Articles

Les Clées

Les Clées, nouveau Municipal et nouveau Syndic

Michel Bogno est élu Municipal au 1er tour avec 40 voix sur 77 bulletins valables.

Gérard Conod, Municipal, est élu tacitement syndic.

Le TF veut-il faire fabriquer des pizzas en Tchéquie?

La semaine passée, le Tribunal fédéral a annulé les feux verts cantonaux vaudois – Conseil d’Etat et Tribunal cantonal – donnés à l’extension d’une zone industrielle. A ses yeux, le projet d’extension – sur des terres agricoles – de l’usine Hilcona à la périphérie d’Orbe ne permet pas de justifier une exception au moratoire de cinq ansinstauré en mai 2014, soit depuis l’entrée en vigueur de la dernière révision de la loi fédérale sur l’aménagement du territoire (LAT) approuvée en 2013 par le peuple en votation populaire.

Notamment pas en raison d’une urgence invoquée par la commune et soutenue par le canton, mais qui aux yeux des juges n’existe pas dans le cas Hilcona. «La nouvelle affectation en zone à bâtir des terrains litigieux d’Orbe pourra être approuvée lorsque des déclassements correspondants, à Orbe ou dans d’autres communes vaudoises, seront entrés en force», a indiqué le Tribunal fédéral. Cet argumentaire revient à dire que l’on peut sans autre repousser à 2020 au moins tout projet reposant sur des bases juridiques solides. Le nouveau plan directeur cantonal (4e adaptation) est censé entrer en vigueur au 1er janvier 2017, si le Grand Conseil l’accepte. Quant au PGA attendu – dans sa nouvelle livrée –, certains le voient prêt pour 2020 environ, sans compter les recours et oppositions qui ne manqueront pas de fleurir à son sujet.

Hilcona muet et syndic inquiet

Pour le syndic d’Orbe Claude Recordon, «l’affaire de cette extension refusée est symptomatique de l’attitude de juges déconnectés de la réalité économique». Il aura fallu 4 ans pour que ces derniers décident que l’extension ne présentait… pas de caractère urgent. Facile à dire avec le recul et le temps pris pour la procédure. Malgré l’insistance pressante de l’Omnibus, Hilcona n‘a pas souhaité s’exprimer sur cette question. Elle s’est contentée d’un courriel laconique adressé mardi soir à la rédaction dans lequel son directeur Fortunat Dillier précise: «Nous ne souhaitons pas commenter cette décision du TF». Même sans réaction de sa part, on peut toutefois imaginer que ce qui était pour Hilcona un plan de développement urgent en 2012 ne l’est plus forcément à mi 2016. A fortiori si ce n’est pas avant 2020 au plus vite qu’une nouvelle extension pourrait être envisagée. Non seulement les centaines d’emplois à créer avec l’extension prévue se feront attendre, mais il n’est pas impensable d’imaginer que le personnel actuel risque, à terme, de payer le prix d’une délocalisation, dans un pays plus accueillant administrativement et où les salaires sont plus avantageux.

«Je ne serai plus en charge de ces questions, précise encore Claude Recordon, mais je suis inquiet pour l’avenir du développement économique de la région, du canton et de la Suisse». A l’aide d’une vision très entomologiste de la loi et d’ordonnances concoctées par des fonctionnaires fédéraux politisés, on coupe la dynamique et l’imagination des autorités locales. Pourtant, Orbe est considérée comme un centre stratégique de développement économique par le canton. «Ce qui justifiait précisément, à notre sens, une dérogation et une urgence qui désormais n’en est plus une. Mais bref, il y a une décision judiciaire, on en prend donc acte, ce qui ne nous empêche toutefois pas d’être surpris et choqués».

Madame et Monsieur Evelyne et Christian Kunze rejoints par leurs petits-enfants Hugo et Axel

Chavornay: le village a de nouveau un député

Madame et Monsieur Evelyne et Christian Kunze rejoints par leurs petits-enfants Hugo et Axel

Madame et Monsieur Evelyne et Christian Kunze rejoints par leurs petits-enfants
Hugo et Axel

C’est en entrant dans le foyer de la salle polyvalente du Verneret, ce mardi 26 juin dernier, que l’on pouvait apercevoir l’engouement de tout un village pour son représentant au Grand Conseil vaudois.

En effet, un bon nombre des habitants ainsi que la Municipalité au complet étaient venus féliciter Christian Kunze, Syndic de Chavornay, élu le 11 mars dernier et qui venait de prêter serment, dans la matinée, à la cathédrale de Lausanne en qualité de député.

Dans une ambiance bon enfant, le Municipal Pascal Despond a engagé les festivités en l’honneur du député par une partie officielle. Agrémentée de quelques morceaux, joués avec brio et choisis parmi le répertoire des sociétés de musique la Lyre et l’Espérance, la fête s’est poursuivie par l’hymne vaudois mené et chanté par l’ancien directeur des écoles Alfred Guignard, une allocution pleine d’humour délivrée par le pasteur Simon Butticaz et par une démonstration de Hip hop et de Salsa présenté par Julie, Lucien et leur troupe de danseurs.

Comme le veut la tradition, l’apéritif, composé de bons vins de chez nous et d’amuse-gueules variés, a terminé cette manifestation dignement célébrée ce jour-là.

Photo Pierre Pellaton

Claude Recordon, syndic.

Conseil Communal d’Orbe: post lux… tenebras ?

Claude Recordon, syndic.

Claude Recordon, syndic.

Relativement brève, mais surprenante deuxième séance de l’année du Conseil communal d’Orbe, en une salle où le positionnement du mobilier avait été revu, si bien d’ailleurs que votre correspondant n’a même plus retrouvé de place… Le tempo a immédiatement été marqué par la lecture du président de céans, Didier Zumbach, d’une missive présentée sous la forme d’une pétition émanant de résidents du quartier du chemin du Midi qui s’inquiètent du non-respect élémentaire des règlements en matière de police des constructions de la part de certains promoteurs actifs à proximité.

Des comptes en déséquilibre encore très léger

Alors que le budget 2011 prévoyait un déficit de Fr. 589 525.–, le préavis traitant des comptes 2011 présente des chiffres plutôt roses, vu que, finalement, ce ne sont «que» Fr. 88 000.– qui manquent pour «nouer la gerbe». Les dépenses sont donc bien maîtrisées puisque, malgré divers aléas sur lesquels nous pourrons revenir lors de la présentation du rapport de la commission des finances, c’est bel et bien d’un demi-million de francs de déficit en moins auquel nous émargerons pour une année relativement difficile.

Constructions d’une caserne du feu et de classes

Diverses surprises d’ordre financier essentiellement, non encore totalement réglées, ont retardé la présentation du préavis concernant la construction tant attendue d’une nouvelle caserne du feu au lieu-dit «La Motte», qui n’a, par conséquent, pas pu être déposé avant la présente séance sur le bureau du Conseil.
Par le préavis 23/12, demande de crédit pour la construction de classes du cycle primaire à Chantemerle, la Municipalité sollicite un crédit de Fr. 8 700 000.– pour la création de 9 classes ainsi que d’une d’enseignement spécialisé de 4 salles dites de dégagement et d’un local administratif.

La pression démographique intense et les projets de développement de notre cité justifient, voire imposent très logiquement l’implantation de ce genre d’infrastructures.

Une motion signée par Regula De Souza (Verts), Frédéric Richard (PLR), Catherine Desponds (UL) et Arnaud Bouverat (PS) présentant des idées novatrices de cheminement piétonnier depuis la ville jusqu’au site des Mosaïques intitulée «De la villa romaine à la ville mosaïque» a été unanimement prise en considération.

Interpellation à propos du développement sud de la ville d’Orbe

Cette interpellation due aux plumes de Charlotte Deslarzes et Dominique Bezençon (Verts), s’étonne essentiellement que le syndic ait adhéré au conseil d’administration d’une firme sise à Cossonay-Ville, répondant au nom de Maevi SA, entreprise qui s’est révélée être propriété du principal investisseur dans le projet «Pôle-Sud». La réponse de la Municipalité, lue par Pierre Mercier en sa qualité de vice-président de l’exécutif, relève que, suite à une question très précise posée lors du Conseil communal du 16 février et pour éviter «toute interprétation tendancieuse», Claude Recordon a démissionné dès le lendemain de cette fonction d’administrateur.

En complément, quelques remarques générales étayent le propos en parlant du principe de transparence et de confiance réciproque qui se doit de prévaloir dans le fonctionnement d’une Municipalité, vis-à-vis des membres du Conseil communal et, par extension, vis-à-vis du citoyen contribuable. «Ce principe subsistera tant que des manquements ne seront pas avérés» sont les termes qui concluent cette réponse qui n’a pas forcément convaincu tous les membres du législatif présents ce soir-là!

Route du Coteau bloquée

Quatre communications de la Municipalité nous apprennent tout d’abord qu’un nouveau chef de service a été nommé au bureau technique (BT) en la personne de Valéry Martin. Ensuite, une place de stationnement a été supprimée sur la Place du Marché, ceci en raison du gabarit du nouveau camion chargé de l’évacuation des déchets. Un réseau WiFi poétiquement nommé «Orbe-Public» est désormais disponible et, enfin, on nous informe que, suite à diverses oppositions, les travaux de prolongement du chemin du Coteau et l’implantation d’un giratoire aux Pâquerets sont bloqués dans l’attente du règlement d’une procédure judiciaire en cours.

Une large présentation du schéma directeur «Orbe Sud» a conclu cette soirée copieuse en événements parfois, comme dit en préambule, surprenants!

Photo Serafina Tumminello

Roger Augsburger, syndic de Mathod.

Le syndic de Mathod se confie

Roger Augsburger, syndic de Mathod.

Roger Augsburger, syndic de Mathod.

Le village de Mathod, situé aux confins de l’ancien district d’Yverdon, est placé depuis juillet 2011 sous l’autorité d’une nouvelle Municipalité, elle–même présidée par un nouveau syndic, Roger Augsburger. Il a bien voulu recevoir l’Omnibus pour faire le point de la situation après sept mois d’exercice de sa charge.

Comment on devient syndic

Roger Augsburger n’est pas né à Mathod. Il n’est pas non plus originaire de ce village, mais y demeure depuis une grosse décennie. Il y a en effet repris un train de campagne avec son épouse Anne.

Le couple a quatre enfants. Roger Augsburger a déjà fait partie de l’exécutif communal pendant une année environ, à la fin de la précédente législature, en 2005-2006. Pour les élections de 2011, il s’est présenté aux suffrages des Mathoulons en vue d’exercer la charge de Municipal. «Au moment de me présenter, précise-t-il, je n’avais aucune intention de briguer le poste de syndic. Mais la précédente titulaire de la charge n’a pas été réélue à la Municipalité, et il a donc fallu qu’un ou des Municipaux se décident».

C’est ainsi que, poussé par ses coéquipiers de la Municipalité élue qui ne voulaient pas de la charge, Roger Augsburger a finalement brigué le poste. Et a été élu.

Il relève que les débuts de la nouvelle Municipalité ont demandé beaucoup de travail et un temps d’adaptation à des nouvelles fonctions, en particulier en raison du fait que trois nouveaux membres ont été élus. Quant à lui, il estime qu’avec une excellente ambiance au sein du collège et un bon système de délégation de compétences, il commence à trouver sa vitesse de croisière.

En plus, il aime le travail en équipe,  dans laquelle chacun apporte ce qu’il a de meilleur. «Je passe plus de 20% de mon temps pour le compte de la Municipalité. «Au début, j’avais sans doute un peu trop tendance à passer du temps sur les dossiers, mais il faut aussi trouver son rythme» précise-t-il. Il ajoute aussi que le fait de n’avoir pas seulement à s’organiser comme agriculteur indépendant, mais d’avoir aussi travaillé dans le passé au sein d’une entreprise de paysagisme lui sert dans son organisation quotidienne.

Questions d’actualité pour Mathod

Parmi les principaux problèmes ou sujets d’importance pour la Commune, on trouve la question de l’eau potable. Au cours de la présente législature, il s’agira de décider si la commune se branche sur le réseau Sagenord ou continue de pomper l’eau de sa propre source, située à la sortie de la localité en direction de  Suscévaz. Pour 2012, la réhabilitation du congélateur communal est à l’ordre du jour. Normalement, tout devrait être prêt pour début 2013, les locaux pour la boulangerie ainsi que les appartements.

Le restaurant le Bras d’Or, qui était malheureusement fermé, a rouvert le 1er février et on espère du côté de la Municipalité que ce sera pour longtemps. Comme on tient d’ailleurs aussi au petit magasin et au bureau de poste situé dans le bâtiment communal, autant de gages du maintien d’une vie de qualité au village. Au niveau des écoles, le village est tourné vers Yverdon-les-Bains, qui abrite les grandes classes.

Mais quelques classes subsistent bel et bien au village, une bonne chose pour le syndic. Qui se réjouit aussi de voir exister dans son village un jardin-garderie privé pour enfants, le Timatou. Mathod s’est passablement développé ces dernières années et il est important pour le syndic que ces infrastructures subsistent.

Il aimerait d’ailleurs que son village devienne un centre local au sens des dispositions  sur l’aménagement du territoire, pour qu’une croissance mesurée puisse encore être possible. Le nouveau PGA est d’ailleurs en travaux, dans ce même sens. Dans les projets à moyen terme figure aussi la continuation de la sécurisation routière déjà débutée, notamment du côté de Suscévaz. Actuellement les AF sont en travaux.

Ces aménagements nécessiteront la création de nouveaux chemins ou la réfection de voies existantes, autant de travaux qui occupent et occuperont encore la Municipalité durant les années à venir. Au chapitre des souhaits, Roger Augsburger voudrait améliorer la communication, qu’il considère comme un élément important en démocratie, que ce soit celle du Conseil ou celle de la Municipalité.

Et si l’on ne parle pas formellement de fusion à Mathod, on souhaite vivement intensifier les collaborations avec tous les villages avoisinants, plutôt d’ailleurs sur le versant d’Yverdon-les-Bains qu’en direction d’Orbe, dans un mouvement qui semble naturel aux Mathoulons. «Nous travaillons déjà dans beaucoup de  domaines avec nos voisins, et cette collaboration est indispensable» conclut Roger Augsburger.

Photo Olivier Gfeller

Depuis la g. Jean-Claude Nicod, syndic sortant, Mireille Duvoisin, boursière sortante, Dominique Werly, nouveau boursier et Olivier Petermann, nouveau syndic.

Conseil de Lignerolle: compliments et émotions

Depuis la g. Jean-Claude Nicod, syndic sortant, Mireille Duvoisin, boursière sortante, Dominique Werly, nouveau boursier et Olivier Petermann, nouveau syndic.

Depuis la g. Jean-Claude Nicod, syndic sortant, Mireille Duvoisin, boursière sortante, Dominique Werly, nouveau boursier et Olivier Petermann, nouveau syndic.

Tous étaient présents à l’ouverture du dernier Conseil de la législature présidé par Bernard Werly. Avec un ordre du jour, court mais plein de chiffres, au cours duquel après présentation fouillée des comptes communaux par le syndic Jean-Claude Nicod et lecture positive de la commission de gestion, les membres du Conseil ont approuvé à l’unanimité les comptes 2010 qui présentaient un excédent de charges de 21 208 francs.

Dans les communications municipales, le syndic annonce le renoncement au parc éolien du Vailloud qui aurait amené trop de désagrément à l’habitat environnant. Par contre, le parc du Bel-Coster prévu pour huit éoliennes reste d’actualité, programme encouragé par la commune.

Dans le cadre du projet ERABLE, la réfection des chemins d’accès aux montagnes se trouve en phase de réalisation et dans le domaine des transports, TRAVYS annonce une augmentation sensible du nombre de courses sur le parcours Orbe – Vallorbe.

Félicitations et éloges

Le président du Conseil et le syndic ont remercié chaleureusement et fleuri Mireille Duvoisin, boursière sortante après 31 ans de bons et loyaux services. Puis Bernard Werly accompagné de tous les municipaux, a adressé un vibrant hommage au syndic sortant Jean-Claude Nicod.

Ce dernier a passé un certain temps, voir un temps certain sur le banc municipal, soit 29 ans, dont 13 en tant que syndic. Sa commune, le plus beau village de Suisse comme aime le dire ce dernier, lui a offert une magnifique toile du peintre Mafli, artiste qu’il apprécie particulièrement.

Cette soirée civique pleine d’émotion, s’est, comme il se doit, terminée autour du verre de l’amitié.

Photo Alain Michaud

De gauche à droite, le nouveau syndic Olivier Petermann, Jacques Nicolet, son rival battu, Benjamin Petermann, vice-président du Conseil communal, Bernard Werly, président du Conseil communal.

Lignerolle: Olivier Petermann élu syndic haut la main

De gauche à droite, le nouveau syndic Olivier Petermann, Jacques Nicolet, son rival battu, Benjamin Petermann, vice-président du Conseil communal, Bernard Werly,  président du Conseil communal.

De gauche à droite, le nouveau syndic Olivier Petermann, Jacques Nicolet, son rival battu, Benjamin Petermann, vice-président du Conseil communal, Bernard Werly, président du Conseil communal.

Il n’aura pas fallu longtemps au bureau électoral de la commune de Lignerolle pour dépouiller le scrutin du 2e tour de l’élection du syndic. C’est en effet peu après la clôture officielle du scrutin que le nom du nouveau syndic a été connu. Olivier Petermann a été élu par 110 voix, son rival Jacques Nicolet recueillant quant à lui 72 suffrages. Avec une participation de 67% (185 bulletins rentrés sur 276 électeurs inscrits), Lignerolle a fait la preuve que la démocratie directe locale a toujours son importance, même un dimanche de pont de l’Ascension.

Le vaincu du jour a très sportivement reconnu que le jeu de la démocratie avait parlé, même si on pouvait percevoir chez lui une légère déception, comme après tout échec. Il aura cependant nombre d’occasions de rebondir, ne serait-ce qu’au Grand Conseil qu’il devrait normalement présider dans deux ou trois ans. L’élu du jour se déclarait «ravi et honoré de cette élection».

Il a appelé la Municipalité tout entière au rassemblement pour un travail utile et efficace, tout en précisant «qu’il ne détenait aucun pouvoir magique et qu’il aurait besoin de l’appui de tous ses collègues pour faire avancer les nombreux dossiers ouverts actuellement».

Le président du Conseil Bernard Werly s’est, quant à lui, félicité de pouvoir clore cette période de scrutins particulièrement longue et qui a donné au village un nouveau syndic et de nouvelles autorités prêtes à servir le bien commun.

Photo Olivier Gfeller

Les citoyens d’Orbe se pressent vers le pilier public afin de prendre connaissance des résultats.

Orbe : Habemus Syndicum!

Les citoyens d’Orbe se pressent vers le pilier public afin de prendre connaissance des résultats.

Les citoyens d’Orbe se pressent vers le pilier public afin de prendre connaissance des résultats.

Et voilà, la messe est dite: nous avons un Syndic!

Et la chose se fera sans changement vu que Claude Recordon, syndic sortant et candidat à sa propre réélection, a  aisément passé la rampe ce dernier dimanche face à son concurrent J.-A. Mayor.

Aucune surprise particulière donc dans ce résultat parfaitement conforme aux pronostics, réussite qui a confirmé une fidèle et remarquable mobilisation de la droite, élément qui avait déjà été constaté lors du second tour des élections municipales.

Il y a même lieu de se demander si la gauche plurielle a vraiment soutenu son candidat, ceci au vu des résultats des votations cantonales qui, eux, vont à Orbe tout au moins, parfaitement dans le sens des suggestions de vote proposées par cette aile politique.

Caution, feu vert et blanc seing sont donc démocratiquement attribués aux tenants d’une politique dynamique de développement et de croissance au pas de charge pour une commune qui ne s’attendait probablement pas à une explosion démographique, urbanistique et industrielle telle que nous la vivons actuellement.

Ultime question qu’il s’agit de se poser à l’issue logiquement prévisible de ces circonvolutions électoralistes: le jeu en valait-il vraiment la chandelle?

La réponse nous parviendra par larges bribes au cours du quinquennat à venir, période qui, à n’en pas douter, se révélera charnière et déterminante pour l’avenir à très long terme d’une petite cité que nous aimons tous.

Mais chacun à sa manière !

Photo Willy Deriaz

Lignerolle

Lignerolle n’a pas encore de syndic

 

Lignerolle

Lignerolle

En fin de matinée dimanche, le bureau électoral de Lignerolle a dû constater qu’aucun des deux candidats à la syndicature du village n’avait recueilli la majorité absolue nécessaire de 86 voix. C’est Olivier Petermann qui s’en est approché le plus, puisque son résultat de 84 voix le place en tête de ce tour de scrutin.

Son adversaire Jacques Nicolet a, quant à lui, recueilli 74 suffrages. Dix voix se sont portées sur des municipaux non candidats. Deux bulletins étaient nuls et un seul était blanc sur un total de bulletins rentrés de 173, qui correspond à une excellente participation de 62 %.

A l’issue des opérations de dépouillement, nombreux étaient les observateurs locaux à considérer qu’un deuxième tour de scrutin serait probablement nécessaire.

Mardi à l’heure du dépôt des listes, l’Omnibus a eu confirmation que les deux candidats se représentaient pour un deuxième tour qui aura lieu le 5 juin.

Photo Olivier Gfeller

Au centre Christian Kunze, à droite Pierre-André Leuenberger

Chavornay: nouveau syndic et passage de témoin

Au centre Christian Kunze, à droite Pierre-André Leuenberger

Au centre Christian Kunze, à droite Pierre-André Leuenberger

Pierre-André Leuenberger a été battu par Christian Künze dans la course à la syndicature. 49 voix ont séparé les deux rivaux et le futur syndic a dépassé la majorité pour sept voix. Les électeurs ont préféré la nouveauté au prolongement d’un mandat pour un homme de septante ans. C’est la loi de la démocratie et il n’y a rien à redire.

N’empêche qu’il faut rendre à «Leuleu» ce qui lui revient. Il a passé 29 ans à la Municipalité dont 17 comme syndic. Son engagement a été total pour sa commune. Il a probablement commis des erreurs mais qui n’en commet pas lorsque l’on prend de telles responsabilités. Son parcours politique a été audacieux en prenant le pari, il y a quelques années, de se distancer d’un parti socialiste local dont il ne partageait pas toutes les idées.

Seul dans son groupe du «Renouveau», il a mené des campagnes électorales originales qui le distinguaient de tous ses autres collègues. Malgré cette façon de procéder, il a été efficace et il était apprécié de bien de ses concitoyens. Le verdict des urnes en témoigne. Pierre-André Leuenberger s’en va la tête haute. Avec le sentiment du devoir accompli et Dieu sait si sa tâche ne fut pas facile dans une municipalité de droite. C’est pourquoi il faut lui dire merci pour son dévouement sans pareil à sa commune de Chavornay.

Suppléants au conseil communal

Wenger Patrick, Meyer Nathalie, Dupperrex Annemarie, Jotterand Alain, Berseth Nathalie, Vulliens Fabrice, Maire Gaël, Meyer Pierre-Yves, Thiery Kornélia, Guetty Michel et Bidal Régine.

Christian Künze évoque l’avenir

Nouveau syndic de Chavornay, Christian Künze entend d’abord étudier le problème des dicastères puisque son prédécesseur, Pierre-André Leuenberger, n’en avait pas. Il prendra en charge l’administration communale et il hésite encore entre les finances et l’urbanisme pour compléter son mandat, une discussion aura lieu à la fin de ce mois de mai avec ses collègues municipaux.

Etre patient

La circulation demeure un sujet chaud. «Il n’y aura pas de miracle, cela prendra beaucoup de temps pour trouver des solutions. Nos anciens prédécesseurs ont manqué de vision globale. Les erreurs du passé ne se corrigeront pas d’un seul coup même si nous envisageons une route de contournement. Mais comme Chavornay n’est pas à même de financer seul ce projet, il nous faudra trouver des partenaires pour sa réalisation.

Si l’on ne peut pas nier que le trafic poids lourds pose problème, je suis convaincu que le passage des pendulaires augmente singulièrement la charge au centre du village. Je continue de penser que c’était une erreur de prévoir deux sorties autoroutières entre Boscéaz et Chavornay», ajoute le nouvel élu.

Passer de 1500 à 5000 habitants

Autre domaine à revoir, la structure de l’administration communale. «Nous vivons toujours sur la base d’une population de 1’500 habitants. Or demain nous serons cinq mille et nous devons nous adapter. Prenons l’exemple de la construction de la nouvelle grande salle, qui nous a causé pas mal de soucis. Un municipal à temps partiel, en plus non issu du monde de la construction, ne pouvait pas maîtriser un domaine aussi particulier. C’est en cela que nous devons revoir nos structures, entre autres», ajoute Christian Künze.

En juillet sans Henri Turrian

Ajoutons encore que Chavornay devra nommer un nouveau municipal puisque Pierre-André Leuenberger ne poursuivra pas son aventure municipale. Une élection d’un septième municipal qui n’aura sans doute lieu qu’en juillet prochain et dans cette perspective, le PLR ne souhaite pas représenter Henri Turrian, qui avait perdu son siège devant l’électorat communal mais qui était prêt à se mettre à disposition.

Photo Muriel Antille La Région Nord Vaudois

Roger Roch

L’Abergement : fin de cycle

 

Roger Roch

Roger Roch

Un vrai battant

Tout le monde connaît la verve de Roger Roch dans le milieu politique de la région. Le syndic de L’Abergement ne manque pas une occasion de dire son courroux lorsque les décisions à prendre ne lui plaisent pas. Il ne manque pas de fustiger ce canton «qui séquestre la manne des petites communes». «On prend de grandes décisions au Château mais on délègue aux municipalités le soin de régler l’addition, nous dit M. Roch. Je trouve cela injuste. Prenez les réseaux pour la petite enfance, on a créé le besoin et on doit passer à la caisse.

La facture sociale n’a pas pris l’ascenseur, mais elle a grimpé dans le ciel comme une fusée puisque nous sommes passés de Fr. 12 200.— en 1995 à Fr. 162 000.— en 2010 pour ma localité. Je ne suis pas favorable non plus à l’école continue, qui exigera de nouveaux sacrifices financiers. Dans la foulée, je suis furieux contre l’enseignement scolaire qui est lamentable, car les jeunes qui sortent de l’école arrivent dans le monde du travail avec un bagage de plus en plus affligeant.

Dans un village comme le mien, j’ai un sentiment d’impuissance, ce d’autant plus que les députés de la région ne viennent même pas à notre rencontre pour s’informer de nos soucis alors qu’ils devraient être des éléments-moteur».

On leur doit tout sans retour

Malgré tout, ce ne sont pas uniquement ses démêlés avec le Canton qui ont fini par lasser Roger Roch. Les chamailleries entre voisins l’ont aussi irrité. «J’aime les gens et j’ai de la peine à comprendre pourquoi les citoyens se montrent si peu respectueux de l’autorité. Ils pensent qu’on leur doit tout, mais qu’ils n’ont rien à donner en retour. Ce n’est rien d’autre que de l’égoïsme. Cette absence de convivialité me navre, alors que l’on tente d’aider au mieux nos concitoyens.

Ils ne savent peut-être pas que l’on doit sans cesse se battre. Voyez nos projets de parc éolien, les écologistes les contestent mais qu’ont-ils d’autre à proposer ? Ils veulent économiser l’énergie, mais en s’opposant aux panneaux solaires ou au biogaz, ils nous poussent vers le nucléaire, qui n’est tout de même pas la panacée ».

S’occuper des siens

Roger Roch quittera son fauteuil l’âme en paix. Le gaz et le téléréseau ont été installés dans le village. La tuyauterie, épuration et conduites d’eau ont été presque totalement renouvelées. Nous avons aussi obligé les transports publics à desservir le centre du village, ce qui a nécessité pas mal de négociations. Nous avons un seul souci avec l’or liquide car nous dépendons uniquement de la source Mercier en association avec d’autres communes. Nous envisageons un forage dans l’une de nos forêts mais il faudra dépenser Fr. 70 000.—pour sonder le sol, avec bon espoir de trouver de l’eau.

S’il y a des crève-cœur dans la vie d’un municipal et d’un syndic, il y a aussi de beaux moments comme la rencontre avec de nouveaux habitants charmants. Roger Roch a du reste trouvé des candidats pour compléter la Municipalité à l’heure des élections, car il redoute la fusion, prétextant que l’agrandissement du district a déjà réduit cet aspect de proximité qui existait lorsque les instances cantonales étaient présentes à Orbe.

Il quittera l’Exécutif après avoir passé sept ans comme municipal et 2 législatures (neuf ans et demi) comme syndic. Roger Roch (53 ans) se consacrera à son entreprise mais surtout à sa famille et à ses trois filles afin qu’il les voit grandir sans oublier de renouer avec l’apiculture qu’il avait été un peu mises de côté, pour mieux «piquer» le Canton!

Photo Pierre Mercier

Jean-Pierre Serex, nouveau Municipal

Jean-Pierre Serex, heureux vainqueur 

Jean-Pierre Serex, nouveau Municipal

Jean-Pierre Serex, nouveau Municipal

Au second tour de l’élection municipale complémentaire, la population sarrazine a finalement jeté son dévolu sur Jean-Pierre Serex aux dépens de Marcel Ponnaz.

Sur 1486 électeurs inscrits, seuls 389 se sont mobilisés dont 22 ont voté blanc, 193 ont donné leur voix à Jean-Pierre Serex et 155 à Marcel Ponnaz. Le scrutin a comptabilisé 17 voix éparses et deux bulletins nuls.

Malgré sa victoire, Jean-Pierre Serex, qui sera assermenté le 12 avril prochain, demeure flegmatique. Il faut dire qu’il est rodé à la politique sarrazine, notamment au Conseil général où il a siégé de 1983 à 2009. D’origine vaudoise mais né en Dordogne en 1945, le nouvel élu a grandi en France tout en gardant de profondes attaches en terre vaudoise, son grand-père ayant été pasteur à l’Isle.

Finalement, il revient en Suisse dans les années 80 et s’établit à La Sarraz où il lance une entreprise spécialisée dans le sablage et le décapage. Lorsqu’on lui demande pour quelles raisons il est venu habiter La Sarraz, Jean-Pierre Serex répond du tac au tac: «Parce que c’est le milieu du monde et, par ailleurs, proche du réseau autoroutier.»

Lors de son arrivée en terre sarrazine, il se souvient du premier logement déniché. «Cet appartement était situé au centre du village. J’ai dit à mon épouse qu’on emménageait juste pour six mois. On y est resté sept ans. Cela m’a permis de mieux connaître les gens.»

Aujourd’hui, Jean-Pierre Serex habite un quartier plus tranquille où il se sent un peu «décalé». Visiblement, les Sarrazins ne l’ont pas oublié !

Photo Josianne Rigoli