conseiller national Jacques Nicolet. Après avoir entendu quelques informations à propos du Palais lui-même, la délégation a pu suivre un débat du National, beaucoup plus bruyant que le Conseil des Etats, plus confidentiel.

C’est lors de la réception du municipal de Lignerolle, auquel s’était associé Jean-Pierre Grin (Pomy) qu’il a été possible de se faire une idée plus précise du travail de ces parlementaires, en précisant que sur les quatre représentants vaudois de l’UDC à Berne, trois viennent de notre district, Alice Glauser (Champvent) complétant ce duo. Ancien président du Grand Conseil, Jacques Nicolet relevait que si les soucis des communes sont traités à Lausanne, il faut parfois l’aide de lobbyistes pour saisir le message dans des domaines où l’on est moins qualifié.

Le travail d’un conseiller national peut varier entre 40% et 70% de son temps. Lors de la première législature, on n’appartient en général qu’à une seule commission permanente alors qu’avec le temps, les mandats s’accumulent. Ce sont sans doute les commissions financières qui exigent le plus de temps, la «paperasse» peut aller jusqu’à 80 kilos par année pour informer leurs membres. Pour J.-P. Grin (3e législature) qui appartient notamment à la délégation du Conseil de l’Europe qui siège à Strasbourg, les voyages sont plus nombreux et vous emmènent sur tout le continent. Toutefois, les délégués suisses ont l’obligation de privilégier leur mandat de conseiller national, en premier lieu.

Mieux vaut parler allemand

Les élus des deux chambres, qui sont voisines dans le bâtiment, se rencontrent régulièrement dans la salle des pas perdus ou dans les cafés ou hôtels environnant la place fédérale, puisque leurs sessions se déroulent en même temps, pendant trois semaines à quatre reprises dans l’année. Malgré le fait de représenter différents partis, un respect mutuel existe.

Le Conseil d’Etat vaudois a pour habitude de rencontrer ses parlementaires lors de chaque session pour évoquer les vœux et les soucis de leur gouvernement (péréquation, transports, etc.). Pour siéger à Berne, mieux vaut parler l’allemand ou le «schwytzerdütch».

Certes, une traduction simultanée est à disposition au National, où les conseillers s’expriment dans leur langue d’origine, comme aux Etats. C’est différent en commission, où il faut comprendre les propos de ses collègues, car il n’y a pas de traduction, en ajoutant que 80% des prises de parole émanent des représentants alémaniques. Il n’est pas inutile de dire aussi que ces parlementaires peuvent quitter l’hémicycle à tout moment, mais sont rappelés à l’ordre par une sonnerie sur leur portable, afin de venir voter sur le sujet qui est débattu.

Enfin, nos gens du Nord Vaudois rentrent quotidiennement à leur domicile pour autant que la séance ne se termine pas très tard dans la soirée. En ce qui concerne les notes d’hôtels, ils doivent les assumer eux-mêmes, mais ils reçoivent tout de même une indemnité pour ces frais. La journée s’est terminée agréablement à la cafeteria du Palais avant que Jacques Nicolet retourne débattre sur les juges étrangers, alors que les Urbigènes reprenaient la route sous des trombes d’eau.

Vallorbe

Vallorbe : eau potable claire et sort du CEP prochainement connu

Marcel Anex, président du Conseil communal 2018-2019

Dernière séance au perchoir pour la présidente Véronique Teuscher qui quitte sa charge et va laisser sa place à Marcel Anex (UDC), élu sans discussion à la présidence pour l’année qui vient. Les comptes de la commune pour 2017 se soldent par un petit excédent de recettes sur un total de charges et produits de l’ordre de 19,7 millions de francs. A relever une marge confortable d’autofinancement de 3,3 millions, en ligne avec celle des années précédentes.

Salués par la commission des finances, les comptes ont été approuvés sans discussion. Parallèlement la commission de gestion a préconisé l’adoption de cette dernière, ce que le délibérant a suivi à l’unanimité. Sous surveillance depuis le 5 juin, l’eau potable est redevenue claire le 15 juin. Une information précise a été faite dans le village lors de l’épisode de turbidité excessive, a précisé le municipal Christophe Maradan qui travaille à améliorer les procédures-types dans ce genre de situation et dans les cas éventuels de pollution.

Dicastères modifiés

La modification des dicastères – chose rare en cours de législature - a soulevé plusieurs questions, le conseiller Yann Jaillet demandant que la Commission de gestion se penche sur les raisons profondes de ces réattributions internes, à chercher sans doute dans un dysfonctionnement administratif déjà ancien au niveau d’un chef de service.

Piscine à rénover et PGA en révision

En plus de l’épisode des filtres à changer en début de saison, un crédit de 1 million de francs a été voté pour que la société Sports et Loisirs de Vallorbe SA puisse rénover à fond la piscine, dont le béton date des années 1950, et qui a singulièrement tendance à bouger en certains endroits en raison d’un sol trop meuble. Dans la foulée c’est un autre crédit de Fr. 300 000.– qui a été voté pour la remise à plat du Plan général d’affectation communal, suite à l’entrée en force de la LAT acceptée en 2013.

La commission de gestion a rendu un rapport très intéressant, sur la politique immobilière et l’exécutif, laquelle a été en tous points soutenue.

Avenir du CEP : sort scellé et bientôt connu

Une convention a été signée entre la Confédération, le canton et la commune au sujet de l’avenir du CEP, après plusieurs années de discussions tripartites. L’avenir du CEP est actuellement sous embargo et sera communiqué le 28 juin, directement aux membres du Conseil et lors d’un point presse qui a été fixé.

Raphaël Darbellay (syndic de Ballaigues), Myriam Schertenleib (municipale d’Orbe), Christian Künze (syndic de Chavornay), Thierry Dietrich (syndic de Sergey) et Didier Lombardet (municipal de Chavornay).

Bavois: capitale d’un jour des communes vaudoises, et rendez-vous incontournable des édiles communaux

Dès 7 h. 30, les amateurs de petit-déjeuner arrivent à la 109e assemblée générale de l’Union des Communes Vaudoises. Avant 9 h. la majorité est partie à la découverte de l’une des treize activités concoctées par les organisateurs. Les autres se pressent dans la grande salle et son annexe, c’est le moment de l’assemblée générale de l’UCV que préside Claudine Wyssa.

Thierry Salzmann, le syndic bavoisan, y présente sa commune et ne manque pas de s’interroger sur «ziza», la stratégie cantonale de gestion des zones d’activités qui prétérite les petites communes. La présidente de l’UCV, elle aussi, s’en prend aux autorités cantonales, à leur attitude face aux soucis financiers générés par l’introduction anticipée de la RIE III. Les communes ont aidé le canton à retrouver une belle santé financière, il est venu le temps du retour des choses. Nuria Gorrite, la présidente du Conseil d’Etat, a rappelé les mesures annoncées trois jours plus tôt et la nécessité de mettre en place une plateforme d’échanges pour aborder globalement les problèmes communes-canton. Les sentiments des édiles communaux restent partagés sur l’efficacité de cette stratégie.

Et passons à la fête

L’incontournable apéro, prétexte aux rencontres et discussions politiques, est suivi du repas pour les 1740 participants. Dès 16 h., Olivier Agassiz, le président de l’organisation, son équipe, et les sociétés locales ont organisé un accueil festif et musical dans dix lieux aménagés et décorés, ouverts à tous. Ils sont venus nombreux, ils sont restés longtemps, la fête était réussie.