La place à rénover qui devra accueillir le RER

Orbe: les priorités 2016-2021

La Municipalité d’Orbe a présenté son programme de législature pour les cinq années à venir. Ce document a été confectionné après que l’Exécutif, les responsables de l’administration communale, mais aussi les partis aient fait valoir leurs points de vue avec une vision à dix ans. Il s’agissait de définir les grands axes pour cette période telle que nous tentons de les résumer ci-dessous.

Préférences, RER et déchets

Sur le plan des finances, il s’agira de veiller à l’équilibre budgétaire dans la situation délicate que traverse la commune. Les investissements dépendront des ressources disponibles comme il sera nécessaire de stabiliser la dette à long terme. Au domaine des infrastructures, l’accent sera mis sur l’arrivée du RER, sur le développement routier en favorisant la mobilité multimodale et dans l’accueil de nouvelles entreprises quand bien même les terrains manquent. A ce propos, la préférence sera donnée aux firmes de l’agro-alimentaire. Les partis ont insisté pour une meilleure gestion des déchets. A ce propos, on évoque aussi la construction d’une nouvelle déchetterie.

La participation citoyenne va être lancée avec une démarche auprès des habitants qui seront invités à s’exprimer et à donner leur opinion sur leur commune. La Municipalité entend aussi renforcer les liens avec les communes environnantes pour une harmonisation régionale. En matière d’urbanisme, il faudra développer la localité, rendre le commerce attractif de même que l’on souhaite offrir des espaces publics de qualité.

EMS et chauffage à distance

En ce qui concerne le tourisme, il s’agira de favoriser la mise en valeur du site des mosaïques dans la régionalisation qui devrait voir bientôt le jour au détriment des associations locales, pour une meilleure visibilité. On souhaite faire mieux connaître le travail de la sécurité publique et de la police PNV dont l’avenir devra être repensé. On n’oubliera pas l’entretien du patrimoine communal et d’introduire le chauffage à distance pour le futur EMS et les écoles du haut de la ville. En matière de construction, la commune tentera d’éviter l’inflation du coût des loyers.

Il serait bon aussi qu’Orbe soit plus présente sur la carte du sport et de la culture avec des événements régionaux, voire cantonaux. A l’interne, une meilleure coordination des services communaux deviendra indispensable afin que chacun soit concerné par tous les projets envisagés, en tenant compte des soucis énergétiques actuels. La commune entend améliorer sa communication puisqu’une commission spécifique a été créée et le rez-de-chaussée de l’Hôtel de Ville pourra accueillir des expositions qui permettront d’améliorer la cohésion sociale.

Ce programme, qui est disponible dès aujourd’hui sur le site internet de la commune, marque un changement de cap par rapport au passé. Une plus grande ouverture est visée ce dont on doit se réjouir pour autant que le trop-plein d’intervenants ne vienne pas freiner les projets!

Les installations techniques, la turbine et le générateur et l’arrivée de la conduite forcée à droite.

Vallorbe – énergies douces, 10 ans et une nouvelle centrale

Ce n’est pas par hasard que le groupe VO Energies a décidé de mettre en service sa centrale de Production du Bief-Rouge, à Vallorbe, un 23 janvier. Comme l’ont rappelé Claude Recordon, président du conseil d’administration et Martine Favre, directrice générale, à la vingtaine d’invités présents, la création de la holding VO Energies a eu lieu il y a exactement 10 ans jour pour jour. 10 années au cours desquelles le groupe a évolué et s’est développé.

Chiffre d’affaires augmentant de 150%, personnel passant de 70 à plus de 100 collaborateurs, ouverture du marché libre de l’électricité en 2008, mise en service de la centrale des Moulinets et, après 50 ans d’études et de pourparlers, de son homologue du Bief-Rouge ce 23 janvier 2017.

Alimenter 100 ménages

La Centrale du Bief-Rouge, qui sera inaugurée officiellement au printemps, est proche du quartier des Grottes et se trouve au niveau de l’Orbe. Elle récupère les eaux en provenance de gisements situés dans la région du tunnel du Mont-d’Or. Après un passage dans un réservoir de 40 m3, l’eau subit une chute brute de 70 mètres pour atteindre la turbine Pelton à 3 jets qui produit environ 80 Kilowatts. Cette production permanente dépend du débit saisonnier, qui s’étage de 80 à 120 litres par seconde.

Même si cette production peut paraître faible, elle suffit à alimenter une centaine de ménages en courant «vert», une production écologique qui figure parmi les objectifs du groupe VO Energies. Le contrôle des installations se fait à distance, par l’intermédiaire d’un simple ordinateur, voire d’une tablette ou d’un smartphone. C’est d’ailleurs au moyen d’un tel appareil que la centrale a été mise en service officiellement par Martine Favre et Claude Recordon.

A relever enfin que le débit est très finement réglé, et tout excès d’eau est dévié en vue d’alimenter un étang présent dans un biotope protégé situé non loin de la centrale.

En remerciement, la commune a dédié à Philippe Guignard une Place dans la forêt de Ramelet en dessus de Vaulion.

Vaulion: la forêt une richesse pour tous

Son grand-père était agriculteur au Morez et son papa a repris le domaine en ajoutant le bûcheronnage. Dès son jeune âge, Philippe Guignard aime travailler en forêt et décide de s’y consacrer. Après un apprentissage de forestier-bûcheron à Montcherand dans les forêts cantonales, il travaille pendant deux ans à la tâche à Vaulion et Premier, puis entre à l’école de garde-forestier à Lyss.

Triage des Auges

Les communes de Bretonnières, Agiez, Premier et Vaulion se regroupent en 1975 pour travailler la forêt. Philippe Guignard a la chance de se voir offrir le poste de garde-forestier à la fin de sa maîtrise en 1978 et organise le travail sur les 1400 ha de ces communes. Il crée une équipe forestière de 3 à 4 forestiers-bûcherons, forme une quinzaine d’apprentis et accueille une trentaine de stagiaires. Ses journées sont partagées entre l’observation des forêts, le cubage, le martelage des arbres, la police forestière, l’organisation des ventes et la formation.

45 ans en forêt

Pendant ces années, il a travaillé avec 4 inspecteurs forestiers, dont Pierre Decollogny. Il a collaboré avec 18 syndics et 20 municipaux. Il n’était pas toujours d’accord avec eux, mais a toujours pu discuter pour prendre les décisions nécessaires. Seule ombre au tableau, il regrette la perte de l’âme forestière du Service cantonal. Son seul but: des forêts en bonne santé avec un rajeunissement naturel. Il les a souvent fait observer à des classes, montrant des plants de cerisier en leur disant de venir les revoir dans 20 ans, pour admirer la floraison et leur hauteur de 15 m. Il ne faut pas oublier qu’un arbre naît d’une graine qui va germer et grandir, et peut donner 2 à 3 m3 de bois.

L’avenir du bois

Pour Philippe Guignard, une forêt dynamique doit être entretenue. Il a voulu transmettre aux futures générations un milieu naturel sain et fournisseur de bois. Le bois accompagne l’être humain depuis l’enfance (berceau) jusqu’au cercueil, nous chauffe, donne de l’oxygène, orne les maisons et fournit des postes de travail. Il vit auprès de chacun sous forme de charpente ou de meubles. Philippe regrette que l’interprofession ne cherche pas des solutions pour le promouvoir auprès des architectes, ce qui a pour conséquence la fermeture de petites scieries, les clients se laissant tenter par du bois des pays de l’Est. En 1981, le bois payait l’écolage dans les villages, actuellement le prix a baissé de moitié.

Retraite méritée

Après avoir mis son successeur, David Grobéty au courant, il profite de sa retraite pour s’adonner à ses passions: la pyrogravure et l’artisanat du bois, course à pied (1500 km/an), mises de bois, jardinage et géographie, mais avant tout il s’occupe de ses deux petits-enfants...

La porcherie de Juriens © Valérie SIggen

Région: Porcheries en question

Dans le téléjournal de la RTSR de jeudi dernier, Darius Rochebin a évoqué le souci que provoquent certaines porcheries, en particulier à Pompaples et à Juriens, à la suite de dénonciations portées par MART (Mouvement pour les Animaux et le Respect de la Terre) sur la base de vidéos tournées au mois de septembre passé. Pour en savoir plus, l’Omnibus a mené l’enquête auprès des autorités locales pour commencer. A Pompaples, c’est le syndic Georges Barré qui a répondu à nos questions.

«Ce que l’on sait, au village, c’est que de la porcherie émanent souvent de très mauvaises odeurs, surtout en été, lorsque l’on travaille la vigne communale et d’où l’on sent ce «nectar» qui n’a rien à voir avec l’harmonie du vin. Selon les rumeurs, certaines choses auraient déjà été corrigées et, visiblement, il y aurait trop d’animaux par rapport à la surface. A la Municipalité, nous n’avons jamais reçu de plaintes officielles, mais seulement des remarques ou des commentaires. En plus, le propriétaire n’est pas un habitant du village».

Prêt à intervenir s’il le faut

«A Juriens, on sait bien que cette porcherie n’est plus aux normes depuis longtemps, nous dit la syndique Rosemay Christen. Il y a trop de porcs dans ces locaux et on doute des contrôles puisque rien ne bouge. En tant qu’autorité communale, il me semble qu’on aurait le droit de poser des questions aux instances officielles, mais on ne nous en offre pas la possibilité. De fait, nous ne pouvons pas donner des renseignements à la population, qui nous demande si cela va durer encore longtemps. Le propriétaire paie des amendes, mais poursuit son activité. Dans un milieu rural comme le nôtre, je déplore que ces porcheries soient associées au monde agricole dans lequel les paysans sont obligés d’obéir à des normes très strictes en matière de détention de bétail, alors que ce n’est pas le cas dans ce domaine. S’il le faut, je suis prête à intervenir auprès du vétérinaire cantonal si l’état de cette porcherie devait encore perdurer.»

Intensification des contrôles

Au service de la consommation et des affaires vétérinaires, le porte-parole Philippe Racine nous précise que six contrôles ont été effectués dans ces porcheries depuis septembre 2016. Des mesures ont été prises et des infractions ont fait l’objet de dénonciations pour caillebotis usés, soins aux animaux déficients et intensité lumineuse insuffisante. Les derniers contrôles datent de ces derniers jours et des mesures plus strictes ont été prises pour 2017. Il faut savoir que ces porcheries sont souvent gérées par une seule personne qui n’effectue souvent qu’un passage journalier d’où ce laisser-aller qu’il était temps de freiner !

Du côté du service de l’agriculture, on précise qu’en 2018 les règles exigeront de la paille dans l’étable et moins de cochons au mètre carré (l m2 au lieu 0,6 actuellement). La plupart des porcs vaudois passent par les abattoirs de Micarna (Migros) ou Bell (Coop) et dans une moindre mesure par ceux d’Orbe ou d’Avenches. Frédéric Brand nous indique que les consommateurs peuvent sans autre exiger de savoir dans quelles conditions a été élevée la bête qu’ils achètent au détail. En se montrant exigeants, ils contribueront à l’amélioration des conditions d’élevage du porc.

Frédéric et Max Santschi posent devant la maquette.

Ballaigues : Morachon ! Tout le monde descend…

Lors des festivités du centenaire du percement du Tunnel du Mont d’Or en 2015, Max Santschi, qui demeure à Morachon au-dessus de Ballaigues avec sa famille, est tombé en admiration devant des maquettes de trains électriques exposées en marge de la manifestation, allant jusqu’à souhaiter en construire une du début à la fin. Son père Frédéric, qui affiche un nombre impressionnant de maquettes de train déjà construites durant son existence, a répondu positivement à l’appel de son fils.

Fin 2015, il s’est d’abord agi de trouver un emplacement pratique pour la future construction du «Petit Train des Nuages». C’est dans l’ancienne roulotte retapée d’une Jeunesse de village, repeinte et disposée près de l’habitation familiale que les travaux ont débuté. Loin de la poussière et dans un environnement fixe dédié uniquement à cette activité et qui constitue donc la première gare de Ballaigues, même si elle ne figure pas sur l’horaire officiel.

Matériel de base familial

Les cartons familiaux contenant rails, trains et éléments de décor en échelle HO ont servi de base à la construction. Le reste du matériel a été acquis patiemment sur internet, une caverne d’Ali-Baba où se croisent nombre de passionnés. Après plusieurs centaines d’heures de travaux en commun, le «Team Santschi» est ravi de pouvoir présenter les premiers résultats impressionnants de son travail. Plus de 80 mètres de circuit, deux «ascenseurs» hélicoïdaux complexes à construire, mais entièrement faits main permettent aux compositions de s’élever et d’utiliser le haut de l’espace disponible pour traverser la totalité de la roulotte de plus de 8 mètres de long.

Tout fonctionne, les trains se croisent et ne se heurtent pas. Ils traversent un premier village lui aussi fait main et dont l’arrière-plan a été peint par la maman Pily, artiste amateur à ses heures. Les pentes franchies sont vertigineuses. À en croire les créateurs, il y a encore du travail jusqu’à la retraite du papa, si une grande partie des extensions rêvées est réalisée. Pas de doute que la maquette évoluera. Difficile en revanche de planifier exactement la réalisation des étapes.

Max Santschi a lui-même pris quelques images de l’avancement des travaux, que l’on trouve sur son site internet à l’adresse suivante : http://santschijr.wixsite.com/letraindanslesnuages

Phase 1 d’excavation et d’exploitation de la nouvelle gravière Sur Moty à Valeyres-sous-Rances. Cand-Landi creusera et extraira du gravier pendant une dizaine d’années.

Valeyres-sous-Rances: Cand-Landi exploite la nouvelle gravière

A la sortie de Valeyres-sous-Rances, au croisement de la route de Montcherand et de Sergey, le paysage a changé. Une zone d’extraction de gravier a remplacé les champs depuis août 2016. C’est l’entreprise familiale Cand-Landi S.A. qui exploite cette gravière sur des terrains, propriété soit de la gravière de Sergey soit de la commune de Valeyres.

Nombreuses étapes du projet

Ainsi que l’explique Sylvain Homberger, sous-directeur de Cand-Landi S.A., les premières études pour ce site remontent à plus de 15 ans. Le pied du Jura est en effet riche en matériaux alluvionnaires remontant à l’époque glaciaire. Le plan directeur cantonal des carrières faisant foi, des sondages rétro puis électriques ont été effectués pour savoir si le gisement était intéressant.

A relever que la profondeur d’exploitation est déterminée par un minutieux calcul (avec piézomètre) du niveau des eaux souterraines. Le droit d’exploiter existe donc jusqu’à 2 mètres au-dessus de ce niveau pour éviter toute modification de la nappe phréatique. Il faut aussi préciser que l’entreprise exploitante a dû obtenir le feu vert de l’archéologue cantonal en prenant à sa charge les sondages archéologiques. Elle a également déposé des garanties bancaires.

Quelques chiffres

L’exploitation à Valeyres durera environ 10 ans. Elle s’effectuera en 3 phases ce qui permet le remblayage à mesure avec des matériaux propres d’excavation provenant de chantiers dans les alentours dans une idée écologique de rationalisation des trajets. Selon la qualité du gravier, ce seront environ 200 000 m3 qui seront extraits puis transportés à Sergey pour y être lavés et débarrassés de leurs quelque 17% de fines. 90% du solde seront transformés en béton alors que 10% restera gravier.

Réhabilitation des lieux

Cand-Landi SA met un point d’honneur à une remise en état sans faille contrôlée par un pédologue, un biologiste et devant obtenir la reconnaissance finale du canton. «Souvent les terrains agricoles sont de meilleure valeur, car moins secs, après leur réhabilitation» relève Sylvain Homberger. Partant du principe que toute extraction est un emprunt à la nature, l’entreprise s’applique à minimiser les nuisances.

Mélanie Lachaise-Wenger avec des jeunes lecteurs.

Romainmôtier: des livres pour tout le monde!

La Bibliothèque du Vallon du Nozon est à découvrir... Voire à redécouvrir! Elle est située au deuxième étage de la Maison de Commune, sur la place du Bourg à Romainmôtier. Depuis plus de vingt ans, elle est là, au service des habitants de toute la région du groupement scolaire. L’établissement a été créé en 1993 sur l’initiative de parents et d’habitants du bourg et constitué en association.

Sa présidente actuelle, Mélanie Lachaise-Wenger, de Vaulion, explique qu’un comité de cinq personnes, et une équipe chargée des prêts, formée d’une dizaine de bénévoles, en assurent le fonctionnement et l’ouverture les mercredis de 14 h. à 15 h. 30 et les samedis matin de 10 h. à 11 h. 30.

Trois mille bouquins !

«Au départ, c’était la «Bibliothèque Jeunesse» avec la mission ambitieuse de promouvoir la lecture auprès des enfants. Par la suite, nous avons voulu une ouverture plus générale à tous. Maintenant, plus de 60 usagers sont des clients réguliers qui viennent choisir parmi plus de 3000 ouvrages ou DVD mis à disposition», a précisé la responsable. A l’heure de l’informatisation de la bibliothèque, Mélanie souhaite cependant redonner un nouveau souffle en dynamisant les activités. Louer des livres actuels à une plus grande organisation, créer des animations sur différents thèmes, des lectures de contes, des rencontres avec des auteurs, sont des interventions souhaitées, mais hélas limitées par un tout petit budget.

C’est pourquoi le comité lance un appel: «Nous avons besoin de vous! Toute personne qui a des idées, des envies, des suggestions est la bienvenue. Rejoignez notre équipe et soutenez-nous en devenant membre de notre association!»

Tous renseignements sur www.eps-vabano.ch
ou au tél. 021 843 06 05.

L’Omnibus en pause une semaine

Notre imprimeur ayant décidé de fermer boutique durant la première semaine du mois de janvier, il ne nous est donc pas possible de vous délivrer un numéro le premier vendredi de janvier.

Rendez-vous donc le vendredi 13 janvier pour notre prochaine parution.

Parallèlement, le bureau du journal est aussi fermé jusqu'au 6 janvier inclus.

Merci de votre compréhension.

En cas de nécessité urgente, le courriel contact@lomnibus.ch sera relevé quotidiennement, de même que les autres adresses email usuelles de l'Omnibus.

Bon début d'année à toutes et tous !