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La Croix d’Or sans ses échafaudages.

Ballaigues: La Croix d’Or n’a plus d’échafaudages

Le président Jean-Luc Leresche a dirigé lundi soir une séance qui a débuté par l’assermentation d’une nouvelle conseillère, en remplacement d’Eric Jeanneret, démissionnaire. C’est Jacqueline Collet, sous-secrétaire et dernière des viennent ensuite ayant accepté de siéger, qui a pris sa place. Dans les communications municipales, le syndic Raphaël Darbellay a signalé que, selon les renseignements fournis par l’administration fiscale cantonale, les services du conseiller fédéral Ueli Maurer n’ont pas encore réussi à encaisser le retour français de l’impôt sur les frontaliers. Au plan des liquidités, la commune se retrouve donc dans la même situation qu’il y a quelques années, une somme d’environ 1.5 million de francs lui restant encore due à ce titre. La France avait honoré sa dette vers Noël, la dernière fois.

La Croix d’Or qui avance et Carpostal qui pétouille

La rénovation en profondeur de la Croix d’Or avance selon le rythme prévu, d’après les renseignements fournis par le Municipal Jean-François Faivre. Les travaux de carrelage de l’attique et de la cuisine devraient avoir lieu cette semaine encore. De même, les travaux de la future terrasse devraient eux aussi commencer. Une nouvelle terrasse qui gagnera environ 1.5 mètre par rapport à l’ancienne, en raison d’un mur qui au final n’avait pas de fondations. Du côté des navettes scolaires de Carpostal, on a encore réussi à laisser en rade des élèves ou, s’agissant des chauffeurs remplaçants, à ne pas connaître les arrêts de la ligne «complexe» Ballaigues – Vallorbe. Des élèves ont aussi terminé leur course à Yverdon-les-Bains… L’AscoVaBANo a pris les mesures nécessaires pour que le transporteur performe convenablement.
A relever que les deux navettes sont toujours confondues par les élèves qui ont été priés de prêter plus d’attention à celle qu’ils doivent emprunter, ceci pour éviter les confusions, selon les indications fournies par le municipal Christian Nyfenegger.

Sépultures et budget 2019

Le règlement des sépultures et du cimetière de la commune a fait l’objet d’un toilettage pour satisfaire aux exigences cantonales; il sera ainsi plus clair que l’ancienne version et plus adapté aux exigences actuelles.
Dans la foulée, le syndic Raphaël Darbellay a présenté le projet de budget pour l’année 2019, le premier depuis quelques exercices à présenter un excédent de charges. Excédent de l’ordre de Fr. 300 000.– sur un total de 6.4 millions. L’Exécutif a dû faire preuve de pessimisme, a expliqué le syndic, pour tenir compte des incertitudes liées à l’introduction de la RIE III cantonale.

La Croix d'Or qui va être rénovée

Ballaigues: «La Croix d’Or» dans de nouveaux atours

Réunis sous la présidence de Samuel Maillefer lundi, les membres du délibérant ballaigui avaient un ordre du jour chargé à parcourir. Dans un premier temps, les statuts de la nouvelle ORPC, dans sa version réunifiée pour tout le district Jura Nord vaudois, ont été adoptés, non sans quelques remarques à l’endroit du processus de mise au point des statuts et surtout en relation avec les réelles motivations de cette «modernisation et adaptation nécessaire» voulue par le canton. Encore une fusion d’une intercommunalité par thème qui ne devrait au final pas coûter moins cher que les trois organisations territoriales actuelles. Le syndic Raphaël Darbellay a rappelé qu’il s’était agi de mettre d’accord 73 communes et que Ballaigues avait réussi à obtenir que la répartition des coûts ne repose pas, pour partie du moins, sur la valeur du point d’impôt, ce qui aurait tout simplement doublé la facture pour la commune.

Fermeture minimale exigée

Le crédit de 2,5 millions de francs demandé par l’exécutif pour transformer et rénover l’immeuble de la Croix d’Or, qui abrite la seule auberge du village, a été accepté à l’unanimité. L’exécutif va maintenant devoir mettre les bouchées doubles pour que la fermeture ne dure que le temps minimal, soit de septembre 2017 à juillet 2018, un délai qui devra être garanti par les futurs intervenants. Il est possible que la finalisation des 8 chambres situées aux étages prenne un peu plus de temps et puisse se terminer alors que l’exploitation du café-restaurant aura déjà débuté. Un projet que les commissaires s’accordent par ailleurs à trouver équilibré et intelligent. L’une des questions qu’il s’agira de résoudre est la rentabilisation – impossible aux yeux de la Municipalité, du moins entièrement – des travaux entrepris, au travers d’un loyer adapté à ce futur bijou tout neuf qui sera confié à un exploitant qui reste à trouver.

Un PPA sans opposition

Le PPA «La Fin» qui comprend pour l’essentiel les terrains de la zone dans laquelle l’entreprise Dentsply Sirona opère a été adopté lui aussi sans discussion et à l’unanimité. À relever que ce PPA n’a fait l’objet d’aucune opposition durant sa mise à l’enquête et qu’il permettra, en 2018, de réaliser des travaux de correction des voiries et carrefours à l’entrée est du village. Un PPA qui, pour la première fois à Ballaigues, range en zone réservée – zone bloquée pendant 5 ans au moins – plusieurs parcelles préalablement constructibles.

Des comptes 2016 en positif

Les comptes 2016 ont été déposés à l’examen de la commission des finances. Sur un total de charges et produits de l’ordre de 9 millions de francs, ils font apparaître un excédent de recettes de plus de Fr. 200 000.–, avec une marge d’autofinancement de 1,5 million de francs.

Robert Porchet remet le Pain d’Or à Laurent Buet, accompagné de son épouse et de ses enfants.

Vallorbe: un nouveau Pain d’Or décerné

Robert Porchet remet le Pain d’Or à Laurent Buet, accompagné de son épouse et de ses enfants.

Robert Porchet remet le Pain d’Or à Laurent Buet, accompagné de son épouse et de ses enfants.

C’est Vallorbe que la Confrérie vaudoise des Chevaliers du Bon Pain a choisi pour y tenir samedi passé son 21e chapitre d’intronisation. Il faut dire que le titulaire sortant de la distinction suprême du Pain d’Or est un vallorbier, en la personne de Roland Brouze, vice grand-maître de la Confrérie et boulanger dans la localité depuis des décennies. L’objet d’un chapitre est la remise officielle de distinctions, d’abord sous la forme d’étoiles, que les maîtres-boulangers reçoivent s’ils remplissent des conditions strictes de contrôles successifs et sur le long terme de la qualité de leur production.

C’est ainsi qu’une vingtaine de représentants de la profession se sont vu remettre, qui leur première, qui leur deuxième, qui leur cinquième étoile, gage d’une maîtrise parfaite de tous les aspects de la profession. Les conseils de la Confrérie du Grand Apier et de celle du Gruyère étaient présents, de même que les autorités cantonales, régionales et locales.

Laurent Buet nouveau Pain d’Or

On pouvait notamment apercevoir parmi les invités le vice-président du Grand Conseil Jacques Nicolet, de Lignerolle, le syndic de Vallorbe Stéphane Costantini et plusieurs de ses municipaux, la préfète Évelyne Voutaz et le président du Conseil communal de Vallorbe, Christophe Maradan. En plus d’une série d’étoiles qui furent attribuées à une vingtaine de représentants de ce corps de métier, le titre prestigieux de Pain d’Or a été décerné. Cette remise n’a lieu qu’une fois tous les trois ou quatre ans. C’est Laurent Buet, boulanger à Lausanne, qui succède dans ce palmarès à Roland Brouze, vice grand-maître de la Confrérie. Un autre de ses collègues pouvait prétendre à ce titre grâce à ses résultats toujours excellents: Robert Porchet, de Lausanne également.

Ce dernier ayant déjà reçu le trophée à plusieurs reprises par le passé, il a décidé de laisser passer son tour au profit de son collègue plus jeune. La cérémonie proprement dite avait été précédée d’un cortège dans la Grand-Rue ainsi que d’un brunch préparé par les membres locaux de la Confrérie, Roland Brouze et Christophe Schwerzmann. À relever aussi parmi les élus Alain Grobet, ancien tenancier de l’Auberge du Casino à Vallorbe, qui a été reçu comme membre compagnon de la Confrérie. Dommage que le soleil ait boudé cette manifestation haute en couleur et qui a été suivie par un nombreux public.

Photo Olivier Gfeller

Au premier rang, entourés à gauche par Janine Hofmann et à droite par Nicole Savary, les gagnants Jean-Pierre Gerber, Astrid Meylan et Daniel Marendaz.

Des lauréats à Arnex

Au premier rang, entourés à gauche par Janine Hofmann et à droite par Nicole Savary, les gagnants Jean-Pierre Gerber, Astrid Meylan et Daniel Marendaz.

Au premier rang, entourés à gauche par Janine Hofmann et à droite par Nicole Savary, les gagnants Jean-Pierre Gerber, Astrid Meylan et Daniel Marendaz.

Les prix du Concours de dégustation de vin du Comptoir du Nord vaudois 2013 à Yverdon ont été officiellement remis aux lauréats lors d’une cérémonie réunissant une quarantaine de concurrents, qui s’est déroulée à Arnex, chez les vigneronnes Maryline et Amélie Lavenex. Comme le précisait Janine Hofmann, l’une des chevilles ouvrières du concours avec sa consoeur Nicole Savary, «cette année aura été un grand cru, puisque près de 600 participantes et participants se sont mesurés durant l’exposition pour tenter de deviner à la fois l’origine précise et le village exact d’où provenaient les nectars».

Dans un premier temps, plusieurs concurrents n’étaient pas parvenus à se départager et il a fallu organiser un barrage. Au terme de cette ultime étape, les lauréats 2013, qui ont tous réussi un total de 21 points, sont les suivants: chez les dames, Astrid Meylan de Montagny a gagné une nouvelle fois le challenge. Chez les hommes, ce dernier est revenu pour la troisième fois à Jean-Pierre Gerber d’Yverdon-les-Bains. Dans la catégorie des exposants, le concours a été gagné une nouvelle fois par Daniel Marendaz de Mathod.

À relever encore que ce concours fait partie du Verre d’Or, dont il constitue l’une des manches. Le Verre d’Or est le championnat vaudois de dégustation de vin. Les diplômes de participation ont été remis aux concurrents par Sophie Weber-Bovay, secrétaire de la SIC d’Yverdon-les-Bains, en présence notamment de Jean-Pierre Grin, conseiller national, qui a participé au concours en 2013.

Photo Olivier Gfeller

Patrick Keller et Olivier Chautems présentant le Diplôme de Grand Or.

Grand Or pour le XIII Or Aurore de Gamay

Patrick Keller et Olivier Chautems présentant le Diplôme de Grand Or.

Patrick Keller et Olivier Chautems présentant le Diplôme de Grand Or.

En 2010, l’interprofession du Beaujolais a décidé de promouvoir plus activement le gamay, cépage par excellence de sa région. C’est ainsi qu’est née la première édition du Concours International du Gamay. Même si ce concours se déroule en France, il réunit depuis lors à chaque édition plus de 700 vins inscrits et des concurrents provenant de presque tous les continents sur lesquels le vénérable cépage est cultivé.

En marge d’un salon de l’alimentation qui s’est déroulé à Lyon en janvier, l’édition 2013 du Concours a eu lieu. Lors de cette édition, un seul vin vaudois présenté a recueilli une médaille «Grand Or» pour la cuvée 2011 et une médaille «Or» pour la cuvée 2010. Il s’agit du XIII Or Aurore de Gamay de la Cave des 13 Coteaux à Arnex. Cette magnifique composition est le fruit du travail de deux passionnés: Patrick Keller, le directeur de la Cave des 13 Coteaux, qui dans l’aventure de cette création a œuvré comme responsable technique du vin. A ses côtés, le producteur Olivier Chautems, outre la livraison d’environ 20% du raisin nécessaire à cet assemblage, a fonctionné comme responsable de vendange, a contrôlé le suivi de la maturation et le dégrappage.

Composition subtile

Le XIII Or Aurore de Gamay est une composition subtile issue des vignes de cinq propriétaires des Côtes de l’Orbe AOC. Il s’agit d‘un gamay à production maîtrisée issu de vieilles vignes. Récolté à maturité optimale, il est mis en cuvaison prolongée. Sa deuxième fermentation est effectuée partiellement en barrique de chêne suisse. Elle est suivie d’un affinage de 12 mois, jugé nécessaire par les concepteurs pour parvenir à trouver l’équilibre idéal entre le corps du vin, les caractéristiques du cépage et son potentiel tonique. Au nez, on relève des notes de cerises noires et d’épices, poivre noir et cannelle. Le corps est mis en valeur par l’élevage partiel sous bois qui respecte les caractéristiques du cépage. La Cave des 13 Coteaux sera présente lors du Comptoir du Nord vaudois à Yverdon-les-Bains du 15 au 24 mars. Une occasion pour découvrir ce cru exceptionnel.

Photo Olivier Gfeller

Roland Brouze avec le trophée.

Roland Brouze Pain d’Or 2010

Roland Brouze avec le trophée.

Roland Brouze avec le trophée.

Un peu d’histoire

La première Confrérie des Chevaliers du bon pain a été créée à Genève en 1959. L’idée de la création d’une telle institution est née à la suite des séances d’appréciation de la qualité du pain (appelées «taxations du pain») instaurées en 1958 et ayant pour but de promouvoir et de maintenir par les boulangers artisans la production d’un pain savoureux et croustillant.

Pour récompenser ceux d’entre les boulangers obtenant le nombre suffisant de points (270 au cours de trois taxations dont aucune ne peut être inférieure à 80 points), le promoteur de cette idée tint à leur décerner le titre de «Chevaliers du bon pain» lors de chapitres à l’occasion desquels le boulanger doit prêter le serment suivant : «Je fais le serment de ne jamais profaner et de toujours soigner la qualité de mon pain. Je fais le serment de toujours remplir mon devoir de considération, de fraternité et de respect envers tous mes collègues de la profession. Je fais le serment d’honorer mon titre de Chevalier du bon pain. «(source Confrérie Vaudoise des Chevaliers du Bon Pain, créée de son côté en 1966).

Distinction suprême à Vallorbe

Voici plus d’un quart de siècle que Roland Brouze cultive autant la satisfaction de sa clientèle que l’art de la panification dans son laboratoire vallorbier. Et c’est en 2010 que ses pairs ont choisi de lui conférer le titre de Pain d’Or, lui qui par ailleurs est vice Grand-Maître de la Confrérie Vaudoise des Chevaliers du Bon Pain.

Une  récompense de choix qui consacre le travail, le produit et l’excellence. On ne sait pas forcément que les boulangers se mesurent entre eux non seulement dans un esprit de franche compétition, mais aussi dans une optique de maintien constant d’une qualité supérieure dans l’art de façonner le précieux aliment de base de la culture occidentale.

Ces joutes silencieuses et non violentes portent sur nombre de caractéristiques du pain, comme la couleur, la forme, l’aspect, la coupe et la déchirure, la croûte, la couleur de la mie, sa texture, la structure en bouche, l’odeur et le goût. Sans entrer dans tous les détails et mystères de la panification et de la procédure de «taxation», on notera simplement que des inspections ont lieu à l’improviste, les taxateurs emportant avec eux des échantillons de marchandise qui vont être jugés le jour-même par une équipe d’experts.

Et ce n’est que si la régularité et les excellentes notes sont au rendez-vous que l’on peut imaginer accéder au titre de Pain d’Or. Roland Brouze a obtenu de son côté une moyenne générale des notes de 94.5 sur 100, synonyme de «plus que très bien».

Un savoir-faire soumis aux aléas de la mondialisation

Roland Brouze est évidemment heureux d’avoir reçu ce titre. Il relève cependant «un souci certain pour l’avenir de la profession,  dont le nombre de vrais professionnels artisans ne cesse de diminuer au fil des ans, en Pays de Vaud en tous cas. Ceci au profit de productions industrielles récupérées entre autres par les grandes surfaces ou les shops qui n’hésitent pas à s’approvisionner en … Pologne pour maximiser les marges».

«Nous avons peut-être raté un train en marche, nous les artisans», avoue-t-il à ces sujets, tout en tenant avec une fierté bien placée le magnifique trophée qu’il va en principe conserver pour une période de deux ans.

Photo Olivier Gfeller