Articles

Vue de Romainmotier

Balade au départ de Romainmôtier

A la découverte de votre région: Balade au départ de Romainmôtier

Pour cette première rubrique dédiée à la découverte de notre région et ses alentours, nous vous proposons de parcourir les sentiers du Bois-de-Forel, puis de traverser les villages de Bretonnières et de Premier, tout en ayant comme point de départ et d’arrivée le bourg médiéval de Romainmôtier. Cette randonnée accessible à tous, quelle que soit la saison, est longue d’un peu moins de 10 km et d’une durée située entre 2 h. 30 et 3 h.
Le Bois-de-Forel, une forêt riche
en histoire
Une première courte montée emmène les randonneurs dans le Bois-de-Forel, où l’on peut découvrir une forêt composée majoritairement de chênes, même si plusieurs autres essences indigènes y ont été introduites. Des panneaux explicatifs «Naturando» mis en place par l’association des propriétaires forestiers de l’ouest vaudois permettent de comprendre l’ancienne utilisation des ressources de ce bois riche en histoire.
Panorama sur le massif des Alpes
Après un bref passage dans le village de Bretonnières, connu pour son église et son clocher en forme de bulbe, mais également pour sa culture de lentilles, un chemin bétonné grimpant à travers champs conduit les promeneurs à la hauteur du village de Premier, situé à 870 m d’altitude. Les bancs à disposition le long de l’itinéraire et la vue panoramique récompensent l’effort réalisé pour y monter: Lac de Neuchâtel, Lac Léman, Mont-Blanc et autres célèbres sommets alpins sont facilement reconnaissables si la météo le veut bien. Le chemin descendant du retour rejoint le Bois-de-Forel. Une plateforme construite à 100 m au-dessus de Romainmôtier encourage alors à un dernier arrêt avant de parcourir le dernier kilomètre de cette balade.

Le commandant Turin, entouré des présidents Goldenschue et Vidmer.

SDISPO: pas de souci d’effectif

C’est devant une assistance nombreuse que le commandant du SDISPO, Pascal Turin (Chavornay), a présenté le rapport d’activité 2016 de son corps. Ce Service de Défense Incendie et Secours de la Plaine de l’Orbe réunit 17 communes ou villages, de La Praz à Vuiteboeuf et de Baulmes à Corcelles-s.-Chavornay. Le département DPS (Détachement de Premier Secours) est cantonné à Orbe et dispose de 7 DAP (Détachement d’appui) qui se trouvent à Baulmes, Bavois, Bofflens, Chavornay, Croy, Orbe et Rances. 252 sapeurs et 22 recrues composent le bataillon qui est intervenu à 96 reprises, l’an passé. On notera que le village d’Essert-Pittet a intégré le centre, suite à sa fusion avec Chavornay. On notera que le budget du SDISPO est proche du demi-million de francs.

Corps de jeunes sapeurs en vue

Au niveau de l’Etat-Major, un seul changement est intervenu. Après 20 ans de service, Antonio Sanchez (Montcherand) a démissionné de son poste de quartier-maître qui a été repris par Olivier Agassis (Bavois). Le comité directeur est présidé par Philippe Goldenschue (Corcelles) alors que Thierry Vidmer (Valeyres) est en charge du bureau du conseil intercommunal. Le Major Turin a souligné l’engagement sans faille de ses troupes et se réjouissait de constater que cette région ne souffrait pas d’un manque de personnel, contrairement à ce que l’on observe dans d’autres parties du  canton. Si l’objectif de cette année est de ne pas connaître d’accident dans l’activité, il faut relever qu’un corps des jeunes sapeurs-pompiers (enfants) verra le jour en juillet prochain.

Des nuits à observer

Pour sa part, Alexandre Cavalli a présenté l’ASPO (Association des Sapeurs-Pompiers d’Orbe), en précisant qu’elle est désormais ouverte à tous les pompiers, actuels ou anciens, du SDISPO. Son activité vise à suivre l’évolution du métier, à préserver les véhicules historiques ou à faire preuve de solidarité avec les équipes actuelles. Enfin, le conseiller national Jacques Nicolet s’est réjoui de savoir le SDISPO en pleine forme.

Au cours de sa présidence du Grand Conseil, il a pu apprécier le travail des gens qui veillent à notre sécurité, en passant plusieurs nuits aux côtés des gardiens de prison (EPO), des gendarmes, du corps médical au CHUV, du service des routes ainsi qu’auprès des pompiers professionnels de Lausanne et d’ambulanciers. Il a remercié toutes ces personnes pour le dévouement au service de la population qui n’apprécie pas toujours à sa juste de valeur le travail fourni par ces femmes et ces hommes.

André Perret, président du comité directeur des eHnv.

eHnv: l’ère de la concurrence

Il est terminé le temps où les établissements Hospitaliers du Nord vaudois pouvaient se contenter d’accueillir des patients pour réparer une santé déficiente. Désormais, avec l’arrivée des cliniques privées, dont un projet est imaginé à Yverdon, l’heure de la concurrence a sonné. Depuis plus d’un an, le comité directeur a concocté un plan stratégique pour faire face à ces nouveaux défis de manière, également, à répondre aux besoins d’une population qui vieillit. A partir de ce constat, il a été nécessaire de prévoir une politique et des objectifs clairs, afin que l’offre des eHnv soit très satisfaisante. Cinq orientations majeures ont été arrêtées soit:
– Centralisation des activités de soins aigus spécialisés à Yverdon-les-Bains où les patients seront hospitalisés à la suite d’un traumatisme grave (accident, AVC, etc.)
– Maintien de deux hôpitaux régionaux de proximité à Saint-Loup et à La Vallée.
– Construction du centre de traitement et réadaptation unique pour l’ensemble du Nord vaudois à Orbe; pour permettre aux personnes de se rétablir après une intervention douloureuse.
– Ouverture de permanences médicales proches de la population pour les soins d’urgence qui ne nécessitent pas d’hospitalisation (médecine de premier recours)
– Développement des activités ambulatoires de manière à opérer des gens pour un séjour hospitalier de 24 heures au plus avant le retour à la maison.

Constructions dans les dix ans

En matière de construction, un troisième bloc opératoire a été ouvert cette année au centre de chirurgie ambulatoire d’Yverdon, de même qu’une permanence médicale à Orbe. En 2017, une autre permanence va voir le jour à Cossonay. L’agrandissement de l’hôpital d’Yverdon est prévu pour 2020, avec deux ans de retard, suite aux tergiversations de l’ancien directeur. Enfin, la construction d’un centre de traitement et de réadaptation devrait voir le jour à Orbe en 2025 au plus tard sur le site de Gruvatiez.

IRM à Saint-Loup, scanner au Sentier

La révision de l’assurance-maladie (Lamal) en 2012 a profondément modifié le paysage hospitalier suisse. Concurrence, financement par cas et centralisation des activités ont changé les données, surtout avec une population dont le 20% aura plus de 65 ans en 2020. Ce plan stratégique a pu être mis en place avec la collaboration des soignants, des partenaires et des communes. Ainsi, un effort sera fait sur Cossonay dont on espère conserver une clientèle qui avait l’habitude de séjourner à Saint-Loup. Dans cet établissement, on envisage d’installer une IRM même si le conseiller d’Etat Maillard estime qu’il y en a trop dans le canton, pour la plupart sur l’arc lémanique, alors qu’il n’y en a pas entre Lausanne et Yverdon. Un scanner devrait occuper l’hôpital de La Vallée pour établir un premier diagnostic, dans une région éloignée des grands établissements vaudois.

Spécialisations nécessaires

Si aujourd’hui, nombre de médecins choisissent la pratique en tant que privés, il est indispensable d’offrir des perspectives dans les hôpitaux publics. Ainsi, Yverdon-les-Bains s’est spécialisé dans l’orthopédie (prothèse de hanche ou de genou, etc.) ainsi que dans la neuro-orthopédie (arthrose liée à la colonne vertébrale, etc.). Saint-Loup demeurera le centre vaudois, voire romand, en matière d’ABC (boulimie, anorexie, etc.), alors que la médecine ambulatoire que l’on soigne sur l’instant sans hospitalisation est un autre argument des eHnv. Selon le directoire, le personnel dans son ensemble adhère à ces orientations et certains médecins affirment même qu’ils se sentent plus à l’aise dans un hôpital qui offre des activités diverses, plutôt que de se confiner dans la même spécialité. On doit finalement se réjouir des options prises par les eHnv qui sont autant de paris sur l’avenir dans le domaine de la santé en profonde mutation et dans lequel il faut fidéliser la clientèle.

Alpage du Gascon, vallon de La Jougnenaz.

Région: balades à découvrir en famille

En ces périodes de chaleur, on a tendance à chercher la fraicheur, à la piscine par exemple. C’est aussi la saison des randonnées. Que les parents qui aiment emmener leurs enfants à la découverte de la nature, et qui sont parfois à court d’idées, se réjouissent puisqu’un nouveau guide de ces sorties est paru à l’intention des familles. Il est composé de trente excursions de courte durée qui mettent en valeur les jolis coins de notre région, ceux que bien souvent on oublie au profit de destinations plus lointaines.

Toutes les balades comprennent une description et un tracé de l’itinéraire, des photos, les renseignements pratiques et une page de jeux pour les enfants. Le dessinateur Roger Moret a créé une famille avec deux enfants, Léa et Théo, dont on suit les découvertes au fil des pages et des promenades. Les lieux proposés vont de la région de Sainte-Croix au département du Haut-Doubs, en passant par les environs de Vallorbe, les rives du lac de Neuchâtel et les alentours d’Yverdon-les-Bains. De petit format, le guide se glisse facilement dans la poche du sac à dos et résiste aux taches d’eau.

«Les balades de Léa et Théo» 30 balades en famille dans le Jura vaudois et les environs. Éditions Mon Village, textes, photos et jeux de Marilyn Guinet et Martine Stoeckli, dessins de Roger Moret, 168 p., format 11/17 cm., Fr. 25.–

En vente en librairie et au bureau de l’Omnibus.

Testé pour vous

La balade N°6 nous emmène dans le vallon de la Jougnenaz, des deux côtés de la frontière franco-suisse. On chemine le long de ruisseaux qui rafraichissent rien qu’à les entendre couler et à travers de vastes pâturages et forêts. Dépaysant et sauvage. On aurait aimé un descriptif de l’itinéraire plus détaillé et un extrait de carte topographique plutôt qu’une photo Google Earth. Opinion subjective qui ne remet pas en cause la qualité du guide. On se réjouit de tester les autres balades!

leo

Les membres FIR des ORPC de Grandson et Orbe devant le collège principal de Vallorbe.

PCI: la fusion technique, une réussite!

Les membres FIR des ORPC de Grandson et Orbe devant le collège principal de Vallorbe.

Les membres FIR des ORPC de Grandson et Orbe devant le collège principal de Vallorbe.

L’assemblée générale de l’ORPC Orbe s’est déroulée à La Praz sous la présidence de Philippe Goldenschue (Corcelles).

Le major Claude Rutishauser a présenté le résultat de la fusion technique des régions de Grandson et Orbe, voulue par les comités directeurs respectifs. Depuis le 1er octobre 2012, le secrétariat des deux régions se trouve à Orbe. Raphaël Graf (Sainte-Croix) a été engagé comme préposé au matériel. Le personnel professionnel représente 2,75 emplois. Les cours de cadres réunissent les officiers et sous-officiers des deux régions permettant ainsi des échanges riches. Les cours de répétitions se déroulent quant à eux par région.

Dans la nuit du 30 au 31 mai s’est déroulé l’exercice «VALLO13». Cet engagement avait pour but de tester les planifications établies et la collaboration entre les Formations d’Intervention Régionale (FIR) des deux ORPC. Les commandants remplaçants ont conduit l’engagement des hommes, de la mise sur pied de leurs hommes au licenciement.

Un accident de TGV dans le tunnel du Mont d’Or servait de thème à l’exercice. Les missions des FIR consistaient à assurer la prise en charge des passagers sur le terrain en installant et exploitant deux postes collecteurs. A héberger les passagers dans les salles de gym de Vallorbe, transformées en dortoirs. A garantir le ravitaillement des passagers et des intervenants ainsi que d’installer et exploiter un poste de commandement pour conduire les missions de la protection civile. Les enseignements de cet engagement ont été nombreux tant du côté humain que du point de vue technique.

Un exercice réussi par les membres des FIR engagés pendant 2 h. 30 et qui ont fait une analyse pertinente du travail et suggéré des propositions d’amélioration.
On signalera pour terminer que l’exercice financier 2012 de la PCI s’est soldé par un léger bénéfice puisque le coût par habitant, budgété à Fr. 15.91, a été ramené à Fr. 15.32.

Dorine Voirol.

Changement à la tête de l’Espace Prévention

Dorine Voirol.

Dorine Voirol.

L’espace Prévention du Nord vaudois a une nouvelle responsable en la personne de Dorine Voirol qui a remplacé Maïthé Busslinger qui a pris sa retraite.

Dorine Voirol y était jusqu’à présent chargée de projets recherche et développement. Elle connaît donc bien la maison. L’Espace Prévention est chapeautée par l’ASPMAD du Nord vaudois (Association pour la santé, la prévention et le maintien à domicile). Il propose des cas de prévention et de promotion de la santé dans divers domaines et s’adresse à tous, des tout petits aux seniors. Les thèmes tournent autour de l’alimentation, du mouvement, de la prévention des dépendances, de la santé au travail et de la petite enfance.

En plus de cours aux professionnels, il offre de nombreux cours dans toute la région. Il travaille en collaboration avec de nombreux partenaires : comme l’ADNV (Association du Développement du Nord vaudois), les communes, les entreprises.

Nouveautés à Orbe

La plupart des cours ont lieu à Yverdon mais à Orbe se sont ouverts, à la résidence de Thienne, un cours de yoga (le mardi à 18 h 30) et un groupe parents-enfants (0-4 ans, le jeudi de 14 h. 30 à 16 h. 30). Ce dernier permet aux jeunes parents de rencontrer une infirmière et de poser des questions sur le poids, le sommeil, les pleurs, l’hygiène... Et d’échanger avec d’autres familles.

Les Health’s Angels

L’Espace Prévention, avec son équipe Health’s Angels spécialement formée pour la prévention des dépendances auprès des adolescents, va aussi chercher à développer un partenariat avec la commune d’Orbe pour des actions auprès des jeunes. A Sainte-Croix, un projet-pilote de maintien de la santé des personnes de 55 ans et plus est à l’étude et pourrait être étendu à d’autres régions. Un autre projet est à l’étude à Grandson sur les proches-aidants dans le cas de maladie d’Alzheimer. Les idées de projets ne manquent pas. Dorine Voirol relève d’ailleurs que l’Espace Prévention Nord vaudois est très dynamique et souvent précurseur. On retrouve toutes les informations (cours, contact) sur www.espace-prevention.ch/nord.

Photo Natacha Mahaim

Xavier Margairaz assistera de son lit au début de compétition d’Arnaud Bühler.

Football: les Sédunois de la région

Xavier Margairaz assistera de son lit au début de compétition d’Arnaud Bühler.

Xavier Margairaz assistera de son lit au début de compétition d’Arnaud Bühler.

Décidément le joueur de Valeyres-sous-Rances joue de malchance. Lors du camp d’entraînement des Sédunois en Calabre, disputé essentiellement sur des terrains synthétiques, Xavier s’est blessé tout seul à un genou à la suite d’un faux mouvement. Il a été opéré mardi dernier en Valais et sera absent des terrains pendant 6 semaines au moins. En clair, il ne sera pas de retour avant le mois d’avril soit quasiment au terme du troisième des quatre tours de championnat. Une poisse continue pour Margairaz puisque les blessures ont déjà fortement contrarié sa carrière.

En coupe dimanche déjà

Arnaud Bühler, lui, a suivi normalement la préparation du nouvel entraîneur Victor Munoz qui a succédé à Pierre-André Schürman. Sion a entamé sa préparation en Espagne (Salou) pendant une semaine avant de se rendre au sud de l’Italie pendant dix jours. Les Valaisans ont disputé quatre parties d’entraînement durant ce dernier séjour dont trois ont été perdues contre des clubs de 2e ou 3e division(Reggina, Bari et Como) pour une victoire contre Cosenza. Des résultats à ne pas prendre trop au sérieux, selon le Baulméran, dans la mesure où la préparation a été « épicée » puisque l’équipe n’aura eu que quatre semaines pour se préparer pour le match de Coupe de Suisse de ce dimanche à Kriens, partie qui avait été renvoyée au terme de l’année passée.

Avec deux attaquants?

L’effectif du club a été modifié après les départs de Serey Die (Bâle), Gonçalvez (USA), Ulmer (Winterthour) et Manset. En revanche, Gelson Fernandez (Sporting Lisbonne) et Aidalton (Chine) sont revenus au club tandis que le jeune Camerounais N’djeng (22 ans) sera un véritable renfort pour l’attaque, selon le Baulméran. Les Sédunois viseront une place en Champion’s League (2 premiers du championnat) et ils entameront la compétition par un rendez-vous capital à Bâle (10 février). « Il est encore trop tôt pour dire de quoi aura l’air l’équipe. J’ai le sentiment que nous serons plus offensifs avec deux attaquants. Durant ces stages, Munoz a passé en revue l’effectif, nous faisant tous jouer une mi-temps par match de préparation, en insistant sur le rythme qu’il veut soutenu. Comme tous les entraîneurs espagnols, il nous a fait travailler l’endurance avec ballon. J’ai l’impression que notre fond de jeu y gagnera en qualité. L’approche tactique sera différente et c’est à nous, les joueurs, de nous adapter ». Enfin, Arnaud avoue que les déclarations de Gennaro Gattuso qui a affirmé pendant l’intersaison que son cœur était resté à Milan, n’avaient pas créé le trouble dans l’équipe car l’Italien est toujours aussi généreux dans son investissement sur le terrain.

Danilo Wyss au dernier Tour d’Italie.

L’optimisme de Danilo Wyss

Danilo Wyss au dernier Tour d’Italie.

Danilo Wyss au dernier Tour d’Italie.

Le seul coureur professionnel de notre région avoue que les révélations des différentes affaires qui surgissent à propos du vélo l’atterrent. «C’est un mauvais coup pour notre sport. Cependant, je suis persuadé que nous allons dans la bonne direction. A la fin du vingtième siècle, les cyclistes s’offusquaient face aux contrôles. Ils allaient même jusqu’à attaquer en justice les résultats des analyses. Aujourd’hui, tout le peloton réclame plus de contrôles et surtout des sanctions plus lourdes à l’égard de ceux qui sont restés dans les mailles du filet. Lorsque les fautifs écoperont de cinq ou dix ans de suspension, certainement qu’ils seront beaucoup moins tentés de tricher».

Doué et travailleur

Danilo assure n’avoir jamais été approché par quiconque dans ce domaine. Il prétend aussi que la pratique n’existe pas dans la formation BMC qui l’emploie. «On sait dans une équipe s’il y a des suspicions. Tous les coureurs de Festina ou US Postal étaient au courant de ces pratiques. Il est vrai aussi que personne n’est à l’abri de la dérive d’un coursier qui pourrait être tenté par le dopage. A l’intérieur de mon team, il y a constamment des contrôles et je me sens surveillé. Concernant mon leader, Cadel Evans, je puis vous assurer que ses performances sont dues au travail et au fait qu’il soit doué. Sa déception a été grande de ne pas pouvoir suivre les meilleurs sur le dernier tour de France qu’il a préparé tout particulièrement. Ce qui me semble démontrer que l’on ne peut pas toujours être au mieux de sa forme lorsque l’on est propre».

Le cas Cancellara

Wyss est convaincu que l’on peut gagner un grand tour sans avoir besoin du dopage. «On peut être fort sans forcément être dopé. J’ai confiance en mes collègues de travail et je suis persuadé que l’on parviendra à vaincre ce fléau car nous avons tous la volonté d’éradiquer le dopage de notre sport». Lorsque nous évoquons l’entourage de Fabian Cancellara (avec son directeur sportif Bjarne Riis et son adjoint Kim Andersen, tous deux dopés voire exclu du peloton pour le dernier), le coureur urbigène vient immédiatement au secours du Bernois.

«C’est par le biais de Bobby Julich que je sais que l’équipe de Spartacus n’est pas dans la tourmente. L’Américain faisait partie de l’US Postal d’Armstrong lorsque sa femme a découvert qu’il utilisait des produits interdits. Elle l’a forcé à changer de formation pour rejoindre celle de Riis où il n’a rien vu de suspect».

Se débarrasser des dopés

N’empêche que le cyclisme doit se débarrasser de tous ces coureurs qui ont triché quel que soit le rôle qu’ils occupent aujourd’hui, pour nous faire croire à un renouveau. Tant que ces gaillards rôderont dans le milieu, la tempête pourra repartir demain. Tricheurs ils ont été, tricheurs ils resteront, surtout avec l’appât du fric. Pour éviter cela, il faudra également que l’UCI cesse d’être compatissante comme elle l’a été trop longtemps et n’accepte plus aucun compromis.

Le FC Orbe malgré un deuxième tour difficile.

Orbe sauvé: merci Bavois

 

Le FC Orbe malgré un deuxième tour difficile.

Le FC Orbe malgré un deuxième tour difficile.

Les trois équipes régionales de 2ème ligue interrégionale continueront d’évoluer dans cette division. Orbe devait l’emporter contre Perly-Certoux pour assurer son maintien.

Après une bonne première période au cours de laquelle Marquez ouvrait de la tête le score pour les Urbigènes, la formation du Puisoir a nettement fléchi par la suite, perdant beaucoup trop vite la maîtrise du ballon à mi-terrain, pour finir par encaisser l’égalisation à la suite d’une erreur d’appréciation du gardien Grosso.

Par bonheur, Bavois a complètement joué le jeu en écrasant 6-1 Geneva qui connaît les affres de la relégation avec Vevey et Versoix. Comme la formation de Giovanni Vavassori a très vite mené au score, par 3-0 à la pause et 6-0 à l’heure de jeu, Orbe se savait sauvé grâce à Bavois et n’a pas vraiment laissé éclater sa joie au terme de ce match nul.

Renforcer l’attaque et le milieu

En cette fin de saison, l’entraîneur Christian Mischler tirait le bilan. « Cela a été compliqué et éprouvant. Notre série de huit défaites consécutives nous a fait mal. De plus les blessures et les nombreuses suspensions m’ont condamné à modifier sans cesse la formation. Si bien qu’il a fallu recourir souvent à des joueurs de la deuxième équipe pour compléter l’effectif qui à manqué de régularité à l’entraînement.

Cependant, l’équipe a bien réagi en fin de parcours en obtenant huit points en quatre rencontres pour nous sauver. S’il est certain que nous devons garder le noyau dur du contingent pour la saison prochaine, il est indispensable de nous renforcer en attaque et au milieu du terrain où nous manquons cruellement d’un numéro 10. Je remercie tout de même mes gars qui ont su réagir malgré le fait que bien du monde nous voyait relégué après notre série négative ».

Des Urbigènes et le MJOR

Relevons enfin que si le club est contraint de jouer la carte régionale car il n’a pas les moyens financiers de ses voisins.Il faut déplorer que de nombreux jeunes Urbigènes préfèrent jouer ailleurs qu’à Orbe pour différentes raisons. Cette situation mérite une analyse sérieuse. Le comité a certes ses responsabilités dans cette situation, mais le manque d’ambitions de certains garçons dénote l’attitude des jeunes qui baissent très vite les bras face à la difficulté aussi bien sur le plan footballistique que sur le plan professionnel.

A l’heure où le club a fait appel à Jacky Pittet pour étoffer le contingent, il serait souhaitable que ce directeur sportif parvienne à convaincre des Urbigènes de revenir à la source. Comme il s’agit de veiller au MJOR, un mouvement junior qui est allergique au club du Puisoir, quand bien même celui-ci fournit l’essentiel des joueurs, à la suite de vieilles histoires qui ne sont pas encore enterrées.

Enfin, Christian Mischler restera à la tête de la première équipe et Filippo Vietri reprendra en mains les destinées de la deuxième équipe qui jouera malheureusement en quatrième ligue, la saison prochaine.

Photo Pierre Mercier

Pas de trou de novembre

MM. Duruz et Chevalier à un mois du passage de témoin  du Café le K’rioc à Orbe.

MM. Duruz et Chevalier à un mois du passage de témoin du Café le K’rioc à Orbe.

A Orbe comme à Vallorbe, les rues sont restées étonnement désertes durant l’avant-dernier mois de l’année. Y a-t-il une baisse des affaires à cette période ? C’est la question que l’Omnibus est allé poser à quelques commerçants des deux localités.

La renommée

Dans la ville aux deux poissons, Freddy Fragnière n’a pas subi de baisse du chiffre d’affaires. «Certes, les gens sont relativement prudents, mais nous n’avons pas observé de diminution. Nous avons la chance d’avoir une clientèle qui n’est pas seulement locale.

Notre réputation nous permet de traverser mieux les périodes difficiles, mais il ne faut pas nous relâcher, car le moindre écart se paie au prix fort», nous dit le patron de la Laiterie de la rue Centrale qui entend prolonger son activité jusqu’en avril 2011 et qui est persuadé de trouver un successeur qui saura maintenir le standing du commerce.

Aldi et La Croix d’Or

Du côté de la Migros, pas d’inquiétude non plus. Le flux de clients a été le même qu’à l’habitude en novembre. S’il faut observer un léger fléchissement, c’est plutôt en fin de semaine qu’il se produit et il est dû probablement à l’ouverture du magasin Aldi. Pas d’affolement non plus du côté du café Le K’rioc. «Nous avons plutôt bien travaillé durant ce mois. Il est vrai que les vacances des tenanciers du café de La Croix d’Or nous ont peut-être servis», nous dit la patronne Marie-Claude Chevalier.

A propos, le café changera de propriétaire au début de l’année prochaine puisqu’il sera repris par M. Duruz.

Finalement, malgré l’absence de monde dans les rues, les commerçants ont passé allégrement ce mois de novembre, annonciateur de fêtes de fin d’année encore plus intéressantes.

A Vallorbe

Juste avant que ne débute la période de Noël, un petit coup de sonde a été effectué auprès de quelques commerçants vallorbiers emblématiques, afin de tenter de déterminer un peu comment l’économie locale et son homonyme familiale se portent.

Tout va bien dans la boulangerie

Un petit tour chez le boulanger-pâtissier Christophe Schwerzmann qui nous apprend que «pour les produits vendus traditionnellement en magasin tout comme pour le tea-room, les affaires marchent en tout cas aussi bien qu’il y a un an». L’infatigable municipal qui met quotidiennement la main à la pâte ne voit aucune conséquence négative de la crise sur ses chiffres d’affaires.

L’été des Grottes

En face, chez Claude-Désirée Mourey, à la Pharmacie du Sapin, même constat pour novembre. Mais la pharmacienne de rappeler qu’elle est très remontée contre le peu de cas fait par les autorités locales du très grand manque de chiffre d’affaires à mettre directement en relation avec la fermeture prolongée de la rue des Grottes cet été, et le transfert  sur l’autre  rive de l’Orbe du trafic descendant de la Vallée. Une pharmacie a besoin de passage, et des mesures alternatives toutes simples auraient pu être mises en place pour ne pas prétériter pareillement les commerçants».

Honneur au saucisson

Plus loin, chez Jean-Louis  et Hélène Martignier, de la Boucherie de la Grand-Rue, novembre va bien, comme le reste de l’année, pour ce qui concerne les ventes au détail. Pour le semi-gros ou petit traiteur, du style plateaux pour apéritif ou préparations diverses pour des anniversaires, le nombre de commandes ne change pas en 2009, mais le prix nominal de chaque commande a nettement baissé.

A relever encore que pour la énième fois consécutive, Jean-Louis Martignier, sorcier  vallorbier de la viande, a reçu une médaille pour son fameux «saucisson vallorbier». Cette nouvelle distinction particulièrement méritée lui a été décernée le 27 novembre lors de la MEFA 2009 à Bâle, le marché des professionnels de la viande en Suisse.

S’agissant donc de Vallorbe, de nombreux indices montrent que le commerce local et de proximité, qui de plus est bien ancré dans des secteurs traditionnels, ne souffre pas trop de la crise.

Photo Pierre Mercier