Le fort des Millières à Lignerolle et son camouflage de sapins en métal.

Vallorbe: fort de Pré-Giroud,«Bunker» secret révélé pour la première fois

Pour marquer son 30e anniversaire d’ouverture au public, la fondation Pré-Giroud a exceptionnellement ouvert samedi dernier les portes de trois autres bunkers situés à Ballaigues, Lignerolle et Premier.

Le Centi de Premier
Quelque part sur la route le Day-Premier, rien ne laisse à supposer que le paisible sous-bois cache un bunker Centi! Et pourtant, c’est bien ce que les visiteurs ont pu découvrir grâce à une poignée de mordus de la fondation du Fort de Vallorbe ayant âprement négocié pour obtenir d’Armasuisse le prêt de cet ouvrage. Comme l’explique Jean-Michel Charlet, président de la fondation Pré-Giroud, «Il s’agit d’un témoignage précieux de notre politique de défense du territoire à la fin du XXe siècle».

Un canon dans le sous-bois

Parmi les feuillages, ce jour-là, un canon de 10.5 cm, graissé et rutilant pointe fièrement. Sa portée de 2,5 km devait interdire le passage d’éventuels chars sur la route de Jougne. Parmi les derniers témoins de la guerre froide, une vingtaine de Centis ont été conçus en 1995 à partir de tourelles de chars Centurion, mis au rebut quant à eux dans les années 80. Puis la politique militaire a évolué, induisant le murage ou la destruction de la plupart de ces ouvrages, celui de Premier ayant donc été sauvegardé par l’Association Pré-Giroud.

A l’intérieur, hormis une certaine humidité, tout est neuf, immaculé puisque jamais utilisé! L’espace restreint du bunker est prévu pour six hommes.
Alors que trois dorment, trois défendent l’accès au col de Jougne dans la tourelle. Là, le bouton rouge de mise à feu n’a, grâce au ciel, jamais été actionné. L’outillage intact veille dans les tiroirs, ventilation, panneau électrique et transmission téléphonique sont prêts, dénotant la capacité de ce bunker à être opérationnel quasi instantanément.

Ces captivantes visites, incluant les forts de Lignerolle, Ballaigues et Pré-Giroud, étaient assurées par des passionnés de l’association, heureux de partager leurs connaissances.

Les quatre générations posent devant la maison familiale à Juriens.

Juriens: 4 générations sous le même toit

On peut dire qu’à Juriens, il existe une véritable ferme familiale... Au N° 5 de la rue de la Poterie, c’est un véritable regroupement de trois familles avec les arrière-grands-parents, les grands-parents, et les parents de la petite Margaux qui vient de naître le 6 avril.
Une cohabitation qui devient particulièrement rare de nos jours. C’est dans une agréable ferme aux dimensions généreuses, datant de 1846, que vit toute cette tribu. Le bâtiment a été successivement transformé, amélioré, modernisé. Le rural qui ne servait plus pour cet usage depuis longtemps a donc été adapté en logements. Il y avait toute la place nécessaire.

Faisons connaissance avec la famille. Tout d’abord, les arrière-grands-parents sont Roger et Jeanne Grandjean-Magnenat. Né en 1927, il était paysan, ayant repris le domaine de son père, et est né dans la maison. Son parcours professionnel s’est ensuite modifié et a passé dans des administrations de sociétés lausannoises. Le couple totalise 62 ans de mariage. Les grands-parents se nomment Michèle et Patrick Magnenat, employé de commerce. Ils habitent la maison depuis 1993 et en sont maintenant les propriétaires. Restent à découvrir les parents, Fanny Magnenat, fille des précédents, et Yann Jaquet. Ce dernier, charpentier et chef de chantier, a contribué pour une large part aux derniers travaux d’aménagement de leur appartement où est arrivée la petite Margaux qui représente effectivement la quatrième génération.
«Ainsi va la vie... Cette grande maison est maintenant magnifiquement occupée avec trois appartements distincts. C’est ça qui est beau... Cela reste une longue histoire familiale pleine de souvenirs. C’est un lieu qui a une âme !», souffle avec satisfaction l’arrière-grand-maman Jeanne.

Démonstration du fonctionnement de la batteuse.

Croy: Fête de la moisson d’antan, une première réussie

Des passionnés d’anciennes machines agricoles ont organisé samedi passé à Croy une première fête des moissons d’antan. Claude-Olivier Guignard, qui possédait déjà une vingtaine d’anciens tracteurs, a en plus acquis une batteuse qu’il avait été chercher en 2015 à Nancy. Avec David Chezeaux, l’idée a germé de faire une moisson à l’ancienne. Du blé bio a été récolté en juillet 2017 avec une faucheuse lieuse et a été battu par la batteuse en bois lors de cette journée.

Ils avaient réussi à réunir une jolie collection d’anciens tracteurs et plusieurs démonstrations ont eu lieu au cours de cette journée en plus de la batteuse. L’ancien tracteur (1957) à boule chaude de Jean-Pierre Bieri doit être chauffé sept minutes pour pouvoir démarrer. A l’époque, on faisait un feu de bois sous le moteur, maintenant on met un brûleur à gaz; après un petit suspens, le moteur a daigné se mettre en marche. La batteuse également a fonctionné

La Piscine d'Orbe

Orbe: sauvetage à la piscine

C’est une honorable dame de 57 ans d’âge, bien fatiguée par toutes ses années de vie commune avec son public que le Conseil communal d’Orbe à l’unanimité, moins deux abstentions, a décidé de sauver dans sa séance du jeudi 3 mai. Souffrant de vétusté, tant les bassins que les installations techniques de la piscine sont à bout de souffle rendant son exploitation difficile. On se souvient sans doute des eaux vertes d’il y a deux saisons en arrière, sans oublier que l’état actuel est la cause de grandes déperditions d’eau.

Rénovation en inox des bassins, remplacement de la pataugeoire, du toboggan et des installations techniques, aménagement du pourtour des bassins, c’est un crédit de Fr. 4 243 000.– qui est demandé.
S’ajoute au préavis un crédit d’étude complémentaire de
Fr. 80 000.– pour une réflexion globale sur l’aménagement du site du Signal. Il n’y a pas que les bassins qui souffrent de vétusté, comme l’a révélé le représentant de l’Association de la piscine responsable de la gestion du site. Cette année aucun repreneur n’a été trouvé pour le restaurant. L’état des lieux est en bonne partie responsable de cet échec, pour cette saison l’Association prendra en charge la mise à disposition d’un petit snack.
Les montants sollicités par la Municipalité ont donné lieu à un long débat sur la capacité financière de la commune à assumer ce projet. Les commissions ad’hoc et des finances encouragent la Municipalité à chercher du co-financement régional, difficile puisque que le 80% des 30 000 entrées annuelles sont celles d’Urbigènes. Les réflexions du conseiller Arnold Poot mettent en perspective toutes les dépenses qui pourraient faire suite à cette première tranche: réaménagement du site du Signal, besoins en salles et terrains de sport. Finalement la nécessité de maintenir un des lieux de convivialité de la commune l’a largement emporté et c’est à la saison 2019 que les baigneurs profiteront de ces nouveautés.

Vers une embellie financière

La commune est de retour dans les chiffres noirs, les résultats des comptes 2017 font apparaître un bénéfice de Fr. 109 923.41. Si la dette par habitant reste très élevée avec un montant de Fr. 10 814.–, elle marque enfin une décrue qui la fait modestement baisser de Fr. 370.–.

A l’entrée du village, les travaux de la première étape s’achèvent.

Orny: travaux en route pour la deuxième étape

Le Conseil général d’Orny s’est réuni lundi soir 7 mai pour sa première séance de l’année. Soumis à l’examen et au vote, le préavis de demande de crédit pour la seconde étape des travaux de réfection de la traversée du village a facilement passé la rampe. Pourtant, l’investissement demandé était important puisqu’il se monte à Fr. 579 000.–.

Mais, ainsi que l’ont précisé le municipal responsable Manuel Martins et le syndic Martial Messeiller, c’est la suite logique des premiers travaux effectués l’an dernier sur le tronçon Sud qui sont par ailleurs encore en phase terminale à la sortie du village côté La Sarraz, avec une circulation alternée par une signalisation lumineuse.

Au tour du secteur Nord

Le préavis concerne donc le secteur nord, qui va depuis la place de l’église jusqu’à l’entrée nord, en direction d’Orbe. Le but est de poursuivre l’aménagement routier de manière cohérente et similaire sur l’ensemble de la traversée de la localité. Les objectifs de ces aménagements sont le maintien d’une vitesse modérée des véhicules sur une largeur de chaussée volontairement réduite à 5,50 m et la réalisation d’un large trottoir continu et sécurisé. Orny sera dès lors très en avance avec son arrêt de bus adapté aux personnes à mobilité réduite et à son éclairage public LED de dernière génération.
L’avantage d’enchaîner directement ces deux étapes de travaux permet des économies avec des prix avantageux de la même entreprise et d’éviter aussi les frais d’installation d’un nouveau chantier. De plus, la pose finale du tapis bitumeux, après tassement naturel du sol, pourra se faire en une fois en ne fermant la route qu’une journée seulement.

L’ordre du jour ayant été court, on en a profité pour procéder, avec un peu d’avance, aux élections statutaires qui doivent se faire pour le mois de juin. Le bureau du Conseil a donc été reconduit sans changement vu que tous ont accepté de poursuivre leur mandat.

Croy: une communauté accueillante

Croy: une communauté accueillante

A Croy, la convivialité n’est pas un vain mot, chaque lundi soir la tradition veut que le bar des pompiers soit ouvert à tous. C’est là l’une des informations qui ont été données lors de la réception offerte aux nouveaux habitants et aux nouveaux jeunes citoyens du village. Vendredi dernier, au cours de cette séance d’accueil, les cinq municipaux, avec à leur tête le syndic Thierry Candaux, ainsi que les responsables des principales activités villageoises, ont eu l’occasion de se présenter et d’expliquer rapidement leur rôle dans la commune. Les nouveaux citoyens ont aussi appris que, comme tous les deux ans, une grande fête dans la rue aura lieu le vendredi 24 août.

Une forte poussée de population

2017 a vu le départ de 33 citoyens alors que 62 nouveaux sont arrivés. Avec 29 nouveaux habitants, c’est une croissance importante pour une commune qui compte à ce jour 380 résidents. La cause principale de cette augmentation réside dans la construction de nouvelles habitations. Pour 2018 il est encore attendu une belle progression. Par la suite, les nouvelles règles imposées par la LAT ne permettront pas une future extension importante du bâti local et par conséquent la croissance de la population s’en verra naturellement freinée.
Une sympathique fin de soirée

Après l’apéritif offert par la commune, les invités et les autorités se sont retrouvés pour partager un repas.

Le nouveau Conseil d’administration : Philippe Conus, André Guillet, David Käser, Geneviève Gassmann, Fabian Pellaux, Gilles Deriaz le nouveau président, Jacky Cretegny et Corinne Martin.

Région, Agriculture: changement de président

Lors de la 8e assemblée générale de Landi Nord Vaudois Venoge SA, le bilan de l’année a montré une coopérative en progression. Dans le chiffre d’affaires 2017, de KCHF 44 112, 42% vient du commerce de détail, 26% du commerce agricole et 25% des céréales. Ce chiffre d’affaires est en hausse de 8% par rapport à 2016.

Christophe Grand, directeur, s’est montré heureux de la décision de l’entreprise Zweifel de choisir dorénavant de l’huile de colza HOLL suisse pour ses chips. Le temps sec a accéléré la maturité des céréales et les moissons ont débuté vers le 21 juin avec l’orge. Olivier Agassis, responsable silos et sécurité, et son équipe, ont reçu 22 380 t. de céréales. Il n’y a heureusement pas eu de blé germé.
Trois personnes ont quitté le Conseil d’administration, MM. Henri Vallotton, président, Didier Kunkler et Patrick Grin. Les trois personnes proposées par le CA ont été acceptées avec des applaudissements chaleureux. Il s’agit de Corinne Martin, David Käser et Fabian Pellaux. Le nouveau président élu est Gilles Deriaz de Baulmes.

Un regroupement des centres collecteurs est mis sur pied sous le nom de Vaud Céréales SA. L’Omnibus y reviendra ultérieurement.
L’assemblée s’est terminée sur quelques bémols avec les Conseillers nationaux qui luttent pour faire entendre la voix des agriculteurs à Berne.

Merci président
C’est avec une émotion certaine que le directeur, Christophe Grand, a remercié Henri Vallotton, qui quitte le Conseil d’administration après 19 ans de présidence. Ce dernier était vice-président et a repris ce rôle au pied levé, lors d’une assemblée générale de la Société d’Agriculture d’Orbe et Environs, qui l’a ensuite élu président. Puis il a géré la création de la Société d’Agriculture Jura Nord vaudois. En 2010, cette entité s’est regroupée avec la Sté d’agriculture de Baulmes et celle de la Venoge pour devenir Landi Nord vaudois Venoge SA.

Henri Vallotton a participé à la création du nouveau magasin d’Orbe, puis celui d’Yverdon et enfin celui de Cossonay, qui remplace Penthalaz. Il a accompagné l’achat, par fenaco, des silos André à Chavornay et de leur transformation en centre collecteur.

L’année dernière la maison mère fenaco a également racheté le site des Grands Moulins de Cossonay et exploité le site des Moulins Rod à Orbe. Il a également fait partie du comité régional de fenaco pendant 10 ans et été délégué à l’Union Suisse des Paysans. Il quitte la présidence sereinement sachant que le nouveau Conseil d’administration va poursuivre la mission pour le futur des agriculteurs.

Chalet des Cernys.

Ballaigues: de l’eau potable pour les chalets d’alpage

Le délibérant ballaigui s’est réuni lundi sous l’autorité de son vice-président Jean-Luc Leresche. La mise en place d’un dispositif d’adduction d’eau potable aux deux chalets propriété de la commune – «Les Cernys et la Poyette» a été décidée sans discussion. Ces deux chalets sont globalement en déficit d’eau potable de plus de 600 m3 par année, que ce soit pour abreuver des génisses ou pour la fabrication du fromage. Les «Cernys» seront raccordés au réseau, non sans la création d’un réservoir et la pose de pompes actionnées par des panneaux solaires. La Poyette de son côté sera raccordée à une source qui est proche du chalet et verra ses alentours ornés d’un étang bâché destiné à retenir l’eau de pluie à l’usage des bovins assoiffés. A moitié couvert par des subventions, l’investissement décidé s’élève à Fr. 150 000 environ.

Du côté des investissements routiers, l’entrée est du village vers l’Entreprise Dentsply sera entièrement revue et corrigée, selon une décision prise en 2017, mais dont les incidences financières n’avaient pas été entérinées. C’est désormais chose faite pour un total de l’ordre de 1,285 million de francs. Les travaux effectifs ne devraient pas intervenir avant 2019, pour ne pas coïncider avec ceux qui touchent encore cette année l’autoroute A 9 b et la route des Grands Bois.

Rififi à la PCI

Les incidents et tensions actuels qui entachent l’image de la nouvelle ORPC régionale ont à nouveau fait l’objet de remarques du municipal en charge du dossier Christian Nyffenegger, qui a lui-même qualifié la situation de «rififi». «Si cet organisme continue à être géré comme il l’est actuellement, les coûts de la PC ne vont pas tarder à grimper» a-t-il affirmé tout en dénonçant une nouvelle fois une gestion autocratique «qui en trois mois a réussi la performance de casser tout ce que 25 ans de gestion préalable intelligente avaient mis en place sous la houlette de l’ancien commandant actuellement écarté». Une assemblée générale extraordinaire aura lieu prochainement, qui devrait offrir la possibilité aux communes de réagir de la manière appropriée. A relever aussi que du côté des jeunes astreints à la PC, les critiques fusent aussi, notamment sur des convocations mammouth à la Vallée de Joux destinées à apprendre à casser des cailloux au marteau-piqueur dans une gravière toute une journée, une formation «utile» dans le domaine concerné.

Au Casino, le Choeur d’hommes d’Obe-Moncherand-Arnex.

Orbe: Giron Choral, chauds les choeurs

Comme il était agréable, samedi 21 avril, de se promener dans le centre-ville. Du soleil, des chansons, des costumes et la bonne humeur des choristes qui les portaient ont fait de cette journée une réussite. Même si la foule n’était pas au rendez-vous dans les lieux extérieurs, le Casino a fait le plein d’un public féru du concert de choix qui s’y déroulait l’après-midi. Les 10 chorales ont tour à tour occupé la scène, le temps de 2 chants. Ceci a donné un concert varié, animé, une occasion parfaite pour choisir une chorale et l’approcher.

Le 83e, spontané

Après le trac et la concentration dus à la partie jugée, c’est décontractés que les chœurs se sont retrouvés sous la cantine à la place du Marché. À peine assis, ils se relevaient pour entonner, avec une joie contagieuse, un «Alléluia» et autres airs à partager. Au gré des rues, on pouvait tendre l’oreille et chercher le coin d’ombre d’où provenait l’appel musical.

Economie :Le Cleantech: une niche, une philosophie

Depuis quelques décennies, la notion de start-up ou jeune pousse est en vogue. Le terme est quelque peu diffus. Il est associé à des entreprises innovantes en nouvelles technologies. Les domaines d’activités sont entre autres le TIC (technologies de l’information et de communication), le medtech, le biotech ou encore le cleantech. En sus des procédés qu’elles développent, les start-ups ont introduit un esprit entrepreneurial novateur. La mémoire collective se réfère à la Silicon Valley en Californie. Or, les mutations vont plus loin. Elles engendrent des visions d’une ère économique naissante. TecOrbe, pôle spécialisé en cleantech, en est un exemple. La durabilité est la pierre angulaire des projets de recherche, mais aussi du développement. Comment un tel point de vue s’articule?

Projets et développements

Le pôle urbigène table sur des projets à potentiel industriel dans la niche du cleantech. Fondé en 1971, GRT-group a planté la graine. Dès le début, les yeux ont été rivés sur la création et l’industrialisation de technologies ayant des impacts positifs sur l’environnement. La diminution des émissions du CO2 est la thématique qui apparaît en filigrane des deux projets actuels de la firme: la réduction des déchets plastiques et le stockage d’énergie. Le premier, le plus ancien, illustre concrètement la vision à long terme. Il consiste en une transformation de plastiques jusqu’ici non recyclable en carburant. C’est une solution pour le volume d’ordures qui ne peut pas être intégré dans le réseau de l’économie circulaire déjà en place. D’un point de vue technique, le procédé complexe s’appuie sur le fractionnement. Pour simplifier, Dr Nordahl Autissier, chef de projet, explique: «Le plastique est une longue chaîne de polymère. Le diesel et l’essence sont des chaînes plus courtes. Le procédé transforme le plastique grosso modo en 70% de diesel, 20% d’essence et 10% de gaz». En collaboration avec l’EPFL, la phase de recherche et développement a été accélérée en 2004. Puis l’entreprise a créé un pilote. Actuellement l’industrialisation est éminente. GRT va débuter la construction d’une première usine en Italie. Les spécificités du marché ont été déterminantes dans le choix géographique. «Sans solution mise en place pour le traitement des déchets plastiques, l’Italie est un contexte particulièrement favorable à cette nouvelle industrie» affirme Nordahl Autissier.

Stockage d’hydrogène

À l’aurore de la construction du site de production, la stratégie du long terme prend corps. «Notre mission n’est pas de se cantonner à la recherche et au développement. On conçoit des solutions ainsi que leurs concrétisations» explique le CEO, Prof. Eng., Luca Dal Fabbro. Le deuxième projet, une technologie de stockage de l’hydrogène sous forme d’acide formique, s’inscrit dans la même philosophie. En phase pilote, la commercialisation de la technologie est une perspective d’avenir.
Cette approche est «la marque de fabrique» de TecOrbe. Avec fierté, Dr Jean-Philippe Petitpierre, directeur de l’incubateur, rappelle que WAS-E fait son entrée sur le marché. «Le compacteur manuel à déchets, Olifan, est dès lors disponible sur internet.»

Les défis à surmonter

Lever des fonds auprès des investisseurs est un des soucis majeurs. Conduire un projet du début jusqu’à la commercialisation du produit ou du service s’avère un parcours du combattant, tant les montants des financements que le temps écoulé avant un retour sur investissement sont conséquents. À chaque étape clé, la présentation du projet doit être adaptée à l’audience. Qui plus est, les nouvelles technologies sortent souvent des sentiers battus. Pionniers, les entrepreneurs s’affrontent souvent à des zones grises, des législations non-adaptées. Dr Nordahl Autissier explique le cas de l’usine de transformation des déchets en carburant. «On fait le traitement de plastiques. On produit du carburant. Or on n’est ni à 100% un centre de tri, ni à 100% une raffinerie. Cette nouvelle catégorie pas encore définie par les législateurs, complexifie la tâche.»

La société et le cleantech

Des manifestations dédiées au changement climatique, ses conséquences et des solutions telles que les Conférences des Parties (COP) mettent le débat sur le devant de la scène. Elles poussent les gouvernements, industries et consommateurs à la réflexion. Certes lente, la prise de conscience à tout niveau a un effet accélérateur. Le développement de produits B2 B et B2 C sur le site urbigène démontrent que le Cleantech concerne bel et bien le quotidien de tous.

A lire! « Un rescapé de l’absolu » du Dr. Christian Danthe

Le docteur Christian Danthe a exercé la médecine durant près de quarante ans à Vallorbe. Seuls quelques privilégiés savaient qu’à côté de la pratique de son art, il ne pouvait s’empêcher de mettre en oeuvre régulièrement une maïeutique personnelle, qui lui a permis d’extraire une éthique vivante personnelle et d’apporter, avec brio et non sans un humour souvent féroce, ses propres réponses aux fameuses questions du Sphinx.

C’est ce parcours qu’il offre au lecteur dans un monumental ouvrage de plus de 450 pages au travers d’une quarantaine de chapitres de dimension et d’intensité variables. L’auteur conduit son lecteur du concept de silence éternel qui l’habitait, en raison de son appartenance enfantine et obéissante à ce qu’il nomme une religion minoritaire, aux bornes de l’astrophysique et des représentations de l’univers que certains de ses meilleurs spécialistes décrivent.

Sentier de sagesse ou quête vitale de sens?

Le propos est très riche, documenté et témoigne d’une érudition manifeste intégralement digérée. Sublime collision de la vie quotidienne et de la construction de l’œuvre, on y rencontre avec l’auteur l’existence incarnée de ses patients – de façon cryptée pour respecter le secret médical – et ses déambulations forestières dans sa petite voiture rouge, pour aller au chevet de ceux qu’il soignait, mais aussi pour tenter de comprendre le monde et ses mystères. Le tout dans un environnement jurassien qui mêle les chemins de crête du Mont Tendre aux blocs erratiques des bois de Moiry, l’aventure d’un passage éclairé de la foi à la raison. Ce chemin va demeurer pour l’auteur une partie de son art de vivre et de penser.

Ne précise-t-il pas à la page 434 que « le sentier des crêtes est une recherche d’équilibre entre le collectif et le personnel sans jamais sombrer ni dans l’un ni dans l’autre, mais sans non plus se mentir à soi-même ».

L’importance de l’art dans sa vie, en particulier de la poterie qu’il pratiquait encore
récemment, est omniprésente. Tout comme une analyse très personnelle et perspicace d’une société dans laquelle la foi en l’homme et en ses capacités d’exister tient une place prépondérante.

Un pavé lumineux à lire lentement et lorsque l’esprit peut se libérer un peu des contingences par trop quotidiennes.

Un rescapé de l’Absolu
Dr Christian Danthe – Collection PIGMA Editions Mon Village – Sainte-Croix
464 pages – Fr. 35.–.
En vente en librairie ou en ligne sur le site www.editionsmonvillage.ch
ISBN 9782881943461

Image fournie

Orbe: ancien garage du Signal, huit ans d’attente

La Municipalité d’Orbe a levé les oppositions et accordé le permis de construire pour les deux immeubles qui prendront place à l’endroit où se trouvait l’ancien garage du Signal, qui avait brûlé en 2009, en face du collège de Montchoisi. Il est trop tôt de savoir quand le premier coup de pioche sera donné, car la décision de l’Exécutif permet un droit de recours sur un délai de 30 jours.

Dans le bâtiment principal, un parking couvert de 48 places prendra place au sous-sol. Le rez-de-chaussée sera occupé par une station essence avec un shop et un magasin. Au niveau de l’habitation, 27 logements sont prévus dont plusieurs de petite taille pour répondre à une demande croissante. 5 studios et des appartements de 2,5 pièces (13), de 3,5 pièces (7) ainsi que 2 logements de 4,5 pièces seront aménagés dans les trois étages du haut. L’accès à cet endroit se fera depuis la route de Valeyres, en passant devant la deuxième construction, pour éviter des embouteillages pour les usagers de la station-essence. Dans ce deuxième immeuble, qui sera construit sur le local d’exposition-vente toujours en place, des bureaux occuperont le premier étage alors que quatre appartements (2 x 2,5 et 2 x 3,5 pièces) se trouveront sur les deux étages supérieurs. Au rez-de-chaussée, un parking ouvert et couvert sera mis à la disposition des locataires.

Aménagement de la circulation

Le promoteur de Sous-le-Signal, Claude Schulz, attend depuis 2010 les autorisations nécessaires pour entamer ces constructions. Il faut préciser que de nombreux sondages ont retardé le projet afin de s’assurer que le terrain n’avait pas été souillé par des écoulements liés à l’activité du garage. En outre, ces constructions nécessiteront un nouvel aménagement du carrefour actuel puisque les habitants de la route du Signal et du chemin du Brêt accéderont à leur domicile à côté du signal «stop» qui permet l’accès à la route cantonale.

Ces dispositions de circulation ont été prises pour mieux protéger les élèves qui vont ou sortent de l’école sur un passage à piétons réaménagé lui aussi. Ces nouveaux immeubles amélioreront singulièrement un quartier sur le plan esthétique. Depuis plusieurs années, un «parking sauvage» accueillait des voitures usagées qui prenaient sporadiquement le chemin de l’étranger pour être revendues dans des pays friands de ce type de véhicules.