Sports : Organisation, gestion du temps, casse-tête pour les parents

Thibaud et Loïc Muller de Bavois ont choisi dès leurs premières années le ski, comme loisirs d’abord puis très rapidement comme sport de compétition.  

Thibaud, né en 2009, a deux ans de plus que son cadet Loïc. Il suit les cours de 3e année au gymnase Auguste Piccard à Lausanne dans la filière sport-études. Loïc, inscrit au Centre de Performances du Ski «Giron Jurassien», assiste aux cours scolaires en première année de gymnase au Lycée Jean Piaget à Neuchâtel. Au niveau du ski, l’aîné est en deuxième année juniors et Loïc en deuxième année M-16.

Thibaud Muller. (Photo fournie)

Les deux adolescents skient depuis leur plus jeune âge. Dès qu’il a acquis la stabilité sur les deux planches, Thibaud n’a plus arrêté de progresser, précise sa maman Nathalie. Il est séduit par les performances de Marco Odermatt et Loïc Meillard. De son côté, Loïc a très vite voulu suivre la trace de son frère et avoue une grande admiration pour Didier Cuche. Tous les deux ont vite compris que pour devenir compétitifs dès les premières neiges tombées, ils devaient s’astreindre aux efforts physiques en été. L’envie de skier a toujours été présente chez les deux frères, et dès les premiers concours, les bons résultats ont encore décuplé leur appétit. Chez les deux garçons, pouvoir être enregistrés au Centre national pour les sports de neige à Brigue leur permettrait de concilier de façon optimale formation et sport. Ce serait un premier aboutissement pour eux. 

Actuellement, Thibaud s’adonne aux courses FIS en vue d’acquérir les points nécessaires pour les compétitions de Coupe d’Europe puis d’atteindre le cadre de Swiss Ski. Il skie sur Atomic et se consacre au slalom et au géant en espérant courir dès cet hiver en compétitions de Super G et de descente. Il parvient à gérer l’adrénaline avant les départs et de toute évidence se sent très frustré lorsqu’il enfourche une porte ou qu’il sort de la piste. Loïc, pour sa part, avoue un penchant pour la marque Head (celle de Didier Cuche!) et se verrait bien pratiquer également le Super G dès que possible.

Loïc Muller. (Photo fournie)

Le budget à assumer par les parents Patrick et Nathalie est énorme. Leurs fils bénéficient gratuitement de la veste et des pantalons d’hiver, mais tout le reste est à leur charge: dans le désordre, transports, casques, farts, six paires de skis par enfant, chaussures de ski, combinaisons, matériel de protection, frais d’hôtel, carburant. En plus de cela, le papa Patrick assure la préparation de toutes les paires de skis avant les compétitions – fartage et aiguisage – dans le petit cagibi à côté de la maison. 

Lorsqu’ils évoquent le chemin déjà parcouru, apparaissent des moments de grand bonheur mais également de grosses déceptions. La commotion subie par Loïc à Saanen est à oublier au plus vite; aux pistes de Leysin qu’il n’apprécie pas particulièrement, il préfère celles de Villars et des Diablerets. Pour Thibaud, le Grand Prix Migros de 2018 ponctué par une 3e place est à marquer d’une pierre blanche; il aime la station de Zinal, mais pas la piste de compétition. Il se rend alors volontiers dans la région du Jaun.    

Pour son travail de maturité, Thibaud a choisi de présenter un dossier sur l’organisation d’un repas de soutien. Cela tombe bien car la famille organise une soirée exceptionnelle d’aide (repas avec animation) le 21 août prochain à la grande salle de Goumoens-la-Ville et espère une nombreuse participation (inscriptions au 079 206 48 47).    

Continuer ma lecture

Lieux et acteurs de culture

Bibliorbe
Théâtre de la Tournelle
Semi-marathon des Côtes de l’Orbe
Urba Kids
L’ADNV
L’Office du Tourisme Yverdon et région
Toute la culture régionale