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Image 3 D du projet.

Arnex: un plan architectural convaincant

Le sujet ne laisse pas indifférent et ils étaient nombreux à s’être déplacés jeudi 23 mars pour prendre connaissance du projet de réhabilitation de la zone de Bulande. En préambule à la séance du Conseil général, la Municipalité avait invité la population pour la présentation par l’architecte Normann Piller du plan de rénovation de la cantine de l’Abbaye et des nouvelles constructions attenantes.

Les travaux prévoient la création de vestiaires pour les footballeurs et arbitres, des sanitaires, une buvette ainsi qu’une cuisine, en lieu et place du stand de tir appelé à disparaître. La cuisine pourra également desservir une salle pouvant être chauffée située dans la première partie de l’actuelle cantine, la partie centrale de celle-ci gardera son affectation actuelle et des locaux destinés à la voirie seront aménagés en bout du bâtiment rénové. Des places de parc et un espace de jeu complèteront la proposition qui semble avoir convaincu l’auditoire.

Un plan financier à réétudier

A l’issue de la séance d’information, le Conseil était convoqué pour débattre du préavis d’octroi d’un crédit de Fr. 1 900 000.– pour un coût estimé à Fr. 2 380 000.–. Débat animé, d’autant plus que la commission chargée d’étudier le préavis proposait un refus pur et simple, le plan de financement des travaux et d’exploitation des bâtiments n’étant à ses yeux pas clair. Finalement, sur proposition de C.-L. Morel, la Municipalité a décidé de retirer le préavis et de revenir rapidement avec un plan financier mieux étayé.

Le préavis pour l’achat d’un nouveau tracteur au service de la voirie n’a, lui, pas posé de problème.

Chavornay: « Symudiad » ou le culte du mouvement

On a l’impression d’arriver dans la salle de gym de notre enfance. Anneaux, barres fixes, petits tapis bleus et espaliers sont répartis dans la salle. En réalité, il ne s’agit pas d’une salle de gym et encore moins d’un fitness, mais d’un espace dédié au mouvement.

Il y a un an et demi, Mark Balsom, 26 ans, a décidé de se mettre à son compte en ouvrant le centre Symudiad Training à Chavornay. Symudiad qui veut dire « mouvement » en gallois, la langue de ses grands-parents maternels. Sa philosophie? Faire redécouvrir aux gens la capacité de mouvement dont ils disposent. « Nous vivons dans une société très sédentaire et de nombreuses personnes ont oublié ce que leur corps est capable de faire », explique le sportif. « Avant d’exceller dans une discipline ou de soulever de lourds haltères, il est indispensable d’être mobile », poursuit-il. Après un Bachelor en sport et un service militaire chez les grenadiers d’Isone, Mark est parti plusieurs fois à l’étranger, aux Etats-Unis et au Danemark notamment, se former dans l’art du mouvement. L’habitant de Bavois s’est nourri des méthodes avant-gardistes qu’il a découvertes, puis est revenu en Suisse pour partager ce qui est devenu sa passion. « Plus qu’une passion, c’est presque une obsession », confie Mark. « Je suis toujours en mouvement, je cherche constamment des nouveaux exercices, de nouvelles positions .»

Une technique ouverte à tous

En dehors de ses quatre heures quotidiennes d’entraînement personnel, Mark Balsom propose des cours, collectifs ou privés, de mouvements et de renforcement musculaire. Si quelques sportifs de haut niveau s’entraînent à ses côtés, Mark préfère voir progresser les amateurs. « Lorsqu’une personne qui ne fait pas de sport vient chez moi et qu’en quelques mois elle parvient à enchaîner des exercices très difficiles, je suis vraiment heureux! », confie-t-il. Même les enfants peuvent s’exercer puisqu’un cours leur est réservé les mercredis après-midi. « Avec eux, c’est tout autre chose car ils ne sont pas encore rouillés par les années passées derrière un bureau », rigole Mark.

J’ai testé pour vous...

« Pour comprendre ce qu’est Symudiad, il faut en faire l’expérience », m’avait prévenu Mark. J’ai donc chaussé mes chaussures de sport pour aller tester un cours de mouvement d’une heure...
Mes tennis n’ont servi à rien puisque l’intégralité de la séance se fait à pieds nus! Une petite dizaine d’adeptes (filles et garçons confondus) participent au cours. Ça commence: on se met accroupi pour écouter les consignes du professeur.

En douceur, on débute par quelques jeux de souplesse et d’agilité. Je m’applique mais déjà les jambes commencent à brûler. Qu’est-ce que la suite me réserve? Les exercices aux anneaux, à la barre de traction et au sol s’enchaînent. On effectue plusieurs fois un parcours qui passe par tous les postes. Heureusement les plus forts font des exercices qui correspondent à leur niveau, et Mark donne pleins de conseils à ceux qui en ont besoin. Au bout d’une heure, on se réunit en petit cercle et Mark nous félicite pour l’effort fourni.

Je repars légère, avec la sensation du devoir accompli. Le lendemain et le surlendemain, les jambes brûlent, super : ça a fait effet ! ».

La Mitsubishi-Pajero au Paris-Dakar.

Sports : 25 ans déjà

La Mitsubishi-Pajero au Paris-Dakar.

La Mitsubishi-Pajero au Paris-Dakar.

Champion du monde pour la 3e fois en 1984, l’Autrichien Niki Lauda a annoncé qu’il abandonnait la compétition automobile à la fin de la saison 1985, saison décevante pour lui en dépit d’une victoire obtenue dans le GP de Hollande.

Au volant d’une Ferrari, l’Italien Michele Alboreto a longtemps donné l’impression qu’il pouvait permettre à la firme italienne de renouer avec la victoire dans le championnat du monde des constructeurs. Malgré 5 points d’avance après neuf Grands prix, c’est le Français Alain Prost sur sa Mc Laren qui remporte pour la première fois la couronne de champion du monde.

- Le 7e  Rallye Paris-Dakar, cette épreuve de 13 000 Km imagi-née et organisée par Thierry Sabine, a une nouvelle fois été riche en rebondissements et en incidents. Le suspense a duré jusqu’au bout mais, après des milliers de kilomètres dans le sable  et la caillasse, ce ne sont qu’une centaine de concurrents sur les 543 ayant pris le départ de Paris, qui ont réussi à rallier la capitale du Sénégal.

Chez les motards, victoire pour la 2e fois du Belge Gaston Rahier sur BMW. Dans la catégorie voitures, les Mitsubishi-Pajero des 4x4 japonaises ont réussi un impressionnant doublé avec les Français Patrick Zaniroli et Jean da Silva, vainqueurs devant le britannique A. Cowan.

- L’Américain Freddie Spencer a réussi l’exploit d’enlever le titre mondial tant en 250 qu’en 500 cm3.

Un tel doublé n’avait encore jamais été réussi. «Fast Freddie» a littéralement survolé le championnat du monde en obtenant 7 victoires
en 12 courses dans chacune des deux catégories. Et si les principaux rivaux, l’Allemand de l’Ouest Anton Mang
sur Honda 250 et son compatriote Eddi Lawson sur Yamaha 500 ont terminé assez près de lui au classement final, c’est que Spencer, assuré de ses deux titres, a boudé les dernières manches de la compétition mondiale.

Les autres titres mondiaux sont revenus au Suisse Stefan Dörflinger en 80 cm3, à l’Italien Fausto Gresini en 125 cm3
et au Hollandais Egbert Streur en side-cars.

Photo Alain Michaud