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Un public attentif.

Vallorbe: De la dignité pour les migrants

L’Association auprès des requérants d’asile de Vallorbe, dont l’acronyme n’est plus à présenter, a tenu ses assises annuelles le samedi 24 juin en présence d’une soixantaine de personnes, dans ses locaux d’accueil.

Clairement orientée vers l’engagement de terrain, ARAVOH a fait de l’accueil des migrants sa mission principale: «Pendant 12 mois, 5 jours par semaine, 4 heures par jour, 45 bénévoles offrent des permanences, se relaient par deux et accueillent des migrants de toutes couleurs, venant d’une vingtaine de pays différents», comme le rappelle le rapport d’activités. Pour réussir ce pari, année après année, il faut des bénévoles, de l’argent, une légitimité et reconnaissance des autorités. Derrière cet accueil se cache donc tout un travail du comité pour de la recherche de fonds et pour donner de la visibilité à l’association. Le dernier exercice financier montre une perte de Fr. 13 000.– pour un budget d’environ Fr. 130 000.–, expliquée en partie par une baisse des dons, elle-même due à la multiplicité des sollicitations auprès des donateurs.

Deux inquiétudes majeures pour l’avenir ont été évoquées. La première a trait à l’application intransigeante – souvent au mépris d’indications médicales et de situations familiales dramatiques – que fait notre pays des accords de Dublin: alors qu’une clause dite de souveraineté permet à un pays qui n’est pas le premier pays de transit du migrant de l’accueillir malgré tout pour de bonnes raisons, la Suisse renvoie systématiquement ces derniers vers des pays déjà débordés en matière d’asile, comme l’Italie et la Grèce. Les représentants de l’aumônerie du Centre de Vallorbe ont dressé un constat extrêmement alarmant des conséquences de cette rigidité. La société civile de notre canton et d’autres régions de la Suisse semblent enfin prendre conscience de ces dérives, et des pétitions et mouvements sociaux s’occupent à faire remonter ce problème

jusqu’à Berne.
La seconde inquiétude concerne l’avenir du centre d’enregistrement de Vallorbe, donc aussi bien entendu de l’ARAVOH. Aucune information officielle n’est actuellement donnée dans le cadre de cette profonde réorganisation des centres en Suisse. Soutenues par le canton, les autorités vallorbières s’opposent – pour des raisons que l’on peut comprendre – à la création d’un centre de départ sur le site du CEP. Le Conseil d’Etat a identifié à Dailly, avec l’assentiment de la commune de Lavey, une possibilité d’ouverture. Aux toutes dernières nouvelles, cette proposition n’aurait pas convaincu les autorités fédérales…
Dans ce climat d’incertitudes profondes, l’ARAVOH continue inlassablement, avec ses partenaires de l’aumônerie et du service juridique aux exilés (SAJE) à assurer ce minimum de dignité aux migrants.

Les containers utilisés actuellement pour l’entrée provisoire du CEP.

Vallorbe : non à un Centre de départ à Vallorbe

La modification de la loi sur l’asile acceptée par la population en votation populaire le 5 juin 2016 comporte des mesures d’accélération des procédures. Afin de mettre en œuvre ces dispositions, la Confédération a lancé un processus d’approbation des constructions et installations qu’elle utilise dans ce domaine. En parallèle, le Plan Sectoriel d’Asile permet au Secrétariat d’Etat aux migrations de planifier et de définir les centres fédéraux pour requérants d’asile. Une large consultation se déroule dès lors du 4 avril au 4 juillet 2017 – pour les cantons et les communes et jusqu’au 5 mai 2017 pour les particuliers. S’agissant de la Suisse romande, les communes touchées sont Le Grand-Saconnex, Giffers, Boudry, Tourtemagne, Dailly, Martigny, Moudon et Vallorbe.

Oui, mais pas chez moi

La semaine passée, l’exécutif de Moudon a immédiatement fait savoir qu’il s’opposait à tout nouveau projet dans ce domaine (480 requérants prévus vers… l’an 2029).
La ville de Martigny a déploré le manque de sens de la communication du SEM et a fait savoir qu’elle s’opposait aussi à tout développement sur son territoire.
Le conseiller d’Etat Philippe Leuba a exprimé son soutien à Moudon: «C’est non!» a-t-il déclaré à nos confrères de «La Broye» en ajoutant : «la position du Conseil d’Etat est claire. Si la commune concernée refuse l’implantation, nous la soutenons.»

La situation à Vallorbe

Actuellement, en raison de la diminution des arrivées par la mer en hiver, le CEP n’est pas entièrement occupé. 120 requérants environ y logent. La Confédération terminera bientôt des travaux de plus d’un million de francs pour réaménager, entre autres, la loge de réception. Contrairement à certaines communes concernées, «Vallorbe a développé, depuis de nombreuses années, un mode opératoire efficace avec les différents intervenants de l’asile, si bien que même si tout n’est pas toujours rose, ça ne se passe pas si mal», confirme le syndic Stéphane Costantini. «Sous réserve d’une étude du dossier, que nous venons de recevoir, nous sommes prêts à continuer de collaborer dans ce domaine, confirme le syndic, mais à la condition expresse que le CEP ne se transforme pas en Centre de départ. Si tel devait être le cas, nous nous y opposerions avec plus grande fermeté».

Position inchangée

Une position qui n’a pas changé depuis une année au moins, année durant laquelle le silence assourdissant du SEM n’a pas permis de se faire une idée sur ses intentions réelles. Le dossier complet accompagnant la procédure est volumineux et truffé de jargon administratif confédéral pas toujours d’une limpidité cristalline. On peut cependant en extraire l’information que «dès 2019 le CEP de Vallorbe deviendra un CFA (Centre fédéral pour requérants d’asile)» et que ce type de centre «sert à héberger les requérants d’asile durant la première phase de leur séjour en Suisse pendant au maximum 140 jours» – page 11/68 du PSA. De quoi imaginer que les souhaits du syndic pourraient donc être exaucés.

Bâtiment des UMV sous le soleil printanier.

Vallorbe: nouvel exercice difficile pour les UMV SA

L’exercice 2016 aura à nouveau été une année compliquée pour les Usines Métallurgiques de Vallorbe. Le résultat d’exploitation est négatif à – 2,6 millions de francs alors que le chiffre d’affaires est lui aussi en contraction de 7,1%, passant de 38 millions de francs en 2015 à 35,5 millions en 2016. Autant de nouvelles intrinsèquement peu réjouissantes pour les actionnaires réunis en assemblée générale annuelle vendredi passé. Inutile de dire que ces résultats ont conduit la direction à proposer qu’aucun dividende ne soit distribué cette année aux actionnaires, «dans le but premier de garder intactes des liquidités» qui ont aussi baissé un peu de niveau par rapport à l’an passé, a précisé Claude Currat, administrateur délégué, dans sa revue annuelle.

Nuages d’interrogations

La situation politico-économique internationale est complexe et inédite. L’arrivée au pouvoir du nouveau président des USA ne permet pas de faire des prévisions solides sur l’évolution d’une économie américaine en bonne santé actuellement. Le Brexit et les futures élections françaises et allemandes sont aussi des points d’interrogation importants. Plus de 45 % des exportations des UMV SA se font en direction de l’Union Européenne.

L’évolution de la Chine n’est pas non plus facile à prévoir, alors qu’en 2014 ce pays était l’un des principaux marchés des UMV SA. Si l’on ajoute à ces conjonctions internationales la faiblesse de l’euro face au franc suisse, qui s’est encore accentuée récemment, l’on dispose d’une palette d’ingrédients qui obscurcissent la vue. «Nous continuons de nous concentrer sur une augmentation des marges et sur une diminution concomitante des coûts de production, le tout allié à une recherche de qualité qui continue de faire des UMV un leader mondial» précisait à l’Omnibus Claude Currat après la séance. Une telle politique ne peut que se révéler fructueuse à terme.

Nouveaux produits et nouvelles alliances

Sans pour l’instant en dévoiler tous les contours précis, le management se concentre sur le développement de nouveaux produits dans les niches phares que sont la bijouterie ou le secteur forestier. Dans la bijouterie, 2017 verra naître la nouvelle scie de bijouterie entièrement fabriquée à Vallorbe. Dans le même ordre d’idées, de nouveaux partenariats avec des leaders mondiaux proches des UMV SA ont été noués, en Espagne et aux USA. Autant de démarches qui doivent déboucher sur une amélioration de la situation à terme. «Il faut être conscient que les UMV SA ne vivent pas simplement une petite adaptation, mais une véritable remise en cause profonde» a conclu le président du Conseil d’administration Jean-François Lours.

Dans deux minutes on ne verra plus le Père Noël.

Vallorbe: Père Noël sur patins

La présidente Christine Crépon et tout son comité du Club des Patineurs de Vallorbe organisent désormais traditionnellement un Noël sur glace en cette période de l’année.

Cette manifestation familière a eu lieu vendredi passé.

Elle a réuni bon nombre de participants, petits et grands, ces derniers ayant plutôt rempli des fonctions d’intendance à la table de distribution des délicatesses et autres liquides chauds et réconfortants.

Du côté des gosses, on s’est amusé sur la glace, dans une joyeuse interpénétration de futures stars du hockey et de patineurs étoiles.

Une partie de l'assistance

Vallorbe: la Cité du fer croît régulièrement

Ce sont plus d’une centaine de nouveaux habitants de Vallorbe qui se sont retrouvés sur la presqu’île du Musée du fer à l’invitation de la Municipalité pour assister à la réception donnée, comme chaque année, en l’honneur des nouveaux arrivants. «De juin 2015 à juin 2016, le nombre d’arrivés s’est élevé à 283 personnes», a précisé le syndic Stéphane Costantini dans son allocution. Une croissance régulière et qui a tendance à s’accentuer ces dernières années. On notera que Vallorbe compte actuellement un peu moins de 4 000 habitants, un total identique à sa population du début du 20e siècle, et ceci avant la construction du tunnel du Mont d’Or.

Durant cette construction, soit juste avant 1915, la population avait atteint le nombre de 5˚300 résidents, avec l’arrivée des étrangers employés au chantier du Tunnel. Comme de coutume, le syndic a présenté rapidement le fonctionnement institutionnel de la commune, ainsi que les dicastères de ses municipaux. Une quinzaine de représentants des 50 sociétés locales avaient fait le déplacement pour se tenir à disposition des invités durant l’apéritif qui leur a été préparé et servi par les huissiers du Conseil communal.

Raisons professionnelles ou familiales

Nombre de nouveaux arrivants sont jeunes, à l’image de Stéphanie et de sa fille Maja, qui aura très bientôt un petit frère, et qui ont choisi Vallorbe pour deux raisons: parce que le papa travaille dans une entreprise locale et que le couple a acheté une maison sur le territoire communal. Pour d’autres, plus âgés, comme Yvette qui «remonte» régulièrement la vallée de l’Orbe après avoir vécu 10 ans à Orbe et une quinzaine d’années à Lignerolle, c’est la proximité de la nature avec la localité qui a joué le rôle déclencheur.

D’une façon générale, ces migrations ont pour motifs des obligations professionnelles ou des changements dans le noyau familial, qui a tendance à prendre des formes de plus en plus diverses, voire éclatées, à l’heure actuelle. Ou encore la disponibilité de logements ou de terrains à bâtir.

Carnaval de Vallorbe: les jeux sont faits!

Welcome to Las Vegas…

Ville dans laquelle tout est permis, sont les mots lancés samedi matin 12 mars, par Alexandre Remetter, président du CarnaVallorbe, lors de la remise officielle de la clef du village par Luigi Fiorito, président du Conseil communal.

Paillettes, confettis et tambours ont embrasé le centre de la Cité du fer, faisant le bonheur aussi bien des petits que des grands.

Vallorbe: résultats du 2e tour de l’élection à la Municipalité

Sont élus:

Christophe Maradan:   547 voix

Luigi Fiorito : 528 voix

Roland Brouze : 503

 

Obtiennent des voix

Madeline Dvorak 464 voix

Sylviane Tharin 415 voix

 

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Deux des collèges de Vallorbe en enfilade, à l’arrière-plan celui de 1915.

AscoVaBaNo: des classes «dernier cri»

C’est sous la présidence de Christel Nieto de Vallorbe, que le Conseil intercommunal de l’AscoVaBaNo s’est réuni la semaine passée à Ballaigues. Une trentaine de membres du conseil étaient présents, ainsi que le comité directeur, en quasi-totalité. Principal objet de l’ordre du jour, l’approbation du budget 2016 de l’association scolaire intercommunale. On ne peut pas dire que cet objet a soulevé un tonnerre de questions. C’est en effet sans aucune discussion que le budget 2016 a été adopté à l’unanimité.

Cette approbation avait été proposée, il est vrai, par la commission de gestion et des finances composée des syndics de Vallorbe, Ballaigues et Romainmôtier. On retiendra que 2016 verra les ressources allouées par les communes à l’association rester pratiquement dans les mêmes chiffres que pour l’exercice précédent, soit aux alentours proches de 2.6 millions de francs. Une commission a aussi été nommée. Elle devra rapporter sur les dépenses à engager pour le renouvellement du mobilier et des ressources techniques à disposition des élèves dans l’ancien collège actuellement en rénovation.

Et si on retournait à l’école

Un collège en partie déjà équipé et qui a reçu la visite enthousiaste du syndic de Premier Etienne Candaux. «Lorsque l’on pénètre dans l’une des nouvelles classes dotées notamment de tableaux interactifs et autres systèmes technologiques dernier cri, on débarque dans un autre monde par rapport aux salles de classe anciennes, qui paraissent alors très vétustes. Ce sont deux mondes totalement différents» a-t-il expliqué à l’assistance, regrettant en même temps «de ne pas pouvoir s’y rasseoir comme élève en 2015».

Le président du Comité directeur, Claude Languetin, a tenu, en fin de séance, à remercier la commune de Vallorbe et ses autorités pour avoir pris des mesures visant à sécuriser les élèves sur le chemin les conduisant de la gare au collège et vice-versa. Certains élèves du Vallon du Nozon reprendront en effet le train pour rallier Vallorbe dès l’entrée en vigueur du prochain horaire CFF en décembre. Quant au syndic de Vallorbe, Stéphane Costantini, il a assuré l’assistance que les travaux allaient bon train, selon le planning et le budget, et que les classes pourraient être livrées d’ici la rentrée de Pâques 2016.

Vallorbe: harmoniser chantier et tenue des classes

Dominique Valet, le directeur de l’établissement scolaire de Vallorbe-Ballaigues-Vallon du Nozon, a bien voulu consacrer du temps à l’Omnibus pour évoquer cette rentrée des classes marquée par… les échafaudages. «Tout est sous contrôle pour cette rentrée, nous déclare le directeur, et nous revendiquons, défendons et voulons incarner les quatre valeurs du professionnalisme, du respect des personnes, de l’esprit d’équipe et d’un sentiment d’appartenance dans un climat propice à l’étude et à l’enseignement». L’établissement grandit et recevra deux classes supplémentaires (9S et 8P), 11 nouveaux enseignants et 15 élèves de plus, portant le total à 830. Quatre classes ont été refaites à Vallorbe, une autre à Vaulion. Des tableaux interactifs, expédiant définitivement la craie et le frottoir aux oubliettes, ont été installés. Chariots et tablettes sont arrivés ou en commande. Bref, le confort de l’élève devrait être augmenté sensiblement par ces nouveaux moyens pédagogiques, dont la portée est beaucoup plus grande que le schéma griffonné sur un coin de tableau noir. On imagine facilement des démonstrations mathématiques animées, l’insertion de petites séquences filmées ou le recours à Internet en guise de support complémentaire à certains cours.

Emballé jusqu’à Noël

Au chapitre des nouveautés arrivées ou à venir, la «journée continue de l’écolier», les deux services de repas à midi, le retour du train pour le transport des élèves secondaires du Vallon du Nozon, qui le reprendront au départ de Croy avec l’arrivée du prochain horaire CFF en décembre. «On cherche encore, et c’est difficile, à augmenter la sécurité des enfants dans les gares de Croy et de Vallorbe, ainsi que dans le train. Mais ce sont des tâches de surveillance qui ne trouvent pas facilement preneurs», explique Dominique Valet. Avis donc aux personnes intéressées. S’agissant des travaux, les corps de métier ont parfaitement respecté les délais. Le bâtiment de 1915 à Vallorbe restera emballé dans ses échafaudages jusque peu avant Noël. À ce moment-là, de grands pas auront été faits, la toiture, les façades, les isolations, les fenêtres, les portes auront notamment été changées. Les réseaux informatiques et le WiFi sont en phase d’installation, alors que l’ascenseur n’entrera probablement pas en service avant 2016. Du côté du collège des Trois Vallons, quatre nouvelles classes et trois salles d’appoint sont en chantier, à l’étage laissé vide à cet effet lors de la construction. Avec la nouvelle classe créée à Vaulion, pas de doute que ça bouge du côté de l’AscoVaBaNo et que le nombre de problèmes à résoudre simultanément constitue un véritable défi.

Le comité de la SIC en début de séance: De gauche à droite: Loriane Bogliano-Foretay, Florence Ribotel-Jeanmonod, le président Jean Fleurimont, Line Rithner et le syndic Stéphane Costantini.

Vallorbe: Jean Fleurimont reste encore un an

La Société industrielle et commerciale (SIC) de Vallorbe-Ballaigues et Vaulion tenait son assemblée générale annuelle la semaine passée à Vallorbe. Une trentaine de commerçants et représentants des industries avaient répondu présents à l’appel du président Jean Fleurimont et de son comité. Un comité qui s’est réuni à huit reprises en 2014, pendant que son président représentait le groupement dans plusieurs manifestations régionales ainsi qu’au sein de rencontres avec l’ADNV.

Dans le but de rendre la séance plus synthétique, Jean Fleurimont a entrepris cette année, de donner connaissance lui-même des points importants de rapports sectoriels. On a ainsi pu apprendre que les banques locales ont bien résisté, malgré une année de taux d’intérêts très bas. Que les assurances se sont aussi développées, même si 2014 n’aura pas été une année exceptionnelle de croissance. Dans l’industrie, les économies très disparates de la zone euro et le désormais fameux vote du 9 février auront rendu la tâche plus difficile aux entreprises, cet aspect étant complété par une faiblesse du dollar américain favorisant une légère croissance.

«Et il faut cesser de parler de franc fort, mais simplement constater que c’est l’euro qui est faible» a ajouté Pierre Graf, représentant des industriels, comme dans une sorte de recherche de bons moyens de motivation au départ d’une année 2015 marquée par la fin du taux plancher et les attentats un peu partout dans le monde et pas loin de la Suisse.

Terrains constructibles disponibles

Les commerçants ont noté une baisse de chiffre d’affaires en début d’année, à l’image des restaurateurs et hôteliers, qui ont en plus souffert d’une météo peu favorable en été. Le tourisme est quant à lui sur le bon chemin, avec des augmentations de fréquentation dans tous les sites touristiques vallorbiers. Dans les communes, on retiendra avant tout que Ballaigues offre ou va offrir une trentaine d’appartements, en construction ou en projet et que l’exécutif local est en tractations discrètes avec des propriétaires pour augmenter sa zone à bâtir en contrant les effets néfastes de la LAT. Pour Vallorbe, la LAT n’a pas d’effet néfaste et grâce à sa politique de maîtrise du foncier, la commune a toujours à disposition plus de 90 000 m2 constructibles en zone industrielle. Le syndic Stéphane Costantini a rappelé que la commune était toujours prête à étudier les projets et demandes d’implantation, études et autres dossiers analogues, même s’il s’agit de guider les décideurs au travers des arcanes des services cantonaux.

Du nouveau au comité

Jean Fleurimont a accepté de rempiler pour une année supplémentaire non prévue et qui sera véritablement la dernière pour lui au gouvernail de la société. Serge Audemars a démissionné après plus de 20 ans passés au comité. Cornelis Smit a également quitté le navire. Pour remplacer les démissionnaires, Delphine Nussbaumer, directrice administrative de Manuplast SA à Ballaigues, Xavier Colisson, paysagiste chez Valnatura Sàrl à Vallorbe et Ariane Baehni, pasteure à Vallorbe ont été élus par acclamations au comité. Après la séance, les participants ont pu assister à une présentation de l’entreprise Perform, d‘Yverdon-les-Bains, par son directeur Pierre Fellay.

L’équipe éducative, de gauche à droite Solange, éducatrice, Matthieu Bailat, directeur et Jessie, apprentie.

Vallorbe: «La Récré» inaugurée

Samedi passé à Vallorbe, l’UAPE «La Récré» a été inaugurée en présence des représentants de l’AJOVAL et des autorités politiques locales, en particulier du syndic Stéphane Costantini et de sa collègue municipale des écoles Madeline Dvorak. Située dans les locaux de l’ancienne «Marmaille», qui fut une petite école dans les années 1970 puis une garderie, mais profondément transformée en 6 mois pour être affectés à son nouvel usage, cette unité d’accueil repensée par le bureau d’architecture Romain Carnal offre une capacité de 24 places.

Sa mise en service a eu lieu à la rentrée scolaire d’août et son taux d’occupation est déjà très satisfaisant, démontrant son utilité évidente dans une petite ville qui se développe. «Nous ne sommes pas encore complets, précise son jeune directeur Matthieu Bailat, mais, certains jours, nous «tournons» déjà à deux équipes de gosses. Il nous reste encore quelques places disponibles, selon les jours». Une équipe de deux éducateurs et d’une stagiaire prennent soin des enfants dont les âges se situent entre les classes 1P et 6P Harmos, soit de l’ancienne 1ère enfantine à l’ancienne 4e primaire.

Des locaux spacieux et attirants

Le bâtiment de la «Marmaille», sur le sort duquel la commune et la commission chargées d’étudier sa réaffectation ont longuement planché, ne se prêtait à ce nouvel usage qu’au travers d’un toilettage très important. Sa proximité avec les bâtiments du collège et ceux de la garderie Tire-Lune a été déterminantedans le choix de la transformation. Ce nouvel équipement social de la petite enfance vient harmonieusement compléter un dispositif global d’enseignement et d’accompagnement des jeunes dont Vallorbe et les communes voisines peuvent être fières. Les nouveaux locaux sont fonctionnels, colorés et très lumineux.

On s’y sent bien et l’équipe d’éducateurs met tout en œuvre pour que les enfants puissent y passer des moments agréables. Comme le précisait le syndic de Vallorbe dans son allocution: «La boucle est maintenant «bouclée», Vallorbe et les communes voisines disposent d’infrastructures de qualité pour accueillir les enfants depuis leur naissance jusqu’à l’âge de 12 ans.»

Départ du canyon en rappel pour Stéphane Frossard, qui faisait sa 2e sortie.

On a testé pour vous : frôler la mort !

Mais non, mais non, je rigole bien évidemment! Quoique, je ne faisais pas tant la maligne avant le moment fatidique!
Mais alors, on a testé quoi?

Une eau turquoise, mais glaciale… Des roches hautes, mais hautes de plusieurs mètres ! Des casques pour se protéger… Vous devinez? Non?
Et si je vous dis « canyoning », ça vous parle?

Personnellement, quand on est arrivé à ce sujet lors de la séance de rédaction, j’en avais une petite idée, mais sans plus. C’est par curiosité que je me suis proposée pour cette activité! Parce que si j’avais su… J’aurais sûrement fait comme à l’école lorsque le professeur cherche qui interroger: baisser les yeux et faire l’invisible. Technique infaillible!

Bref, petite leçon théorique
Le canyoning est une activité en milieu naturel qui consiste à progresser dans le lit de cours d’eau qui cheminent dans des gorges ou des ravins étroits, avec des cascades de hauteurs variées et dont le débit va de faible à important.
Bon, dit comme ça, cela paraît «un chouia» dangereux, et c’est exactement ce que je me suis dit lorsque je me suis documentée. «Mon Dieu, je vais mourir, il faut que je fasse mon testament!». Cela a bien fait rire mes proches et l’équipe du club «Retour Aux Sources», avec qui je me suis finalement lancée.

Jour J – Je m’échappe ?

6 h. 30, le réveil sonne. Hé oui, il faut se lever tôt, il y a un peu de route à faire quand même. Là, je ne réfléchis pas et saute dans la voiture de mon accompagnatrice, direction le local du Club pour se munir de l’équipement nécessaire.
Arrivée à Vallorbe, rencontre avec les autres membres de l’équipe et essayage de la superbe combinaison-gaine qui me sublimera toute la journée. M-A-G-N-I-F-I-Q-U-E, et c’est génial: on arrive même à respirer! (rires).
C’est l’heure, départ direction le site de Coiserette, près de Saint-Claude, en France. Dans la voiture, l’ambiance est aux taquineries, histoire de me détendre un peu, malgré le stress qui m’envahit au fil des kilomètres. Arrivés à proximité du canyon, tous sont impatients de démarrer le parcours, tandis que moi, ben… J’aurais bien aimé rester dans la voiture ! Mais dans la famille, on n’est pas des chochottes et comme on était déjà seulement deux filles, j’ai suivi le mouvement: même pas peur!

C’est parti pour 3 h. 30 d’adrénaline

Pour une débutante, on peut aisément dire que cela commence fort! «Tu vois, on va descendre là». Oui, mais où « là »!? « Penche-toi, tu verras » Je peux vous dire que pour le coup, je me suis demandée ce qu’il m’avait pris! Une chute d’eau, magnifique c’est sûr, mais de 25 mètres de haut! Comment vous décrire… Je devais être blanche, presque transparente et mon cœur n’a fait qu’un tour: « Non, mais là, ça ne va pas être possible ». Et pourtant, il a bien fallu se lancer. Enfin, je n’ai pas sauté, hein! Mais je me suis fait descendre « gentiment » le long de la paroi, tel un morceau de bois inanimé. Non, mais j’ai apprécié la vue tout de même! Enfin… Celle du haut, parce que regarder en bas, décidément ce n’est pas l’idée du siècle! Car j’ai oublié de préciser, mais… Le vide et la profondeur de l’eau ne sont pas vraiment mes copains, alors quand on m’a dit «Arrivée à un mètre de l’eau, il faudra te détacher, mais ne t’inquiète pas, il y a du fond» j’avais sérieusement envie de pleurer! Du coup, arrivée dans le bassin naturel, sublime et limite magique, j’ai admiré avec fierté la descente parcourue, agrippée à mon sac flottant, meilleur ami de la journée!

Par la suite, nous avons enchaîné les descentes en rappel, sauts, toboggans et moments plus «tranquilles» à la nage, et ce, dans une eau à 35°. Hé non, ne rêvez pas, c’était plutôt de la glace fondue, vu la température! Mais la combinaison permettant de stocker l’eau, elle se réchauffe rapidement à la température du corps. Nous avons donc continué notre périple, découvrant au passage des tas de magnifiques endroits, comme certaines jolies petites «plages» nichées au fin fond de ce canyon que j’ai véritablement adoré traverser! Il faut aussi dire que mes accompagnants ont vraiment été géniaux, tant au niveau sécurisant qu’humoristique, car oui on a bien bien ri! Et puis, on a même eu droit à des madeleines gorgées d’eau du canyon, MIAM !

Conclusion

Totalement terrorisée à l’idée d’affronter mes peurs lors de cette activité, j’en ressors totalement conquise! Bien évidemment, il n’y a pas que les beaux paysages et petites chutes d’eau sympathiques, il faut être conscient que ce n’est pas une activité anodine et sans danger. Mais si vous vous sentez l’âme d’un aventurier et que vous êtes du genre sportif et courageux, je vous conseille fortement de vous rendre sur le site du Club «Retour Aux Sources» de Vallorbe et de prendre contact avec eux. Ils répondront à toutes vos questions, privilégiant le plaisir lors des expéditions à l’instar du profit et, qui sait, peut-être vous lancerez-vous à l’aventure!

Site internet du club : www.ras-canyoning.ch