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Deuxième depuis la gauche, Steve Berger pensif devant le tableau électronique de commande.

Lignerolle: la fromagerie Berger « au top » de la technologie !

Après trois mois et demi de travaux importants qui ont nécessité l’arrêt complet de la production, la fromagerie Berger de Lignerolle a recommencé la semaine passée à produire des meules de Gruyère AOP. Le tout dans un environnement technologique complètement revu et corrigé. «Cela fait environ une année que nous avons commencé à imaginer le positionnement et l’ordonnancement des nouvelles installations, car nous avions une condition de base restrictive: la surface existante, qui ne pouvait être étendue» explique Steve Berger.
Il s’est donc agi de faire tenir dans ce même espace un réseau compliqué de nouvelles installations, cuves, tuyauteries et machines diverses complètement informatisées, et devant permettre à la fromagerie de faire face à la transformation de lait, en augmentation très importante. Avant les transformations, nous produisions 126 tonnes de Gruyère par an, et depuis la semaine passée, nous en produirons 227 tonnes, ceci avec une marge importante pour absorber une production supplémentaire. C’est dire si la modernisation s’imposait, d’autant que les anciennes installations avaient un peu plus d’une vingtaine d’années, durée normale de vie dans le métier. Élément important, alors que l’équipe «ancienne» se composait de 4 personnes, dont une apprentie et moi-même, la production nouvelle pourra être assumée par la même équipe de quatre professionnels».

Réglages fins encore nécessaires

Lors du passage de l’Omnibus sur place, tout n’était pas encore parfait, les mécanismes et les nouvelles installations nécessitant des réglages fins «en situation de production». En plus des réglages fins, il s’agit aussi pour les fromagers de s’habituer à de nouvelles commandes et à de nouveaux processus offerts par l’impressionnante tuyauterie qui circule autant en sous-sol qu’au plafond des locaux. Si l’on ajoute à cela que les fournisseurs des systèmes viennent du canton de Saint-Gall, avec les problèmes de compréhension réciproque que ceci peut engendrer, les premiers jours de production n’ont pas été de tout repos. À relever enfin que la laiterie reçoit toute l’année le lait de 6 «couleurs», alors que durant l’hiver ce nombre passe à 5.

Enfin, ainsi que l’a précisé à l’Omnibus Jacques Nicolet, le président de la Société coopérative de laiterie de Lignerolle – fondée en 1884 et propriétaire des locaux et installations!, «cette dernière a investi 3 millions de francs sur deux ans, aussi bien pour la création et l’équipement de la nouvelle cave d’affinage que pour les travaux de modernisation des locaux et des équipements de la fromagerie elle-même. Des nouveautés que chacun pourra admirer lors d’une inauguration qui est prévue à l’automne».

Jacques Nicolet fabrique le gruyère avec le fromager Steve Berger lors de la réception organisée en 2014 pour son accession à la présidence du Grand Conseil.

Région: Jacques Nicolet cumule

Récemment élu au Conseil national, Jacques Nicolet ne cachait pas depuis un certain temps son intérêt pour la charge de président de l’UDC Vaud. Il faut dire, avoue-t-il, que j’ai été à plusieurs reprises sollicité de faire acte de candidature. Réunis en congrès cantonal jeudi soir passé à Morges, les membres de l’UDC ont plébiscité le nouveau conseiller national de Lignerolle lors du vote pour repourvoir ce poste: il a en effet recueilli 108 voix sur 130. Jacques Nicolet pourra compter sur un bureau dans lequel figure également Dylan Karlen, qui remplace Jean-François Thuillard comme vice-président.

A relever que l’UDC Vaud compte plusieurs vice-président(e)s qui se partagent les tâches. Le retour d’Alice Glauser au Parlement fédéral, l’arrivée de Guy Parmelin au Conseil fédéral, la présence nouvelle à Berne de Jacques Nicolet et celle renouvelée de Jean-Pierre Grin impriment à la section vaudoise du parti une connotation nettement plus agricole et agrarienne que durant les dernières années au cours desquelles les membres urbains tenaient plus les commandes. «Nous avons justement la chance d’avoir une aile urbaine et une aile agrarienne, a entre autres répété le nouveau président du parti. C’est une force et nous ne devons surtout pas opposer ces deux courants».

Le parti doit maintenant avancer

L’Omnibus s’est entretenu avec le nouveau président cantonal. Il a notamment précisé qu’il considérait comme essentiel dans sa mission de «faire tourner à l’UDC Vaud les pages d’un chapitre nouveau. Nous sortons d’une zone de turbulences – on se souvient de l’affaire Fabienne Despot et de l’enregistrement clandestin qui a marqué l’année 2015 – qui laissait à penser que l’ambiance n’était pas au beau fixe entre les membres dirigeants du parti. Ces épisodes font maintenant partie du passé et il convient de faire en sorte que le parti avance et travaille grâce aux nouvelles structures qu’il s’est données».

Par rapport à l’électorat de la région proche, Jacques Nicolet est conscient et reconnaissant des soutiens apportés qui ont sans doute débordé le cadre strict des sympathisants de son parti. Il escompte que cette période, plutôt faste pour son parti, continue au niveau communal. «Vous avez vu, à Orbe, on a déposé notre liste pour le Conseil communal» précisait-il ravi. Sans compter le terrain cantonal où il parle plus ouvertement qu’avant d’une candidature à l’exécutif en 2017. Pour ceci toutefois, il faudra sans doute que les alliances avec la droite fonctionnent, un peu à l’image de ce qui s‘est passé lors de l’élection d’Olivier Français au Conseil des États au deuxième tour et contre un sortant au palmarès remarqué, mais avec le soutien de l’UDC.

Pas comme à Zurich?

Jacques Nicolet aime à dire que l’UDC Vaud n’a pas forcément les mêmes attitudes ou la même ligne ou culture que l’UDC Zurich. Quand on lui demande de citer des exemples concrets de cette différence, il précise volontiers: «Prenez la question des frontaliers, par exemple: il est certain que la façon d’appréhender le problème n’est pas le même chez un UDC zougois ou zurichois que chez un UDC vaudois ou bernois. Les habitants des cantons limitrophes de la frontière ont forcément une expérience, un vécu différent de ceux d’un canton du centre de la Suisse qui ne connaît pas pratiquement cette question. En plus, le ton employé à Zurich ne convient pas forcément à l’électeur romand.

Et le parlementaire-président de relever enfin que son collègue à l’exécutif de Lignerolle, Olivier Petermann, est bien le syndic apprécié de sa commune, contrairement à ce que plusieurs organes de presse ont prétendu récemment, en attribuant de façon erronée cette fonction au nouveau président cantonal de l’UDC.

Le nouveau président Alix Michel reçoit les clés du Conseil des mains du président sortant, Bernard Werly.

Lignerolle: des chiffres et des félicitations

Le nouveau président Alix Michel reçoit les clés du Conseil des mains du président sortant, Bernard Werly.

Le nouveau président Alix Michel reçoit les clés du Conseil des mains du président sortant, Bernard Werly.

Les comptes communaux sont au beau fixe, mais la prudence reste de mise

Réunis récemment à la salle villageoise, sous la présidence de Bernard Werly et en présence de 21 membres sur 25, le Conseil communal de Lignerolle a écouté le rapport municipal sur les comptes 2011 présenté par Pierre-Alain Gachet ainsi que celui de la commission de gestion lu par Philippe Fonciere. Avec entre autres, un total des amortissements prévu au budget de Fr. 101 150.–, un revenu sur la fortune en diminution de Fr. 67 214.– par rapport à 2010, le budget 2011 qui prévoyait un déficit de Fr. 33 400.–, voit les comptes se solder par un excédent de Fr. 27 240.–, pour un total des produits de Fr. 1 603 776.– et des charges pour Fr. 1 576 536.–.

Election du bureau

Au point 4 de l’ordre du jour, il a été procédé a l’élection d’un nouveau président du Conseil. Le président sortant, Bernard Werly qui a fonctionné plus de dix ans sur deux périodes, a privilégié le renouvellement. Un conseiller est proposé en la personne de Alix Michel. L’assemblée n’ayant pas d’autre prétendant passe au vote. Ce dernier est élu par 19 voix sur 21 bulletins délivrés. Laurent Courtinier vice-président qui se représentait, a été réélu avec 20 voix.
A la suppléance de la commission de gestion sont élus, Jean-Marc Collet et Yvan Bourgeois.

Honneur à Jacques Nicolet

En fin de séance, pour sortir de cette pluie de chiffres, les membres du Conseil, les syndics des communes voisines invités du jour, et la Municipalité in-corpore, se réunissaient pour partager un apéritif dînatoire en l’honneur du municipal Jacques Nicolet élu au Grand Conseil vaudois. A cette occasion, pour applaudir à ce succès, Olivier Petermann syndic, félicite leur député pour son esprit d’initiative et sa marche vers un avenir plein de promesses et, de traduire officiellement les compliments admiratifs de toute la population.

A la veille de son assermentation à la cathédrale de Lausanne et de sa nomination en tant que 2e vice président du Grand Conseil, Jacques Nicolet veut s’investir dans sa mission, mener au mieux de ses possibilités la défense et la représentation de l’arrière pays vaudois, particulièrement notre région, et, espère que la nouvelle période parlementaire lui apporte quelques succès.

A relever, il n’est pas coutume, la présence exemplaire dans cette honorable assemblée, de trois conseillers d’une même famille représentant trois générations Petermann: Marc le père, Fréderic le fils et Fabien le petit-fils, un engagement civique qui mérite d’être cité.

Photo Alain Michaud

Frédéric Petermann, nouveau conseiller communal.

Lignerolle: conseil déterminé et décisionnel

Frédéric Petermann,  nouveau conseiller communal.

Frédéric Petermann, nouveau conseiller communal.

En ouverture du Conseil communal du 2 avril, Bernard Werly président, salue les vingt conseillères et conseillers présents ainsi que la municipalité «in corpore», il assermente un nouveau conseiller, Frédéric Pertermann, qui remplace Silvia Nicolet démissionnaire.

Un des points importants de l’ordre du jour, l’équipement de la route de l’Abergement avec mise en séparatif des eaux, installation d’une conduite de gaz, mise en souterrain du réseau d’électricité, téléphonique et téléréseau, ainsi que les aménagements de la chaussée.

Le coût des travaux se monte pour l’ensemble du projet à Fr. 736’000.-, dont environ la moitié de la somme prélevée sur le fonds de réserve «Travaux futurs», le solde étant amorti sur une durée de 25 ans.

Après lecture du rapport de la commission par Richard Nicolet, rapport qui abonde dans le sens du préavis municipal, mais, qui demande, en particulier, de nommer une commission d’étude pour l’établissement de deux ralentisseurs prévus dans l’aménagement de la chaussée concernée.

Beaucoup de salive utilisée pour cette proposition sécuritaire, qui amène en finalité le Conseil à accepter le principe de nomination d’une commission, mais pour l’ensemble du dossier «Sécurité dans le village», et d’accepter à l’unanimité l’équipement de la route de l’Abergement.

Autre point d’importance, la réponse à la motion de Jean-Pierre Duvoisin sur l’adaptation des salaires et indemnités de la municipalité et du Conseil. Demande d’adaptation qui avait été retirée de l’ordre du jour du Conseil communal précédent.

La sortie de la municipalité de la salle, a permis à l’assemblée de mener un débat constructif et plein de sagesse. Dans la lecture du rapport de la commission par Philippe Roncière, on observe un ajustement sur la base d’un revenu de Fr. 80’000.- sur un taux de 100% d’occupation.

A l’avenir, le temps d’activité du syndic est estimé à 20% et celui des municipaux à 10%, soit la somme de Fr. 16’000.- et respectivement Fr. 9’000.-. En marge de ce rattrapage pour l’exécutif, les indemnités des membres du Conseil et du bureau sont aussi revues et actualisées à la hausse.

Cette nouvelle proposition d’adaptation salariale avalisée par la commission et les élus est acceptée à l’unanimité.

Après l’acceptation de vente de cinq actions PESA, les communications municipales ont abordé les sujets suivants : l’introduction d’une taxe au sac, la réfection des chemins d’accès de montagne, un futur règlement des constructions lié au plan de zone ainsi que de l’épuration des eaux.

Dans les divers, un banc, une place de jeux et le bruit autoroutier ont occupé la discussion avant la clôture de l’assemblée par son président.

Photo Alain Michaud