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La vue depuis Grange-Neuve vendredi soir.

Baulmes: Raiffeisen fustigée au Conseil

La vue depuis Grange-Neuve vendredi soir.

La vue depuis Grange-Neuve vendredi soir.

C’est au chalet d’alpage de Grange-Neuve que le Conseil communal de Baulmes a tenu séance vendredi sous la présidence de Luc Pillevuit. C’est un cadre magnifique et plus récréatif que l’habituelle salle, au point d’ailleurs qu’en réponse à l’appel de début de séance, les membres étaient invités à préciser leur choix de menu pour la suite de la soirée. Ce qui donnait lieu à un dialogue particulier dans lequel le terme «royale» évoquant la grandeur de la croûte au fromage attendue précédait souvent le traditionnel «présent».

Comptes 2011 dans le rouge

Après l’assermentation de Carole Beati remplaçant un collègue démissionnaire, les conseillers se sont penchés sur la santé financière de la commune et plus particulièrement sur son exercice 2011. Les recettes et dépenses de l’an passé ont atteint la somme de 4.9 millions de francs, avec un excédent de dépenses de Fr. 165 000.–. Ce résultat est à mettre au compte de l’absence des militaires, qui en plus n’avaient pas prévenu qu’ils ne viendraient pas au moment de l’établissement du budget.

On y ajoutera différentes dépenses budgétisables, comme par exemple le vol des cartes CFF, survenu en 2012, mais comptabilisé sur l’exercice 2011 pour un total de Fr. 11 000.–. Ces différences n’ont pas empêché le Conseil d’approuver sans réserve les comptes 2011. Ils ont fait de même avec la gestion administrative de la commune, votée après la deuxième lecture du rapport de la commission et la prise de position de l’exécutif sur les remarques formulées.

Une fermeture qui choque la population

Selon Nadine Pérusset, l’agence de la banque Raiffeisen de Baulmes fermera ses portes définitivement à la fin de l’année 2012. «Cette fermeture est contraire aux promesses faites par l’établissement lors du processus de fusion, au cours duquel on nous avait assuré qu’une telle issue ne surviendrait pas» a précisé encore la conseillère, qui a déposé une interpellation soutenue par le Conseil unanime pour qu’une lettre circulaire de protestation soit adressée à la banque concernée, lui demandant de revenir sur sa décision.

«La fermeture de la banque est le début de la gangrène», a encore affirmé la pétitionnaire. «Nous perdons tout pouvoir de décision au village et cette fermeture pourrait être suivie par d’autres, à commencer par la poste. Un véritable problème pour les clients locaux à mobilité réduite, mais aussi une question de principe par rapport à l’histoire de l’établissement».

En fin de séance, le Conseil s’est encore doté d’un nouveau président, en la personne de Marc von Ow, par ailleurs abbé-président de la Société militaire de Baulmes, élu très facilement à cette charge par 37 voix sur 38 bulletins rentrés.

Photo Olivier Gfeller

Une partie des orateurs, de gauche à droite Bertrand Barbezat, président de la direction, Marc-André Jaquet, président du conseil d’administration, Christian Berney, vice-président, tout à droite Cyril Rod, membre de la direction.

Vallorbe: 800 personnes présentes à l’AG de Raiffeisen

Une partie des orateurs, de gauche à droite Bertrand Barbezat,  président de la direction, Marc-André Jaquet,  président du conseil d’administration, Christian Berney,  vice-président, tout à droite Cyril Rod, membre de la direction.

Une partie des orateurs, de gauche à droite Bertrand Barbezat, président de la direction, Marc-André Jaquet, président du conseil d’administration, Christian Berney, vice-président, tout à droite Cyril Rod, membre de la direction.

Tous les parkings autour du V-Center étaient remplis vendredi en fin d’après-midi à Vallorbe à l’occasion de l’assemblée générale annuelle des sociétaires de la Banque Raiffeisen Mont-Aubert-Orbe. Ce sont en effet environ 800 sociétaires qui ont pris place dans la salle afin de participer à cette importante réunion annuelle. Dans son allocution, le président du Conseil d’administration Marc-André Jaquet, a tenu à rappeler les soubresauts historiques que l’année 2011 a connus, notamment au Maghreb ou sur le plan du marché des changes et de la dette souveraine.

Saluant la décision de la BNS de fixer un cours plancher franc suisse – euro, Marc-André Jaquet a relevé qu’un léger apaisement semblait poindre dans ce domaine, mais que le problème de la résorption des dettes souveraines restait bien réel et concret. «Comme troisième groupe bancaire suisse, Raiffeisen s’est montrée tout à fait apte à faire face» a-t-il-précisé, ajoutant «qu’avec ses 3,5 millions de clients, ses 10’000 collaborateurs et son réseau de plus de 1100 points de vente, le groupe était bien armé pour faire face aux difficultés».

La coopérative et la reprise de Notenstein Privatbank AG

Restant sur la structure de l’établissement qu’il préside, Marc-André Jaquet a également vanté sa structure coopérative, «qui repose sur la solidarité, l’entraide et la responsabilité, des piliers qui lui assurent un équilibre remarqué ». 2012 est proclamé «année internationale des coopératives» par l’ONU. Et dans ce cadre, la Suisse figure en excellente place avec ses grandes coopératives que sont Migros, COOP, la Mobilière ou d’autres entités et Raiffeisen, bien entendu. Relevant la difficulté de générer du bénéfice sur les opérations de crédit alors que les taux d’intérêt sont particulièrement bas, Marc-André Jaquet a encore précisé les grandes lignes qui ont présidé à la reprise de Notenstein Privatbank AG par le groupe Raiffeisen.

Il s’agit en l’occurrence des vestiges suisses débarrassés des affaires américaines controversées de la banque Wegelin qui ont été logés dans cette nouvelle structure, dont l’unique actionnaire est le groupe Raiffeisen. Il doit s’intéresser avant tout aux clients suisses fortunés et dont la gestion demande des compétences spéciales.

La reprise a d’ailleurs permis de maintenir environ 700 emplois. De principe, cette entité doit traiter environ 70 % de clients suisses et 30% de clients européens et ainsi générer de nouvelles sources de revenus bienvenues pour le groupe. Dans la structure générale en revanche, la Notenstein Privatbank AG restera indépendante.

Une fusion qui a nécessité temps et travail

L’Assemblée générale du 13 avril était la première de la Banque Mont-Aubert-Orbe. L’année 2011 a donc été avant tout consacrée à réaliser et finaliser la fusion décidée. Une opération qui a coûté temps et travail, mais qui a permis de dégager les économies d’échelle prévues et la dynamique escomptée. La direction a relevé que pour deux tiers environ des sociétaires, Raiffeisen n’était pas la banque unique ni la banque principale. «Une intensification des relations avec les clients existants est donc souhaitable» a précisé encore Marc-André Jaquet, ajoutant que «l’idéal serait que chaque sociétaire fasse de Raiffeisen sa banque principale, sinon unique».

Bons résultats 2011 et nouvel administrateur

C’est le président de la direction Bertrand Barbezat qui a commenté les bons résultats 2011. Ces résultats permettent le versement d’une rémunération de 4 % aux porteurs de parts sociales. Dans le cadre de la préparation de la fusion, la direction avait promis qu’un Vallorbier serait choisi pour accéder au conseil d’administration.

Ce choix, validé par des applaudissements nourris, s’est porté sur l’actuel syndic de Vallorbe, Stéphane Costantini. C’est aussi sans opposition que les comptes annuels 2011 et rapports ont été approuvés, avant que le repas prévu, concocté par Sébastien Rindlisbacher, le futur chef de l’Auberge communale de Vallorbe et sa brigade renforcée pour l’occasion, puisse être servi aux sociétaires.

Photo Olivier Gfeller