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Un groupe de visiteurs attentif aux explications de Marianne Conod sous le poirier

Mosaïques: journée «portes ouvertes» réussie

Il faisait beau et les Urbigènes et bien d’autres se sont rendus en masse sur le site de Boscéaz pour (re)découvrir les magnifiques mosaïques.

Journée conviviale

Vreni Segessenmann, Aline Johner et Marianne Conod ont raconté les milliers de tesselles, narrant les histoires de l’époque, lors des nombreuses visites guidées. Orbe a un trésor, malheureusement enfoui pour la plus grande partie, mais dont la ville peut être fière.

Ce dimanche, on pouvait également s’y restaurer avec la paëlla de Marcos, les pâtisseries du MDJO et les boissons et le café torréfié du musée. Dagobert accueillait les visiteurs avec ses instruments anciens, un potier a fait des démonstrations et les enfants ont pu réaliser leur petite mosaïque de papier.

L’Association des Amis de Pro Urba

Elle a été créée pour soutenir la Fondation. Celle-ci fait tout ce qu’elle peut pour promouvoir les richesses qui dorment dans le terrain. Gageons que les personnes qui s’y sont rendues ce jour-là (plus de trois cents), aimeraient pouvoir y retourner et voir la mosaïque d’Achille à Skyros qui est encore cachée sous la terre, dans la cabane…

Rejoignez l’Association

Pour le moment, ce que chacun peut faire, c’est d’adhérer à l’Association en remplissant le bulletin qui se trouve sur www.pro-urba.ch ou d’adresser une demande à Association des Amis de Pro Urba, Case postale 181, 1350 Orbe. La Fondation, si elle se sent soutenue, pourra maintenir le patrimoine urbigène et aura plus de poids pour mettre ce site en valeur, car il est très beau et vaut le détour.

Le site de Boscéaz

Mosaïques de Boscéaz: une motion au large consensus

Le site de Boscéaz

Le site de Boscéaz

Il est assez rare qu’un représentant du Nord vaudois soit nommé député de la semaine au Grand Conseil par le quotidien 24 heures. Ce fut le cas, il y a deux semaines, pour Denis-Olivier Maillefer qui se bat depuis fort longtemps pour la mise en valeur de ce site archéologique.

Le citoyen de Valeyres-sous-Rances avait déposé un postulat de mise en valeur de Boscéaz en 2009. Malheureusement, cette intervention n’a pas eu l’effet escompté puisque le conseil d’Etat a donné une réponse négative à l’initiative, préférant privilégier le développement d’Avenches dans le domaine.

Des personnalités en appui

Un groupe de travail, avec notamment l’archéologue cantonale Nicole Pousaz et plusieurs fonctionnaires cantonaux et des personnalités de notre région, s’est mis à l’ouvrage. Il a rédigé une plaquette, qui décrit les intentions, et qui a été remise aux députés qui ont fortement appuyé la motion déposée par Denis Maillefer. Celle-ci s’adresse directement au Conseil d’Etat qui devra répondre dans les douze mois.

Près de 6 millions

Ce projet, chiffré à près de six millions de francs, servira à faire en sorte que le site ne soit plus un no man's land sur lequel quelques maisonnettes éparpillées abritent les mosaïques les plus importantes au nord des Alpes.

Ce projet devra développer une lecture compréhensible du site. Il s’agit de mettre sur pied une approche didactique de la villa, de la construction d’un pavillon-musée et de créer une promenade archéologique qui pourrait accueillir touristes et classes. C’est le troisième projet qui est présenté aux autorités cantonales au cours de la dernière décennie. Les deux premiers ont échoué et c’est pourquoi le groupe de travail a imaginé une présentation plus modeste.

Appartenance cantonale

Cette motion est aussi née de la lassitude des initiateurs qui ont le sentiment d’être «baladés» par le Conseil d’Etat. Au chapitre de l’anecdote, lors d’une visite des mosaïques urbigènes par le Conseil d’Etat, il fut fort surpris d’apprendre que Boscéaz appartenait au Canton et non pas à la commune.

Enfin, Denis-Olivier Maillefer ne cache pas que le Nord vaudois ne pèse pas très lourd au Grand Conseil. «Notre district ne représente que le 10% de la population vaudoise. Le législatif cantonal est beaucoup plus sensible à Lausanne et à l’Arc lémanique. C’est la raison pour laquelle la députation du Jura-Nord vaudois doit être homogène – ce qui est le cas – pour défendre ses projets».

Photo Serafina Tuminello