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La zone de la patinoire au printemps.

Vallorbe: toit sous toit

C’est presque au complet et sous les yeux d’un public venu en nombre pour l’occasion que le Conseil communal de Vallorbe s’est réuni lundi sous la présidence de Christine Leuenberger. Il faut dire que le menu était plutôt corsé, puisqu’il s’agissait pour le délibérant vallorbier de se prononcer, entre autres, sur deux préavis relatifs, le premier, à la création d’une SA à but non lucratif «Sports et Loisirs SA» au capital de 1 million de francs destiné à reprendre les actifs et passifs de l’actuelle patinoire et de l’actuelle piscine, pour devenir le pôle communal dans ces domaines.

Et le second à l’octroi d’un crédit de 3,98 millions de francs pour financer la couverture de la patinoire et sa rénovation-transformation. Aucun de ces deux objets n’a suscité la moindre discussion, tout ayant visiblement été réglé en séances préliminaires de groupes et la création de la nouvelle SA de même que son financement ont été adoptés à une très large majorité. Très satisfait du résultat, le syndic Stéphane Costantini a donné rendez-vous aux membres du Conseil pour l’inauguration du nouveau «Frézillon» avec son toit muni de panneaux solaires à l’automne 2018.

Les oreilles de Berne ont dû siffler

Le Conseil a encore adopté un crédit de Fr. 179 000.– destiné à la réfection de l’estacade de l’Orbe longeant la Maison de commune, dont le sol est devenu dangereux, puis a entendu un rapport intermédiaire de la commission de gestion sur la marche du Bureau technique, jugée en tous points satisfaisante. La fin de la séance a vu le conseiller Yann Jaillet développer une résolution – votée à une large majorité – enjoignant à la Municipalité de forcer l’OFROU à sortir pour une fois d’une attitude peu communicante typiquement confédérale et à poser un panneau sur le portique sur la semi-autoroute A9b à la sortie d’Orbe pour signaler aux usagers les bouchons qui se forment et leur suggérer de prendre la route cantonale aux Clées pour éviter de perdre des heures.

De son côté, le syndic Stéphane Costantini a expliqué les derniers développements concernant le CEP, que l’Omnibus a déjà présentés, et qui permettent de penser que le CEP rebaptisé «Centre fédéral pour réfugiés» ne deviendra pas un centre de départ pour réfugiés, ce contre quoi l’exécutif vallorbier se bat invariablement depuis des années. Un sujet sur lequel Yann Jaillet a également fustigé l’attitude des autorités fédérales, mutiques et non coopérantes à ses yeux, en ce domaine comme en d’autres.

Une imposante Société de Jeunesse particulièrement colorée.

Vaulion: et que vive la «Tchète»!

Sous le brouillard et avec de la pluie, Vaulion a vécu sa traditionnelle tchète organisée depuis toujours par la Société de Jeunesse du village. C’est une coutume qui vient de la nuit des temps et dont l’origine est inconnue. Mais les très anciennes archives de la commune font mention des «rondements du Nouvel-An» jusque dans les livres de comptes datant des années 1600-1700.
La «Tchète» vient du mot «quête».

Les jeunes parcourent les fermes foraines, les hameaux puis le village, avec tambours, grosses caisses et cymbales, entre le 31 décembre et le 2 janvier, pour récolter toutes sortes de lots que les habitants leur donnent avec bienveillance au cours d’innombrables verrées auxquelles il faut savoir résister. Puis tout ce butin est revendu, le soir du 2 janvier, dans une mémorable mise où chacun rachète, à prix d’or, ce qu’ils ont donné, procurant à la Jeunesse un bien juteux bénéfice. Et cette coutume perdure, même sur fond de crise économique, jusqu’à nos jours.

Le tout dans une ambiance très festive. Ici, les Vaulienis aiment la fête, les déguisements, les masques, et se retrouvent dans un large esprit de rencontre

La jeunesse partie pour plus de 3 jours de tambours.

Valeyres-sous-Rances: et tapent, tapent les tambours!

Il est une coutume depuis fort longtemps que les tambours des Jeunesses résonnent dans les villages pour le passage à l’an nouveau. Valeyres-sous-Rances ne déroge pas à la règle.

Cette année, du 30 décembre 2014 au petit matin du 2 janvier 2015, une quinzaine de jeunes gens déguisés en marins ont sillonné le village. Filles comme garçons tapent sur leurs tambours ou grosses caisses. Loin à la ronde, plus de 3 jours durant, rythme et résonance font écho, c’est d’ailleurs parfois difficile de les localiser avec justesse.

Mais où vont-ils ? Pas de programme préétabli si ce ne sont les invitations aux repas. Le périple s’articulant autour de ces points fixes. Si, dans un sourd roulement de tambours, ils s’arrêtent chez vous, ils seront reconnaissants que vous leur offriez quelque chose à grignoter et à boire. Car bigre, cela donne soif ! Ils seront aussi contents de converser et rigoler avec vous. Leur but est de passer un moment avec leur village et ses habitants. Ainsi la Jeunesse perpétue des valeurs authentiques et permanentes.

Gilles Kaenel et Michaël Troyon, président et vice-président de la Jeunesse se réjouissent de l’accueil réservé par Valeyres en cette fin d’année.

Maintenant, les tambours se reposent. Il faut dire qu’ils en ont tapé des Nouvels Ans, ils en ont vu des jeunesses, ils le connaissent ce village.... Ah, si les tambours pouvaient parler.... mais chut laissons-les dormir avec leurs secrets du moins jusqu’au prochain Nouvel An!

Grilles géantes et attention chez les participants.

Ballaigues: loto à l’EMS du Jura

Grilles géantes et attention chez les participants.

Grilles géantes et attention chez les participants.

C’est en passe de devenir une tradition, même si ce n’était, samedi passé, que la deuxième édition du loto de l’EMS du Jura à Ballaigues. Il y a quelques années en effet, la Jeunesse de Ballaigues avait décidé d’offrir son temps et son travail de préparation aux résidents de l’EMS du Jura, en collaboration avec le personnel et la direction de ce dernier, pour y organiser de toutes pièces un loto destiné aux résidents. Le geste avait beaucoup plu et c’est donc une nouvelle édition qui a été mise sur pied samedi après-midi passé.

«Presque tous les membres de la Jeunesse participent», précisait son président Cédric Leresche, qui expliquait en outre que tout était «fait maison», y compris la collecte de véritables lots», par les membres de la Jeunesse qui, en plus, ont passé la durée du loto, soit à crier les numéros, soit à aider les participants à remplir les grilles géantes préparées pour l’occasion. L’après-midi s’est poursuivi par un goûter pris en commun, une façon de prolonger cette participation sympathique de façon conviviale. À voir la concentration de certains joueurs, pas de doute que le plaisir était présent.

Photo Olivier Gfeller

Le comité d’organisation. De gauche à droite : Jonathan Marendaz (Responsable infrastructures), Béatrice Gass (présidente de la Jeunesse de Mathod-Suscévaz), Reynald Gass (responsable sécurité), Nicolas Marendaz (caissier) et Romain Bertola (responsable sponsoring, pas présent sur la photo).

Mathod: les copeaux s’invitent à Mathod

Le comité d’organisation. De gauche à droite : Jonathan Marendaz (Responsable infrastructures), Béatrice Gass  (présidente de la Jeunesse de Mathod-Suscévaz),  Reynald Gass  (responsable sécurité), Nicolas Marendaz  (caissier) et Romain Bertola (responsable sponsoring,  pas présent sur la photo).

Le comité d’organisation. De gauche à droite : Jonathan Marendaz (Responsable infrastructures), Béatrice Gass
(présidente de la Jeunesse de Mathod-Suscévaz),
Reynald Gass (responsable sécurité), Nicolas Marendaz
(caissier) et Romain Bertola (responsable sponsoring,
pas présent sur la photo).

Tout le monde le sait, avec l’été, le soleil, la chaleur et les jours qui s’allongent arrivent les girons, ces grandes manifestations d’une semaine organisées par la communauté des jeunesses campagnardes. Et cette année c’est à Mathod que s’est installé le Giron du Nord, la semaine passée.

Sous le thème du Mexique, la place de fête ronronnait d’éclats de voix joyeux et de bonne humeur, agrémentée de fajitas et divers boissons et snacks (même des glaces cette année!) pour lutter contre les fortes chaleurs de l’après-midi et le froid, voire la pluie, en soirée. En effet, même si les journées rayonnaient sous le beau temps, les intempéries ont presque chaque soir pointé le bout de leur nez, rendant le parking dangereusement glissant, mais heureusement l’équipe de Mathod avait prévu un stock de copeaux de secours et aucune voiture n’a dû être remorquée. De plus, grâce à une bonne organisation, plusieurs tables ont été rapidement installées dans le karaoké afin de s’abriter et a ainsi assuré une ambiance encore plus «bon-enfant» et détendue.

Mercredi soir a eu lieu le souper mexicain préparé par une équipe de la jeunesse de Mathod-Suscévaz ainsi qu’une ancienne membre: Mireille, et qui a eu un énorme succès! Les sports aussi ont connu une augmentation d’inscriptions grâce à la proximité entre la place de fête et les terrains, comme par exemple pour le volley, avec les 208 équipes inscrites.

Malgré les grands froids de cet hiver (parfois -30° en février) les décors ont été fabriqués sans problèmes et le montage de la place s’est fait de manière parfaitement orchestrée et a donné un résultat agréable et convivial. Et avec plus de 1000 bénévoles, les quotas étaient atteints et aucun bras ne manquait pour mener à bien cette semaine de festivité.

Bilan donc très positif pour Béatrice Gass, présidente de la Jeunesse organisatrice, qui ajoute même qu’elle a été surprise en bien par le calme qui a régné tout au long de la manifestation. En effet, aucun événement majeur n’est venu troubler l’ambiance festive de ce giron, pour le plus grand plaisir des jeunesses et familles des environs.

Photo Katy Josi

Le Rallye des Jeunesses Campagnardes du 8 au 12 juin à Romainmôtier.

Romainmôtier: une première pour la SJR

 

Le Rallye des Jeunesses Campagnardes du 8 au 12 juin à Romainmôtier.

Le Rallye des Jeunesses Campagnardes du 8 au 12 juin à Romainmôtier.

La Société de Jeunesse de Romainmôtier organisera le Rallye FVJC (Féd. Vaud. des Jeunesses Campagnardes) qui se déroulera du 8 au 12 juin 2011, durant le weekend de la Pentecôte. Un plus comme le soulignait Vincent Zimmermann, porte-parole du groupe, lors de la soirée de présentation.

Le moment fort des festivités concernera les Rallyes (pédestre ou motorisé) qui se dérouleront le dimanche 12, auxquels seuls les membres de la «Fédé» pourront participer. Accueil dès le 8 avec une course de VTT et jusqu’au dimanche, des compétitions de football, volley, lutte et pétanque sont programmées pour tout le monde.

Un rallye en campagne, pour de vrai

Pour présenter leur dossier, les jeunes (au nombre de 18, les compétences de chacune et chacun sont sollicitées et mises ensemble) ne comptent pas leur temps et leur énergie: rencontres avec les autorités communales et cantonales, les demandes, cahier des charges à respecter, etc. Ils font preuve d’une belle maturité, malgré leur jeune âge. Le dossier sécurité accepté, la réalisation physique (mesure sur le terrain, puis plans et constructions, aménagement pour les places de parcs, accès), débutait.

Rien n’était laissé au hasard afin que leur fête soit belle et conviviale.

Infos et inscriptions: www.romainmotier.ch/jeunesse

Photo Marlène Rézenne

Les nouveaux membres Jérémy Besson et Alan Campana.

Agiez : 2011, millième anniversaire

Les nouveaux membres Jérémy Besson et Alan Campana.

Les nouveaux membres Jérémy Besson et Alan Campana.

C’est au Refuge d’Agiez, que les confrères se sont réunis, pour l’assemblée annuelle de la société de l’Abbaye l’Elite d’Agiez. La fête prévue du 1er au 3 juillet 2011, devrait coïncider avec le 1000e anniversaire de la commune.

D’après Monsieur Samuel Baudraz qui a eu l’amabilité d’effectuer des recherches afin d’attester que cette date est fiable, d’après le dictionnaire Historique de 1867 cette date est la bonne. Cependant,  Samuel Baudraz va se rendre aux archives cantonales pour vérifier quelques documents, afin d’être sûr à 100% de l’année de la création de la commune d’Agiez.

Daniel Nobs, trésorier de la société est optimiste, malgré un déficit de Fr 3 600.– dû à la fête de 2008, la trésorerie de la société reste saine.

Le nombre de membres reste stable (86 membres), deux aînés ont démissionné, alors que deux jeunes du village, Jérémy Besson et Alan Campana sont devenus membres de la Confrérie lors de l’assemblée.

Photo Elisabeth Zahnd

L’austère préau du collège du Grand-Pont sera rendu plus agréable.

Orbe : tous les travaux de réfection acceptés

L’austère préau du collège du Grand-Pont sera rendu plus agréable.

L’austère préau du collège du Grand-Pont sera rendu plus agréable.

Un Conseil communal quelque peu clairsemé, une douzaine d’absents mais qu’il est difficile d’imputer aux Jeux Olympiques, les programmes étant constamment chamboulés, et que les conseillers absents étaient en général excusés.

Beaucoup de travaux de réfection

Peut-être le programme, somme toute peu attrayant, en a découragé quelques-uns. Des crédits pour des travaux divers en étaient le menu principal.

Les toilettes publiques de la place de la Gare, de la rue du Grand-Pont seront complètement rénovées avec un accès pour les personnes à mobilité réduite (PMR). Celles de l’Hôtel de Ville et de la Grand-Rue seront refaites dans le cadre des autres travaux projetés dans ces secteurs.

Dans le préavis, seules les toilettes du Grand-Pont devaient comporter un accès PMR, mais la commission pense que pour une ville de 6 000 habitants, cela ne suffit pas. Surtout que les travaux de l’Hôtel de Ville et de la Grand-Rue risquent de durer encore longtemps.

Celles de la route du Signal, a estimé la commission, n’ont pas besoin de tels travaux, étant fermées un partie de l’année. Le Conseil communal s’est rallié aux conclusions de la commission et a approuvé le budget de Fr. 144 500.- pour ces réfections.

Henri Germond, municipal en charge des travaux, a précisé que les WC du Signal sont quand même bien utilisés en été et feront l’objet d’améliorations mais sur le budget des travaux d’entretien.

Cherche nouvelles classes désespérément

De nouveaux bâtiments scolaires sont à l’étude mais en attendant, il faut absolument pouvoir ouvrir de nouvelles classes, aussi bien au primaire qu’au secondaire. Pour le collège du Grand-Pont, les anciennes salles de travaux manuels qui ne sont plus utilisées, de nouvelles salles ayant été créées au collège de Montchoisi, pourraient être transformées en salles multi-usages (rythmique, informatique, réunion...).

D’autre part les fenêtres du bâtiment administratif seront changées, une isolation plus complète des façades s’avérerait très onéreuse et de meilleures fenêtres vont déjà limiter les pertes thermiques. Enfin le préau, qui est assez triste c’est vrai, sera aménagé de manière plus conviviale: des jeux seront peints sur le sol, on installera des bancs et de la verdure (arbres et vignes vierges) agrémentera le tout.

Et les petits n’ont pas été oubliés ils auront des lavabos dans leurs toilettes du sous-sol.

Le collège de Chantemerle  devra ouvrir une classe supplémentaire l’année prochaine. La meilleure solution sera de transformer la salle de géographie, actuellement inutilisée. Mais cette salle doit être complètement transformée car elle contient actuellement des gradins. Ils seront détruits, et le sol et les murs refaits.

Le sol de la salle de musique sera également refait. De plus, une rampe sera créée à la place des escaliers pour accéder à l’aula, pour des raisons de sécurité mais aussi pour permettre un accès aux handicapés.

Enfin, pour le collège de Montchoisi, la clôture et le portail du préau seront changés et la commission a en outre demandé que la clôture devant la salle des travaux manuels soit également changée, ce qui n’alourdirait que modérément la facture totale et répondrait ainsi aux voeux de la commission de gestion.

Une partie des travaux est à la charge de la commune (Fr. 261 000.–) mais ceux qui concernent spécifiquement un besoin scolaire sont payés, soit environ un tiers (Fr. 100 000.–), par  l’ASIBCO (Association Scolaire Intercommunale de Baulmes-Chavornay-Orbe et environs). Toutes les propositions de la commission ont été acceptées à l’unanimité.

Terrains du canal du Rhône au Rhin bientôt utilisables

Les terrains «Longues Raies et Passon» au sud-est de la ville, en gros entre la Landi et le magasin de surplus militaire, sont en voie d’être légalisés. La Municipalité d’Orbe demande de débloquer un crédit d’étude concernant les infrastructures à réaliser  (aménagements routiers, distribution et évacuation des eaux, éclairage public).

Le Conseil communal accepte ce crédit de Fr. 200 000.–, dont une partie devrait être payée par les propriétaires des terrains.

Sourire à travers la poussière

Ce sera le mot d’ordre pour les employés municipaux, qui ne vont pourtant pas rigoler pendant les travaux de rénovation de l’Hôtel de Ville. Ils devraient débuter le 15 mars et durer environ 18 mois.

Les employés auraient préféré être dans un autre lieu pendant la durée des travaux, mais cela a semblé beaucoup trop compliqué de déménager toute l’administration communale.

Il y aura des petits déménagements temporaires internes et des toilettes provisoires vont être installées à droite du canon. Henri Germond a assuré que l’accueil des clients ne devrait pas trop souffrir, malgré quelques passerelles et autres échafaudages.

Le sort des toilettes à la rue des Remparts devra être revu à cause des changements demandés par le Service cantonal et il n’est pas encore définitivement arrêté. Nous vous reparlerons plus en détails de ces travaux prochainement.

Demande d’un délégué pour la jeunesse

Dans les divers, Anne-Catherine Graber qui avait interpellé la Municipalité à propos du secteur «Enfance et Jeunesse» a transformé sa demande en résolution. Elle n’est pas satisfaite de la réponse et aimerait que la Municipalité  crée un poste  de délégué à la jeunesse.

Par exemple, suggère Frédéric Richard, un des animateurs de la Maison des jeunes pourrait remplir également cette fonction. La Municipalité y réfléchira.

Photo Françoise Monnier

La jeunesse en question

Lors de ce dernier conseil, il a été beaucoup question de l’interpellation de Anne-Catherine Graber, qui demandait la création d’un poste de chef de service dans le domaine Enfance et Jeunesse. La réponse de la Municipalité n’a pas donné satisfaction à la conseillère communale socialiste.

Il était dit que pour ce qui est des garderies, du service des mamans de jour et de l’éventuelle mise en service d’une UAPE (Unité d’Accueil pour les Ecoliers), Orbe fait partie du réseau Ajoval (Réseau Accueil de Jour Orbe la Vallée) qui réunit toutes les communes de l’ancien district, à l’exception de Baulmes et Vuiteboeuf, ainsi que de la Vallée de Joux.

Ce réseau est géré par le CSR (Centre Social Régional) qui est chapeauté par un comité directeur auquel appartient le municipal en charge du dossier. En ce qui concerne l’intégration professionnelle, la maison des jeunes et le passeport vacances, Pierre Mercier est certes impliqué plus directement mais il estimait qu’il était de son rôle d’être présent sur le terrain en tant qu’initiateur de cette politique.

En outre, il a été précisé que tous les dicastères de la Municipalité faisaient actuellement l’objet d’une analyse par cette dernière, dans la perspective de la prochaine législature. Anne Catherine Graber a cependant déposé une résolution, invitant la Municipalité à étudier la création d’un poste nouveau de délégué à la jeunesse.

Terminons avec une bonne nouvelle : les travaux pour la garderie de Saint-Claude pourront commencer à mi-mars puisque la délivrance du permis n’a pas fait l’objet de recours auprès de la cour administrative et si tout se passe bien durant le chantier, l’ouverture de cette crèche de 66 places est prévue dans le courant de l’été 2011.

Réd

Kim Carrasco est à l’écoute des jeunes.

Espace prévention : la réalité du terrain

Kim Carrasco est à l’écoute des jeunes.

Kim Carrasco est à l’écoute des jeunes.


Kim Carrasco connaît bien la jeunesse de ce Canton. Il travaille depuis plusieurs années pour différentes organisations de prévention. Présentement, il est au service, notamment, de Départ, un organisme chargé de renforcer les compétences des professionnels dans les écoles.

En effet, depuis deux ans, les conseillers d’Etat Anne-Catherine Lyon et Pierre-Yves Maillard ont décidé qu’il n’était plus nécessaire d’avoir recours à des professionnels extérieurs aux établissements mais que la prévention devait se faire par le biais d’infirmières scolaires et de personnel intégré à l’école.

Tout cela pour qu’un langage unique soit utilisé pour définir les difficultés rencontrées par les jeunes et améliorer leur prise en charge. Les témoignages et les ateliers sont donc désormais bannis du monde scolaire, pour ce qui concerne le thème de la consommation de substances.

Soucis sexuels

Depuis de nombreuses années, Kim se trouve confronté au monde festif. Avec les stands de «L’Espace Prévention», il côtoie les adolescents lors des bals, des carnavals ou autres manifestations du même type.

Il a donc une expérience certaine dans le domaine. L’Omnibus lui a demandé de quoi sont faits les contacts avec les jeunes lorsque l’Espace prévention est présent dans une manifestation. «D’abord, en début de conversation, les ados ne vont jamais au but recherché. Si quelqu’un a un souci avec l’alcool, il préférera me parler de drogue, en prétextant que l’un de ses copains est aux prises avec ce fléau.

Il utilisera le même stratagème à propos du sujet qui le préoccupe (pas lui mais son copain) car il est difficile d’avouer que l’on est soi-même concerné. Souvent, il nous teste et, pour cela, la sexualité est le sujet le plus facile à aborder. Parmi les différents dépliants et le matériel dont je dispose sur le stand, c’est le préservatif qui est le plus sollicité.

Les garçons viennent parler de leurs soucis en la matière. Ils se posent beaucoup de question sur l’impuissance. L’utilisation de la «capote» leur pose quelques soucis car cela a tendance à couper les effets. Ils ont besoin d’être rassurés sur leur virilité. Je profite de l’occasion pour leur dire aussi que l’alcool a un effet néfaste dans le comportement sexuel. C’est par ce truchement que je parviens à toucher cet autre domaine et leur faire remarquer les conséquences que cela peut aussi avoir sur la conduite automobile et la conservation de son permis de conduire.

Dénominateur commun : l’alcool

Il est bien clair que l’alcool a un effet nocif primordial dans la mesure où il fait baisser la garde dans d’autres domaines. Avec un certain taux dans le sang, l’ado offre moins de résistance à la proposition de consommer de la drogue car il est beaucoup moins lucide. Il en va de même pour les rapports sexuels dans la mesure où l’utilisation d’un préservatif demande une certaine agilité qu’ils n’ont plus à ce moment-là.

Dès lors, ils tenteront d’avoir une liaison sans protection, malheureusement. Concernant les méfaits de la cigarette, ils n’y sont absolument pas sensibles dans la mesure où, leur dire que consommer du tabac va favoriser un cancer qui se déclenchera dans la cinquantaine, ne les inquiète pas du tout car tout cela leur paraît si éloigné et qu’ils veulent vivre le moment présent, sans interdit. Le fait que la fumée jaunisse les dents n’est pas plus percutant. En revanche, leur souffler que leur haleine peut être détestable, peut avoir un effet mais il est bien le seul dans le domaine de la cigarette.

Xénophobie naissante

Les jeunes sont actuellement désorientés car rien ne leur est favorable. Ils constatent qu’il est difficile d’entrer en apprentissage, il n’est pas plus facile de trouver du travail même lorsque l’on a fréquenté l’université.

On les pénalise sur le plan de l’assurance maladie. On laisse deviner que leur pension AVS ne sera plus ce qu’elle est aujourd’hui. En plus, la pénurie de travail implique une réaction désagréable par rapport à l’étranger que l’on accuse de voler le travail des Suisses. Ce réflexe de xénophobie est de plus en plus perceptible et indique une peur de l’autre.

L’influence de certaines télévisions est également péjorative. Certaines jeunes filles n’hésitent pas à faire l’amour avant l’âge de puberté car elles cèdent à l’effet de mode que l’on transmet parfois sur le petit écran. Cela peut paraître étonnant mais je rencontre une clientèle désorientée par l’absence de perspectives favorables».

Veiller à sa santé

L’Espace Prévention se rend dans les lieux publics où il est sûr de rencontrer le public cible. A Yverdon, c’est sur la Place de la Gare qu’il est le mieux d’être. A Orbe, on le verra lors du samedi du Carnaval. En général, les choses se passent bien sauf lorsque le sponsor de la manifestation est une marque d’alcool ou un représentant de l’industrie du tabac.

Par ailleurs, l’Espace Prévention se préoccupe également de la santé des citoyens de tous âges. Les communes pourront avoir recours à cet organisme pour alerter la population dans certains domaines délicats comme le surpoids, actuellement. «Nous avons à secouer les gens afin qu’ils se responsabilisent en matière de santé et je trouve dommage que les autorités ne s’impliquent pas davantage. Car les soucis que rencontrent la jeunesse, par exemple, c’est l’affaire de tous.

Il est vrai cependant que c’est aussi à nous de faire un bout de chemin à leur rencontre», nous dit pour terminer Kim Carrasco.

© Photo Serafina Tumminello

Bagarre

Valeyres : encore une bagarre générale au bal

Bagarre

Bagarre

Et pourtant, tout avait bien commencé, samedi dernier à la grande salle de Valeyres. La très grande majorité des jeunes gens qui s’étaient rassemblés ce soir-là, soit pour pousser la chansonnette avec le karaoké ou alors se retrouver entre amis autour d’un verre, avaient un esprit plein de sympathie. Quelques adultes, qui étaient venus eux aussi fraterniser, étaient plutôt contents de rencontrer ces jeunes pleins de joie de vivre et de politesse.

Premiers débordements maitrisés

A peine minuit passé, les personnes présentes dans la salle ont commencé à se plaindre des effets du spray au poivre (yeux qui piquaient, toux) ce qui a obligé les cinq membres de l’entreprise de sécurité à vider le lieu pour permettre à chacun de reprendre son souffle.

La musique a été stoppée une première fois afin de calmer les esprits. Les choses s’étant normalisées, la société de jeunesse a pris la décision de relancer le karaoké pour ne pas pénaliser les cinq cents adolescents présents à cause d’une poignée de jeunes imbéciles.

Rats des villes contre souris des champs…

Une heure plus tard, la musique était à nouveau arrêtée, car une trentaine de jeunes Yverdonnois ont commencé à provoquer les gars des jeunesses campagnardes. S’ensuivit une bagarre générale d’une violence inouïe. Les adultes présents dans la salle ont été tout simplement abasourdis par cette brutalité que l’on a plutôt l’habitude de voir dans des films.

Les membres de l’entreprise chargée de la sécurité ont eu fort à faire et c’est avec l’aide de la Gendarmerie qu’ils ont pu finalement  mettre dehors les fauteurs de troubles qui augmentaient à vue d’œil, puisque tout était devenu prétexte à «baston».

Situation intolérable

«Il y en à marre, nous sommes dégoûtés. Il n’y a plus moyen de passer une soirée tranquille entre potes sans que les citadins viennent f…. leur m…. dans nos bals» m’expliquent plusieurs jeunes de la région.

Cette répétition d’actes violents, dans le cadre des bals de fin de semaine, est devenue intolérable. Il est absolument nécessaire que les diverses autorités se réunissent afin de trouver un consensus qui puisse garantir à nos jeunes une certaine tranquillité lors de ces manifestations.

Sans quoi plus personne n’osera prendre le risque de mettre sur pied un bal et cela serait bien dommage pour l’essentiel de cette jeunesse.

Réaction municipale

Les autorités de Valeyres avaient imaginé qu’un karaoké pourrait se dérouler tranquillement, contrairement au bal qui avait dégénéré deux mois plus tôt dans la localité. «Erreur, nous dit le municipal Thierry Vidmer. Deux clans de crapules d’Orbe et d’Yverdon se sont affrontés. Ces derniers étaient une vingtaine, emmenés par des meneurs qui avaient près de trente ans. Ensuite, tout le monde s’en est mêlé, de dépit pour certains, attristés de voir la fête se terminer ainsi. Nous éprouvons un véritable ras-le-bol devant ce nouvel incident mais je ne souhaite pas que notre exécutif se prononce pour une interdiction. Il faut que les jeunes aient la possibilité de se distraire. Par contre, je pense que la Fédération Vaudoise des Jeunesses Campagnardes, qui se réunira à fin janvier 2010, devra prendre des mesures afin de sélectionner l’accès à ses manifestations. Car j’ai en plus le sentiment que les «semeurs» ne sont jamais punis. Je ne sais pas s’ils sont des fils de … mais ils agissent avec un sang froid désarmant. Je suis dépité et cela ne peut plus continuer comme cela. J’ai même vu des jeunes pleurer devant un tel gâchis». La municipalité du village se réunira au début de l’année prochaine afin de se prononcer sur la suite à donner à ces deux dernières manifestations qui se sont mal terminées à la Grande Salle.

Réaction municipale recueillie par Pierre Mercier

Jeunesse de la Sarraz à Bavois

Cantonale 2008 à Bavois