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LUne cinquantaine de personnes avaient fait le déplacement à l’Hôtel de Ville.

Orbe: la commune se préoccupe du petit commerce

Le syndic Henri Germond avait convoqué les commerçants de la ville afin qu’ils entendent l’avis de deux spécialistes, Nicolas Servageon (aménagement urbain) et Christophe Lukundula (vente en ligne) sur le commerce en ville. Le premier a dressé un bilan du parcage pour constater que les places ne manquaient pas soit 300 dans le cœur de la localité dont 150 couvertes, occupées à 40% l’essentiel du temps, et 600 dans le grand périmètre. Il n’y a pas moins de 150 enseignes dont la plupart se trouvent dans l’axe Grand-Rue et rue Centrale.

Il a déploré cependant que la signalétique était lacunaire, notamment à la sortie des parkings comme en ville de manière à inciter les visiteurs à parcourir le bourg. Si l’offre est intéressante, en mettant en exergue les commerces qui vendent des produits régionaux, il a souhaité un plus grand dynamisme, que cela soit à titre individuel ou dans le cadre d’Articom qui fait des efforts dans ce sens.

Partout pareil

M. Servageon a souligné le manque de communication (publicité) pour séduire la clientèle. Au niveau des établissements publics, l’offre est moyenne et mériterait d’être améliorée avec, par exemple, un bar à vins pour promouvoir les terroirs des environs. Il a préconisé la mise sur pied de manifestations qui pourraient attirer les gens de l’extérieur, comme la fête de la saucisse aux choux le fait. Il a ajouté que le petit commerce passe partout par des moments difficiles. Ce d’autant plus qu’une statistique suisse indique que nos compatriotes achètent pour près de onze milliards de francs à l’étranger. D’où cet appel à un plus grand dynamisme dans un monde en constante évolution.

Une offre nouvelle

Christophe Lukundula, lui, a présenté sa plateforme qui permet aux commerçants de faire connaître leurs activités et leurs produits sur internet. Sa société a des contacts avec de nombreuses entreprises comme Nestlé dont les employés reçoivent régulièrement des propositions d’achats intéressantes sur un simple clic de leur ordinateur. L’offre doit représenter un intérêt supérieur ou original pour l’acheteur potentiel. Il faut dès lors convaincre pas seulement par le prix mais aussi sur la qualité d’un produit.

Ce service ne coûte rien si l’on passe par Articom qui fera le lien entre ses membres et le site. Il n’est pas de doute que cette proposition mérite réflexion pour certains commerçants. Si elle n’est pas LA solution, elle n’en représente pas moins une belle opportunité d’attirer une nouvelle clientèle. En faisant appel à ces spécialistes de la démarche commerciale, la Municipalité démontre qu’elle se soucie de l’avenir du petit commerce de manière à ce que la cité demeure vivante et attractive.

Léane et Lucy font un bateau avec Arlette Belat.

Orbe: à la découverte des Ducats

Samedi passé, Articom, pour la première fois, avait décidé de faire découvrir par une journée «Portes Ouvertes» les artisans et commerçants des Ducats.
Les différents artisans avaient soigné l’accueil, organisé des concours et offraient le café ou l’apéro selon l’heure. Malheureusement, ce ne fut pas la grande foule, peut-être les odeurs de saucisses aux choux retenaient les Urbigènes en ville.

Les utilisateurs des transports publics recevaient un bon pour une petite collation, il y a eu des petits couacs au niveau des horaires, mais Travys promet que la prochaine fois les bugs de communications seront éliminés.

Parmi la quinzaine de membres d’Articom de cette zone de la ville, on peut relever que Sapival, Mood, Rubbish, D-Stock, Kurth-Volet et Urbakids proposaient des animations et faisaient des démonstrations et des visites de leurs ateliers. Par exemple, chez Rubbish, une toute jeune société qui fabrique des sacs en toile de kitsurf, on pouvait fabriquer des porte-clés ou des bateaux aux enfants. Leurs articles sont surtout vendus sur le net, mais ils ont un showroom aux Ducats.

Chez Kurth-Volet, l’apprenti montrait comment construire une maquette de charpente; leur concours n’était pas si facile qu’à première vue : planter un gros clou dans du bois en moins de 10 coups.

Sapival, de son côté, faisait des démonstrations d’usinage numérique. Le comité d’Articom est un peu déçu de la fréquentation, mais vous donne rendez-vous l’année prochaine.

Sarah Mottaz.

Orbe: bienvenue à Articom

Au début du mois d’avril, une assemblée générale extraordinaire votait la dissolution de la Sicup, la société des industriels et commerçants de la localité. Dans la foulée, les membres présents décidaient de la création d’une nouvelle association. Ils abrogeaient du même coup des statuts et désignaient un comité. Ce dernier sera dirigé par Sarah Mottaz (Boutique au ô p’tit bout et MPM) qui sera secondée par Marie-Christine Aubert (Boutique Différemment). La trésorerie sera assumée par Serge Picard (Picard Mode), Catherine Engdahl (Droguerie Engdahl) s’occupera du secrétariat aux PV et la Vaudoise Assurances a proposé ses services pour le secrétariat général. Evelyne Rossopoulos (Envie de voir) et Yves Allimann (Magasin Pile Poil) complèteront le comité.

Campagne d’adhésion

Au cours de ses premières réflexions, ce comité a décidé de nommer la nouvelle association, Articom pour ARTisans, Industriels et COMmerçants d’Orbe et environs. Elle espère le transfert des membres de l’ex-Sicup dans la nouvelle entité comme elle souhaite la bienvenue et la solidarité des nouveaux commerçants puisqu’une campagne d’adhésion sera lancée ces prochaines semaines. A ce sujet, les cotisations demeurent inchangées malgré le manque de moyens financiers du moment. Articom entend collaborer avec Nicolas Frey, qui avait notamment aménagé un site sur lequel on trouve toutes les manifestations se déroulant dans la cité. Le président actuel du Conseil communal demeure aussi le lien urbigène de l’ADNV dans le cadre «des midis de l’entrepreneur», dont la prochaine session aura pour thème «Communiquez sur les réseaux sociaux».

Souhait de collaboration communale

Le comité veut aussi prendre langue avec la commune pour qu’elle encourage le commerce au centre-ville, pendant ces neuf mois de travaux. Elle souhaite que l’on mette mieux en évidence les possibilités actuelles de parquer dans la localité comme elle espère un encouragement par la pose de banderoles publicitaires aux entrées de ville afin d’inciter les chalands à acheter à Orbe. Enfin, elle organisera quelques manifestations dans la Grand-Rue devenue momentanément piétonnière, pour promouvoir les artisans, les industries et les commerces de l’association nouvelle.