Articles

La machine à tourner

Ballaigues: Passion et excellence pour le Gruyère AOP local

Samedi dernier avait lieu la journée portes ouvertes organisée par les propriétaires et les exploitants de la nouvelle cave à fromages de Ballaigues. Il y a quelques années, les paysans «couleurs» de la localité, qui sont en même temps les propriétaires de la vénérable «Société de laiterie» fondée en 1898 – présidée par Romain Bourgeois – ont dû constater que l’ancienne cave située au sous-sol de la fromagerie elle-même était devenue trop exiguë. Ils ont donc décidé de construire une nouvelle cave de plain-pied, située à quelques encablures de l’exploitation elle-même. Les copropriétaires et gérants de la Fromagerie du Coteau Jean-Pierre Chuard et son fils Frenky ont participé dès l’origine à la conception de l’édifice, sur le plan de la technique fromagère surtout.

La quatrième génération de fromagers

L’arrière-grand-père de Frenky produisait un fromage par jour. Aujourd’hui avec l’automatisation, la production se compte en tonnes. La grande cave-halle où mûrissent les fromages est entièrement automatisée. Un robot saisit délicatement les fromages, les frotte, les tourne et les remet en place, ceci durant 10 à 15 heures. Cette nouvelle cave-halle est ouverte depuis une année. Elle permet à la fromagerie de collecter le lait de Ballaigues, mais aussi celui d’Agiez et de Pompaples, à la suite de la fermeture de la laiterie d’Arnex. La production a passé de 1,2 à plus de 3 millions de litres de lait par année. Les fromagers ne peuvent commercialiser en direct que 4% de leur production. Le solde est mis sur le marché par un négociant en Suisse alémanique, qui en exporte une grande partie en Angleterre. La fromagerie du Coteau de la famille Chuard fabrique 90% de Gruyère AOP avec le numéro distinctif 4379 moulé sur chaque meule. La production de Gruyère AOP est complétée de septembre à mars par celle du Vacherin Mont-d’Or « Le Ballaigui », lui aussi AOP, qui est produit à Ballaigues, mais affiné à l’Auberson chez Vincent Tyrode, un grand spécialiste de cette étape déterminante.

Jean-Pierre Chuard concède que l’on ne passe pas à l’automatisation sans difficulté. « Il m’a d’abord fallu refaire mon sens de l’odorat. Un fromager pénètre dans la cave et sait tout de suite si le taux ambiant d’ammoniac et l’odeur sont optimaux. Changer de cave change aussi la perception de ces odeurs. De même le salage qui n’est plus fait à la main, mais par le robot, doit être très finement réglé en plusieurs essais, en sachant qu’il faut plus de trois mois pour que la meule atteigne sa première maturité.»

Petits chaudrons dans les grands

Les organisateurs de la journée avaient mis les petits chaudrons dans les grands. De nombreux discours, dont celui du conseiller national Jacques Nicolet, venu avec sa quadruple casquette de voisin, d’agriculteur couleur de lait, de délégué de l’Interprofession du Gruyère. La journée a continué avec plusieurs animations musicales, un apéritif offert par la commune de Ballaigues. Une grande cantine avait été aménagée pour y déguster la fondue. Une démonstration de fabrication de fromage dans un chaudron a aussi eu lieu.

Message de fin d’année

Tout au long de l’année écoulée, L’Omnibus a cheminé avec vous, chère lectrice, cher lecteur. Nous espérons vivement que ce fut à satisfaction. Notre équipe, toujours animée par la même volonté de relayer l’information, s’est démenée pour couvrir un maximum d’actualité régionale.

Nous vous remercions très sincèrement de votre soutien en qualité d’annonceur et/ou d’abonné, de votre intérêt en tant que lecteur régulier ou occasionnel.

A l’heure des difficultés de la presse écrite qui, rappelons-le, ne bénéficie pas d’une redevance type Billag, nous allons nous battre pour notre avenir qui passe par une proportion équilibrée de publicité et par une croissance de nos abonnements.

Chers amis de L’Omnibus, nos meilleurs vœux vous accompagnent en ce changement d’année.

Denis Maillefer, Président du Conseil d’administration

Les bassins de la STEP actuelle, au premier plan.

Vallorbe : le projet de STEP démarre

Première séance de l’année lundi pour le délibérant vallorbier placé sous la présidence de Christine Leuenberger, avec comme plat de résistance le vote d’un crédit de préparation d’étude pour la future STEP de la cité du fer d’un total de Fr. 400 000.– accepté sans opposition ni discussion. L’installation actuelle (photo ci-dessus) date de 1967. Elle n’est plus aux normes, pas économique, peu performante, dangereuse pour les opérateurs, etc. Trouver des pièces de rechange est un parcours du combattant, si bien que l’exécutif propose non pas de la restaurer, mais d’en ériger une nouvelle, au même emplacement.

Son dimensionnement général dépendait de la décision de Ballaigues de se brancher ou non sur cette installation moderne. Or l’exécutif ballaigui préfère faire cavalier seul dans ce domaine «pour des raisons économiques et politiques» ont précisé les commissaires. C’est donc un projet dimensionné pour Vallorbe qui sera étudié en détail.

Fermeture des chemins forestiers

En fin de séance, l’inspecteur forestier Pascal Croisier et le garde-forestier Dominique Favre ont présenté le plan de fermeture des chemins forestiers. La règle générale sera, dès ce printemps, l’interdiction faite à tous les véhicules à moteur de circuler sur ces chemins forestiers, avec des exceptions pour rallier notamment les buvettes ou les points de vue. Interrogé sur l’origine et les motivations de ce changement de pratique, Pascal Croisier a précisé que cette interdiction datait d’un texte fédéral de… 1991, mis en place avec une certaine retenue dans le canton.

Il a également confirmé que le personnel de la forêt ne constatait pas d’abus manifeste actuellement, mais que cette législation « avait été enfilée dans la loi au tout dernier moment par les Verts il y a bientôt 30 ans, pour la tranquillité de la faune. Comme toute loi, il s’agissait donc de l’appliquer et de la faire appliquer ». La première année sera plutôt didactique, les dénonciations ne devant en principe intervenir qu’à partir de 2018.

La place à rénover qui devra accueillir le RER

Orbe: les priorités 2016-2021

La Municipalité d’Orbe a présenté son programme de législature pour les cinq années à venir. Ce document a été confectionné après que l’Exécutif, les responsables de l’administration communale, mais aussi les partis aient fait valoir leurs points de vue avec une vision à dix ans. Il s’agissait de définir les grands axes pour cette période telle que nous tentons de les résumer ci-dessous.

Préférences, RER et déchets

Sur le plan des finances, il s’agira de veiller à l’équilibre budgétaire dans la situation délicate que traverse la commune. Les investissements dépendront des ressources disponibles comme il sera nécessaire de stabiliser la dette à long terme. Au domaine des infrastructures, l’accent sera mis sur l’arrivée du RER, sur le développement routier en favorisant la mobilité multimodale et dans l’accueil de nouvelles entreprises quand bien même les terrains manquent. A ce propos, la préférence sera donnée aux firmes de l’agro-alimentaire. Les partis ont insisté pour une meilleure gestion des déchets. A ce propos, on évoque aussi la construction d’une nouvelle déchetterie.

La participation citoyenne va être lancée avec une démarche auprès des habitants qui seront invités à s’exprimer et à donner leur opinion sur leur commune. La Municipalité entend aussi renforcer les liens avec les communes environnantes pour une harmonisation régionale. En matière d’urbanisme, il faudra développer la localité, rendre le commerce attractif de même que l’on souhaite offrir des espaces publics de qualité.

EMS et chauffage à distance

En ce qui concerne le tourisme, il s’agira de favoriser la mise en valeur du site des mosaïques dans la régionalisation qui devrait voir bientôt le jour au détriment des associations locales, pour une meilleure visibilité. On souhaite faire mieux connaître le travail de la sécurité publique et de la police PNV dont l’avenir devra être repensé. On n’oubliera pas l’entretien du patrimoine communal et d’introduire le chauffage à distance pour le futur EMS et les écoles du haut de la ville. En matière de construction, la commune tentera d’éviter l’inflation du coût des loyers.

Il serait bon aussi qu’Orbe soit plus présente sur la carte du sport et de la culture avec des événements régionaux, voire cantonaux. A l’interne, une meilleure coordination des services communaux deviendra indispensable afin que chacun soit concerné par tous les projets envisagés, en tenant compte des soucis énergétiques actuels. La commune entend améliorer sa communication puisqu’une commission spécifique a été créée et le rez-de-chaussée de l’Hôtel de Ville pourra accueillir des expositions qui permettront d’améliorer la cohésion sociale.

Ce programme, qui est disponible dès aujourd’hui sur le site internet de la commune, marque un changement de cap par rapport au passé. Une plus grande ouverture est visée ce dont on doit se réjouir pour autant que le trop-plein d’intervenants ne vienne pas freiner les projets!

Du 10e anniversaire au 500e numéro

Le conseil d’administration de L’Omnibus adresse ses meilleurs vœux à tous ses fidèles lecteurs et toutes ses fidèles lectrices. Nous abordons la nouvelle année 2016 avec confiance et motivation, tout en ne minimisant pas les difficultés qui nous attendent pour maintenir une couverture optimale de la vie régionale et développer à la fois notre nombre d’abonnés et notre volume de publicité.

Si la presse écrite n’est plus le seul vecteur d’informations, elle doit d’autant plus se remettre en question et cultiver ses spécificités. Avec l’engagement de toute notre équipe à laquelle nous adressons également nos meilleurs vœux, nous allons poursuivre nos efforts en 2016, avec une première date symbolique, celle qui marquera sous peu la parution de notre 500e numéro.

Pour le conseil d’administration de L’Omnibus, Denis Maillefer

Le couper du ruban avec de gauche à droite: Marie-Christine Aubert, Chantal Mottaz-N’dele, Jacques-André Mayor et le président du Conseil Jean-Marc Bezençon.

Orbe: la grande foule pour une nouvelle rue

Pour l’inauguration de la Grand-Rue après de longs mois de travaux, la commune d’Orbe et Articom (la nouvelle association des commerçants) ont voulu faire les choses en grand et elles ont bien fait puisque la population s’est déplacée en nombre pour assister à la fête. Différents services communaux avaient été engagés pour servir l’apéro et de quoi manger: la voirie par exemple a eu fort à faire pour suivre la demande en grillades. Les organisateurs ont dénombré plus de 1500 personnes au cours de cette manifestation, appréciée puisqu’elle s’est terminée après minuit dans une ambiance on ne peut plus chaleureuse.

Après la partie officielle et le couper du ruban par le municipal Jacques-André Mayor, les festivités se sont poursuivies avec plusieurs animations: MarKallan et Charlotte ont accompagné l’apéro, ensuite les commerçants de la rue avaient organisé un défilé de mode, la Maison des Jeunes une démonstration de break dance et pour clore la fête un concert des Swiss Kids.

Première étape dans le développement d’Orbe, cette réfection de la Grand-Rue sera suivie prochainement par celle de la place du Marché.

Fête de la musique

Au lendemain de l’inauguration de la Grand-Rue, qui a attiré la grande foule, les Urbigènes se sont retrouvés pour fêter la musique. Des concerts divers ont été donnés tout au long de la journée pour se terminer tard dans la soirée sur des airs connus et pour la grande joie des danseurs qui ont démontré qu’à Orbe, on aime s’amuser!

Sarah Mottaz.

Orbe: bienvenue à Articom

Au début du mois d’avril, une assemblée générale extraordinaire votait la dissolution de la Sicup, la société des industriels et commerçants de la localité. Dans la foulée, les membres présents décidaient de la création d’une nouvelle association. Ils abrogeaient du même coup des statuts et désignaient un comité. Ce dernier sera dirigé par Sarah Mottaz (Boutique au ô p’tit bout et MPM) qui sera secondée par Marie-Christine Aubert (Boutique Différemment). La trésorerie sera assumée par Serge Picard (Picard Mode), Catherine Engdahl (Droguerie Engdahl) s’occupera du secrétariat aux PV et la Vaudoise Assurances a proposé ses services pour le secrétariat général. Evelyne Rossopoulos (Envie de voir) et Yves Allimann (Magasin Pile Poil) complèteront le comité.

Campagne d’adhésion

Au cours de ses premières réflexions, ce comité a décidé de nommer la nouvelle association, Articom pour ARTisans, Industriels et COMmerçants d’Orbe et environs. Elle espère le transfert des membres de l’ex-Sicup dans la nouvelle entité comme elle souhaite la bienvenue et la solidarité des nouveaux commerçants puisqu’une campagne d’adhésion sera lancée ces prochaines semaines. A ce sujet, les cotisations demeurent inchangées malgré le manque de moyens financiers du moment. Articom entend collaborer avec Nicolas Frey, qui avait notamment aménagé un site sur lequel on trouve toutes les manifestations se déroulant dans la cité. Le président actuel du Conseil communal demeure aussi le lien urbigène de l’ADNV dans le cadre «des midis de l’entrepreneur», dont la prochaine session aura pour thème «Communiquez sur les réseaux sociaux».

Souhait de collaboration communale

Le comité veut aussi prendre langue avec la commune pour qu’elle encourage le commerce au centre-ville, pendant ces neuf mois de travaux. Elle souhaite que l’on mette mieux en évidence les possibilités actuelles de parquer dans la localité comme elle espère un encouragement par la pose de banderoles publicitaires aux entrées de ville afin d’inciter les chalands à acheter à Orbe. Enfin, elle organisera quelques manifestations dans la Grand-Rue devenue momentanément piétonnière, pour promouvoir les artisans, les industries et les commerces de l’association nouvelle.