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Les 12 éoliennes telles qu’elles seront vues depuis la plaine. Tout cela pour ça?

La Praz: Forcing pour les éoliennes, une commune toujours à la une !

On a maintenant la preuve qu’une modeste petite commune du Jura vaudois, d’à peine 160 habitants, peut faire la «une» de tous les journaux romands. Et deux fois ! La Praz a, en effet, défrayé la chronique lors de son refus du «Parc éolien» qui prévoit la mise en place de 12 turbines géantes sur les crêtes du Mollendruz. Et maintenant, par l’annonce d’un deuxième vote sur le même objet...

Premier round: Jeudi soir 18 janvier, lors des séances des Conseils généraux de Juriens, Mont-la-Ville et La Praz, cette dernière est la seule à refuser ce plan partiel d’affectation intercommunal. Un sacré coup ! Une totale surprise ! Et un sacré «scoop» pour la presse qui ne se gêne pas d’annoncer la fin programmée de tout ce projet. S’ensuivent des réactions en chaîne, des courriers de lecteurs et des félicitations pour les gens de La Praz qui deviennent ainsi les «pourfendeurs» des éoliennes.

Deuxième round: La Municipalité de La Praz ne veut pas de cet échec, elle qui s’est positionnée clairement en faveur des éoliennes. Alors, que faire ? Simple ! On va revoter le préavis... «Démarche peu courante, mais légale», précise la préfète du District Jura - Nord vaudois Evelyne Voutaz. Alors, rebelote ! La presse se déchaîne à nouveau sur ce sujet. La Praz revient au centre des attentions. «Vu que les deux autres communes ont accepté le PPA, c’est un devoir pour nous de représenter ce préavis pour que les conseillers puissent se positionner ou se repositionner en toute connaissance de cause. Et dans ce but, une séance d’information aura lieu mercredi 21 mars, avant le nouveau vote du Conseil prévu mardi 27 mars. L’image de La Praz est ternie. Et on perdra tout ce que nous avons investi pendant dix ans pour ce projet, sans compter l’indemnisation annuelle de plus de cent mille francs que la société nous verserait pour la location des terrains et les revenus fiscaux», a motivé la syndique Anni Sordet.

Manque de fair-play

Bien évidemment, les opposants aux éoliennes se sentent trahis. Tant SOS Jura Sud et Paysages Libres Vaud trouvent que ce second scrutin est loin d’être «fair-play» et que les autorités réagissent en mauvais perdants. D’autant plus que ces éoliennes de Energie Naturelle Mollendruz SA ne font pas partie d’un élan purement communal. Elles sont managées par les Services électriques de Zurich et les Services industriels d’Yverdon qui doivent justifier le X pourcent d’énergie verte dans leurs factures. Et, dans le Journal de Morges, le syndic de Mont-la-Ville Patrick Agassis va plus loin: «Vu la volonté du Canton de Vaud de voir aboutir ce projet, il pourrait même déplacer les frontières communales entre La Praz et Juriens par simple échange de terrain pour pouvoir aller de l’avant!»

Quand on scie la démocratie

Dans cette affaire, les tenants et les aboutissants vont bien au-delà du pour ou du contre les éoliennes. C’est tout le fonctionnement de la politique communale qui est remis en question, et jusqu’aux députés du Grand Conseil. Du coup, le règlement des Conseils généraux qui permet de se faire assermenter lors d’une séance importante est maintenant sérieusement remis en question. On parle même de changer la loi pour cela. «La réflexion peut être juste, mais c’est la base même de la démocratie directe qui vacille. Pourtant, ce système a fait ses preuves...» s’inquiète la préfète.

Pour conclure, nul ne peut prétendre connaître l’issue de cette deuxième confrontation... A La Praz, on assure toutefois qu’il n’y aura pas de troisième vote et que la Municipalité s’adaptera au résultat sorti des urnes. Donc, affaire encore à suivre...

La rue des Fontaines.

L’Abergement: réfection à la rue des Fontaines

Crédit obtenu pour la rue
des Fontaines
Pour remplacer les conduites d’eau potable, d’eaux usées et d’eaux claires à la rue des Fontaines, la Municipalité a besoin d’un montant de Fr. 180 000.–; ce montant, accepté à l’unanimité par les conseillers présents, permettra également de réfectionner la chaussée de cette petite rue. Pour payer les travaux ci-dessus et assurer ses liquidités courantes, la commune va emprunter Fr. 200 000.–. La Place du Pressoir et la rue des Grands Prés seront alors les derniers endroits du village à devoir subir un toilettage définitif.

Budget dans les chiffres noirs

C’est également à une très forte majorité que les conseillers ont accepté le budget communal pour 2018. Le total des recettes se monte à Fr. 1 205 791.–et le bénéfice prévisionnel à Fr. 6 318.–.

par éolien du Bel Coster

Les Conseils des communes de L’Abergement, Lignerolle et Ballaigues devront se prononcer le 12 mars 2018 sur le PPA intercommunal relatif au parc éolien du Bel-Coster (9 machines), avant que ce dernier, s’il est accepté, soit transmis au Canton pour levée des oppositions.

Le parc vu du centre de Premier

Eolien: le PPA « Sur Grati » approuvé par le canton

Ce vendredi 26 février, le canton de Vaud a approuvé le PPA "Sur Grati" délimitant le parc éolien du même nom situé sur les communes de Vaulion, Premier et Vallorbe.

Les promoteurs l'ont annoncé lors d'un point presse tenu à Vallorbe à 12 heures.

Cette phase importante du processus ouvre maintenant la voie à un éventuel référendum ainsi qu'à d'éventuelles procédures de recours judiciaires. Ce n'est qu'une fois le sort de ces éventuelles procédures connu que le projet pourra aller de l'avant.

Détails, analyse et réactions dans notre édition du vendredi 4 mars.

De gauche à droite: Jean-Marc Blanc, Christel Truan, Isabelle Otz et François Leresche juste avant l’exposé.

Ballaigues: l’éolien pas rentable?

Le Centre villageois de Ballaigues a fait le plein mardi soir passé à l’occasion de la soirée d’information du mouvement anti-éolien SOS Jura Vaud-Sud. Saisissant l’occasion de la prochaine mise à l’enquête publique de différents parcs éoliens proches et singulièrement de celui du Bel-Coster, qui touchera Ballaigues, Lignerolle et L’Abergement avec neuf hélices géantes de 150 mètres de hauteur mesurée au moyeu des machines, les membres de l’association ont présenté leur vision de l’énergie éolienne en général et les raisons qui motivent leur opposition de principe.

Après une entrée en matière plus axée sur les contours paysagers du projet du Bel-Coster à laquelle s’est attaché Pierre Sauvain de Vallorbe, c’est François Leresche, de Ballaigues, qui s’est exprimé. Sortir du nucléaire nécessite de trouver une énergie de remplacement pour ce qui constitue actuellement environ 40% du courant consommé, soit le courant appelé «en ruban» parfaitement régulier, ce qui n’est pas le cas du courant éolien qui est le champion de l’intermittence aux yeux de l’orateur du soir.

La part du gâteau

Selon François Leresche, les promoteurs des éoliennes ne semblent attirés que par des considérations financières: pouvoir investir une partie des 9 milliards de francs qui seront nécessaires à la construction des 900 éoliennes prévues en Suisse (en moyenne 10 millions de francs par machine). Et surtout pouvoir investir en étant certain d’obtenir, avec la rétribution fédérale à prix coûtant RPC une rentabilité financière garantie par la Confédération – mais payée par les consommateurs – aux alentours de 21 centimes le kWh. Ce système a été battu en brèche durant toute la soirée, au motif que rien ne garantissait sa durée dans le temps.

Le courant électrique sur le marché européen se négocierait actuellement aux environs de 4 centimes le KWH. La promotion coûteuse de l’éolien serait à la source de la mise en sommeil des barrages qui ne sont plus rentables. Par ailleurs, pour contrer les hausses de tensions subites provoquées sur le réseau par les éoliennes, Swissgrid devrait investir environ 15 milliards de francs supplémentaires pour de nouvelles lignes à très haute tension. En forme de conclusion, les organisateurs proposent simplement d’avoir la sagesse de renoncer à l’éolien.

Divers avis se sont ensuite élevés dans la salle, certains partisans de l’éolien n’hésitant pas à comparer l’exposé de François Leresche à un «gigantesque galimatias de mauvaise foi». Des opposants à l’éolien ont aussi apporté leur pierre à la discussion, notamment quant à l’aspect fragile de la garantie dans le temps de la RPC.

Vue sur Grati depuis la Dent-de-Vaulion

Vaulion: un oui fier et droit pour Grati

Mardi 21 avril le Conseil communal de Vaulion s’est prononcé sur le plan partiel d’affectation intercommunal des éoliennes «sur Grati». Simultanément les Conseils de Premier et de Vallorbe ont fait de même.

Comme dans les autres communes concernées, le projet éolien de VO Énergies SA aura suscité de vives réactions dans tous les camps. Pourtant, tous d’accord sur le fond écologique des éoliennes, les craintes d’éventuelles nuisances sonores, du rendement réel en énergie, des travaux d’installations, de l’entretien et de la conservation des paysages ont rempli plus de deux cents dossiers et refait surface lors de l’assemblée.

Avec Yann Lorenzini comme président, la commission a été remerciée par tout le conseil communal pour son travail d’investigation. Car suite à l’ouverture d’esprit dans cette tâche, la commission aura réussi à rajouter une convention entre certains opposants inquiets d’éventuels saccages lors de la mise en place des éoliennes et VO Énergies SA. Des réponses rassurantes ont aussi été apportées aux inquiétudes concernant la faune et la flore où l’annonce des sept ans de surveillance garantie par des associations pour la protection de la nature. La question de l’impact sur le paysage a été jugée quant à elle non recevable, car «tout est une question de goût» et pour ce qui est d’abattage d’arbre, seuls une petite dizaine d’arbres seront couchés. Le modèle exact pour ces six éoliennes n’a pas encore été choisi par VO Énergies SA.

Côté chiffres, la commission a rappelé l’investissement de 60 millions de francs consenti, les trente années d’octroi d’un droit d’usage permanent et distinct de parcelles, un plan financier clair prévoyant des recettes garanties durant vingt années et l’étude de l’impact des éoliennes faite sur quatre ans.

Parmi les membres du Conseil, le débat fut serein avec un regard vers «ce petit pas dans les énergies renouvelables qu’est le parc éolien sur Grati». Tous applaudissent le principe de la sortie du nucléaire et sont d’avis qu’il serait «hypocrite d’aller chercher du nucléaire en polluant chez les autres sous prétexte que c’est moins cher».

C’est donc avec fierté et droiture que le Conseil aura été le seul à voter à main levée et sans «secret». Un «oui» écrasant avec 25 voix, contre un «non» et une «abstention». De quoi donner des ailes au projet éolien «sur Grati»!

Mais les opposants n’ont peut-être pas dit leur dernier mot lors du futur affichage public. Un référendum pourra toujours être lancé… Affaire à suivre.

Vue depuis Vaulion

Région: «Sur Grati», 3 fois oui!

Après un processus qui aura duré 6 ans environ, le projet de PPA intercommunal «Sur Grati» mené de concert par les communes de Premier, Vallorbe et Vaulion et par VO Energies SA a été déposé en décembre 2014 auprès des trois organes délibérants communaux concernés. Durant la phase de mise à l’enquête, le projet a suscité 24 oppositions regroupant près de 220 signatures.

Il s’agissait aussi bien d’oppositions de particuliers que d’oppositions d’ONG ou d’associations et collectifs divers. Chaque opposition a fait l’objet d’un examen spécifique et lors du dépôt du dossier auprès des conseils, les Municipalités ont traité chaque opposition en proposant leur levée pour des motifs à chaque fois en relation directe avec la problématique soulevée. Des commissions ad hoc ont été nommées dans les trois conseils afin d’examiner cette proposition municipale et une séance uniquement consacrée à cet objet, fixée volontairement à la même date et à la même heure, a eu lieu mardi soir dans chacun des villages.

Encore un long chemin

À Premier, la question n’a pas soulevé de grands débats. Le projet a été admis par 25 voix pour, 6 voix contre et 1 abstention, non sans que 13 nouveaux conseillers aient fait leur apparition au Conseil. À Vaulion, le score est encore plus net en faveur du projet: 25 voix pour, 1 contre et 1 abstention. C’est finalement à Vallorbe que le parc éolien aura été le plus discuté. Au vote final et à bulletin secret, il a été approuvé par 25 voix contre 19, sans abstention. Après la fin des opérations formelles, les trois syndics des communes concernées se montraient satisfaits.

Pour Claude Languetin, syndic de Vaulion, le conseil a bien fait confiance à son exécutif pour un projet important et complexe. À Premier, le syndic Étienne Candaux était ravi de pouvoir montrer que la génération actuelle de responsables politiques savait encore être visionnaire, «comme c’est son rôle trop souvent négligé». À Vallorbe enfin, le syndic Stéphane Costantini avouait aussi sa satisfaction, qu’il qualifiait toutefois de toute intérieure par respect pour la démocratie et la position des adversaires. « Le chemin sera encore long, le projet devant une nouvelle fois passer par les services cantonaux avant de pouvoir se concrétiser. »

Sans compter à Vallorbe et à Vaulion la possibilité d’un référendum populaire, d’ores et déjà promis par les adversaires du projet à la sortie de la séance.

Vue de l’intérieur du parc - Photomontage.

Parc éolien Sur Grati: des oppositions attendues

Au terme de la procédure de mise à l’enquête qui s’est terminée le 7 juillet au soir, les communes de Vallorbe, Premier et Vaulion ont dénombré 24 oppositions aux différents actes du projet soumis à l’examen.

La plupart sont des oppositions globales, à savoir qu’elles ne distinguent pas le PPA proprement dit des machines mises à l’enquête conjointement. Elles comportent au total 219 signatures. Cette différence entre le nombre d’oppositions formelles et le nombre de signatures provient de la typologie des signataires. On peut classer les oppositions en trois grandes familles: celles des ONG, comme Pro Natura, Birdlife, Helvetia Nostra de Franz Weber, celles des associations comme Paysage Libre Vaud ou sa section locale SOS Jura Vaud-Sud, «constituée pour contrer les trois principaux projets que sont Mollendruz, Sur Grati et Bel Coster» et enfin celles d’une série de particuliers. «Devant un tel projet, nous étions parfaitement conscients du fait qu’un certain nombre d’oppositions allaient être déposées», explique le syndic de Vallorbe Stéphane Costantini.

Volonté de transparence et d’ouverture saluée

«Nous nous réjouissons donc qu’au terme d’un processus particulièrement ouvert et salué comme tel par certaines des ONG qui s’opposent au projet, la voix du citoyen puisse se faire entendre. A noter que le WWF a salué l’ouverture pratiquée par les promoteurs du projet, auquel il ne s’oppose pas, mais sur lequel il a formulé quelques remarques. Nous allons maintenant prendre le temps d’étudier de près chaque opposition.

Certaines comportent peut-être des éléments auxquels nous n’avons pas pensé ou des considérations pertinentes. Une fois ce travail effectué, nous préparerons le dossier pour sa présentation aux Conseils communaux de Vaulion et de Vallorbe et au Conseil général de Premier. Car ce sont les élus locaux qui, en effet, devront se prononcer sur le PPA. Ce n’est qu’une fois l’accord des Conseils recueilli que le dossier pourra partir au canton, pour que ce dernier donne son aval final. Cet aval est de compétence cantonale, s’agissant d’un PPA et surtout s’agissant d’un projet de parc éolien. Le dossier devrait pouvoir être présenté aux Conseils en fin d‘année 2014.»

Le canton a entrepris une étude globale sur l’impact des projets de parcs éoliens. C’est en particulier à l’aune des futurs résultats de cette étude que seront sans doute jugées les oppositions au parc «Sur Grati.

Le ballon tôt le matin, avec son dispositif de comptage quelques mètres en dessous et au sol, à la verticale, la tente de rangement diurne.

Ballaigues: biologistes au chevet des chauves-souris

Le ballon tôt le matin, avec son dispositif de comptage quelques mètres en dessous et au sol, à la verticale, la tente de rangement diurne.

Le ballon tôt le matin, avec son dispositif de comptage quelques mètres en dessous et au sol, à la verticale, la tente de rangement diurne.

Depuis une dizaine de jours, un ballon blanc captif de 15 m3 et de près de 4 mètres de long flotte la nuit à une cinquantaine de mètres au-dessus d’un pâturage situé à quelques centaines de mètres en arrière du chalet des Cernys, au-dessus de Ballaigues. Cet engin est destiné au comptage précis des chauves-souris, dans le cadre des études requises dans le dossier des éoliennes du Bel-Coster.

Parmi les très nombreuses études d’impact préalables nécessaires à l’obtention d’un permis de construire figure la mesure de l’activité nocturne des chauves-souris, ces mammifères dont les traces connues les plus anciennes datent de 55 millions d’années. Une petite équipe issue du bureau KohleNusbaumer SA de Lausanne, formée de la biologiste et spécialiste des chiroptères Nathalie Grandjean et de son adjointe Virginie Cochard, conseillère diplômée en communication en matière d’environnement, a mis au point concrètement la mesure des fameux mammifères.

Trouver des solutions pratiques

«Nous avons dû trouver des solutions pratiques et mobiles», expliquent les jeunes femmes, qui rallient les Cernys deux fois par jour durant la saison. «Le soir pour hisser le ballon et le matin pour le redescendre et le mettre à l’abri dans la tente que nous avons dressée pour l’y ranger et faire le relevé des mesures effectuées. De fait, ces mesures ont lieu de nuit au travers d’un capteur à ultrasons fixé, avec son accumulateur d‘électricité, un peu en dessous du ballon, accroché à la cordelette qui tient le tout captif à partir du sol.

Nous ne pouvons pas hisser le ballon par tous les temps, car il pourrait s’endommager. De plus, à partir d’un vent de l’ordre de 20 km/h, les chauves-souris ne volent plus.» De fait et pour l’essentiel, la race concernée est celle des pipistrelles communes, qui est la plus répandue en Suisse. Ces mesures doivent permettre de déterminer de façon précise si et quand le vol des chauves-souris obligera les exploitants à stopper les éoliennes durant quelques heures, pour éviter de les perturber.

Des chantiers particuliers

Vaste chantier pour les deux jeunes femmes, qui maintiennent ainsi et simultanément plusieurs emplacements dans le canton sur lesquels elles exercent la surveillance. Parfois de façon étonnante, puisque le soir de leur rencontre avec l’Omnibus, elles s’apprêtaient à passer la nuit à la belle étoile ou presque, sur un autre site, pour lequel le seul point d’accrochage possible pour leur ballon était leur propre voiture. À noter qu’il faut une bonbonne et demie standard d’hélium comprimé (75 litres) pour que le ballon s’élève et soit capable de porter la charge du capteur.

Avec la désagréable contingence que son enveloppe perd et qu’il faut donc régulièrement le «regonfler». Pas simple et plutôt sportif comme exercice, en plus au milieu d’un pâturage atteignable uniquement à pied.

Photo Olivier Gfeller

La Municipalité de Valeyres-sous-Rances. De gauche à droite: Ch. Kaenel, P. Weidmann, N. Piguet, C. Blanc et T. Vidmer.

Valeyres-sous-Rances: première présidente du Conseil

La Municipalité de Valeyres-sous-Rances. De gauche à droite:  Ch. Kaenel, P. Weidmann, N. Piguet, C. Blanc et T. Vidmer.

La Municipalité de Valeyres-sous-Rances. De gauche à droite:
Ch. Kaenel, P. Weidmann, N. Piguet, C. Blanc et T. Vidmer.

Ce dernier mercredi du printemps signait pour le Conseil général de Valeyres-sous-Rances le départ de son Président du Conseil, Raphaël Berthoud.

Ce dernier sera remplacé par Sylvie Glayre, première femme à accéder à cette fonction dans la commune.

Comme partout ailleurs, les comptes communaux 2011 étaient au programme. Ceux-ci montrent un excédent de produits de Fr 178 000.- avec des charges à Fr 2 41o 000.- pour des revenus à Fr 2 591 000.-. Les disponibilités sont de Fr 1 188’000.-. Le bilan est donc très sain. Les comptes sont acceptés à l’unanimité.

Les comptes 2011 du SIARV (Service intercommunal d’adduction d’eau de Rances et Valeyres-sous-Rances), présentent quant à eux un déficit de
Fr. 8 519.-. Ce déficit est principalement dû à divers travaux d’entretien non prévus au budget. Ces comptes sont acceptés.

Discussions nourries autour de l’amenée du gaz

En mars 2012, le préavis municipal 06/12 demandant un crédit de Fr. 280 000.– pour financer l’amenée des eaux claires et du gaz aux parcelles 70, 537, 538 et 364 avait été accepté. Pourquoi y revenir? Corinne Tallichet-Blanc, syndique, nous explique que, selon le plan directeur cantonal, Valeyres n’est pas assimilé à un centre. L’impact se fait sentir au niveau des zones à bâtir.

Selon les directives cantonales, pour Valeyres-sous-Rances, le nombre d’habitants maximal est de 560 habitants en 2023; à savoir qu’aujourd’hui, en 2012, ce plafond est déjà atteint! La parcelle 364 comprise dans le préavis précédent, ne remplissant pas les critères de zone à bâtir, ne pourra donc pas être construite. Ceci diminue significativement les mètres linéaires de travaux et conduites, ainsi que le coût. Le crédit demandé est de Fr 138 000.- (celui-ci annulant et remplaçant le crédit de Fr 280 000.- voté en mars 2012).

Ce préavis est accepté. S’ensuit une discussion véhémente autour du gaz; certains désireraient que la Municipalité prévoie l’amenée du gaz, en tant que tel et non pas uniquement profiter de travaux de creuse pour l’inclure alors. Telle n’est pas la vision de la Municipalité. La syndique indique clairement que la Municipalité a mûrement réfléchi à ce sujet et qu’elle maintient sa position. Des conduites privées peuvent être tirées.

Deux autres préavis, l’un portant sur des travaux de remplacement de la conduite d’eau endommagée à la rue du Manoir, l’autre sur le règlement communal sur les émoluments administratifs, sont adoptés.

Quelques communications de la Municipalité

Nathalie Piguet nous informe que l’idée d’une balade annuelle informelle à thème se concrétise, suite à la promenade du 12 mai dans nos bois.
Corinne Tallichet-Blanc communique que le projet des éoliennes est refusé et que par ailleurs, les subventions allouées en cas d’économie d’énergie dans les constructions, victimes de leur succès, vont être revues à la baisse!

Dès 22 h. 30, la Municipalité et Raphaël Berthoud convient l’assemblée à une sympathique collation.

Photo Catherine Fiaux

Eoliennes

Froid, chaud

Eoliennes

Eoliennes

C’est une lapalissade que de vous dire que l’on traverse une période polaire. Fait relativement rare dans nos régions puisque l’on se réfère à 1956 pour trouver des similitudes sur la durée. Par bonheur, contrairement à certains pays, la Suisse ne déplore pas ou peu de morts, victimes du froid. Cela sous-entend que nous avons encore les ressources énergétiques suffisantes pour faire face. C’est un vrai bonheur que l’on ne mesure pas toujours, engoncés que nous sommes dans notre confort habituel.

Il faut espérer que cela sera toujours le cas. A l’heure où l’abandon du nucléaire est prôné par le Conseil fédéral lui-même, il faudra bien mettre en place des alternatives pour conserver ce luxe. Le Canton de Vaud tergiverse en matière de ressources énergétiques.

On doit donc se réjouir de l’attitude des habitants de Sainte-Croix qui se sont déclarés favorables à l’implantation d’éoliennes au-dessus du village. Certes, à une courte majorité et cette votation n’avait qu’un caratère consultatif. Si l’on peut comprendre certains arguments des opposants, on se doit malgré tout de songer à demain. Car il faudra bien équiper notre pays de structures énergétiques qui nous permettront de demeurer compétitifs à tous les niveaux.

Quitte à sacrifier un peu nos paysages et accepter certains petits ennuis comme ceux du bruit relatif qu’émettent ces grandes hélices.

A Sainte-Croix, comme ailleurs dans cette région, la solution des éoliennes s’impose si l’on ne veut pas dépendre essentiellement de l’étranger pour notre approvisionnement en énergie.

Photomontage depuis le Suchet.

Parc éolien du Bel Coster : l’un des trois parcs inscrits au plan directeur cantonal

 Photomontage depuis le Suchet.

Photomontage depuis le Suchet.

Un projet né presque par hasard

En 2008, un peu au hasard des rencontres entre un syndic et un spécialiste de l’éolien venu s’établir sur le territoire de l’une des communes concernées, naissait le projet de parc éolien du Bel Coster. A l’origine, il s’agissait d’imaginer la construction de 15 éoliennes, situées sur le territoire de cinq communes: Ballaigues, Lignerolle, Les Clées, L’Abergement et Rances. Elles devaient approximativement se situer sur une ligne allant des Cernys jusque dans une combe en dessous du Suchet. Aux sondages informels des autorités communales, le projet avait plutôt bonne presse. Dans la population aussi, l’accueil de l’idée était aussi plutôt favorable.

De fil en aiguille et en obstacle réglementaire, le projet mené par ALPIQ a considérablement «maigri». En avril 2011, dans le dernier dossier présenté au canton de Vaud dans le cadre de la planification cantonale révisée, il ne concernait plus que trois communes pour un total de 8 éoliennes: Ballaigues, Lignerolle, l’Abergement. En plus, en terme de propriété du sol, 3 éoliennes sont sur des parcelles appartenant à la commune de Ballaigues, les 5 autres étant sur du terrain appartenant au canton.

Forme actuelle

Les 8 éoliennes prévues dans la der-nière version du projet devrait chacune avoir une hauteur de l’ordre de 190 mètres et un diamètre de 80-130 mètres. Elles ont chacune une puissance de 2 à 4 mégawatts. Les engins produiront au total environ 80 Gigawatts, ce qui représente la consommation de 23 000 ménages ou de 53 000 habitants. Les experts considèrent que le projet de Bel Coster a un rendement énergétique du même ordre que celui des projets «offshore» en Mer du Nord, compte tenu de la configuration des vents et de leur constance durant l’année.

Grande satisfaction à Ballaigues

Raphaël Darbellay, syndic de Ballaigues, qui suit le projet depuis son origine se montre particulièrement satisfait de la décision cantonale. «Sans doute notre projet est-il meilleur et plus mûr que certains autres» explique-t-il. «Il faut dire, ajoute-t-il, que les engins ne seront que très peu visibles, qu’ils ne sont pas juste sous le Suchet comme initialement imaginé, que les normes de bruit et de respect de l’avifaune, ainsi que de l’OFAC pour l’aviation, sont toutes parfaitement respectées. En plus les habitations sont très éloignées des éoliennes et on ne leur voit pratiquement aucun désavantage».

De fait les avantages pour les communes concernées sont clairs. Elles vont recevoir une redevance-socle annuelle, doublée d’une redevance basée sur le chiffre d’affaires réalisé par ALPIQ. Elles n’investissent pas d’argent public, et en plus obtiennent la création conventionnelle d’un fonds de démantèlement, qui sera alimenté chaque année sur un compte bloqué par l’exploitant. Lequel exploitant prendra l’ensemble des coûts à sa charge, y compris ceux des modifications provisoires des chemins d’accès existants, pour que les hélices puissent «prendre les virages» jusque sur leurs emplacements. Le courant produit sera conduit en plaine de façon souterraine.

La suite

Après cette première étape de grande importance, il conviendra de faire adopter un PPA dans les trois communes concernées, préalablement accepté par le canton, puis de mettre à l’enquête publique les constructions. Ces étapes sont prévues actuellement pour 2012. Si tout se passe bien, la livraison des engins et leur mise en service devrait intervenir en 2013-2014.

Photo Olivier Gfeller

De g.à dr. Philippe Latti, municipal à Croy, Anne-Claire. Pliska et Stéphane Costantini, syndic de Vallorbe.

Énergie Naturelle Mollendruz SA est maintenant «visible»

De g.à dr. Philippe Latti, municipal à Croy, Anne-Claire.   Pliska et Stéphane Costantini, syndic de Vallorbe.

De g.à dr. Philippe Latti, municipal à Croy, Anne-Claire. Pliska et Stéphane Costantini, syndic de Vallorbe.

Inauguration du bureau d’informations sur le futur parc éolien.

Point de contact

Les communes de la région, (Juriens, La Praz, Mont-la-Ville, Vaulion et la ville d’Yverdon, propriétaire foncière) engagées avec le service électrique de la ville de Zurich (EWZ) dans le projet de développement d’une énergie renouvelable, inauguraient un bureau et une exposition présentant les enjeux et le site retenu dans le concept national pour l’énergie éolienne.

José Paradela, syndic de Juriens, précisait, par les dates, les grandes lignes de l’évolution du  projet du parc éolien et  la création officielle de Energie Naturelle Mollendruz SA (ENM SA), le 25 février 2009. Il soulignait l’importance d’un tel investissement pour cette région, qui se trouve géographiquement éloignée des pôles économiques et touristiques du pays.

Gino Romegialli, président du conseil d’administration d’ENM SA, rappelait les faits et causes qui conduisirent  EWZ à approcher les communes, propriétaires territoriales sur le Mollendruz, afin d’élaborer en commun un parc éolien, une énergie verte souhaitée par les habitants de Zurich.

Point de contact et de réponse

Anne-Claire Pliska, directrice suppléante d’ENM SA, présentait l’état du projet: les délais devraient être respectés, ils attendent l’aval du canton pour mettre à l’enquête et recevoir le permis de construire le futur parc. A.-Cl. Pliska commentait les résultats des différentes mesures concernant la faune, l’évaluation sonore et l’effet de la modulation lumineuse.

Elle parlait des mesures de compensation qui sont proposées, comme l’enfouissement de ligne de moyenne tension, de lignes téléphoniques sur le périmètre concerné et des nouvelles lignes électriques du parc.

Les informations sous forme de dossier très complet étaient remises à chaque participant.

Une visite guidée du bureau et de l’exposition concernant le futur parc éolien donnait lieu à plusieurs demandes précises relatives à l’avancée physique et technique du projet avec les divers bureaux cantonaux concernés, et auprès des différentes associations, au sujet de la protection de la faune et de la nature.

Un apéritif, avec une dégustation des produits de la région était offert devant la maison de commune. L’occasion d’échanger les avis ou remarques d’une manière moins formelle et plus détendue.

Photo Marlène Rézenne