Bavois était animé, le week-end passé, à l’occasion du Téléthon des jeunesses. Mégane Gobalet, présidente de cette 25e édition, nous présente les différentes traditions du Téléthon. Interview.
Le village de Bavois accueillait début décembre le Téléthon des jeunesses, événement convivial et solidaire qui a lieu chaque année depuis 2000 dans l’une des 27 sociétés membres de l’Union des jeunesses du Gros-de-Vaud (UJGDV). Traditionnellement, les jeunesses participantes récoltent des fonds dans leurs villages respectifs avant de les acheminer, par des moyens non-motorisés, jusqu’au village de la société organisatrice, où se déroule un week-end de festivités.
Membre de la jeunesse de Bavois depuis 2018, Mégane Gobalet assurait cette année la présidence de ce Téléthon, sous la supervision du comité de l’UJGDV et avec le renfort de la commission des infrastructures pour le montage des cantines et de la place de fête. La Bavoisanne de 23 ans nous présente les différents aspects de cette manifestation entièrement bénévole, qui reverse chaque année plusieurs dizaines de milliers de francs au Téléthon suisse.
L’Omnibus : Quand avez-vous rejoint la jeunesse de Bavois ?
Mégane Gobalet: En 2018, quand j’ai fini l’école. Depuis petite, ça me tenait à cœur de faire partie de la jeunesse, car c’est ce qu’ont fait ma maman, mes grands-parents et mes oncles. C’est un peu une tradition dans la famille. Actuellement nous sommes dix-huit membres, entre seize et vingt-cinq ans, donc la moyenne d’âge est jeune !

Si vous deviez décrire en trois adjectifs la jeunesse, ce serait quoi ?
Amitié, rire et fidélité.
C’est quoi exactement, le Téléthon des jeunesses?
C’est une manifestation créée par l’Union des jeunesses du Gros-de-Vaud (UJGDV), organisée chaque année par une jeunesse différente dans son village, cette année à Bavois. Les week-ends précédant le Téléthon, les jeunesses du Gros-de-Vaud récoltent des fonds en vendant des pâtisseries et des gadgets du Téléthon, et en mettant en place des événements dans leur propre village, comme par exemple des brunches. Lors du week-end du Téléthon, elles apportent l’argent récolté à la société organisatrice.
Par tradition, chaque jeunesse doit rejoindre le village d’accueil par un moyen de locomotion non-motorisé, donc généralement à pied – mais certaines viennent à vélo, et je crois me souvenir que certaines l’ont fait en rollers. Pour celles qui viennent de loin, ça fait quelques kilomètres quand même ! Cette fois, la jeunesse de Palézieux est partie à cinq heures du matin – ils avaient une sacrée trotte pour venir jusqu’à Bavois. Je pense que c’est une tradition de beaucoup de jeunesses, et chaque année les gens se réjouissent du Téléthon. En général, les gens aiment beaucoup cette fête.
D’où proviennent les fonds, en dehors des jeunesses?
Les sociétés de village sont très présentes, comme les pompiers, qui organisent des événements, mais aussi les Paysannes vaudoises, qui sont très investies là-dedans, avec les 24 heures de confection de bricelets – ça, c’est spécifique au groupe de Bavois. Elles l’avaient déjà fait en 2012, la dernière fois que Bavois avait accueilli le Téléthon, et ça leur tenait à cœur de le refaire cette année. C’est très chouette. Les fonds, ainsi que tous les bénéfices de la fête, sur les deux jours, sont ensuite reversés au Téléthon suisse.
Comment se déroulent les célébrations du week-end?
Le vendredi, il y a un souper fondue, qui accueille environ trois cents personnes. Le samedi, toutes les sociétés de jeunesse du Gros-de-Vaud et d’ailleurs viennent à la place des fêtes où se déroule le Téléthon. Elles arrivent vers treize heures, et c’est là que l’animation commence. On les accueille au son de la Guggen de Penthalaz, on leur demande combien de kilomètres elles ont parcourus, généralement elles chantent une petite chanson, donc c’est toujours très marrant. La plupart viennent costumées, car il y a un concours de déguisement. Il y a également une Coupe de l’effort – attribuée à la jeunesse ayant fourni le plus gros effort pour rejoindre le Téléthon – et enfin un prix pour récompenser les chars. Le samedi, on a prévu karaoké, tournoi de fléchettes pour les municipalités de la région, concert des Sales Gosses au caveau, et fête.
Qu’est-ce qui vous plaît dans ce genre d’événement ?
C’est la seule grosse manifestation que j’ai pu faire en étant dans la jeunesse. C’est pas mal de travail pour un week-end, mais quand on sait pourquoi on le fait, ça fait plaisir. Nous-mêmes ne gagnons pas d’argent, c’est entièrement bénévole, mais quand on voit tout ce qui est reversé au Téléthon suisse, on est fier et ça fait chaud au cœur d’aider des personnes qui en ont besoin. Et c’est vrai que c’est chouette : tous nos copains viennent chez nous, ainsi que toutes les jeunesses de la région, ça crée une ambiance très familiale et c’est vraiment sympa.
Pour découvrir l’interview de Mégane et le Téléthon de Bavois en images, rendez-vous sur le compte Instagram de L’Omnibus ou sur @chek.media sur Instagram et TikTok.






