Un Men In Black débarque à Orbe

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Un Men In Black débarque à Orbe

Un Men In Black débarque à Orbe

Nettoyant et astiquant les cheminées pleines de suie depuis plus de quinze ans, le ramoneur Marc Zimmermann reprend le mandat pour le territoire urbigène dès cette année.

Trentenaire aguerri à la tête d’une équipe de sept employés, le maître ramoneur romainmonastérien Marc Zimmermann reprend le flambeau depuis janvier pour les foyers d’Orbe après le départ à la retraite de son prédécesseur Daniel Forestier. Son entreprise sise à Ballens nettoie plus de 6000 installations à l’année, principalement dans le Jura et sur La Côte. Malgré un emploi du temps bien chargé, l’homme en trouve toujours pour sa clientèle.

Le relationnel avant tout

Ce n’est pas dans l’huile de vidange que se salit les mains celui qui se prédestinait plutôt à une carrière de mécanicien automobile, mais bien dans les cheminées de ses clients depuis plus de quinze ans. «Mais pas de crainte à avoir, toute la suie part sous la douche, et c’est même compris dans le temps de travail, plaisante Marc Zimmermann, arrivé dans la profession un peu par hasard. «Un ami de mes parents ramoneur à Pompaples m’a proposé de venir essayer un jour. Le côté social ainsi que l’indépendance que l’on a au quotidien dans ce métier m’ont tout de suite plu.» Outre le nettoyage mécanique et le contrôle des installations à mazout, à bois ainsi qu’à gaz, c’est surtout les échanges qui égaient ses journées. «Ce ne sont pas forcément de longues discussions, mais le relationnel avec notre clientèle et tout faire pour l’arranger, pour moi ça n’a pas de prix. Ce sont des choses simples qui se perdent parfois de nos jours.» Surprise même, la situation sanitaire n’a pas généré de refus supplémentaires par crainte du virus. D’aucuns auraient pu garder porte ou cheminée close, mais les clients sont à l’inverse plus facilement accessibles qu’à l’accoutumée, en partie grâce au télétravail.

Une timide relève

Pour être un bon ramoneur, il faut être qualifié, mais on l’aura compris, surtout aimer le contact avec la clientèle, d’après Marc Zimmermann. «Il faut aussi être manuel, organisé, savoir se débrouiller tout seul, et avoir une logique mathématique pour tout ce qui est de la protection incendie», relève celui qui est également formateur. «Malgré les attraits de l’emploi, nous peinons encore à trouver la relève, regrette le romainmonastérien. En quinze ans, j’ai eu cinq à six apprentis. Autant dire que ça ne fait pas beaucoup.» Trop peu connue ou parfois perçue comme très technique, la profession n’attire pas foule, selon le maître ramoneur. «Elle devrait être mise plus en avant dans le cycle d’orientation et nous devons aussi faire un effort de communication, concède Marc Zimmermann incitatif: «Liberté, indépendance et excellentes conditions horaires et salariales. Lancez-vous!».

La controverse du marché

En Suisse, certains cantons alémaniques, ainsi que le Tessin ont choisi de libéraliser le marché du ramonage depuis plusieurs années. Vaud quant à lui conserve pour l’instant un système monopolisitique. Faudrait-il également changer de formule? La libéralisation serait-elle plus avantageuse ? Marc Zimmermann nous donne son avis. «Le monopole est bon en réalité pour les deux parties. Autant pour les clients que pour les ramoneurs. Les travaux sont obligatoires et les tarifs sont fixés par le Conseil d’Etat avec l’Association Vaudoise des Maîtres Ramoneurs. D’autres cantons ont fait le choix de libéraliser le marché. La conséquence ? Une augmentation des tarifs jusqu’à 200%. Comme une maîtrise fédérale est prérequise pour exercer dans ces cantons et que tous les ramoneurs n’ont en pas forcément une, certains en profitent pour augmenter les prix. Est-ce que c’est correct ? Oui et non, certes il y a l’expertise et ils ont le droit de le faire, après cela reste discutable. Au final, le marché du monopole permet d’éviter une telle augmentation.»

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