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Qui entrera à l’Hôtel de Ville en juillet 2016 ?

Orbe: la course à la Municipalité

Une petite centaine d’électeurs a répondu à l’invitation de l’Omnibus de venir assister à un débat entre les 8 candidats aux 4 derniers sièges municipaux. Cet échange a permis d’une part à chacun de se présenter puis de débattre sur les trois thèmes de sécurité/police, structures de la petite enfance et finances.

Sur le thème de la sécurité en général, mais surtout sur l’option de rester dans la structure de la Police Nord vaudois ou d’avoir recours aux services de la gendarmerie, les avis sont partagés, tout comme ils l’étaient déjà lors du débat du conseil communal en 2011-2012 (décision à une voix près!). Si André Truffer insiste pour une police de proximité, chacun des candidats s’accorde à dire que la sécurité est une priorité absolue, mais son prix est généralement estimé très, voire trop élevé. A dire vrai, l’essentiel des candidats a dit attendre le rapport de la Municipalité sur la motion Wieland pour forger son opinion.

Petite enfance

En ce qui concerne les structures liées à la petite enfance, garderies et UAPE, là aussi chacun reconnaît leur nécessité afin de donner des solutions aux parents ayant une activité professionnelle. Mais là encore les coûts à charge des communes sont élevés. Du côté de la droite de Myriam Schertenleib et Guido Roelfstra et Guy Duplan, on reconnaît ces nécessités, même si «philosophiquement» on aimerait voir une plus grande implication des parents dans la prise en charge des enfants. A gauche, Fanny Naville et Luis De Souza, tout comme Mary-Claude Chevalier (UL) insistent sur le fait que dans le mode de vie actuel, plus de 70% des femmes ont une activité professionnelle et que des solutions de prises en charge des enfants sont indispensables.

Finances

Naturellement, le thème des finances est prioritaire, surtout dans ces périodes où les comptes et les budgets communaux sont dans le rouge. Mais là, le degré d’alarme n’est pas le même chez les candidats.

Loris Koenig a jeté plus qu’un cri d’alarme puisqu’il a jugé la situation des finances communales catastrophique ou en surendettement, au point de vouloir ou devoir geler immédiatement tout nouvel investissement.

Tous les autres candidats souhaitent certes aussi que soit portée une attention plus pointue sur les plans des investissements, avec plus de rigueur sur la définition des priorités; ils estiment toutefois qu’il serait faux de bloquer tous les investissements. A noter que personne n’a évoqué une hausse des impôts.

Au terme de ce débat, tous ont dit leur attachement à la localité et prêts à œuvrer pour des jours meilleurs. On notera tout de même que Loris Koenig a dit se présenter, considérant ses rivaux inconscients de la réalité financière de la commune. A noter que Myriam Schertenleib et Mary-Claude Chevalier ont annoncé qu’en cas d’élection, elles renonceront à leur activité professionnelle.

Ainsi, les dés sont jetés et il incombe maintenant aux électeurs de voter.

Pas de débat de 2e tour à Vallorbe mardi 8

L'Omnibus avait organisé un débat de deuxième tour des élections municipales mardi soir 8 mars à 19 h 30 au Casino. Il devait réunir tous les candidats.

Certains d'entre eux ayant décidé de ne pas y participer, tous ont finalement souhaité ne pas débattre.

Merci donc de ne pas vous présenter au Casino mardi soir prochain, les portes seront closes, du moins pour un débat de second tour.

Nous rappelons en revanche que le débat homologue organisé demain soir lundi 7 mars 2016 à Orbe au Casino d'Orbe à 19 h 30 aura bien lieu en présence de tous les candidat(e)s.

Pierre Rufener informe ses hôtes sur le patrimoine urbigène.

Orbe: une balade intéressante

Une vingtaine de personnes avait pris rendez-vous en ce samedi matin pour aller à la découverte d’Orbe. Pas seulement des Urbigènes, mais d’horizons différents comme cette Bretonne d’Yvonand qui a pris connaissance de cette balade dans le journal de la Région ou cette famille neuchâteloise qui a souhaité connaître le lieu où leur fille a choisi d’être résidante. Un groupe sympa qui a écouté les explications de Pierre Rufener. Depuis la Place du Marché, il s’est rendu à la maison Lebel non sans jeter un coup d’œil au peu qu’il reste des murailles de la ville. Quelle ne fut pas notre surprise d’apprendre que les immeubles des Terreaux Sud n’avaient pas d’ouverture sur le Jura jusqu’au début du 20e siècle, car elles se trouvaient dans le mur d’enceinte de la ville comme la Tour Bernard.

Autour de l’Orbe

Après un passage par la gare, la petite troupe s’est rendue au Puisoir qui tient son nom du fait que les Urbigènes allaient puiser leur eau dans la rivière au Moyen Age. Pire encore puisque les criminels étaient tout bonnement noyés dans l’Orbe. Tout le monde a apprécié le chemin des Présidents et appris que le pont avait été posé d’un bloc entre les deux rives grâce à un astucieux système de coussins gonflables et à l’aide d’une crue artificielle de la rivière provoquée par la fermeture du barrage des Moulins. Au bout du chemin, les promeneurs ont traversé le plus vieux pont de pierre de Suisse qui servait d’entrée dans le bourg vers le 16e siècle. On pouvait certes passer par le Grand-Pont, mais il fallait s’acquitter d‘un péage. Si bien que les paysans de l’époque préféraient diviser leur équipage, faisant passer gratuitement le ou les chars sur le Grand-Pont et les animaux par celui des Moulins pour éviter de payer la taxe.

La rue de la culture

Le municipal Henri Germond leur a donné l’explication du fonctionnement de «l’ascenseur à poissons» puisque les truites n’ont pas les doigts nécessaires pour choisir l’étage! Pour être succinct, disons que c’est un système d’aspiration qui propulse les animaux aux étages supérieur ou inférieur. Peu avant midi, les marcheurs ont pu apprécier la rue des Moulinets, toujours magnifiquement fleurie et qui est un peu la rue de la culture, avec le Musée de l’eau, l’école de danse, des artisans céramistes et fleuristes ainsi que le Théâtre de la Tournelle à son sommet. Après quoi, les participants ont pu pique-niquer au parc Saint-Claude avant de passer par le chemin de Ronde, l’esplanade du Château et la Grand-Rue où cette balade sympathique s’est terminée.

Samuel Wyss et John Mc Leod au Tour de France.

Sur les traces du Tour de France

Samuel Wyss et John Mc Leod au Tour de France.

Samuel Wyss et John Mc Leod au Tour de France.

Samuel Wyss est l’homme des défis. L’ancien marchand de cycles urbigène avait d’abord crée la Wysam 333 après avoir participé à d’autres épreuves de longue haleine. Après avoir soigné un cancer, il avait même disputé l’invraisemblable Paris-Brest-Paris (1181 km.). Cette année, en compagnie de John Mc Leod (un ingénieur de Nestlé qui a travaillé à Orbe) et accompagné de Philippe Pousaz, ancien cameraman de la TSR, il avait imaginé disputer la dernière semaine de la Grande Boucle. Cela le même jour que les coureurs, en prenant le départ aux aurores. Il a bien voulu nous parler de cette expérience qui a vacillé entre plaisir et frustration.

Plus de panneaux

« Nous avons commencé par l’étape qui menait au Ventoux. Nous avons pris le départ à 1 h 30 du matin de Givors. De nuit, nous avons eu de la peine à nous ravitailler et c’est finalement dans un restaurant qui accueillait une noce que nous avons pu assouvir notre soif, en fin de nuit, dans une ambiance festive. Personnellement, j’ai dû abandonner à la sortie de Bédouin (au pied du mont chauve), terrassé par la canicule. John lui a été stoppé par les forces de l’ordre à 4 kilomètres de l’arrivée. Un problème que nous avons rencontré tout au long de la semaine, car la police est intransigeante, même si nous passions largement avant les coureurs. Après une journée de repos (lundi), nous avons pris la route pour Gap. Quelle ne fut pas notre surprise lorsque nous avons constaté que toutes les flèches de direction de la course avaient été dérobées la nuit avant le 37e km. Si bien que nous sommes involontairement sortis du tracé, en effectuant une quinzaine de kilomètres de trop. L’arrivée sur Gap, vers 14 h., fut en revanche magistrale, avec le public et dans un paysage magnifique.

Embourbés

Le lendemain, c’était le contre-la-montre et la route était fermée dès 8 h., heure à laquelle nous avions décidé de partir. Inutile de vous dire que nous n’avons pas pu effectuer le début, mais nous avons pu rouler sur la fin du parcours. A notre grand désespoir, nous n’avons pas pu disputer la double montée sur L’ Alpe d’Huez. Le soir d’avant, nous avons eu besoin de quatre heures pour trouver une place pour notre bus dans lequel nous dormions. Un orage ayant éclaté durant la nuit, notre «maison» s’est embourbée.

Trois heures ont été nécessaires pour extraire notre véhicule. Trop fatigués, nous avons renoncé à rouler. John a bien fait une tentative depuis Bourg d’Oisans mais la foule était tellement dense qu’il a renoncé au passage du «virage des Hollandais». Le Tour se poursuivait du côté du Grand Bornand. Nous sommes partis à 4 h du matin pour franchir le col du Glandon dans la fraîcheur puis celui de la Madeleine dans lequel nous avons été supportés par les caravaniers qui se réveillaient. J’en garde un souvenir impérissable, mais une fois de plus, nous ne sommes pas parvenus au but, stoppés par la caravane publicitaire et l’intransigeance de la police.

Tout le Tour en 2014?

Enfin, la dernière étape autour d’Annecy ne présentait pas un mètre de plat. Bien que nous ayons pris nos dispositions pour arriver bien avant les coureurs, nous avons été arrêtés définitivement cinq heures avant le passage du peloton! Malgré les difficultés rencontrées, nous envisageons de nous relancer en 2014. Probablement pas le même jour que la course, car, si nous avons eu du plaisir en certains lieux (Gap, col de la Madeleine), le stress nous a souvent gagnés sur la fin des étapes devant autant d’interdits. En plus, il faut préciser que la météo a été favorable et nous n’avons connu aucun problème technique, pas davantage de crevaison. Je me suis rendu compte aussi que les 4 000 kilomètres de préparation n’étaient pas suffisants, il en faudrait 10 000 pour tenir le coup. Notre motivation est toujours intacte et nous pourrions envisager d’accomplir tout le Tour. Nous allons réfléchir cependant à notre projet futur de manière à mieux savourer cette course à l’envergure phénoménale».

Le gagnant de l’étape Stéphane Heiniger.

L’étape de Chavornay, départ du Tour du Pays de Vaud printanier

Le gagnant de l’étape Stéphane Heiniger.

Le gagnant de l’étape Stéphane Heiniger.

Avec près de 400 participants, jeunes et moins jeunes, la course de Chavornay et ses 8.95 kilomètres d’efforts, sur des routes et chemins forestiers, a tenu ses promesses. C’est en dessous des 30 minutes (29’57’3’’) que Stéphane Heiniger d’Yverdon-les-Bains a remporté la victoire. Suivi de près par Patrick Vonlanthen de Molondin à 43 secondes et d’Antoine Hynes à 2’11’’ du vainqueur. Les lauréats ont pris également la tête du tour.

La première femme à franchir la ligne d’arrivée fut Stéphanie Bourqui de la Sarraz avec un temps de 39’35,7’’, suivie de Céline Monnard de Cheseaux-Noréaz à 8’’ secondes et de Odile Rufener de Vuitboeuf à 1’40’’.

À noter les belles performances de Cédric Delemont d’Orbe qui termine l’étape en 4e place des HSen2, de Domenico Marella de Chavornay 5e des HSen1, de Rima Barzarbachi De Pury d’Orbe 5e des DSen2 et de Dylan Demont de Pompaples, qui se place à la 5e place des Juniors.

Ainsi, cette course de Chavornay, 1ère étape du Tour du Pays de Vaud, a été propice à de bons résultats, d’autant que l’effort des athlètes fut à la mesure du parcours. La prochaine étape de Yens le 6 juin prochain terminera ce mini TPV printanier. C’est le 5 septembre prochain, à Saint-Prex, que la finale permettra de découvrir les résultats de ce tour 2012.

Rendez-vous l’année prochaine.

Fogg (2e à gauche) au Reform Club.

Baulmes: le Tour du monde en 80 jours

Fogg (2e à gauche)  au Reform Club.

Fogg (2e à gauche) au Reform Club.

Le Daily Telegraph nous annonce en avant-première que le Tour du monde en 80 jours fait halte à Baulmes jusqu’au 12 mai!

Drapeau anglais flottant à l’entrée de l’Hôtel de ville, l’immersion est immédiatement totale! Lors de l’apéritif offert à l’ouverture des portes, tous les participants à cette aventure théâtrale sont revêtus de somptueux costumes d’époque.

Le pari insensé d’un riche britannique, Phileas Fogg, d’effectuer le tour du monde en 80 jours accompagné de son valet, Passepartout, a inspiré la metteuse en scène Nadine Perusset qui a entraîné la troupe théâtrale de Baulmes dans cette folle aventure.

Pas moins de 20 acteurs et figurants, 47 tableaux et décors, 40 costumes, 8 mois de travail et de mise en place furent nécessaires pour mener à bien cette complexe entreprise (Omnibus du 13 avril 2012). Saviez-vous par exemple que le même comédien endosse jusqu’à 7 rôles, tous sexes confondus? Si, Sir Phileas Fogg, remporte son pari, la troupe de Baulmes remporte très largement le sien au vu de la deuxième représentation.

Un spectacle peaufiné jusque dans les moindres détails

Les quelque 40 costumes, illustrant les diverses étapes de nos héros britanniques, ont été conçus et cousus par Martine Morel et son équipe; c’est une merveille de perfection et de finitions ! Quant aux décors, ils représentaient un défi. Le tour du monde de Jules Verne implique une succession rapide de villes, de pays. Ceux-ci ne pouvait être mieux restitués que par un décor tournant imaginé et créé par Marc-Antoine Morel ! Ainsi, nous suivons de manière fluide nos héros partis d’est en ouest en train, en bateau. Phileas Fogg quant à lui, paraît plus british que baulméran, guindé et mécanique, il semble réellement avoir avalé son parapluie !

Humour et surprises

La gaieté est au rendez-vous, les clins d’oeil contemporains, le choix décalé de certaines musiques comme « Il était une fois dans l’Ouest» ou «New York New York» suscitent le rire. Le public souvent pris à partie, participe avec grand plaisir! Si pour Phileas Fogg, «l’imprévu n’existe pas», les surprises quant à elles sont bien au rendez-vous pour le spectateur ! Du music-hall, des claquettes, des éléphants, une collation avec les artistes et bien d’autres choses encore à venir sont absolument à découvrir à Baulmes jusqu’au 12 mai.

Photo Catherine Fiaux

Avantage Hollande



L’écart n’est pas très important certes (1,5%), n’empêche que le président sortant a été battu lors de ce premier tour, ce qui est une première dans le cadre de la cinquième république. On s’attendait à un premier tour serré, il l’a été.

Il n’y a donc pas eu de surprise en dehors de la percée de Marine Le Pen qui interroge en même temps qu’elle irrite. Pour le moment, les spéculations laissent entendre que le report des voix devrait profiter à François Hollande.

Cela dit, Nicolas Sarkozy peut encore conserver la présidence. Il a quinze jours pour retourner la tendance et compte sur trois face-à-face qu’il espère avec son rival pour prendre l’avantage.
Car les résultats du premier tour n’ont pas toujours été confirmés par la suite. En 1981, Valéry Giscard d’Estaing avait précédé François Mitterand avant de mordre la poussière lors de la deuxième étape. Pour avoir été en France peu avant cette votation, j’ai cru percevoir un ras-le-bol de mes interlocuteurs vis-à-vis de leur président, qui a commis trop d’erreurs durant son quinquennat pour rallier les Français à son panache.

J’ajouterai aussi que le candidat Hollande ne déclenche pas les passions. Mais il est la seule alternative au président sortant. Certains ont même regretté l’absence de Dominique Strauss-Kahn qui l’aurait emporté sans coup férir, selon eux, s’il n’avait pas commis autant de bêtises.

Donc, tout reste ouvert même si la peur de certains vis-à-vis de la gauche ne se justifie pas car l’un comme l’autre entend lutter contre la fraude fiscale de leurs compatriotes.