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Au Casino, le Choeur d’hommes d’Obe-Moncherand-Arnex.

Orbe: Giron Choral, chauds les choeurs

Comme il était agréable, samedi 21 avril, de se promener dans le centre-ville. Du soleil, des chansons, des costumes et la bonne humeur des choristes qui les portaient ont fait de cette journée une réussite. Même si la foule n’était pas au rendez-vous dans les lieux extérieurs, le Casino a fait le plein d’un public féru du concert de choix qui s’y déroulait l’après-midi. Les 10 chorales ont tour à tour occupé la scène, le temps de 2 chants. Ceci a donné un concert varié, animé, une occasion parfaite pour choisir une chorale et l’approcher.

Le 83e, spontané

Après le trac et la concentration dus à la partie jugée, c’est décontractés que les chœurs se sont retrouvés sous la cantine à la place du Marché. À peine assis, ils se relevaient pour entonner, avec une joie contagieuse, un «Alléluia» et autres airs à partager. Au gré des rues, on pouvait tendre l’oreille et chercher le coin d’ombre d’où provenait l’appel musical.

Le Choeur d’Hommes d’Arnex, sous la Le Choeur d’Hommes d’Arnex, sous la Le Choeur d’Hommes d’Arnex, sous la direction de Christelle Muth

Superbe 80e Giron Choral

C’est sous le thème «Générations… en chantée» que le 80e Giron Choral de la plaine de l’Orbe s’est déroulé samedi à Ballaigues. On aurait pu imaginer que le soleil ne fasse pas grève ce jour-là. Mais la bonne humeur et l’application des choristes n’avaient visiblement pas besoin de lui pour régner en maître sur cette journée qui fut longue et riche en émotions.

La matinée a permis aux 11 formations de la région qui avaient fait le déplacement de répéter une dernière fois et de se faire déjà entendre des amateurs aux quatre coins du village, ainsi qu’au centre villageois, cœur de la manifestation. Après une pause méritée, l’après-midi était consacré, comme le veut la tradition, au concert public. Chaque chœur a présenté deux morceaux, entrecoupés par des présentations amusantes et souvent taquines de Luc Leresche. Le programme musical a été très varié, allant de chansons d’Émile Gardaz à des mélodies anonymes du 17e siècle, en passant par des gospels ou une incursion dans le monde des comédies musicales. Sérieux sur nombre de points et sur le «la» initial, le juge pianotait sans musique sur son ordinateur en plein centre de la salle, dans laquelle plus aucune place n’était disponible.

Splendides choeurs d’ensemble

C’est sous la direction de Massimo Graa que vers 16 h .ont eu lieu les choeurs d’ensemble. Ces derniers pour choeurs mixtes, puis pour chœurs d’hommes, rejoints pour l’occasion par des enfants des classes de Ballaigues, ont été justement acclamés par le public, dont les cris et applaudissements ont retenti loin à la ronde. Avant le traditionnel banquet du soir précédé de la partie officielle, les ensembles ont encore donné de la voix dans un 5 à 7 qui aura mêlé généreusement musique, convivialité et verrées. Aussi bien pour les organisateurs locaux que pour le comité d’organisation présidé par René Lambercy, la tâche a été bien menée et la fête a été belle. Tout juste persiste-t-il dans l’esprit du président ce souci de «voir les chœurs avoir une fâcheuse tendance à prendre de l’âge, faute de relève suffisante».

On ne peut qu’espérer que la perpétuation des girons choraux saura convaincre des jeunes de rejoindre l’une ou l’autre des formations présentes à Ballaigues.

Romainmôtier : le Madrigal du Jorat

Le Madrigal du Jorat à l’intérieur

Le Madrigal du Jorat à l’intérieur

Des voix pour clore la saison des concerts de l’été

Le chant retrouve sa place dans l’abbatiale

La saison des concerts  de l’été de Romainmôtier débutait  le 5 juillet avec le Chœur suisse des jeunes et était suivi de sept concerts dédiés à l’orgue. Ce dimanche 30 août, l’abbatiale résonnait à nouveau principalement avec des voix, celles de l’ensemble vocal Le Madrigal du Jorat. Fondé en 1995 sous l’impulsion de son chef actuel, André Denys, il est composé de douze femmes et douze hommes et d’un répertoire qui va de la Renaissance à nos jours,  interprétant aussi bien des pièces sacrées que des chants populaires. Il collabore volontiers avec des solistes ou des ensembles musicaux de divers horizons.

Couleur vocale de qualité

Avec des œuvres de Charles Gounod et de Gabriel Fauré, les choristes, sous la direction claire et engagée d’André Denys, délivrèrent une prestation de qualité, (sans partitions) où l’interprétation des pièces choisies était d’une grande finesse vocale. Soprani, alti, ténors et basses étaient en parfaite harmonie avec les lieux.
Après les chants liturgiques «Les sept paroles de notre Seigneur Jésus-Christ sur la Croix» de Charles Gounod, Ezko Kikoutchi, organiste titulaire de l’église du Motty à Ecublens  (Japon) interprétait une œuvre de Johann Kaspar Kerll «Passacaglia» à l’orgue, seul.
Suivaient, pour chœur et orgue, trois pièces de Gabriel Fauré, où l’organiste soulignait les voix avec légèreté.

Fin de concert en plein air

Le concert de pièces sacrées terminé, c’est à l’extérieur et face à l’abbatiale, avec une lumière limpide de début d’automne, que Le Madrigal du Jorat offrait trois chants populaires, pour terminer sur une note plus gaie, soulignait son directeur. Un somptueux cadeau pour un public qui s’était singulièrement élargi.

Photo Marlène Rézenne