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Le Conseil d’Etat dans la salle de la Municipalité d’Orbe avec Béatrice Mettraux, Jacqueline De Quattro, Pierre-Yves Maillard, Nuria Gorrite, Pascal Broulis et Cesla Amarelle alors que Philippe Leuba est arrivé plus tard, bloqué qu’il fut sur la route de contournement de Lausanne à cause d’un accident. Ils sont entourés par l’Exécutif urbigène avec Myriam Schertenleib, Serge Berthoud, Mary-Claude Chevalier et Henri Germond.

Orbe – Cérémonie d’assermentation, le Conseil d’Etat présent

La Commune d’Orbe a eu l’honneur d’accueillir la cérémonie d’assermentation de plus de 250 naturalisés du canton de Vaud, les sept membres du Conseil d’Etat étant présents à cette occasion.
En début de matinée, le Conseil d’Etat a tenu sa séance hebdomadaire dans la salle de la Municipalité d’Orbe comme il le fait une à deux fois par année en séance extra-muros dans différentes régions du Canton. Une belle occasion pour les sept membres du Conseil d’Etat de rencontrer les autorités communales et les représentants du Canton dans la région.

Ils ont ensuite participé, à la salle omnisport d’Orbe, à la cérémonie d’assermentation des naturalisés du Canton; une réception officielle qui se déroule traditionnellement à l’aula des Cèdres à Lausanne.
Deux cent cinquante personnes ont ainsi prêté serment à Orbe devant le Conseil d’Etat et leurs proches, accomplissant ainsi la formalité solennelle qui, au terme de la procédure de naturalisation, leur donne accès à la citoyenneté vaudoise et à la nationalité suisse.

La conseillère d’Etat Béatrice Métraux au centre attentive aux explications de la guide au Mosaiques (à droite le syndic d’Orbe Claude Recordon).

Le conseil d’Etat dans le district

Les préfets du district, Evelyne Voutaz et Etienne Roy, appuyés par un comité d’organisation dirigé par Claude Recordon (Orbe) ont reçu cinq conseillers, en l’absence de Mmes De Quattro et Lyon, retenues par d’autres obligations.

La plupart des syndics et quelques municipaux des 75 communes qui constituent ce Jura-Nord Vaudois étaient présents à Chavornay pour un petit déjeuner et le repas de midi. Entre-temps, la matinée a été consacrée à différentes visites d’entreprises ou de sites touristiques de notre région. Au cours du dîner, différents discours ont été prononcés.

Le préfet Roy a évoqué un questionnaire adressé aux communes sur l’avenir lointain avec quelques traits d’humour. Le syndic de Chavornay, Christian Künze, s’est fait le porte-parole des exécutifs qui se plaignent des difficultés rencontrées avec le SDT (Service du Développement Territorial). Enfin, le président du Conseil d’Etat, Pierre-Yves Maillard, s’est voulu rassurant et à l’écoute des soucis des communes.

Il s’est réjoui de l’accord passé avec l’UCV qui permettra de débloquer des millions pour soulager les villes et villages dans plusieurs secteurs. Une demi-journée ensoleillée qui a permis d’échanger entre collègues et l’autorité suprême cantonale.

L’erreur de la droite

Les électeurs ont donc choisi de donner la majorité à la gauche au Conseil d’Etat. Une espèce de continuation depuis novembre dernier puisque Béatrice Mettraux du parti écologiste avait pris la place de feu Jean-Claude Mermoud (UDC).

Il ne fallait pas être grand stratège pour deviner cette issue. D’abord parce Claude-Alain Voiblet n’avait terminé qu’à la huitième place lors du premier tour. Puis l’électorat traditionnel de droite avait fait passer ses trois candidats d’emblée d’où une mobilisation relative pour le second tour.

En plus, la candidature du membre de l’UDC ne faisait pas l’unanimité même dans son propre camp. Alors que la gauche avait l’occasion de prendre le pouvoir avec son trio de dames. En fait, la voie était grande ouverte au camp rose-vert à la suite de l’erreur stratégique de l’autre bord qui n’a pas tenu compte de l’avertissement du premier tour.

De ce fait, les femmes se retrouvent pour la première fois en majorité à la tête du canton. La tendance avait déjà été observée au niveau du Conseil fédéral, il y a quelques mois. Autre conséquence de cette prise de pouvoir de la gauche, la présidence du Conseil d’Etat pourrait échapper à Pascal Broulis.

En effet, Pierre-Yves Maillard est devenu la figure emblématique des Vaudois. L’homme est apprécié dans les deux camps et son accession à la tête du Conseil d’Etat serait logique. Ce d’autant plus que le Sainte-Crix s’est fait des ennemis en resserrant exagérément les cordons de la bourse cantonale. Il serait même souhaitable que l’ancien candidat au Conseil fédéral lui succède.

Car en prenant la tête de l’Exécutif, il deviendrait le garant d’une certaine cohésion du collège, qui ne serait pas évidente avec quatre conseillers de gauche et un président de droite.

Debout, le président Bernard Werly, à droite la secrétaire Béatrice Roy.

Lignerolle va restaurer ses chemins

Debout, le président Bernard Werly,  à droite la secrétaire Béatrice Roy.

Debout, le président Bernard Werly, à droite la secrétaire Béatrice Roy.

C’est par une poignante minute de silence en hommage à Yaèle, la fille récemment décédée de Bernard Werly, le président du Conseil communal de Lignerolle, que la dernière séance de l’année a débuté lundi soir passé.

Un président exemplaire de courage et qui avait tenu à diriger néanmoins les travaux du législatif, même si les préoccupations communales pouvaient sembler un peu futiles en pareilles circonstances. Deux objets principaux allaient dès lors retenir l’attention des membres du conseil.

Budget 2011 en léger déficit

Le budget 2011 de Lignerolle a été voté à l’unanimité. Le conseil a suivi la Municipalité et le préavis de sa commission de gestion qui proposaient pour la troisième année consécutive un budget en déficit. Sur un total de recettes et dépenses de Fr. 1.6 million, le déficit budgété s’élève à Fr 33’000.--.

Comme l’a précisé Jean-Claude Nicod, le syndic, ce budget n’a rien de somptuaire « mais tend à préserver l’état du patrimoine communal ». Au-delà des chiffres bruts, on relèvera une diminution du poste impôts, directement en relation avec la baisse décidée du taux d’impôt communal de 85 à 79 points.

Une provision spéciale figure au budget 2011 pour tenir compte des frais de réception officielle que la possible et probable élection de Jacques Nicolet à la présidence du Grand Conseil durant les trois ou quatre ans à venir pourrait provoquer. Cette provision repose sur des hypothèses et s’étalera sur plusieurs années.

Le Conseil espère que son député accédera à cette fonction - il est actuellement membre du bureau – mais doit composer avec les aléas de la politique. Au plan des frais de financement, la commune bénéficie des excellentes conditions qui prévalent sur le marché des capitaux actuellement, puisque son taux d’intérêt moyen sur un endettement de l’ordre de Fr 1.85 million s’élève à 2.75 %.

Le retour d’ERABLE

C’est en 1992 que le projet ERABLE a débuté. Il réunit les communes de Lignerolle, Ballaigues et de l’Abergement et vise à revaloriser et remettre en état dans un espace de près de 900 hectares l’ensemble des chemins de montagne. Un volet de ce projet touche également la réalisation de l’adduction d’eau pour les chalets de montagne.

A noter que l’Etat de Vaud est aussi partie au projet pour les tronçons de chemins qui lui appartiennent. Un projet a fait l’objet d’une étude débutée il y a fort longtemps par Jean-Jacques Burri. Ce dernier étant actuellement malade, c’est sous sa direction que l’étude a été reprise et terminée par le syndic en personne, pour des raisons de simplification.

A noter aussi que le projet est resté longtemps en veilleuse, les subventions fédérales et cantonales l’ayant aussi été. La Municipalité a maintenant décidé de proposer la réalisation d’une première phase de remise en état, qui permettra à Lignerolle d’avoir terminé la réfection de ses chemins. Pour cette réalisation, le conseil a voté à l’unanimité le crédit demandé de Fr 80’000.--.

Ce chiffre constitue la participation nette à charge de la commune, soit le 21 % des coûts totaux, subventions déduites. Certains tronçons seront réalisés en enrobé, d’autre en gravillon stabilisés et les travaux devraient avoir lieu dès le printemps 2011.

Photo Olivier Gfeller

Fracture

Fracture

Fracture

Fracture

De nombreuses autorités exécutives de nos villes et villages se plaignent de leurs relations avec l’administration cantonale. C’est vrai qu’il n’est jamais facile de traiter avec le Canton.

Chaque aménagement du territoire prend des années. De nombreux départements doivent donner leur avis sur les dossiers. Ce qui retarde sensiblement la réalisation de projets.

Cela devient incompréhensible dans un siècle où l’évolution de la société s’est sensiblement accélérée. Si les envies des communes doivent faire l’objet d’une certaine attention, pour éviter, par exemple, de construire dans des lieux propices à l’inondation comme en France, il semblerait qu’il y ait moyen de faire plus vite.

Ces retards sont-ils dus à un manque de personnel dans les bureaux de la capitale?

Peut-être, mais il reste qu’on a le sentiment d’un conflit toujours plus acéré  entre canton et communes. C’est pourquoi ces nombreuses obstructions irritent nos exécutifs qui souhaitent aller de l’avant et sont souvent bloqués par l’administration cantonale pour des raisons parfois obscures, si ce n’est pas incompréhensibles.

Alors qu’il vaudrait mieux collaborer plutôt que de dresser l’un contre les autres.

Œil pour œil !

Notre gouvernement tient-il encore les rênes de l’Etat ? On est en droit d’en douter. Les critiques fusent de toutes parts au sujet de sa ligne politique. On a le sentiment que nos sept sages sont débordés.

Au propre comme au figuré. D’abord parce qu’un amoncellement de problèmes est tombé sur notre Conseil Fédéral. Ensuite parce qu’il a beaucoup de peine à résoudre ces soucis. On constate aussi que chacun de ses membres fait valoir son point de vue  et qu’il n’y a pas unanimité dans la résolution ou la solution.

C’est du moins ce que laisse apparaître une communication défaillante. Est-ce dû au fait que notre collège est composé de personnes de partis différents ? Peut-être, cela dit les gouvernements monocolores ne sont pas à l’abri des critiques, non plus.

Prenez l’exemple de l’Allemagne. Angela Merkel a passé son premier mandat de chancelière aux côtés de ministres de l’opposition. A la fin de l’année dernière, les élections ont permis à la droite de prendre complètement le pouvoir.

Après quelques mois seulement, des dissensions se font jour dans la nouvelle coalition gouvernementale. Pire encore, nos voisins germaniques sont prêts à se servir de méthodes de voyous pour récupérer les fonds de leurs contribuables qui avaient choisi d’échapper au fisc.

Que le secret bancaire soit malsain à plus d’un titre, je le concède très volontiers, mais que l’on se serve du vol de données bancaires, par des individus sans scrupule n’ayant que le but de s’enrichir, n’est pas acceptable dans des Etats de droit.

Il y a des limites à l’entendement et si l’Allemagne est prête à bafouer les règles de la diplomatie, tous les coups bas seront désormais permis.

Pas une affaire d’Etat

Thierry Henry

Thierry Henry

L’actualité de la semaine dernière a encore été marquée par le football. Cela doit certainement vous casser les pieds mais comment ne pas s’arrêter sur ce but qui qualifie les Français pour la Coupe du Monde 2010 et d’autres faits.

L’audience du foot est telle qu’un incident comme la main de Thierry Henry et la victoire de l’Algérie sur Égypte interpellent même les politiques. C’est dire l’aura d’une phase finale de Coupe du Monde.

Même si ce sport est devenu une branche de l’économie, dans certains pays, elle doit être régie par les instances du sport et par personne d’autre.

Certes, on doit déplorer que l’on ne recourt pas aux progrès technologiques pour éviter les injustices. Toutefois, il est nécessaire de maintenir l’esprit qui préside aux destinées du football.

La vidéo peut être une solution mais dans des cas distincts sans quoi le rythme d’une rencontre risque d’être totalement perturbé par des coupures constantes comme c’est le cas dans le hockey sur glace ou les sports venus d’Outre-Atlantique qui vivent d’une autre philosophie.

Les conséquences de la rencontre Égypte-Algérie sont d’un autre ressort. Le fanatisme est tel qu’il provoque des débordements inacceptables.

On se souvient qu’une rencontre entre le Salvador et le Honduras avait débouché sur un conflit armé entre les deux nations, il y a une vingtaine d’années. La passion est une chose mais les instances du football doivent absolument prendre des mesures pour éviter ces incidents.

Et dans ce domaine, la FIFA, présidée par notre compatriote Sepp Blatter, est bien trop laxiste. Si l’on veut que le football demeure ce qu’il est, il faut désormais réagir car il est inadmissible que des supporters s’affrontent à la moindre occasion. Le football ne doit pas être le terrain où l’on règle son mal être.

Les instances du football doivent sévir si elles veulent préserver leur autonomie. Sinon la politique s’en mêlera et l’on s’exposera au pire.