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Orbe: Le chauffage à distance est en chantier


Un projet attendu et écologique

Si, dans un premier temps, la mise en service de la centrale de chauffage à distance de Montchoisi était prévue pour l’automne 2018, en réalité les premiers kilowattheures ne seront disponibles qu’en automne 2019.
La construction vient de commencer avec près d’une année de retard, ce temps apparemment perdu a permis d’optimiser la construction et particulièrement son coût à hauteur de près de 10% du projet initial. A terme, la centrale produira 5 millions de kilowattheures de chaleur.
Avec ce projet VOénergies et la commune d’Orbe mettent en œuvre une politique énergétique ambitieuse: réduire la dépendance aux énergies fossiles.
En faisant appel aux plaquettes de bois fournies par le triage du Suchet, ce sont 80% de l’énergie nécessaire qui sont produits localement.

Et qui donc sera chauffé

Pour l’instant, et d’ici à 2020, en deux étapes le réseau atteindra une longueur de 1 800 m et couvrira une zone comprise entre les routes de Montcherand et Valeyres-sous-Rances.
La centrale est construite en priorité pour assurer le chauffage du nouvel EMS de la fondation Saphir, mais il ira bien au-delà, puisque les bâtiments communaux, en particulier les collèges, ainsi que des bâtiments privés seront alimentés par la chaleur de la centrale.

La pose des conduites destinées à relier les bâtiments situés dans le périmètre de la centrale est prévue pour ces prochaines semaines.

A gauche: le futur EMS et à droite: la centrale de chauffe.

Orbe: augmenter la part des énergies renouvelables

Orbe est labellisée «Cité de l’énergie» depuis 2013. Cette année la ville a vu son statut renouvelé avec une amélioration de ses résultats de 9%. Lors de la séance consacrée à la présentation du projet de chauffage à distance, le syndic Henri Germond l’a rappelé, un des objectifs de la législature 2016-2021 est: «le remplacement des énergies fossiles par des énergies renouvelables». Le projet de chauffage à distance, lancé il y a pratiquement une année, destiné prioritairement au chauffage de l’EMS projeté à Montchoisi, s’inscrit dans cette perspective.

Un projet utile, efficace et même beau

Les trois partenaires à la tête du projet, VO Energies, la Fondation Saphir, et le triage du Suchet ont confié le projet de chauffage à distance au bureau Ackermann, celui même qui a emporté le concours pour la construction de l’EMS.

Selon Martine Favre, directrice de VO Energies, les principaux objectifs du programme résident dans la possibilité non seulement de chauffer l’EMS mais aussi de remplacer, au fur et à mesure des opportunités, les chaufferies à mazout des bâtiments avoisinants selon le programme d’implantation visible sur le plan du quartier de Monchoisi. Avec sa chaudière à bois de 1200 Kw, il va donner la possibilité au triage du Suchet de valoriser localement, et de façon permanente, les bois en provenance des forêts d’Orbe et des communes rattachées au triage.

Le bureau Ackermann a choisi une formule qui se veut pratique, belle et didactique. Première mesure, éloigner la chaufferie des bâtiments de l’EMS évitant ainsi à ses habitants les désagréments des livraisons de bois, environ 120 camions par année. Compte tenu de l’environnement boisé et de la proximité du château de Montchoisi les architectes se sont clairement éloignés du simple cube de béton flanqué de deux cheminées. Pour diminuer l’impact visuel, le volume visible a été réduit au maximum, le silo à bois a été enterré. Comme le montre l’image virtuelle du futur bâtiment, afin de rester en harmonie avec l’architecture du château, les cheminées ont été intégrées dans une toiture. Quant à l’enveloppe du bâtiment, c’est le bois qui a été choisi, en rappel du paysage environnant. La proximité des collèges a incité les concepteurs à mettre en valeur de manière didactique les installations techniques de la chaufferie, elles seront rendues visibles par une baie vitrée.

La prochaine étape est la mise à l’enquête de la chaufferie ainsi que de l’EMS. Si tout se passe bien, le début du chantier est prévu à l’automne pour une mise en service à l’hiver 2018.