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Bofflens, la route d’Orbe-Croy.

Bofflens: eau et route au menu

Le président du Conseil général, Philippe Monnard, a assermenté ce dernier lundi cinq nouveaux conseillers et a traité un seul préavis donnant lieu à votation, celui de l’arrêté d’imposition qui a été accepté sans souci, le taux restant fixé à 69%.

Des eaux calmes et une route plus chahutée

Depuis septembre, Bofflens vit avec un avis de restriction d’utilisation d’eau potable. La faute à la sécheresse, mais aussi à la vétusté et à la dimension des installations, ce qui est particulièrement le cas du réservoir communal. Le municipal Renaud Besson a présenté un état de situation et les projets qui permettront au village de stocker et conduire l’eau dans de meilleures conditions. En vue de la construction d’un réservoir, les autorités cantonales souhaitent la mise en place d’une association intercommunale incluant Bofflens, Arnex et Agiez. Un bureau d’ingénieurs étudie si la solution du réservoir commun est la bonne ou si un réservoir propre à chacun est économiquement plus intéressant.

Madame Nathalie Berthoud, nouvelle assermentée du jour, s’est faite la porte-parole d’une lettre signée par de nombreux bordiers de la route cantonale Orbe – Croy. Pollution, nuisance sonore, insécurité font partie de leur lot quotidien et ils ont tenu à exprimer un ras-le-bol certain… Ils veulent que les choses changent rapidement et la Municipalité souhaite agir dans leur sens. Mais l’affaire n’est pas simple, la route est étroite, les maisons proches et surtout aussi longtemps que les problèmes d’eau et de canalisation passant sous la route n’ont pas été résolus, le problème restera en suspens.

Les regains et le fourrage d’automne sont très maigres.

Agriculture: la canicule, et ensuite…

Lorsqu’il fait chaud, votre habitation prend cette chaleur et la garde. Le sol de votre balcon devient très chaud. Lors d’une averse, l’eau mouille ce sol qui va l’évaporer aussitôt. En agriculture, c’est le même phénomène qui se passe sur les champs. Le sol absorbe une partie de cette humidité qui va s’évaporer presque aussitôt par la chaleur du sol. Cette année, après les averses, il y a beaucoup de vent, ce qui assèche d’autant plus. Les plantes n’ont pas l’humidité nécessaire, elles n’ont que la chaleur et n’arrivent plus à prospérer correctement. Les prairies ne sont plus que misère.

L’inquiétude monte chez les agriculteurs

Sur les alpages, il n’y a plus assez d’eau, le Canton aide l’agriculture actuellement pour en amener. Les pâturages sont maigres et n’apportent pas partout suffisamment d’aliment et des amodiataires doivent donner du foin aux bêtes, amené depuis la plaine. Ce qui veut dire que les vaches vont certainement descendre plus tôt de l’alpe pour retrouver leurs fermes. Des éleveurs parlent d’une désalpe pour les vaches laitières à fin août déjà, mais avec quoi vont-ils les nourrir ? En plaine, des agriculteurs donnent déjà du foin de la récolte de ce printemps. Ils tentent de trouver du fourrage à acheter à l’étranger. Mais il semble que la frontière française, après celle de l’Allemagne, s’est fermée à l’exportation de foin et que des agriculteurs en commandent en Italie. Autre solution envisageable, les conduire à l’abattoir...

Il faut de l’eau

C’est le seul espoir des agriculteurs: que la pluie vienne arroser suffisamment (au moins 50 l./m2) avant la mi-août pour faire pousser les semis de cultures dérobées (culture implantée entre deux cultures principales) ou les prairies. C’est le souhait de Bertrand Gaillard à Montcherand. S’il est vrai qu’il a été “déçu en bien” sur ses récoltes de blé, orge et colza, son maïs est maigre. Il est resté petit, la plante forme plusieurs rafles qui donneront de maigres épis. La récolte, mise en silo, donnera un peu de fourrage, mais pas assez. Si l’herbe ne pousse pas il faudra compléter les rations par de la paille avec des concentrés. Bertrand se veut optimiste, il attend de voir ce qu’il va se passer ces prochaines semaines, car en 2003, par exemple, l’agriculture a profité d’un superbe automne.

Fontaine

La valeur de l’eau

Fontaine

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On ne connaît la valeur de l’eau que lorsque le puits est à sec

En Suisse, l’approvisionnement en eau potable est garanti par des précipitations qui renouvellent continuellement les nappes phréatiques, les lacs et les cours d’eau. L’eau n’en demeure pas moins une ressource précieuse qui ne doit pas être gaspillée.

Besoin élémentaire

L’eau potable est la denrée la plus importante de notre alimentation. Rappelons que le corps humain se compose de 60% d’eau. L’eau n’est pas stockée par notre organisme, qui perd environ 2,5 litres d’eau par jour.

Or, ces dernières saisons, les pluies sont moins abondantes dans notre région et ne comblent pas forcément le déficit. Certaines nappes phréatiques sont basses et les sources, par endroits, manquent de ce précieux liquide. En été, il faut même ravitailler en eau les chalets de montagne pour les troupeaux.

Où est la pluie ?

Chaque année, au printemps, la fonte des neiges sur les sommets apporte la quantité nécessaire de liquide pour renflouer les nappes, lacs et sources. Mais, cette année, au 15 février, les sommets du Jura sont gris et les taches de neige rares. Dans les Alpes, on crée des pistes skiables grâce à l’utilisation des canons à neige, afin d’avoir un minimum de descentes ouvertes entre les taupinières dans les prés.

Il y a si peu de neige que l’on se demande d’où viendra l’eau qui fera gonfler les ruisseaux et les rivières au printemps ! En janvier 2011, il est tombé 38.8 l. Ce n’est pas beaucoup, mais il y a eu déjà moins que cela. La moyenne mensuelle par année la plus basse a été de 51.27 l. en 2003 pour 52.16 l. en 2010, et la plus forte de ces 15 dernières années fut de90.77 l. en 1999.

La danse de la pluie

La pluie ou la neige seront les bienvenues pour les relâches des enfants, mais aussi pour tous. Avant de faire la danse de la pluie, faisons confiance à Dame Nature, mais peut-être est-il temps de ne pas la vilipender et au contraire de l’économiser en commençant dans la salle de bains, à la cuisine ou à la piscine.

Orbe
Les Urbigènes n’ont pas de souci à se faire, car la ville est bien équipée avec ses sources et sa station de traitement du Bois de Chêne, inaugurée l’an passé. La surveillance y est constante par le service technique et les contrôles bactériologiques et chimiques sont effectués selon les directives du laboratoire cantonal. La qualité de l’eau est garantie, mais les autorités ne peuvent pas forcément éviter des problèmes extérieurs qui pourraient arriver et n’ont pas de lien direct avec le ciel.

Photo Marianne Kurth