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L’hélicoptère de l’armée alimente le Suchet en puisant de l’eau dans le lac de Neuchâtel.

Région – Manque d’eau: moindre mal

Alors que l’agence « China News Agency » et une radio américaine avaient fait le déplacement pour assister au remplissage des puits, l’armée suisse renonçait à se déplacer en hélicoptère au Suchet. Pour de justes raisons, puisque le brouillard recouvrait le sommet. Le suppléant du Chef cantonal de l’Agriculture, Jacques Henchoz, a attendu en vain le précieux liquide, l’eau qui manque depuis quelques semaines pour des raisons qu’il nous explique : « Dans le canton, malgré d’abondantes chutes de neige, cette dernière a fondu très rapidement contrairement aux années précédentes, si bien que les cours d’eau se sont vite trouvés à sec. Il a donc fallu envisager d’alimenter les alpages soit par camion, lorsque les puits étaient atteignables par la route, ou par hélicoptère lorsque cela n’était pas le cas. Sur une centaine de demandes d’interventions, 70 se situaient dans la chaîne jurassienne, mais que deux dans votre secteur (Suchet et Dent-Dessous). Il faut dire que depuis quelques années, nous avons recommandé de construire des étangs sur les hauts, comme nous avions préconisé la mise en place de citernes près des chalets.

2018 comme 2015, ou presque

Au Suchet, l’étang peut contenir jusqu’à 8’000 litres.Il faut compter 6 voyages depuis le lac de Neuchâtel pour le remplir. Par chance, il n’y a que des génisses ou presque en ce lieu et ces jeunes bêtes boivent moins qu’une vache, qui peut ingurgiter jusqu’à 150 litres d’eau par jour.

De plus, les animaux consomment moins à 1’500 mètres d’altitude ou lorsque la température baisse singulièrement ».

C’est au point que Dominique Rochat, qui gère le Chalet-Restaurant, ne s’inquiéte pas du report du transport. Cela dit, le Canton de Vaud prend en charge ces amenées d’eau, car il est préférable que les troupeaux demeurent à la montagne où l’herbe est encore abondante, plutôt que d’aller trop tôt entamer les réserves hivernales, lorsque le temps est aussi sec en plaine.

A entendre M. Henchoz, il ne fait pas de doute que nous assistons à une hausse des températures, malgré les allégations du président américain. En 2015, la situation climatique était à peu près la même, mais elle n’avait duré qu’un seul mois.

Vaches jurassiennes.

Bretonnières : découpages chinois traditionnels

Vaches jurassiennes.

Vaches jurassiennes.

Suzanna, la patronne du restaurant l’Ecusson vaudois met à disposition d’artistes ou collectionneurs régionaux les murs de sa magnifique salle à manger pour se faire connaître.

Cet été c’est Olivier Grandjean, figure connue des manifestations populaires et traditionnelles, organisateur entre autres de la foire aux sonnailles à Romainmôtier qui présente sa collection de découpages traditionnels chinois. C’est lors d’un voyage en Chine qu’il a rencontré Wan Hong Cheng à Shanghai et lui a montré des photographies de vaches suisses ou de combats de reines.

Ils se sont mis d’accord pour les immortaliser en découpages. Le style est loin des poyas ou autres techniques de nos artistes ormonans.  Il a aussi ramené des motifs traditionnels de Chine qui sont avant tout symboliques à partir de motifs floraux ou de sujets campagnards.

La particularité de ces découpages est que les artistes empilent plusieurs feuilles de papier qu’ils vont découper au cutter ou au scalpel. Les motifs les plus inspirés sont l’écoulement des saisons, les symboles de la philosophie chinoise, les scènes de la vie campagnarde, les animaux emblématiques ou les plantes indigènes.

Quelques pièces que vous ne trouverez nulle part ailleurs sont en vente.

Photo Jean-Louis Löffel