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L’Auberge communale est prête pour sa rénovation.

Orny: Conseil général, Fin des travaux, Brève séance tout en douceur

Le président Julien Hugo n’a pas vraiment eu de difficultés pour conduire la séance du Conseil général en ce lundi soir 1er octobre. Après une assermentation, les 30 membres présents ont accepté facilement les objets inscrits à l’ordre du jour.

L’arrêté d’imposition reste stable, à 73% de l’impôt cantonal de base, et ceci jusqu’à la fin de la législature en 2021. Malgré les importants et récents travaux liés à la traversée du village et encore d’autres investissements à venir, déjà inscrits sur le programme de législature, la Municipalité est consciente que la capacité financière de la commune repose essentiellement sur les recettes fiscales. Du coup, il est important de veiller à une stabilité sur le long terme. Un point de vue qui a été partagé à une très large majorité et sans discussion.
Il en a été de même pour voter le crédit demandé d’un montant très précis de Fr. 76 864.– pour un indispensable rafraîchissement de l’Auberge communale, intérieur et extérieur, consenti pour faciliter le changement de tenanciers sans qu’il en résulte une longue fermeture de l’établissement. Les opérations résident essentiellement en peinture, sanitaires, électricité, mise aux normes, tant pour le restaurant que pour l’appartement de service. Au 1er novembre, ce sera la réouverture sous la nouvelle enseigne «Auberge communale des Rupiants», cette dénomination étant le surnom des habitants d’Orny.

La fin de la séance a été réservée aux remerciements. Surtout à la Municipalité pour avoir si bien orchestré ce «passage du témoin» en douceur. Et aussi pour sa gestion efficace de l’énorme chantier de la traversée du village qui vient de se terminer.

Une fête pour l’inauguration

En cet ultime dimanche de septembre, la population d’Orny a profité de la fermeture complète de la route pour organiser, sous l’égide de la Municipalité, une petite fête pour marquer la fin des travaux et inaugurer cette nouvelle et belle traversée du village. Plus de 200 personnes ont participé à un brunch campagnard en musique, spectacle d’improvisation et animations diverses pour les enfants. Là où la route est la plus large, vers l’abri de bus, on n’a pas hésité à dresser des tables que les Rupiants ont évidemment prises d’assaut.

Fin des travaux et retour de la circulation

Toute la semaine, des passants ont observé la nouvelle configuration de la place du Marché et cela a beaucoup alimenté les discussions. En général un peu dubitatifs, ils attendaient de voir sur le plus long terme. Mais la nouvelle disposition du marché du jeudi a beaucoup plu par sa plus grande convivialité.

Par contre, ils étaient plus unanimes pour saluer le retour à la normale de la Grand-Rue. Après de longs mois de travaux nécessaires et urgents, mais qui en ont dérangé plus d’un, la Grand-Rue a enfin retrouvé un visage agréable, elle est devenue une zone «20», c’est-à-dire que les piétons et les voitures cohabitent (si possible harmonieusement) avec priorité aux piétons.
Vendredi matin, les employés de la voirie s’activaient à la Grand-Rue pour remettre en place les derniers éléments, mais n’étaient pas sûrs de pouvoir terminer à temps.

En fin de journée tout était prêt et les premières voitures ont pu circuler. Les passants comme les commerçants étaient en général assez positifs. Ils la trouvent jolie, de nouvelles terrasses ont fleuri. Un petit bémol pour ces gros pots de fleurs qui ne sont pas au goût de tout le monde. Pas qu’ils soient vilains, mais potentiellement dangereux en bouchant la vue des automobilistes.

A noter que l’inauguration officielle avec couper de ruban, animations et grillades est prévue le vendredi 19 juin.

La récréation est finie

Ainsi donc, en plein psychodrame fédéral sur la Lex USA, voici que le Lituanien Algirdas Semeta, «Monsieur Fiscalité» de l’Union européenne (UE), a débarqué à Berne lundi, porteur d’un mandat de négociation avec la Suisse.

Encore un mandat, encore un rendez-vous obligatoire pour Éveline Widmer-Schlumpf, dont l’agenda semble de plus en plus encombré. Car notre visiteur n’est pas venu pour inaugurer des chrysanthèmes, mais pour exiger une nouvelle fois, au nom de l’UE, la conversion rapide de la Suisse à l’échange automatique d’informations en matière fiscale.

Cette pression en augmentation constante exercée sur la Suisse est considérée par certains politiciens comme une atteinte inadmissible à sa souveraineté. De quoi se mêlent donc ces États étrangers qui sifflent la fin de la récréation sans nous demander notre avis? De quel droit les cow-boys américains marchent-ils sur nos plates-bandes sans ménagement, eux qui en plus nous espionnent à qui mieux mieux sur nos terres? Dans la discussion de la loi d’exception qui est censée permettre aux banques de se sortir encore et une nouvelle fois d’un très mauvais pas, nombreux sont les élus qui critiquent la position d’Éveline Widmer-Schlumpf. «Elle n’a même pas été fichue de négocier un véritable accord global avec les USA pour régler ce litige», gronde-t-on à l’envi dans ces cercles.

On aura remarqué qu’une bonne partie des parlementaires qui grondent ainsi sont aussi ceux pour qui toute intervention de l’État dans les affaires bancaires ou dans toute autre affaire privée est par essence mauvaise, car relevant de la violation des lois du sacro-saint marché ou de la libre concurrence. Étrange paradoxe.

Remiser une fois pour toutes nos pratiques contestables en matière de fiscalité et capitaliser sur une ingénierie plus performante que celle du voisin semble pourtant être la seule voie raisonnable, lorsque la transparence devient règle.