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De gauche à droite: Joël Petermann et Marcel Brechbuehl autour de la carte générale réalisée.

Région: revoir les chemins de l’eau

C’est vers 2010-2011 que les premières discussions ont commencé au sujet de l’Étude régionale de l’alimentation en eau du Nozon, de l’Orbe et du Mujon (ERNOM). Un vaste projet né des préoccupations des six communes associées dans l’exploitation de la «Source Mercier» située sur le territoire des Clées, réunies dans l’AISM, l’association intercommunale qui gère cette source. Les installations et notamment les conduites datent pour la plupart de près d’une centaine d’années et arrivent ainsi bientôt en fin de vie. Par ailleurs, certaines communes manquent d’eau de façon systématique chaque année, ou disposent d’une eau de qualité moindre en fonction des saisons. La deuxième idée que sous-tend cette étude est la capacité de faire face à une pollution accidentelle au travers d’un bouclage approprié.

Un système qui permettra à chaque commune membre d’être branchée sur le réseau de sa (ses) voisine(s) et de pouvoir en très peu de temps fermer une arrivée accidentée pour se brancher uniquement sur une source saine. Enfin, troisième volet de cette étude, les besoins en eau pour le risque incendie, qui nécessitent en permanence l’accès à des ressources importantes et suffisantes. Sous l’impulsion du président de l’AISM Joël Petermann et du municipal des Clées en charge des eaux Marcel Brechbuehl, cette étude a débuté. Il s’est agi de se retourner aussi vers le canton pour connaître sa position. Ce dernier a souhaité une application claire du PDDE. Il a aussi suggéré que cette étude comprenne plus de communes, soit toutes les communes comprises entre Vallorbe et Orbe, jusqu’aux confins de Mathod et de Croy, soit en tout 17 territoires communaux.

Vaste inventaire

Dans un premier temps, il s’est agi de dresser un inventaire complet des ressources existantes, sources, réservoirs, stations de pompage, conduites, etc. De cet inventaire des ressources, les experts ont tiré des conclusions pour parvenir à ce fameux bouclage double de chaque commune concernée. Parfois il ne s’agit que de mettre en place une seule conduite. Dans d’autres cas, on a opté pour la construction de réservoirs nouveaux et plus grands pouvant alimenter plusieurs communes chacun, et réduisant ainsi les coûts d’exploitation à terme. Cette optimisation des coûts globaux fait aussi partie des objectifs de l’étude qui a été présentée à l’Omnibus par Joël Petermann et Marcel Brechbuehl. Terminée en juin 2016, la fameuse étude débouche sur un plan général qui a été approuvé par chaque Municipalité participante. Les conseils communaux et généraux seront saisis au moment des mises en œuvre successives qui seront décidées par chaque commune en fonction de l’urgence des besoins locaux et des aspects financiers qui accompagnent ces choix.

Un chantier de 15 à 20 ans

Le canton, qui n’a pas financé l’étude contrairement à l’ECA qui l’a subventionnée, souhaite que le projet global soit réalisé de façon intercommunale. Pas nécessairement au travers d’une association nouvelle, mais sur la base de celle qui existe actuellement et de relations bilatérales. La réalisation du réseau envisagé devrait prendre 15 à 20 ans. 6 nouveaux réservoirs sont prévus, chacun d’entre eux représentant une mise de fonds proche du million de francs. Sur la base du plan général existant, chaque commune va maintenant « zoomer » sur son propre territoire pour déboucher sur un ensemble de plans détaillés par secteur. Ce sont les communes membres de l’AISM qui ont ouvert le bal dans cette deuxième phase, car elles semblent avoir les besoins les plus urgents. Les premiers travaux auront lieu cette année encore. La suite dépendra des décisions qui seront prises localement, l’idée étant de respecter progressivement, mais au plus près le plan général existant et les objectifs cantonaux. Un vaste chantier qui verra encore de l’eau couler avant qu’il parvienne à son terme.

A la source aux Clées, les explications sont données par Albert Lambercy.

Les Clées: à la découverte de la Source Mercier

Trois petits degrés celsius ont accueilli samedi dernier un trentaine de personnes aux portes ouvertes de la Source Mercier.

Appelée couramment depuis plus de 400 ans « Fontaine Mercier », mais exploitée officiellement depuis 1969, celle-ci est située près du village des Clées, non loin de l’Orbe. Les six communes adhérentes à l’AISM (Association intercommunale d’amenée d’eau de la Source Mercier) : Les Clées, Lignerolle, L’Abergement, Sergey, Premier et Bretonnières, bénéficient, selon leurs besoins, de cette résurgence de cours d’eau souterrains.

Un premier arrêt dans la zone de captages, a permis aux plus courageux de se glisser dans un puits afin d’observer l’eau à sa sortie de terre, mais également d’écouter attentivement les explications données par Albert Lambercy, surveillant des installations. En moyenne, ce ne sont pas moins de 1 200 litres/min qui sont débités, puis remontés à l’aide de pompes jusqu’aux différents réservoirs, dont celui du Signal situé près de Lignerolle.

C’est d’ailleurs dans l’impressionnant antre de celui-ci que la deuxième partie de la visite se déroulera. A côté de deux cuves de 400 m3 remplies d’eau cristalline, on apprend, en outre, qu’une vanne présente au sous-sol peut être actionnée en cas de feu, permettant ainsi l’utilisation de l’entier de la capacité du réservoir.

Autrefois uniquement destinée à compléter les réserves incendie, cette eau de source, dont la gestion est entièrement commandée à distance, alimente aujourd’hui de nombreux quartiers de villas, voire l’entier de certains hameaux. Joël Petermann, président de l’AISM, explique d’ailleurs que cette dépendance entraîne de nouvelles problématiques, telles que celle liée à la survenue d’une pollution. Bien que présente quasi sans restriction, cette visite rappelle que l’eau est une ressource précieuse qu’il s’agit de préserver.

La piscine, le dimanche 11 septembre 2016

Orbe: coûteuse tuyauterie en question

Première soirée au perchoir pour le président Philippe Cochard, qui inaugurait ainsi la nouvelle législature à la tête du délibérant urbigène. Ceci avec un ordre du jour qui s’est révélé au final relativement court. Après avoir procédé à l’assermentation de trois conseillers communaux, le délibérant urbigène s’est penché sur le traditionnel rapport concernant l’autorisation générale de statuer.

Une délégation générale octroyée à l’exécutif pour la durée de la législature lui permettant, entre autres, de bénéficier de plus de souplesse et de réactivité dans l’accomplissement de ses différents mandats, que ce soit l’acquisition ou l’aliénation d’immeubles, de parts de société, la nécessité de plaider ou l’acceptation de legs et de donations. Le rapport présenté par Stéphane Collet différait légèrement du préavis déposé par la Municipalité, en spécifiant plus précisément les contours de l’acceptation des donations et héritages. Un amendement qui a été accepté par l’Exécutif et voté à l’unanimité par le Conseil.

Piscine à rénover et tuyaux très chers

Un crédit d’étude de Fr. 85 000.– a lui aussi été voté sans discussion. Il servira à financer une étude de rénovation de la piscine du Signal et de ses bâtiments. Si diverses pistes sont envisagées, le chauffage de la piscine n’entre pas en ligne de compte en raison des coûts élevés d’entretien qu’une telle modification engendrerait.

Revenant sur une affaire traitée par l’ancienne Municipalité, Arnold Poot a déposé une motion pour que toute la lumière soit faite au sujet des coûts effectifs liés au RIPO, ce système de distribution d’eau intercommunal qui a coûté environ Fr. 400 000.– de plus que prévu à la commune. Le groupe PS a invité le motionnaire à transformer sa demande en interpellation, «pour que son traitement en soit accéléré», a précisé Jean-Marc Bezencon. À une très large majorité, les Verts compris, le Conseil a repoussé cette proposition, jugeant la motion préférable. Il appartiendra donc à l’exécutif actuel de répondre à cette motion dans un délai d’une année au maximum.
Ordures ménagères et UAPE

Le Municipal Guido Roelfstra a expliqué que «les ménages et entreprises recevront sous peu les bordereaux de taxes pour l’élimination des déchets. Ces derniers seront accompagnés d’un flyer explicatif détaillé. Une hotline à disposition des contribuables sera mise en fonction à l’Hôtel de Ville durant la période de réception de ces bordereaux, ainsi que durant la période au cours de laquelle les rappels seront envoyés».

«L’UAPE d’Orbe sera ouverte dès la fin du mois d’octobre», a encore précisé le municipal Luiz de Souza en fin de séance.

De gauche à droite: Olivier Poncet, syndic, Stéphanie Gavin Pierrehumbert, nouvelle secrétaire du Conseil, Anja Skrivervik, présidente du Conseil, Marie-Th. Alderisio Pasquali, nouvelle secrétaire municipale.

Champvent: de la bonne eau au robinet

Objectif prioritaire de la Municipalité pour 2015: apporter une eau claire et abondante aux habitants, histoire d’oublier que ces dernières années ils ont parfois vu leurs robinets rationnés, ou encore les abreuver d’une eau «parfumée» et colorée. Avec le vote positif du Conseil général, l’Exécutif pourra poursuivre l’étude d’implantation d’un nouveau captage, acquérir sur territoire baulméran le terrain qui accueillera le nouveau puits et poursuivre l’étude du projet.

Champvent devrait bénéficier de sa bonne eau avant fin 2015 au travers d’une autre conduite. Dans une deuxième étape, un nouveau réservoir sera construit. Puis un bouclage avec les réseaux de Baulmes et de Vuiteboeuf sécurisera les approvisionnements des trois communes.

Règlement de police, feuilleton en 2 épisodes

Approuvé en 2013 par le Conseil d’Etat, le projet est accepté par le Conseil général de juin 2014. Fin de l’épisode 1. Ensuite, dans le courant de cette même année, le canton modifie le règlement d’application de la loi sur la police des chiens. Il réadapte également le règlement type de police. Du coup, la réglementation approuvée en 2014 n’a plus l’aval du canton. Modifiée, elle a été votée à nouveau par le Conseil qui pourra enfin voir sa décision validée à Lausanne. Fin du feuilleton…
Relevons encore qu’au chapitre budgétaire, c’est un bénéfice de Fr. 5 498.– qui se profile pour 2015, très proche de l’équilibre.

Communications municipales

Avec le radar pédagogique fraîchement acquis, les gentils automobilistes qui respecteront les limitations de vitesse dans les villages se verront gratifiés d’un sourire. Le syndic rappelle enfin à tous la fondue communale du 10 janvier. La séance se termine sur une invitation à l’apéritif de fin d’année.

Le Conseil de Vaulion au travail.

Vaulion: le chantier du siècle prend forme

Le président Philippe Magnenat a convoqué le délibérant vaulieni la semaine passée pour permettre à l’exécutif de présenter et de déposer deux préavis très importants relatifs à l’adduction d’eau, à son évacuation et la réfection en profondeur de la route qui traverse le village de part en part. On parle de ces travaux depuis longtemps aux Trois Cœurs, mais cette fois le mouvement est lancé.

Les chiffres sont très importants pour une commune de 500 habitants, puisque le premier préavis concernant l’eau prévoit un crédit de Fr. 1.185 Mio alors que le second, essentiellement consacré à la réfection simultanée de la chaussée s’élève à Fr. 795 000.–. A relever que ces sommes ne concernent qu’une portion limitée du haut du village, intitulée pudiquement «Étape 1 Secteur 3». On peut donc imaginer ce que coûtera le projet complet, qui comprendra 5 étapes au moins et qui pourrait demander de longues années avant de se réaliser entièrement. La Municipalité a rappelé que les conduites existantes datent du début du 20e siècle, ce qui rend leur remplacement impératif.

Financement compliqué

Si sur le plan purement technique les travaux ne semblent pas devoir poser de problème particulier, leur financement est en revanche un casse-tête. Même si la Municipalité a revu ou va encore revoir les taxes communales existantes à la hausse, il faudra que la commune s’endette pour ces gros chantiers. Et ceci au-delà du plafond d’endettement voté en début de législature. Les préavis prévoient de faire passer ce dernier de Fr. 4.35 Mio à Fr. 6.135 Mio. Cette modification requiert toutefois l’aval du Conseil d’État. Un aval qui a déjà été requis en fin d’année 2013, mais sur lequel le gouvernement ne s’est pas encore prononcé. Des séances sont d’ailleurs prévues entre la Municipalité et le gouvernement cantonal.

La réfection de la chaussée, qui est une route cantonale traversant un village, devrait à nouveau pouvoir bénéficier de subsides cantonaux, suite à la fin du moratoire cantonal dès 2014. Une demande à hauteur de Fr. 600 000.– a été formulée dans ce sens. Autre particularité du dossier: la commune souhaite diminuer ses charges annuelles en amortissant les installations futures sur 50 ans, alors que la loi prévoit une durée maximale de 30 ans pour ce faire. Une demande de dérogation dans ce sens va donc aussi être déposée.

C’est une seule commission de 5 membres présidée par Danilo Perotti qui étudiera les deux demandes de crédit.

De gauche à droite, Pierre Mercier, Municipal Affaires sociales et Police, à Orbe, Manuela Salvi, RSR, Françoise Sallaud, BRIO la Broye, Xavier Michellod, juge cantonal, Fabrice Ghelfi, chef de Service SASH Lausanne, derrière et debout Yves Kühne, secrétaire général du Réseau Nord Broye.

Votre vieillesse, des prestations

De gauche à droite, Pierre Mercier, Municipal Affaires sociales et Police, à Orbe, Manuela Salvi, RSR, Françoise Sallaud, BRIO la Broye, Xavier Michellod, juge cantonal, Fabrice Ghelfi, chef de Service SASH Lausanne, derrière et debout Yves Kühne, secrétaire général du Réseau Nord Broye.

De gauche à droite, Pierre Mercier, Municipal Affaires sociales et Police, à Orbe, Manuela Salvi, RSR, Françoise Sallaud, BRIO la Broye, Xavier Michellod, juge cantonal, Fabrice Ghelfi, chef de Service SASH Lausanne, derrière et debout Yves Kühne, secrétaire général du Réseau Nord Broye.

Une salle du Casino qui aurait mérité plus large assistance recevait le cycle de conférences du Réseau Nord Broye.

Une séance d’information a eu lieu dans le cadre d’une présentation publique, intitulée «Votre vieillesse, votre avenir : Qui décide, quels sont vos droits et quel sera le prix à payer?»

Il s’agissait d’une orientation ciblée, conférence – débat dirigée par Manuela Salvi, journaliste à la Radio Suisse Romande, afin d’améliorer le niveau d’information des participants. Quelques interrogations ; notre société a l’habitude de tout compter, mais quelle solidarité ? Quelle équité ? Quelle qualité de soins et accessibilité aux prestations pour tous ? Qui doit payer ?

En ouverture, Yves Kühne, secrétaire général du Réseau, a présenté cet organisme dans son fonctionnement, puis, coordinatrice d’une antenne «BRIO», (Bureau régional d’information et d’orientation) Françoise Sallaud, explique les rouages qui ont pour but d’orienter et coordonner usagers et partenaires.

Il s’agit par exemple, de trouver une place en EMS, un appartement protégé, un établissement pour un court séjour et autres services CMS, cela, tout en respectant les choix et la volonté de l’usager. L’objectif est d’avoir une bonne personne au bon endroit au bon moment. Pour notre région, les bureaux «BRIO» se situent à Pompaples et à Yverdon-les-Bains.

Dans le domaine du service des assurances sociales et de l’hébergement, Fabrice Ghelfi, a traité de la question sensible des coûts, il a détaillé par exemple le prix d’une journée en EMS, coût global, environ Fr. 300.–, ainsi que les diverses formes d’aide sociale réglementées.

Il faut savoir que les ¾ des résidents en EMS bénéficient d’une aide de l’Etat, tout en sachant que chacun peut, s’il y a de la place, entrer en EMS quels que soient ses revenus. D’autres facettes concernent, la partie juridique pour des raisons conflictuelles, et particulièrement les services CMS qui viennent en aide à domicile pour les soins infirmiers, d’hygiène, de confort et autres livraisons de repas, prestations financées pour l’essentiel par les pouvoirs publics et les assurances maladie.

Dans le débat qui a suivi les exposés, les participants ont eu la possibilité de s’exprimer, d’échanger leurs points de vue personnels en particulier avec le représentant de l’Assurance Groupe Mutuel, Yves Seydoux.