Construction nouvelle juste terminée et grues sur les chantiers suivants.

Ballaigues: taux d’impôt stable

Au début du mois de septembre, l’exécutif ballaigui a proposé en préavis la reconduction pour un an du taux d’impôt communal fixé à 66 % du taux cantonal de base. Une retenue dictée par les incertitudes dues à l’avenir de la RIE III, dans sa version cantonale vaudoise uniquement. Le Canton n’avait encore juste pas annoncé qu’il verserait 50 millions de francs aux communes – pour l’instant durant une année – afin de compenser partiellement les effets négatifs du dispositif. Ceci se traduira pour Ballaigues par un retour cantonal de près de Fr. 500 000.– – calculé selon le revenu fiscal des personnes physiques et morales. L’Exécutif avait même prévu de demander un relèvement du taux d’impôt de 5 à 10 points à terme, si le délibérant voulait que l’on maintienne en 2019 et plus tard les investissements et le bien-être communal au niveau de celui des années antérieures. Réuni lundi soir sous la présidence de Jean-Luc Leresche, le Conseil communal a pu prendre connaissance du rapport de la commission des finances sur ce point, qui allait parfaitement dans la ligne de l’Exécutif. Son président, Nathanaël Bourgeois, a précisé qu’aux yeux de la commission « il était urgent d’attendre pour voir ». C’est finalement sans discussion que l’avis de la commission a recueilli une grande majorité des suffrages. Le taux sera donc maintenu à 66% pour un an, comme prévu. À noter que le principe de sa révision une fois par année a été expressément salué, en ces temps d’incertitudes en matière de finances publiques.

Retour de Carpostal

La commune recevra en 2019 une partie du retour de 2,1 millions de francs prévus pour le canton de Vaud dans le cadre de l’affaire Carpostal.

ORPC

Le rapport de la commission intercommunale de gestion dans l’affaire Claude Rütishauser a provoqué la colère froide du syndic Raphaël Darbellay. Il a déploré l’attitude des membres du CODIR qui osent rester en place sans envisager de démissionner, la seule décision qui serait concevable à ses yeux, en présence d’un rapport de gestion aussi critique à leur égard.

Pas d’achat de terrain en vue

Un postulat de Nathanaël Bourgeois proposait à l’exécutif d’acquérir les 15 000 mètres carrés et la halle industrielle de Bourgeois Vins Uvavins en vente à l’entrée ouest du village. Le syndic a expliqué pour quelles raisons – rentabilité financière de l’opération – la Municipalité a proposé de renoncer à l’acquisition du bien-fonds, qui est en vente depuis plusieurs années sans rencontrer d’amateurs intéressés. Une position soutenue par l’ADNV, consultée pour ce cas.

Mathod: une relève sérieuse et impliquée

Lors des élections complémentaires du dimanche 7 octobre, les Mathoulons ont choisi de faire confiance au plus jeune candidat du Nord vaudois, Théophile Schenker, 22 ans. Le successeur de la municipale Janique Tissot-Dit-Sanfin, dont le mandat a pris fin au 31 août, prendra ses fonctions lundi 15 octobre prochain. Il sera assermenté par le bureau, deux scrutateurs et les municipaux. N’ayant pas obtenu la majorité absolue au premier tour pour trois voix (68 contre 31 pour Nicolas Hernan), le deuxième a été déterminant à la majorité relative: 55 voix pour le jeune élu et 30 pour son concurrent. Même si la participation des villageois a été faible (18,9%), cette élection a mobilisé la nouvelle génération qui est en âge d’éprouver de l’intérêt pour la vie du village, comme l’a souligné Théophile Schenker. Le jeune homme fait une entrée en trombe en politique non seulement au sein de la Municipalité, mais également au sein des Verts Vaud, qui correspond à ses convictions et à sa philosophie de vie. Et il saura jongler avec ses implications sociales, comme il l’a fait dimanche. Après la verrée devant le bâtiment communal, il a enfourché son vélo direction Yverdon-les-Bains, au jardin des cultures partagées. En ce qui concerne Nicolas Hernan, il fera preuve d’un peu de patience pour se représenter en fin de législature.

L’Auberge communale est prête pour sa rénovation.

Orny: Conseil général, Fin des travaux, Brève séance tout en douceur

Le président Julien Hugo n’a pas vraiment eu de difficultés pour conduire la séance du Conseil général en ce lundi soir 1er octobre. Après une assermentation, les 30 membres présents ont accepté facilement les objets inscrits à l’ordre du jour.

L’arrêté d’imposition reste stable, à 73% de l’impôt cantonal de base, et ceci jusqu’à la fin de la législature en 2021. Malgré les importants et récents travaux liés à la traversée du village et encore d’autres investissements à venir, déjà inscrits sur le programme de législature, la Municipalité est consciente que la capacité financière de la commune repose essentiellement sur les recettes fiscales. Du coup, il est important de veiller à une stabilité sur le long terme. Un point de vue qui a été partagé à une très large majorité et sans discussion.
Il en a été de même pour voter le crédit demandé d’un montant très précis de Fr. 76 864.– pour un indispensable rafraîchissement de l’Auberge communale, intérieur et extérieur, consenti pour faciliter le changement de tenanciers sans qu’il en résulte une longue fermeture de l’établissement. Les opérations résident essentiellement en peinture, sanitaires, électricité, mise aux normes, tant pour le restaurant que pour l’appartement de service. Au 1er novembre, ce sera la réouverture sous la nouvelle enseigne «Auberge communale des Rupiants», cette dénomination étant le surnom des habitants d’Orny.

La fin de la séance a été réservée aux remerciements. Surtout à la Municipalité pour avoir si bien orchestré ce «passage du témoin» en douceur. Et aussi pour sa gestion efficace de l’énorme chantier de la traversée du village qui vient de se terminer.

Une fête pour l’inauguration

En cet ultime dimanche de septembre, la population d’Orny a profité de la fermeture complète de la route pour organiser, sous l’égide de la Municipalité, une petite fête pour marquer la fin des travaux et inaugurer cette nouvelle et belle traversée du village. Plus de 200 personnes ont participé à un brunch campagnard en musique, spectacle d’improvisation et animations diverses pour les enfants. Là où la route est la plus large, vers l’abri de bus, on n’a pas hésité à dresser des tables que les Rupiants ont évidemment prises d’assaut.

Je touille

Orbe, capitale mondiale de la saucisse aux choux! Y’en a point comme elle !

Comme chaque année lors du dernier week-end de septembre. Orbe devient la capitale mondiale de la saucisse aux choux, n’ayant pas peur de le dire pour ce plat divin et roboratif. Cette 13e édition fut un succès avec plus de 220 convives vendredi soir. Neuf restaurateurs proposaient également de découvrir ce produit.

Qui a eu cette idée folle un jour d’inventer cette saucisse? Un pasteur vaudois évoque une saucisse au foie et aux choux en 1884, cela ne veut pas dire qu’elle n’existait pas avant. Il se dit que c’est pour faire face à une augmentation du prix de la viande de porc que certains bouchers eurent l’idée d’ajouter du chou lors de sa fabrication.

Ce samedi avait lieu la partie officielle avec Henri Germond, syndic d’Orbe, fier que la Cité aux Deux Poissons soit associée à cette manifestation qui, chaque année, prend de l’ampleur.
En présence aussi de la Conseillère aux États, Géraldine Savary, qui préside l’Association suisse des AOP-IGP (Appellation d’Origine Protégée et Indication Géographique Protégée), qui confiait son goût pour le papet vaudois.

Des démonstrations de confection de saucisses aux choux ont été proposées samedi après-midi par les apprentis bouchers. Le Vacherin Mont d’Or (AOP) était l’invité d’honneur de ces journées gastronomiques.
Sur l’esplanade du Château, dans un chaudron en cuivre, 1200 litres de jus de pommes et de poires ont lentement mais sûrement réduit sur les flammes pour nous offrir de la raisinée vendue sur place. Les enfants pouvaient participer à des ateliers de cuisine et de maquillage. Le personnel communal est à remercier tout comme les bénévoles qui nous ont permis de partager un moment de bonheur simple et chaleureux.
La présidente, Marlyse Pilloud, et le comité d’organisation tirent un bilan plus que positif de cette édition et nous donnent rendez-vous l’an prochain.

François de Coulon.

Région: Le vignoble des Côtes de l’Orbe s’affirme année après année

Les vignes des Côtes de l’Orbe AOC (170 ha) font partie de ce qui est appelé le vignoble du Nord Vaudois avec l’appellation Bonvillars (190 ha) et celle du Vully (150 ha). Il s’agirait de la plus vieille région viticole de Suisse. Cette superficie de 180 hectares (4% de la surface viticole vaudoise) est morcelée en une multitude de parchets.
L’appellation d’origine Côtes de l’Orbe s’étend sur une vingtaine de communes, d’Eclépens à Yverdon-les-Bains (voire Yvonand). Les terroirs sont composés de molasse, de calcaire et d’argile. Généralement orientées plein sud, les vignes profitent d’un climat plus sec qu’ailleurs dans le canton, idéal pour la culture des cépages rouges qui représentent environ deux tiers du vignoble.
Initiée par les Romains, développée par les moines et les seigneurs, la culture de la vigne prospéra dans la région au point qu’avant les ravages du phylloxéra, à la fin du 19e siècle, Orbe était le plus grand district viticole vaudois.

L’importance des sols pour la vigne

Dans une région aussi petite que celle des Côtes de l’Orbe, on trouve des sols très différents dont la composition confère aux vins des qualités très variées. Le vignoble d’Eclépens jouit ainsi d’un statut particulier. François de Coulon, propriétaire du Château d’Eclépens, précise que le massif du Mormont et le canal d’Entreroches sont situés le long d’un doigt de fort calcaire provenant du Jura tout proche. Ce sol sec et caillouteux est de même nature que celui de Concise ou Bonvillars.
A Arnex ou Bavois, le sol est composé d’une marne argilo-calcaire plus grasse. Le terrain (similaire aux sols bourguignons) est propice aux rouges. Du côté de Rances ou Valeyres, on trouve un sol calcaire avec de la silice et du tuf qui le rendent plus gras. Le sol d’Agiez et Mathod est principalement argileux. Cette géologie particulière est prise au sérieux. Une vaste étude des sols viticoles suisses est condensée dans un ouvrage « Roche et Vin » : c’est le fruit de la collaboration entre géologues, vignerons et oenologues.

Quel vin pour quel sol ?

En réponse à cette question, François de Coulon précise que le choix et l’expérience du vigneron prédominent. « A Eclépens, c’est une terre à rouges, favorable au Gamay. Mais je produis aussi des Pinot Noir, Gamaret et Garanoir. Le Chasselas ne représente que 20% de ma production. Le réchauffement climatique change rapidement la donne. J’ai constaté des déficits hydriques au moment du passage au biologique. Mais on peut faire des erreurs qui engendrent d’excellentes surprises. Un jour, j’ai voulu planter du Pinot Gris le long d’un mur de pierre. Le trop de chaleur l’a rapidement flétri. J’en ai tiré un vin doucereux qui plaît énormément à ma clientèle! ».
Qui sont ces vignerons dont on parle en bien ?
Dans notre belle contrée, une génération de vignerons passionnés, intelligents, avec un savoir-faire reconnu a réussi à donner ses lettres de noblesse à une appellation qui en a étonné plus d’un. La stricte maîtrise de la quantité dans le respect de la nature, les méthodes traditionnelles et une oenologie de pointe ont permis à ces passionnés de confectionner des vins d’un excellent rapport qualité-prix.
Ils misent sur une viticulture d’avenir et innovent aussi par l’introduction de spécialités prometteuses et bien adaptées aux terroirs de la région. La jeune génération a fait ses preuves. Le public régional parle avec fierté et sérieux des qualités des vins que l’on trouve à Arnex, Bofflens, Valeyres-sous-Rances et dans d’autres villages de la région. Mais il faut parfois passer la main. C’est ce qui a été fait l’année dernière à Mathod et à Arn


A Mathod, Valérie Marendaz a repris les rênes de la Cave de la Combe

Dans le cadre de ses études pour devenir enseignante, Valérie Marendaz a dû faire un stage en Allemagne; au cours de celui-ci elle a travaillé durant deux mois à la reconstruction d’une ferme près de Hambourg. Le côté pratique et manuel de ce travail l’a enchantée et elle a décidé de changer de cap professionnel.
Daniel Marendaz et son épouse ont trois enfants, dont deux fils aînés qui n’ont pas voulu reprendre la vigne familiale. Daniel Marendaz n’espérait plus que la cave créée en 1986 soit remise à un de ses enfants. La surprise a donc été totale lorsqu’en rentrant d’Allemagne, Valérie lui a annoncé qu’elle souhaitait devenir vigneronne.
La cave est spécialisée dans l’élaboration du mousseux créé avec les grappes de Chardonnay et de Pinot Noir. Mais on y trouve aussi plus de dix autres cépages. Malgré son jeune âge, Valérie s’occupe de 6 hectares de vigne. Son travail est varié : sur le terrain, à la cave et également au bureau pour l’aspect commercial. Elle a la volonté de produire son raisin en petites quantités tout en respectant la nature. Elle ne souhaite pas utiliser d’insecticides et est prête à faire tous les essais et recherches permettant de trouver le bon produit en étant en phase avec la nature.

Frédéric Gauthey a remplacé Jean-Daniel au Domaine de l’Orme

A Arnex, la transition s’est faite beaucoup plus naturellement. Sa sœur n’étant pas intéressée à reprendre le domaine, Frédéric s’est retrouvé en pole position pour remplacer son père lorsque celui-ci a décidé de passer la main. La procédure a tout de même pris près de 5 ans; le côté administratif est complexe, il a fallu obtenir l’accord des offices agricoles, parler de financement, de gestion et d’emprunt.
Depuis 2017, c’est tout bon pour Frédéric (29 ans au bénéfice d’un CFC de vigneron et d’un diplôme ES de l’école de Changins). Au domaine de l’Orme, il produit plus de 20 cépages (60% de rouge et 40% de blanc) sur 5 hectares. Pour les rouges, le rendement est de 700 grammes au mètre et on approche du kilo pour les blancs. En plus de cela, Frédéric vient de se voir confier le vignoble de la ville d’Orbe. La volonté pour ces quelques lignes de vigne est de mettre à disposition de la ville environ 4000 bouteilles de Gamay-Garanoir, Merlot-Syrah et de Chasselas.

(Image de synthèse mise à disposition par M. Lardieri)

Orbe: les projets du Centre-Ville, menu copieux pour public nombreux

Imaginer que les Urbigènes sont indifférents à l’avenir de leur cité relève de l’utopie. Lundi soir, au grand plaisir du syndic Henri Germond, le parterre du Casino a fait le plein. En avant-première, pour la population et le Conseil communal, les spécialistes ont présenté les projets d’aménagement du centre-ville. Le débat était orchestré par Laurent Bonnard, ancien journaliste de la RSR. Au menu, quatre plats: le commerce, la circulation, le stationnement, la place du Marché. Une analyse de la situation avec des solutions pour faire du centre historique un lieu attirant, convivial et dynamique.

La place du Marché

Objet le plus attendu, c’est Michel Lardieri du bureau Dmarch qui l’a dévoilé. Totalement pavée, la place est composée de terrasses successives qui guident le passage des véhicules vers la Grand-Rue; les piétons y sont prioritaires.
Hormis trois points de dépose rapide, toute place de parc est bannie. L’esthétique du lieu a touché le public, mais la disparition du stationnement inquiète certains.

Le stationnement

Constat de Pascal Christe du bureau C&G SA : A divers moments les places en plein air sont saturées, mais il reste des possibilités en souterrain et les véhicules qui occupent des places en longue durée sont trop nombreux. Pour favoriser l’accès aux commerces,
il faut agir sur les règles de durée du stationnement. L’amélioration du taux de rotation des véhicules en stationnement a fait ses preuves ailleurs.

Les commerces

Ils exercent un rôle central pour l’animation du centre-ville. A l’heure que les habitudes des acheteurs changent, Nicolas Servageon de la Cociété Acompany, met en évidence que leur maintien dépend de leur capacité à mettre en commun leurs forces, de l’amélioration des cheminements en ville et de
la participation active de la population.

La circulation

L’accent est mis sur la mobilité douce, Rachel Nenavoh de sd ingénierie SA, recommande la mise en sens unique de la Rue des Terreaux, sauf pour les vélos, la construction de la route bleue avec une vitesse limitée à 40 km/h et une liaison «mécanique» entre la gare et la ville.
Le nerf de la guerre
Le financement interpelle Gérard Pahud : Selon le syndic, les montants font partie du plan de financement de la législature et le plafond d’endettement a été adapté. Le plan d’action débute en octobre avec l’enquête publique pour la place du Marché; il sera suivi du crédit d’étude et, si acceptation, de l’étude de la Route Bleue. En avril 2019, dépôt des préavis du concept
de stationnement et du crédit de réalisation de la place du Marché. Toutes ces actions donneront au Conseil et aux citoyens la possibilité d’exercer leurs droits démocratiques.

Vue actuelle du bâtiment qui va être transformé..

Vallorbe: la Commune va construire un hôtel

Même si plusieurs «Bed & Breakfast» existent à Vallorbe en exploitations privées aux côtés de l’Auberge Pour Tous, qui depuis des années remplissent parfaitement leur rôle, une demande existe depuis passablement de temps pour que la Cité du fer favorise l’édification d‘un hôtel, surtout destiné aux hôtes de passage. En 1993, la commune a racheté le bâtiment de la Laiterie la Concorde (voir photos) non loin du pont sur l’Orbe et du Musée du fer. La Société de Laiterie, qui possédait le bâtiment a elle-même été dissoute en 2011. C’est ce bâtiment communal, qui va être libéré par la Brasserie artisanale, qui va être transformé en petit hôtel, si le Conseil communal accepte, en principe fin octobre.

Un préavis déposé dans ce sens par l’exécutif prévoit des travaux pour 1.3 million de francs. Si tout se passe comme planifié, Vallorbe disposera donc d’un véritable hôtel en 2019. L’établissement qui sera affermé comprendra 7 chambres à deux lits, dont une au rez-de-chaussée, prévu pour les personnes à mobilité réduite.

L’entrée principale est prévue du côté rivière, depuis un passage couvert à créer dans le prolongement du trottoir actuel. Quelques places de parc de la place du Marché, qui jouxtent le bâtiment, seront conservées à la disposition de la clientèle de l’hôtel, alors qu’un abri à vélos sera créé sous la rue de Pontarlier – lors d’un chantier ultérieur. Un projet à court terme qui devrait combler un besoin clairement identifié.

Ci-dessous image de synthèse © Commune de Vallorbe

La Cie «Ramasse Miettes» a conquis le public.

Orbe: Orb’Estivales, belle fin de saison

Après le foot, la culture a pris le relai pour animer l’Esplanade du Château à Orbe. Le festival de poche: musique, théâtre, animations dans une ambiance festive se sont succédés du vendredi au dimanche.

Un reggaeton a lancé le mouvement vendredi soir. Une atmosphère des Caraïbes avec les cocktails qui vont avec ! Le samedi après-midi beaucoup d’enfants ont participé aux animations, le maquillage a eu un grand succès, les enfants étaient très patients dans la file. Ils ont également beaucoup apprécié, et leurs parents encore plus, le spectacle du «Grincement du Liège» (Cie Ramasse miettes), pendant lequel ils ont pu jeter des bouchons, en liège bien sûr, sur les artistes. Un homme et une femme, à la fois acrobates, comédiens, humoristes et un peu magiciens avec juste une table, deux chaises, et, entre autres accessoires, des bouchons… entre le spectacle de rue et le cirque, très drôle et touchant, sans compter que mine de rien, ils avaient un sacré talent d’acrobates.

D’autres spectacles ont suivi, un autre spectacle entre le cirque et le théâtre, ensuite dans la Tour carrée de la musique avec le duo acoustique de Lester Gertrude à l’heure de l’apéro et pour finir selon leurs propres termes «un troupeau de limaces hyperactives qui fait du bruit, mais pas n’importe comment!», un ensemble qui explore la musique du monde entier et vous donne de toute façon envie de bouger.
Le dimanche après une séance de yoga et un brunch musical pour se mettre en route, les deux spectacles ont été rejoués dans l’après-midi. Vivement l’année prochaine !

La place du Marché et l’Hôtel de Ville.

Orbe: Conseil communal express, peu de choses à l’affiche

En 42 minutes top chrono, le Conseil communal urbigène du jeudi 6 septembre a épuisé, vite fait bien fait, son ordre du jour. L’efficace présidente du Conseil, Emanuelle Rossier, a procédé à l’assermentation de Ajmi Kurtisi, représentant d’Union Libre, alors que les groupes PLR et UDC n’ont matériellement pas eu le temps de proposer des remplaçants pour leurs formations.
Les deux préavis soumis aux conseillers ont trouvé grâce sans difficulté. Le nouveau règlement sur la taxe de séjour et sur les résidences secondaires est passé à l’unanimité tandis que le préavis pour le remplacement du silo à sel du service des travaux-voirie a été adopté lui à l’unanimité moins une abstention.
Informations municipales...
Du côté de la Municipalité, il a été signalé, entre autres, que la remise en état du mur d’enceinte de la place du Château se terminerait fin novembre, avec un dépassement de crédit lié à deux dommages découverts au cours des travaux. Le remplacement des faux plafonds de Chantemerle, lui, est achevé.

... et questions des conseillers

La palme de l’animation revient à Philippe Cochard qui a voulu vérifier et a obtenu une confirmation du syndic: ce sont bien 50 centimes par habitant que la commune verse pour assurer une partie du financement de la réception du nouveau président du Grand Conseil à Yverdon. Au passage, le conseiller rappelle que les présidents du Conseil communal urbigène rincent de leurs propres deniers, lors de leur nomination au perchoir communal. Il s’est également enquis de l’avancement du projet de création d’une structure foncière régionale destinée à acquérir le terrain et les bâtiments occupés par l’ancien «military shop». Selon le syndic le projet avance et devrait se concrétiser au début de l’automne.

De gauche à droite: Henri Germond, syndic d’Orbe et Christian Kunze, syndic de Chavornay.

Orbe-Chavornay: la Boucle , sur le chemin du rapprochement

L’Association pour le Développement Économique Orbe-Chavornay a organisé une promenade du dimanche, le 9 septembre. La population était invitée à rencontrer «ses entreprises», pour la plupart installées dans la plaine entre les deux localités, en suivant un parcours de 8 km sans voitures. Partout l’accueil était simple, des professionnels répondaient avec plaisir à l’intérêt des visiteurs.
Plaine de vélos

Près de 1200 personnes sont venues découvrir les entreprises d’Orbe et de Chavornay en utilisant des moyens de mobilité douce. Des rencontres, il y en a eu beaucoup entre les gens du coin sur le parcours, fait en partie de chemins agricoles. On pouvait y croiser les syndics des deux communes circulant côte à côte dans un petit véhicule électrique. Découverte aussi de cette plaine sous un angle de comptoir grandeur nature, dont le ciel bleu est indispensable au succès populaire. Les familles profitaient de l’attraction des tortues ou de la distribution de glaces, les duos voulaient finir la boucle pour avoir toutes les réponses du concours. C’était un beau défilé de marcheurs et de cyclistes en grappes. La seule ombre au parcours est qu’il n’y en avait pas, le soleil tapait sur les participants qui auraient aussi voulu trouver un banc ici ou là. Le partage du chemin n’a pas toujours été évident entre les cyclistes et les piétons, mais facilement amélioré à coups de sonnettes et de bonjours.

En revanche il est un point sur lequel tous les interrogés sont d’accord: «C’est à refaire!».

La Municipalité au complet avec de gauche à droite : Christophe Schwerzmann, Luigi Fiorito, le syndic Stéphane Costantini, Roland Brouze et Christophe Maradan.

Vallorbe: la population croît régulièrement

Mercredi passé, la réception des nouveaux habitants de la Cité du fer a dû être déplacée de la pelouse de la Presqu’île au Musée du fer tout proche. En effet, le ciel avait décidé d’ouvrir grand ses vannes juste au mauvais moment. A cette occasion, la Municipalité au grand complet accompagnée du président du Conseil communal a accueilli un peu moins de 100 nouveaux résidents de Vallorbe. Avec une population à nouveau en croissance lente depuis une dizaine d’années, la Cité du fer compte actuellement 3 915 résidents.

Vie sociale riche

Au nom de l’Exécutif, le syndic Stéphane Costantini a rappelé les qualités essentielles de la localité ainsi qu’un peu de son histoire. Il a également présenté les autorités et les dicastères respectifs de ses collègues. Tout en appelant la population nouvelle à participer à la vie sociale et culturelle. La croissance de Vallorbe devrait perdurer, compte tenu du nombre de logements actuellement en construction ou en projets concrets. Ceci sans compter les qualités intrinsèques de la Cité du fer qui attirent de plus en plus de monde. Avec 400 arrivées par année civile, la population augmente en chiffres nets d’environ 100 unités dans le même temps, si l’on tient compte des départs qui interviennent.

Des représentants des quelque 50 sociétés locales avaient fait le déplacement pour se tenir à la disposition des nouveaux habitants qui ont pu ensuite partager le verre de l’amitié à l’abri.

La luzerne, dont les racines peuvent descendre jusqu’à 2 m. de profondeur, est la seule à pousser par cette sécheresse.

Région: Agriculture, où est la pluie ?

2018 s’est montrée à nouveau sèche et difficile en agriculture et les résultats sont inquiétants. Les averses cette année ont été très locales, mais ont fait souvent plus de dégâts qu’elles n’ont apporté d’eau. Ainsi dans la région, Vaulion, après un orage de grêle, a eu plus d’eau que la Plaine de l’Orbe. La rive droite du lac de Joux a eu moins de pluie que celle de gauche. A Orbe, il y a eu 70 litres de moins sur les mois de juillet et août que la moyenne des 10 dernières années. Les orages étaient si violents que l’eau a ruisselé sur la terre au lieu de pénétrer pour nourrir les plantes.
De beaux foins ont été faits en juin et quelques agriculteurs ont pu faire de pauvres regains avant la sécheresse. Et depuis, plus rien ne pousse; les moutons ont tellement râpé les prés que ces derniers sont devenus rouges. Actuellement des cultivateurs, comme Denis Michaud à Orbe, sèment des dérobées (cultures intercalaires) pour tenter d’avoir quelque chose à donner aux animaux d’ici 1 ½ mois. Certains agriculteurs sèment pour la deuxième fois de l’herbe, car les graines n’ont pas pu germer. La Confédération réduit dès le 1er septembre les droits de douane sur les fourrages grossiers, mais la France a aussi des problèmes de sécheresse.

Bétail
Certains alpages n’ont déjà plus assez d’herbe, à l’instar de Francis Lang d’Orbe, qui monte de la luzerne sèche à ses bêtes sur l’alpe. Il en faut 400 kg par jour. Une partie des vaches ou génisses de plusieurs estivages sont déjà rentrées et sont nourries à l’intérieur. Il n’y a plus rien à pâturer à l’extérieur. Selon un communiqué du Conseil fédéral, l’armée a transporté, en juillet et août, 586 tonnes d’eau dans les alpages du canton de Vaud.

Quelques éleveurs, sentant le vent venir et n’ayant plus rien à donner à manger à leurs vaches, les ont amenées à l’abattoir.

Côté paille, les blés sont restés courts, même sans raccourcisseur, ce qui donne une quantité de paille bien inférieure à l’année passée. A tel point que des agriculteurs vont botteler la paille de soja pour compléter la litière.
Les champs de betteraves sont en manque d’eau et, pour le
s plants qui pourraient repartir, ils jaunissent, car la sécheresse a favorisé les attaques de cicadelles. Cet insecte transmet des viroses qui provoquent un enroulement des feuilles et une torsion des racines. Selon Sucre Suisse SA, les sondages du 21 août, en Suisse occidentale, montrent un bon taux de sucre, mais un rendement bien inférieur à la moyenne des années précédentes.
Vivement la pluie, mais pas trop violente !