Une nouvelle classe au Verneret.

Chavornay: le numérique pour la rentrée scolaire

Etablissement pilote

Dix établissements ont été désignés pilotes de l’éducation numérique dans l’école vaudoise, un chantier prioritaire pour le Département de la Formation de la Jeunesse et de la Culture. Chavornay en fait partie, Anne Fournand, la directrice, s’en réjouit.

A cette rentrée, les plus jeunes élèves, ceux des classes 1 à 4, sont concernés. Selon le programme établi, les classes 5 à 8 seront impactées l’an prochain et la dernière tranche l’année suivante. Le cursus de formation des enseignants démarre dès cet automne.

Il n’y a pas que les écrans

Pour les plus jeunes, l’immersion ne passe pas prioritairement par les écrans. Des jeux de logique, la manipulation et la programmation d’un petit robot développé à l’EPFL serviront à développer un esprit de logique adapté à l’apprentissage du fonctionnement et de la programmation des outils numériques.
Pour les plus grands, l’enseignement de l’informatique se poursuit, mais les outils à disposition se sont enrichis avec entre autres l’introduction d’une imprimante 3D et des cours de robotique. L’établissement se prépare même à prendre part au championnat par équipes de la Robot First Lego League.

Pas de portable à l’école

Ni en classe, ni durant les pauses, telle est la règle qui régit désormais l’usage du téléphone portable dans les écoles. Cette mesure, imposée à tous les établissements vaudois, n’est pas une surprise pour les élèves de Chavornay pour qui c’était déjà le cas.

De nouvelles installations

Cinq classes flambantes neuves seront ouvertes dans le bâtiment en fin de construction sur le site du Verneret. Equipées en moyens informatiques avec des tableaux interactifs, elles offrent en plus de superbes visions panoramiques sur la plaine et les coteaux avoisinants. Premier élément des futurs équipements sportifs d’athlétisme, une piste de 100 m. remplace la bande goudronnée inutilisée jusqu’à ce jour.

Facture du matériel scolaire
C’est le sujet qui agite en ce moment les esprits. Pour l’établissement de Chavornay, aucun changement à signaler. Les plus jeunes élèves sont dotés du matériel habituel, durant toute la scolarité les livres et cahiers sont fournis. Seuls quelques livres sont parfois achetés par les élèves et les effets personnels pour le sport sont à charge des familles.

Le chalet des Maisons-Doubles et sa vache géante.

Vaulion – mi-été: accueil aux Maisons-Doubles

Le Syndicat agricole et d’élevage de Vaulion a institué une belle tradition conviviale. Depuis 2013, chaque année, un des nombreux chalets d’alpage de la commune s’ouvre et accueille le public l’espace d’une journée.

Pour cette déjà sixième édition, c’est le chalet des Maisons-Doubles qui était le but de cette nouvelle découverte.

Les familles de Christian et Stéphane Messeiller, les amodiateurs des lieux, avaient bien fait les choses. Elles n’ont pas hésité à adapter la vaste écurie en salle de restaurant où de nombreuses fondues et autres grillades ont été servies. Autre originalité, le bar avait été aménagé dans une grande bétaillère placée devant le chalet. Vu la configuration des lieux, il n’était pas possible d’organiser un parking à proximité immédiate. C’est donc plus bas, vers la route de la Breguettaz, qu’il fallait laisser son véhicule puis monter à pied durant une dizaine de minutes environ. Une voiture navette gratuite était cependant organisée.

Apéritif original

Mais les courageux marcheurs étaient récompensés. Le long du trajet, on pouvait apercevoir un écriteau blanc simplement marqué «Apéro». Alors, il fallait redescendre un peu pour accéder à un lieu pentu où arrive une petite source. Et c’est dans ce coin un peu secret que Stéphane troublait cette eau pure et fraîche avec une délicieuse absinthe accompagnée de quelques «grignotages». Ensuite, une petite montée permettait de retrouver le chalet.
Les enfants n’étaient pas oubliés. Une énorme vache «grand format» avait pris place sur le pâturage et les accueillait volontiers pour se défouler. Un peu plus loin, un trio d’ânes observait, imperturbable, toute cette animation agrémentée par la musique d’accordéon.

Jean-Marc Ducotter devant les nouvelles halles.

Chavornay: Centre national des tortues, jusqu’à 4’500 animaux

Jean-Marc Ducotterd ne cache pas sa joie de faire visiter ce qui sera le plus grand centre de Suisse de la tortue. Au début de ce mois d’août, il a permis à 2’200 animaux d’une cinquantaine d’espèces sur 350 recensées dans le monde, d’être transférés dans leur nouveau complexe dont la construction n’est pas encore terminée.

On se souvient que ce CNT permet de recueillir les reptiles dont les familles veulent se séparer après avoir amusé leurs enfants pendant quelques années. Cependant, la durée de vie de ces animaux oscille entre 30 et 150 ans ! Passionné de reptiles dès son plus jeune âge, Jean-Marc a jugé inhumain de relâcher ces bêtes dans nos contrées.

C’est la raison pour laquelle il a décidé de les recueillir. Ce sera le cas pour un demi-millier d’entre elles cette année puisque plusieurs centres alémaniques ferment leurs portes et son centre pourra en contenir jusqu’à 4500 qu’elles soient aquatiques (provenance américaine) ou terrestres (Suisse).

Un lapin à l’origine

La concrétisation de ce centre est l’aboutissement d’une vie, selon l’intéressé lui-même. Il a fallu se battre pour réunir les deux millions nécessaires à la construction de deux halles, de bassins et parcs extérieurs. Du reste, il faudra encore trouver Fr. 400’000.– pour réunir le budget. Les bénévoles ont passé de très nombreuses heures à mettre en place le centre qui devient réalité car plusieurs investisseurs doutaient de la réussite de l’entreprise.

De manière curieuse, la passion de M. Ducotterd est née grâce à un lapin que ses parents lui avaient offert alors qu’il espérait un reptile. Déçu, il s’était promis de se venger en achetant par la suite des tortues pour lesquelles il s’est évidemment passionné. Comme quoi le hasard fait souvent bien les choses. Il faudra toutefois attendre le printemps pour l’inauguration de ce centre unique (CNT).

Ballaigues: camp de musique à La Bessonnaz: Concert de gala en bouquet final

Le 10 août, 62 musiciens et musiciennes âgés de 9 à 24 ans ont donné à la grande salle de Ballaigues un magnifique concert, résultat d’une semaine de travail intense à La Bessone. Les élèves en âge de scolarité obligatoire ont sacrifié ainsi leur dernière semaine de vacances, d’autres ont dû prendre congé. « Cet ensemble constitué de souffleurs (vents et cuivres) ainsi que de percussionnistes ne représente que le 10% de l’effectif», précise Lorenz Solcà, directeur de cette école, très satisfait de ce camp, des élèves et des professeurs.

Une semaine bien chargée

Partis du canton de Berne, le lundi matin, ces adolescents ont enchaîné les répétitions à un rythme soutenu. Le mardi par exemple, quatre répétitions, dont des partielles dans la journée et une le soir. Il y eut quelques moments de détente aussi, avec le mercredi la visite des grottes de Vallorbe et le jeudi soir une soirée récréative. Le vendredi est consacré aux répétitions générales et au concert pour lequel de nombreux parents se sont déplacés. Le samedi, nettoyages et retour dans les familles.

Mardi soir, répétition d’ensemble

20 h., les instruments accordés, tout le monde est prêt à accueillir les chefs, Daniel Schädeli et Matthias Leuthold qui vont conduire cette répétition. Après quelques exercices d’échauffement, place au travail sur la partition difficile d’Aladdin, d’Alan Menken. La direction est toute en finesse et précise. « Mesure 47, tout de suite à la brève ! », « Attention, lento subito, à la 9 ». Remarques bienveillantes et conseils se suivent, la pièce prend forme, les belles harmonies s’enchaînent, les musiciens sont attentifs, pas un mot entre les diverses reprises. Quelle discipline remarquable ! C’est au tour du deuxième chef de prendre la relève pour la musique « An Unexpected Journey » tiré du film Le Hobbit de Howard Shore : « 3e phrase, articulez davantage ! Il est 21 h. 20, on repasse le tout une dernière fois... ». Fatigués, mais heureux et contents, le sourire aux lèvres, les petits comme les grands quittent la salle pour une bonne nuit de repos.

Vendredi, concert !

A 19 h. 30, les plus jeunes « le Starterband », une vingtaine d’enfants et adolescents ouvrent les feux, avec un extrait de la « Watermusik » de G.-F- Händel, suivie de trois autres pièces dont « The Force Awakens » tiré de la saga de « Star Wars ». Très applaudis par le public, en supplément, les musiciens interprètent une pièce, sans directeur… Après une prestation remarquable des percussions, les plus âgés, « le Bläserband », nous offrent quatre pièces aux couleurs musicales et rythmiques parfaitement bien maîtrisées. Quel bonheur d’entendre les cuivres répondre aux bassons, les flûtes enchaîner sur les airs de clarinettes, ainsi que la précision des huit percussionnistes (triangles, cloches, timbales, xylophone, batterie, claves, etc…). A relever particulièrement, la pièce « Eric Clapton on Stage », arr. Paul Murtha. Pour achever ce prestigieux concert, les 62 musiciens se réunissent pour interpréter les deux pièces, parfaitement maîtrisées, répétées lors de la répétition du mardi soir.

Bravo à tous ces jeunes musiciens et musiciennes, ainsi qu’à leurs chefs ! Vous nous avez montré que la musique est une langue universelle qui réunit les gens et libère les émotions.

L’hélicoptère de l’armée alimente le Suchet en puisant de l’eau dans le lac de Neuchâtel.

Région – Manque d’eau: moindre mal

Alors que l’agence « China News Agency » et une radio américaine avaient fait le déplacement pour assister au remplissage des puits, l’armée suisse renonçait à se déplacer en hélicoptère au Suchet. Pour de justes raisons, puisque le brouillard recouvrait le sommet. Le suppléant du Chef cantonal de l’Agriculture, Jacques Henchoz, a attendu en vain le précieux liquide, l’eau qui manque depuis quelques semaines pour des raisons qu’il nous explique : « Dans le canton, malgré d’abondantes chutes de neige, cette dernière a fondu très rapidement contrairement aux années précédentes, si bien que les cours d’eau se sont vite trouvés à sec. Il a donc fallu envisager d’alimenter les alpages soit par camion, lorsque les puits étaient atteignables par la route, ou par hélicoptère lorsque cela n’était pas le cas. Sur une centaine de demandes d’interventions, 70 se situaient dans la chaîne jurassienne, mais que deux dans votre secteur (Suchet et Dent-Dessous). Il faut dire que depuis quelques années, nous avons recommandé de construire des étangs sur les hauts, comme nous avions préconisé la mise en place de citernes près des chalets.

2018 comme 2015, ou presque

Au Suchet, l’étang peut contenir jusqu’à 8’000 litres.Il faut compter 6 voyages depuis le lac de Neuchâtel pour le remplir. Par chance, il n’y a que des génisses ou presque en ce lieu et ces jeunes bêtes boivent moins qu’une vache, qui peut ingurgiter jusqu’à 150 litres d’eau par jour.

De plus, les animaux consomment moins à 1’500 mètres d’altitude ou lorsque la température baisse singulièrement ».

C’est au point que Dominique Rochat, qui gère le Chalet-Restaurant, ne s’inquiéte pas du report du transport. Cela dit, le Canton de Vaud prend en charge ces amenées d’eau, car il est préférable que les troupeaux demeurent à la montagne où l’herbe est encore abondante, plutôt que d’aller trop tôt entamer les réserves hivernales, lorsque le temps est aussi sec en plaine.

A entendre M. Henchoz, il ne fait pas de doute que nous assistons à une hausse des températures, malgré les allégations du président américain. En 2015, la situation climatique était à peu près la même, mais elle n’avait duré qu’un seul mois.

Prochaine parution le 17 août

L'équipe de l'Omnibus s'est mise au vert pour une quinzaine de jours.

Prochaine édition le vendredi 17 août.

Le bureau rouvrira quant à lui le 10 août, nous recevons vos demandes d'annonces et publicités sur le mail redaction@lomnibus.ch