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Désalpe de la famillle Guillaume Poncet, signe de la fin regrettée des tommes de la Duchatte pour 2017.

Ballaigues: La Croix d’Or rénovée est en bonne voie

On imaginait une séance rapide à la vue de l’ordre du jour du Conseil communal de Ballaigues présidé par Samuel Maillefer. Or finalement, on a pris son temps. S’agissant des travaux urgents de réparation pour
Fr. 105 000.– de l’isolation de la toiture de la Maison de Commune rongée par les fouines, sous l’impulsion de Julien Erbeau, plusieurs conseillers ont déploré que l’exécutif n’ait pas demandé plusieurs offres et ne se soit pas penché sur les économies d’énergie et les possibles subventions cantonales disponibles dans ce domaine. «Il s’agit aussi d’une question de bonne gouvernance» a précisé Pierre Luc Maillefer. Sur sa demande, le Syndic Raphaël Darbellay a expliqué les particularités du cas et la règle interne de l’exécutif qui veut que plusieurs offres soient demandées si les travaux dépassent le seuil de Fr. 10 000.–. L’urgence du cas a nécessité une procédure plus rapide. Au final, le crédit a été accepté à une large majorité, mais avec une bonne dizaine d’abstentions après une discussion nourrie.

Associations intercommunales

Le Municipal Christian Nyffenegger a précisé que le budget 2018 de l’ARAS Junova était stable à l’image de celui du SDIS. S’agissant de l’AscoVaBaNo, la conseillère et déléguée Sylvia Erbeau s’est aussi réjouie d’une certaine stabilité sur ce point tout en déplorant les trop nombreuses absences de délégués des communes lors du Conseil intercommunal, et alors que des décisions importantes devront être prises quant au développement de l’association dans un futur proche.

Taux d’imposition inchangé

Avec l’aval de la Commission des finances, le maintien du taux d’impôt de 66% de l’impôt cantonal de base a été accepté à l’unanimité, le rapport soulignant la bonne santé financière de la commune et fournissant des détails financiers intéressants à son sujet.
À relever qu’il s’agit du taux le plus bas des communes de l’ancien district d’Orbe.

Taxe de séjour

Le règlement préparé par l’ADNV a été accepté à l’unanimité. Ballaigues figurait parmi les 20% de communes qui ne prélevaient pas de taxe de séjour ou sur les résidences secondaires. Des interrogations sont apparues sur la multiplicité des taux prévus.

Le permis de construire pour la Croix d’Or est attendu pour bientôt, deux services cantonaux devant encore se prononcer, a précisé le municipal Jean-François Faivre. Tout est sous contrôle au point de vue délais et planification a conclu, le syndi

Romainmôtier: des hommes, des vaches, désalpent !

Derrière la désalpe que l’on a pu admirer samedi matin lors de la Foire aux Sonnailles de Romainmôtier, il y a des heures de travail ! Nous avons suivi les préparatifs du troupeau de Roger Roy sur l’alpage des Places, à l’entrée de La Vallée de Joux.

Les quelques 55 génisses ont passé l’été avec les vaches laitières au Petit Cernicolet, un alpage français à quelques encablures de La Vallée.

Cette désalpe clôture un estivage aux conditions climatiques difficiles. Entre sécheresse et chaleur, il a fallu jongler avec la gestion des réserves d’eau et la repousse de l’herbe dans les pâturages.

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Une coutume qui perdure

La démonstration d’une prise de route…

La démonstration d’une prise de route…

De jeunes paysans fiers de perpétuer les traditions familiales.

Fin de la saison d’alpage

Sur le domaine de Freddy et Catherine Agassis, propriétaire de La Breguettaz, à Vaulion, la fin de la semaine s’annonçait particulièrement chargée, en travail et en émotion.

Arrivées le 12 mai, cela faisait 130 jours que les vaches laitières avaient pris leurs quartiers d’été, à la montagne, soit: 99 vaches et 1 taureau, appartenant aux familles Rochat de Mathod et Weidmann de Valeyres-sous-Rances, et qui étaient confiées aux bons soins de Freddy et de Catherine pour la saison.

Et demain, samedi 19 septembre, le départ du troupeau pour la plaine était au menu du jour.

Voûte céleste sublime

La nuit, à 2 h. du matin, sous une voûte scintillante de mille étoiles, mais sans lune, Freddy et sa femme partaient chercher le troupeau pour l’ultime traite avant la désalpe. Le bruit des clochettes emplissait l’air calme de la nuit. Quelques vaches meuglaient dans le noir, fâchées de rentrer à la maison. Dès trois heures, la valse des sabots dans la salle de traite commençait, Freddy aidé de son neveu s’activaient dans la fosse, contrôlant les tétines et mettant en route les machines à traire.

La cloche que le berger avait reçue à la dernière Foire aux Sonnailles était passée autour du cou d’une rouquine qui paraissait bien fière de la porter. Mais elle n’était pas la seule à être fière de ce cadeau !

La dernière touche colorée

Dans sa cuisine, Catherine s’affairait autour des bouquets, décorés avec des roses de couleurs en papier crêpe (une tradition pour elle), attachés sur de petits sapins, que portent les bonnes marcheuses pour la descente. Le mythe des bottes-culs fleuris a vécu, ils ont été remplacés par une base en métal qui, posée sur l’encolure de la bête, était arrimée à la courroie de la cloche.  Dame, ils ne traisent plus à la main et elles n’ont plus de cornes…!

Ils arrivaient enfin…

Vers quatre heures et demie, les propriétaires, les amis, des voisins de Vaulion, ceux qui savent attacher cloches et toupins pour que les vaches ne se blessent pas, arrivaient au chalet. Retrouvailles, discussions animées sur l’incendie à Orbe, puis ils se mirent à l’ouvrage. Ils attachèrent les vaches dans la grande écurie, l’un d’eux rasait les queues des bêtes, dehors sous les projecteurs, ils triaient les sonnailles, puis sortaient les bêtes par vague, les habillaient et les envoyaient au pâturage attendre l’aube.

Elles n’étaient pas toutes d’accord de rentrer à la maison, une porte laissée ouverte et quatre d’entre elles faussèrent compagnie aux hommes, mais elles furent vite ramenées à l’écurie. Une escapade de courte durée qui avait le don d’en énerver quelques-uns et d’en faire rigoler d’autres.

Le temps de boire un café

Le jour pointait sa palette de couleur au travers des sapins, il allumait les collines et les murets de pierres sèches si particulier à notre Jura.

Il était près de 7 heures, les bouquets arrimés, le troupeau était prêt. Ils montèrent se restaurer; cafés, thés, de larges tranches de pains, du fromage et les confitures de Catherine, de quoi bien caler l’estomac pour parcourir les 25 Km de la désalpe.

En sortant, ils scrutèrent le ciel, le temps pluvieux prédit pour la nuit, avait du retard. Le troupeau, y compris le taureau portant un toupin…, prenait possession de la route à huit heures; le temps devenait menaçant. La pluie les attrapait après la traversée de Vaulion, à Nidau, et les accompagnait trop longtemps. Cela n’empêcha pas la fête d’être belle. Les promeneurs applaudissaient leur prestation, certains d’entre eux étaient très émus…

Alors, à l’année prochaine !

Photo Marlène Rézenne