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De gauche à droite: le président du Conseil communal Samuel Maillefer, les cadres de personnel et les membres de la Municipalité.

Ballaigues: la commune s’étoffe

Vendredi soir, la commune a reçu officiellement au Centre villageois ses nouveaux habitants arrivés en 2017, lors d’une cérémonie devenue traditionnelle depuis de longues années. C’est le syndic Raphaël Darbellay et son exécutif « in corpore » qui ont accueilli plus d’une centaine de personnes, parmi lesquelles on comptait nombre d’anciens résidents et passablement de nouveaux arrivés. Dans son allocution de bienvenue, le syndic a rappelé le développement du village qui a compté de nombreuses années durant environ 850 habitants. Après le tournant du siècle, la progression annuelle a augmenté pour permettre à la population d’atteindre aujourd’hui un nouveau palier de 1 100 unités.

En 2017, le mouvement net n’a été que de quelques unités, puisque l’on a compté 119 départs pour 111 arrivées. Avec les constructions actuellement en cours, on devrait voir la population continuer d’évoluer ces prochaines années. Le syndic a aussi rappelé à l’assistance que Ballaigues comptait suffisamment d’espace pour que chacun puisse y évoluer à sa guise et y vivre ses envies ou ses passions. Avant de passer au traditionnel verre de l’amitié, le syndic a présenté à l’assistance le président du Conseil communal, les membres de l’Exécutif, ainsi que les responsables des principaux services communaux. La pasteure Aude Gelin a ensuite pris la parole pour expliquer aux nouveaux venus quelles étaient les différentes communautés religieuses constituées au village, ainsi que les personnes de contact.

Frédéric et Max Santschi posent devant la maquette.

Ballaigues : Morachon ! Tout le monde descend…

Lors des festivités du centenaire du percement du Tunnel du Mont d’Or en 2015, Max Santschi, qui demeure à Morachon au-dessus de Ballaigues avec sa famille, est tombé en admiration devant des maquettes de trains électriques exposées en marge de la manifestation, allant jusqu’à souhaiter en construire une du début à la fin. Son père Frédéric, qui affiche un nombre impressionnant de maquettes de train déjà construites durant son existence, a répondu positivement à l’appel de son fils.

Fin 2015, il s’est d’abord agi de trouver un emplacement pratique pour la future construction du «Petit Train des Nuages». C’est dans l’ancienne roulotte retapée d’une Jeunesse de village, repeinte et disposée près de l’habitation familiale que les travaux ont débuté. Loin de la poussière et dans un environnement fixe dédié uniquement à cette activité et qui constitue donc la première gare de Ballaigues, même si elle ne figure pas sur l’horaire officiel.

Matériel de base familial

Les cartons familiaux contenant rails, trains et éléments de décor en échelle HO ont servi de base à la construction. Le reste du matériel a été acquis patiemment sur internet, une caverne d’Ali-Baba où se croisent nombre de passionnés. Après plusieurs centaines d’heures de travaux en commun, le «Team Santschi» est ravi de pouvoir présenter les premiers résultats impressionnants de son travail. Plus de 80 mètres de circuit, deux «ascenseurs» hélicoïdaux complexes à construire, mais entièrement faits main permettent aux compositions de s’élever et d’utiliser le haut de l’espace disponible pour traverser la totalité de la roulotte de plus de 8 mètres de long.

Tout fonctionne, les trains se croisent et ne se heurtent pas. Ils traversent un premier village lui aussi fait main et dont l’arrière-plan a été peint par la maman Pily, artiste amateur à ses heures. Les pentes franchies sont vertigineuses. À en croire les créateurs, il y a encore du travail jusqu’à la retraite du papa, si une grande partie des extensions rêvées est réalisée. Pas de doute que la maquette évoluera. Difficile en revanche de planifier exactement la réalisation des étapes.

Max Santschi a lui-même pris quelques images de l’avancement des travaux, que l’on trouve sur son site internet à l’adresse suivante : http://santschijr.wixsite.com/letraindanslesnuages

Ballaigues à la fin de l'été

Ballaigues : près de 2 millions récupérés

Ballaigues est un village heureux. Les calculs 2014 du canton ayant été erronés lors de l’établissement de la facture sociale et de la péréquation notamment, il a été remboursé d’une somme de 1,8 million environ. C’est dire que les nouveaux conseillers ont entamé la législature avec cette bonne nouvelle et les recommandations de leur nouveau président Samuel Maillefer au sujet des us et coutumes du Conseil.

Dans la foulée, ils ont appris que le taux d’imposition resterait inchangé à 66. La Municipalité a profité de l’occasion pour revoir ses compétences financières. Elle pourra désormais dépenser jusqu’à Fr. 50 000.– maximum par objet, sans avoir l’approbation du CC, mais elle ne devra pas dépasser les Fr. 100 000.– annuels. Le conseil a admis une participation de la commune de Fr. 66 700.– pour la construction, sur le territoire de Rances, d’un hangar à plaquettes du triage du Suchet qui a trouvé un débouché avec le chauffage à distance d’un EMS et d’un quartier d’Orbe, à partir de 2017.

L’avenir de la Croix d’Or

Enfin, Pierre-Luc Maillefer a lancé une interpellation à propos de l’avenir du bâtiment de la Croix d’Or. Il a insisté sur le fait qu’il était le seul établissement public de la commune. Dans son intervention, il a posé plusieurs questions à propos du maintien d’un café et a appelé de ses voeux la mise en place d’un restaurant de qualité voire d’une petite infrastructure hôtelière et de salles pour la culture.

Au terme du conseil, le syndic Raphaël Darbellay a précisé que la commune attendait prochainement le rapport des monuments historiques cantonaux pour savoir ce qu’il était possible d’entreprendre en ce lieu avant d’envisager d’autres solutions au village.

Une société locale bien vivante, la Jeunesse, et sa traditionnelle participation au Téléthon (ici en 2015)

Ballaigues: le franc fort à l’oeuvre

Avant-dernier exercice au perchoir pour le président Jean-François Faivre, lundi soir, qui quittera sa fonction pour rejoindre l’exécutif le 1er juillet. Avec au menu un ordre du jour chargé, immédiatement amputé d’un point, sur proposition de Raymond Durussel: l’examen du rapport sur le nouveau règlement communal sur le service de l’eau a été repoussé à une séance ultérieure, pour n’avoir pas été mis à disposition des conseillers dans les délais réglementaires.

Au chapitre des communications municipales, le syndic Raphaël Darbellay a fourni les dernières estimations des incidences de RIE III sur les finances communales. «Selon une étude chiffrée de l’UCV sur les rentrées fiscales induites par chaque grande entreprise du Canton, le produit des impôts des personnes morales diminuera à Ballaigues, dès 2020, d’environ 1.75 million de francs par an. Combinée avec la diminution qui en résulte des charges de péréquation de 1.3 million de francs par an, la différence nette de perte de substance fiscale pour la commune atteindra un total d’environ Fr. 450 000.– par année, soit de 6 points d’impôts en valeur 2014. Une somme qu’il faudra bien financer d’une façon ou d’une autre», a précisé le grand argentier.

Exercice 2015 déficitaire

La commission de gestion a présenté un rapport 2015 constitué d’une longue litanie énumérative de travaux et d’interventions effectués par l’exécutif en concluant à la gestion correcte de la commune. On peut regretter cette forme de rapport qui ne s’intéresse pas de façon complète à quelques cas-exemples pour décortiquer vraiment comment ils ont été gérés, financés, exécutés, dans quels délais, comment la procédure légale, les appels d’offres, la facturation, les paiements, le contrôle interne, ont par exemple été organisés.

Car la liste des travaux nécessaires entrepris se retrouve dans le rapport de gestion de l’exécutif, qui d’ailleurs se demande cette année si ce dernier ne fait pas précisément double emploi. Les comptes 2015 ont été déposés et affichent un excédent de charges de Fr. 300 000.– sur un total de dépenses et recettes de 8.7, respectivement 8.4 millions de francs. Cet excédent de charges représente environ 4 points d’impôts. Il provient essentiellement d’une diminution de la capacité contributive des grandes entreprises locales, atteintes entre autres par les effets du franc fort et par le ralentissement des affaires qui en résulte.

Culture vivante

Pierre-Luc Maillefer a présenté les réflexions de la commission culturelle sortante. Avec une liste des manifestations qui se sont déroulées au village sous l’impulsion des nombreuses sociétés locales, mais aussi avec plusieurs points que la prochaine commission devra étudier, notamment la création d’un centre culturel communal ou encore la question toujours ouverte de la participation à cette commission de personnalités hors conseil, ainsi que cela se pratique ailleurs et celle de l’aiguillon coordinateur qui permettrait de mieux planifier les activités culturelles, qui restent un lien intergénérationnel fort.

Ballaigues: résultats du 2e tour de l’élection à la Municipalité

Est éluChristian Nyffenegger avec 132 voix  (participation 46.05 %)

 

Obiennent des voix:

2 Löffler José 118
3 Junod Michel 94
4 Leresche Catherine 3
5 Bettschen Charles 1
6 Durussel Raymond 1
7 Leresche Cédric 1
8 Leresche Stéphane 1
Le Choeur d’Hommes d’Arnex, sous la Le Choeur d’Hommes d’Arnex, sous la Le Choeur d’Hommes d’Arnex, sous la direction de Christelle Muth

Superbe 80e Giron Choral

C’est sous le thème «Générations… en chantée» que le 80e Giron Choral de la plaine de l’Orbe s’est déroulé samedi à Ballaigues. On aurait pu imaginer que le soleil ne fasse pas grève ce jour-là. Mais la bonne humeur et l’application des choristes n’avaient visiblement pas besoin de lui pour régner en maître sur cette journée qui fut longue et riche en émotions.

La matinée a permis aux 11 formations de la région qui avaient fait le déplacement de répéter une dernière fois et de se faire déjà entendre des amateurs aux quatre coins du village, ainsi qu’au centre villageois, cœur de la manifestation. Après une pause méritée, l’après-midi était consacré, comme le veut la tradition, au concert public. Chaque chœur a présenté deux morceaux, entrecoupés par des présentations amusantes et souvent taquines de Luc Leresche. Le programme musical a été très varié, allant de chansons d’Émile Gardaz à des mélodies anonymes du 17e siècle, en passant par des gospels ou une incursion dans le monde des comédies musicales. Sérieux sur nombre de points et sur le «la» initial, le juge pianotait sans musique sur son ordinateur en plein centre de la salle, dans laquelle plus aucune place n’était disponible.

Splendides choeurs d’ensemble

C’est sous la direction de Massimo Graa que vers 16 h .ont eu lieu les choeurs d’ensemble. Ces derniers pour choeurs mixtes, puis pour chœurs d’hommes, rejoints pour l’occasion par des enfants des classes de Ballaigues, ont été justement acclamés par le public, dont les cris et applaudissements ont retenti loin à la ronde. Avant le traditionnel banquet du soir précédé de la partie officielle, les ensembles ont encore donné de la voix dans un 5 à 7 qui aura mêlé généreusement musique, convivialité et verrées. Aussi bien pour les organisateurs locaux que pour le comité d’organisation présidé par René Lambercy, la tâche a été bien menée et la fête a été belle. Tout juste persiste-t-il dans l’esprit du président ce souci de «voir les chœurs avoir une fâcheuse tendance à prendre de l’âge, faute de relève suffisante».

On ne peut qu’espérer que la perpétuation des girons choraux saura convaincre des jeunes de rejoindre l’une ou l’autre des formations présentes à Ballaigues.

Les petits garçons font leur cirque.

Ballaigues: les Amis Gym ont fait leur cirque

C’est sous le thème du cirque que la soirée de la Société des Amis Gym de Ballaigues s’est déroulée samedi soir au Centre villageois. Un CEVI qui comme d’habitude était plein à craquer à l’heure où le spectacle a commencé.

Plus de 360 spectateurs étaient en effet au rendez-vous de cette nouvelle réussite. On avait parfois de la peine à reconnaître au premier coup d’œil les membres du comité qui arboraient de magnifiques costumes colorés et directement venus du monde du cirque. Même l’entrée de la salle représentait une entrée de chapiteau de cirque. Le spectacle a été très vivement applaudi et les gymnastes, petits ou grands, ont pu montrer le résultat d’un travail de longue haleine entrepris durant toute l’année sous la direction d’une équipe soudée de moniteurs et monitrices.

Le spectacle comportait une dizaine de tableaux ainsi que les traditionnels sketches humoristiques, mais l’on ajoutera à ce nombre le tableau festif, qui a duré une bonne partie de la nuit, notamment avec le bal conduit par Jo.

Un directeur fidèle

Ballaigues: la Lyre en pleine forme

Un directeur fidèle

Un directeur fidèle

Une nouvelle fois, on a allié plaisir du palais et plaisir des oreilles lors de la traditionnelle soirée annuelle de la fanfare La Lyre de Vallorbe-Ballaigues au centre villageois de Ballaigues. Le président Julien Leresche a tenu à remercier particulièrement le chef Christophe Belle, fidèle au poste depuis plus de 20 ans ainsi que les nombreux bénévoles qui ont permis la mise sur pied de cet événement. Un événement annonciateur, puisque le Centième anniversaire de la fanfare sera fêté en juin 2014, le jour précédant le Giron des Musiques du Nord vaudois qui se déroulera à Ballaigues et sera organisé par un comité spécial, qui travaille déjà, pour le compte de la Lyre.

Éveil musical et pièces variées

La première partie de la soirée a été animée par les tout-petits de l’éveil musical, l’une des trois branches de l’École de Musique reconnue par le canton et qui compte une bonne vingtaine d’élèves et trois professeurs. À côté des notions de base du rythme et de la musique, l’École dispense des enseignements dans deux branches: les cuivres et les percussions. Un programme varié et parsemé de facéties du chef, dont sa capacité à faire lever la salle entière, avec répétition, sur les trois mesures finales d’un «Viva Espana» endiablé, a ensuite permis au nombreux public de constater que même si les rangs de l’ensemble sont un peu maigres, difficultés de la vie moderne aidant, la Lyre reste une fanfare habile et qui sonne bien. On a même pu entendre un solo de… triangle précédé de roulements de castagnettes.

Décidément, du côté de Ballaigues, et juste avant les vacherins chauds le Ballaigui de la famille Chuard, on aime se démarquer et faire les choses bien.

Photo Olivier Gfeller

Ballaigues: Dentsply Maillefer s’agrandit

De gauche à droite, le conseiller d'Etat Philippe Leuba, le CEO de Dentsply Maillefer Dominique Legros et le syndic de Ballaigues, Raphaël Darbellay

De gauche à droite, le conseiller d'Etat Philippe Leuba, le CEO de Dentsply Maillefer Dominique Legros et le syndic de Ballaigues, Raphaël Darbellay

En présence de très nombreuses autorités cantonales, communales et françaises et devant un parterre de personnalités, le CEO de Dentsply Maillefer, Dominique Legros, accompagné du conseiller d’État Philippe Leuba et du syndic de Ballaigues Raphaël Darbellay, a présenté lundi le projet d’agrandissement de son unité de production du Verger, à Ballaigues. Répartie sur plusieurs sites dans le village, l’entreprise a décidé d’abandonner à terme ses bâtiments du Creux, qui se révèlent trop anciens et peu pratiques à rénover, pour se lancer dans la construction d’un nouveau bâtiment qui permettra d’augmenter la production d’environ 30 %, «ce qui devrait suffire pour les 8 à 10 ans à venir», précisera Dominique Legros. Ce nouveau bâtiment ultramoderne, aux normes Minergie et comptant des capteurs solaires en toiture jouxtera l’actuelle usine que l’on aperçoit en passant sur l’autoroute. Destiné en premier lieu à abriter la production des plus récents produits de l’entreprise, le nouvel édifice comprendra également une cafétéria de 800 m2, ainsi que des locaux techniques. Cette nouvelle unité représente un investissement de l’ordre de 35 millions de francs, qui sera réalisé de juillet 2013 à juin 2015 environ, un délai approximatif dû en partie aux rigueurs du climat en hiver.

Une très bonne nouvelle pour l’économie vaudoise

Lors de cette annonce, le conseiller d’État Philippe Leuba s’est dit particulièrement ravi par cette extension et la création des 100 à 120 nouveaux emplois qu’elle va générer à terme. «Dans le contexte actuel de morosité économique en Europe, il est particulièrement important de pouvoir constater que même dans les emplois industriels, il est possible de créer des emplois en Suisse, malgré la cherté de son franc et du coût de la vie» a précisé Philippe Leuba. «Le gouvernement vaudois est ravi d’avoir pu assister l’entreprise dès la naissance de son projet, qui sera suivi au Château avec toute l’attention nécessaire». Le syndic de Ballaigues Raphaël Darbellay a noté de son côté que «depuis de très nombreuses années, Ballaigues avait fait le choix de l’excellence. À l’image de l’entreprise Dentsply Maillefer, qui depuis plus d’un siècle vit en symbiose avec la commune et chemine avec elle». «Rendez-vous dans deux ans», a lancé Dominique Legros à l’assistance, profitant au passage de préciser que l’inauguration aurait certainement lieu en période estivale, ce qui rendrait les transports plus faciles.

Dentsply Maillefer en trois mots

Leader mondial de son marché des instruments dentaires, Dentsply Maillefer a été fondée en 1889 par Auguste Maillefer. Elle a été dirigée par la famille jusqu’en 2011, date à laquelle Pierre-Luc Maillefer a pris sa retraite. En 2012, le chiffre d’affaires de l’entreprise a atteint près de 290 millions de francs, avec un personnel de 900 collaborateurs travaillant dans plus de 120 métiers différents. Propriété du groupe américain Dentsply depuis 1995, l’entreprise de Ballaigues a multiplié son chiffre d’affaires par 8 depuis son acquisition, pour tenir actuellement environ 60% du marché mondial dans ses spécialités, ceci au travers de 120 pays.

Photo Olivier Gfeller

La Grand-Rue à Ballaigues.

Ballaigues: gros investissements votés

 La Grand-Rue à Ballaigues.

La Grand-Rue à Ballaigues.

Lundi soir s’est déroulée à Ballaigues la première séance du Conseil communal de l’année 2013, sous l’autorité du président Daniel Bourgeois. En préambule, et sortant de la configuration apolitique du village, «dans lequel on fonctionne avec une liste d’entente depuis toujours», le syndic Raphaël Darbellay a lancé un appel solennel en faveur du rejet de la LAT proposée en votation le 3 mars. «L’acceptation de ce texte constituerait pour Ballaigues la fin de ses maigres espoirs de pouvoir agrandir un jour sa zone à bâtir» a conclu le syndic, qui est aussi revenu sur la problématique de l’autoroute A9b, pour laquelle il a rappelé le dépôt à Berne du postulat Jean-Pierre Grin demandant au Conseil fédéral le traitement du problème du bouchon quotidien au travers de diverses suggestions faites conjointement par les syndics de Vallorbe et Ballaigues.

Une Grand-Rue flambant neuve

Au plat de résistance de la séance figurait l’octroi à l’exécutif d’un crédit de 4.054 millions de francs, le plus important depuis la construction du Centre villageois, pour la réfection en profondeur de toute la Grand-Rue. Un travail colossal sur lequel se sont penchées deux commissions: la commission des finances pour les aspects du financement à choisir et une commission ad hoc pour les aspects techniques. Ni les aspects techniques du projet municipal, ni les aspects financiers n’ont fait l’objet de remarques particulières. La Municipalité a simplement été invitée à choisir le financement auprès de l’établissement bancaire qui fera l’offre la meilleur marché, ce à quoi elle s’est engagée. Du côté technique, rien à redire à un projet qui verra la chaussée flanquée de nouveaux trottoirs plus larges en plusieurs endroits, et qui devrait aussi recevoir quelques aménagements urbains destinés à modérer la vitesse. «Nous ne pouvons pas faire tout ce qui est imaginable sur un tronçon classé route cantonale de délestage» a encore précisé Thomas Maillefer, le municipal en charge du dossier. «Notre souci a été l’amélioration de la sécurité des piétons par la création de trottoirs plus larges», a-t-il encore ajouté.

Travaux dès la mi-avril

Une partie du Conseil aurait souhaité que l’on entreprenne simultanément aux travaux une réflexion sur les possibilités pratiques de rendre le centre du village plus attractif. «J’ai envie de pouvoir me promener dans cette nouvelle Grand-Rue et l’on devrait égayer le projet», a précisé Christian Bechler, soutenu par quelques voix dans le Conseil. Les nécessités techniques et les exigences du Service cantonal des routes ont toutefois eu raison de ces velléités, du moins pour l’instant, puisqu’elles n’ont pas fait l’objet d’une demande formellement déposée. C’est à l’unanimité que le crédit a été voté. Les travaux débuteront en principe à mi-avril pour 2013 et se termineront à mi-octobre. Avec un programme identique pour 2014. Le premier tronçon qui sera mis en chantier sera la partie centrale du village. La route ne sera en principe jamais coupée, mais la circulation sera ramenée alternativement sur une seule voie par des feux de chantier. Ces travaux seront signalés assez loin du village pour dissuader les pendulaires ou les camions en transit de traverser Ballaigues.

Photo Olivier Gfeller

Julia Maillefer

Ballaigues: soigner le trac du musicien

Julia Maillefer

Julia Maillefer

Julia Maillefer vient de Ballaigues, son patronyme l’indique. Elle a effectué toutes ses classes à Vallorbe, puis au gymnase d’Yverdon-les-Bains, avant de se diriger vers l’Université de Lausanne où elle a suivi le cursus pour obtenir un Master en psychologie. Un domaine qui lui a toujours paru important, elle qui s’intéresse aussi bien au fonctionnement psychologique de l’être humain qu’à son pendant physiologique.

Au sortir de sa formation académique, elle a effectué quelques années de recherche, au cours desquelles la question du «trac du musicien» a occupé une place centrale. Une question qui la préoccupait aussi à titre personnel, puisqu’elle pratique la musique depuis son plus jeune âge, d’abord classique et depuis quelques années dans un groupe plus jazzy. Pour parfaire ses connaissances dans ce domaine, elle s’est ensuite tournée vers une formation spécifique en France, pays dans lequel existent des structures entièrement dédiées à la santé des artistes, comme la Clinique du musicien, et de la performance musicale à Paris.

C’est dans ce contexte interdisciplinaire que Julia Maillefer a complété sa formation dans le domaine spécifique de l’assistance aux artistes, aux musiciens en particulier. Revenue en terre romande au CHUV, elle y a exercé sa pratique générale de psychothérapeute, ceci pendant plusieurs années avant d’ouvrir son propre cabinet de psychothérapie.

Des méthodes spécifiques

C’est par la mise en oeuvre de thérapies cognitivo-comportementales que Julia Maillefer peut aider le musicien qui doit souvent gérer, en plus d’un trac fréquent proche de l’anxiété, un stress dû à la profession. Horaires, voyages, pression constante pour réaliser une performance de qualité, vie de famille souvent lacunaire, précarité professionnelle, etc. sont autant de facteurs générateurs qu’il convient de maîtriser. Si certains y parviennent, d’autres, notamment parmi les plus jeunes et aussi parmi les élèves des conservatoires, subissent des blocages psychologiques qui les empêchent de développer au mieux les facettes de leur talent et du travail qu’ils accomplissent.

Les thérapies utilisées reposent sur la préparation d’une sorte de bilan personnel et la mise en œuvre consécutive de «travaux à domicile» que les patients doivent effectuer de façon graduelle pour parvenir à retrouver une certaine sérénité. Les émotions et leur gestion, les pensées et leur ajustement et le comportement personnel et ses correctifs sont au coeur de ces techniques. Les résultats sont très encourageants, même si cette discipline spécifique aux musiciens reste encore très peu connue et très peu pratiquée en Suisse. «Il existe une sorte de courbe du trac, explique Julia Maillefer.

L’idéal est de parvenir à un optimum de trac, ni trop ni trop peu, pour que ce dernier ait encore un effet positif sur la performance.» Sa spécialité est proche de la psychothérapie sportive, sinon que dans cette dernière discipline, les manifestations physiologiques du trac disparaissent plus facilement avec l’exercice physique pratiqué. Chez le musicien d’orchestre assis sur sa chaise, la dépense physique est en effet moindre.

Étonnante et passionnante spécialisation professionnelle pour cette jeune femme de Ballaigues qui avoue, lorsqu’elle pratique la musique «avoir en principe encore un bon trac!».

Photo Olivier Gfeller

Les deux nouveaux véhicules.

On roule à l’électricité chez Dentsply Maillefer

Les deux nouveaux véhicules.

Les deux nouveaux véhicules.

«Avec l’acquisition de ces deux véhicules électriques, ce ne sont pas moins de 4000 litres d’essence par an qui seront économisés. Pour la société, mais bien sûr aussi pour l’environnement» précisait il y a quelques jours Joël Bréchon, ingénieur et chargé de la sécurité chez Dentsply Maillefer, lors d’une présentation à la presse des deux nouveaux véhicules entièrement électriques acquis par le groupe.

Depuis 1975, année des premières installations de récupération de chaleur sur certaines installations de filtration, le groupe industriel ballaigui n’a eu de cesse d’inclure dans sa planification les impacts environnementaux de son activité. C’est dans ce cadre que deux véhicules utilitaires Kangoo Z.E. ont été acquis il y a peu. «Nous devons quotidiennement transporter hommes et matériel entre nos trois sites de production situés au Verger, au Creux et à Beau-Site. Ce sont de petits trajets, mais qui au fil des ans se multiplient. D’où l’idée de s’équiper pour ce faire de véhicules électriques» explique Joël Bréchon. Ces deux véhicules remplacent en effet deux anciens utilitaires classiques arrivés en fin de vie.

Un véhicule très normal

D’un poids à vide de 1.6 t., les Kangoo Z.E. disposent d’une puissance de l’ordre de 50 KW. Ils se conduisent comme des véhicules automatiques et atteignent sans difficulté des vitesses supérieures à 100 km/h. Pour charger leurs batteries, les engins disposent d’une prise située sur le capot avant, un peu à l’image d’un bouchon de réservoir à essence. La charge totale prend environ 6 heures, mais comme à chaque retour à l’usine principale, les véhicules sont systématiquement rechargés, ils sont toujours prêts à être utilisés. Une courte formation a été donnée à celles et ceux qui sont amenés à les conduire. Leur maniement est très simple. Il surprend même, puisqu’il ressemble beaucoup à la conduite d’un véhicule automatique classique.

Les frais d’entretien sont limités à un strict minimum et d’après les calculs effectués, le surcoût de l’électrique sera entièrement amorti en huit ans: un âge encore raisonnable pour un utilitaire qui dispose d’une autonomie de plus de 100 kilomètres. Cette distance représente plus que celle parcourue quotidiennement par la plupart des automobilistes et permet sans difficulté de descendre à Yverdon-les-Bains et d’en revenir, ou même de partir chercher des pièces de rechange aux alentours de Lausanne. En plus, le courant électrique nécessaire à la recharge des batteries est certifié comme courant vert, un acte tangible au service de l’environnement.

Photo Olivier Gfeller