Rencontre avec le premier citoyen du Canton

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Rencontre avec le premier citoyen du Canton

Rencontre avec le premier citoyen du Canton

Figure déjà bien connue et investie dans de multiples activités, Patrick Simonin s’est arrêté à L’Omnibus pour nous présenter «son» année présidentielle et aussi quelques facettes de sa personnalité.

L’entretien débute par un échange sur sa carrière professionnelle commencée à la Poste avec une formation commerciale à la clé et un précieux stage d’une année en Suisse alémanique à Zurich. Venu des métiers, Patrick Simonin loue la filière apprentissage avec ses nombreuses possibilités de formations complémentaires. Dans son cas, notamment des certificats en relations publiques et en ressources humaines. Interrogé sur sa vision de la Suisse, il souligne «l’importance des liens de part et d’autre des frontières linguistiques». Le président passera ensuite par les milieux de la construction et de la Fédération vaudoise des entrepreneurs, pour occuper actuellement un poste de responsable commercial chez VOé.

Dans les buts et les associations

Quarante années de foot au compteur ont forgé l’esprit d’équipe, mais aussi le sens des responsabilités, seul dans la cage et… au perchoir. Le sport peut s’aborder aussi sous l’angle entrepreneurial, chez lui comme cofondateur d’un magasin de sport bien connu à Chavornay et très dynamique en hiver.

Parallèlement, notre homme est ou a été actif dans une multitude de conseils et comités, à commencer par le Conseil général de son village, le FC Rances, Pro Urba, Vaud Oenotourisme, Vaud Associations et bien d’autres, sans oublier un passage de cinq ans à la présidence de la Fédération Vaudoise des Jeunesses Campagnardes.

Le député trouve néanmoins le temps de fonder une famille – il est père de deux enfants de 12 et 14 ans –pour laquelle il s’efforce de garder du temps.

Au coeur du pouvoir

«Une grande proximité avec les acteurs du mardi (ndlr: jour de session), comprendre, être à l’écoute et se faire comprendre», voici, selon le Rancignolet, les conditions d’une bonne présidence. Confronté comme ses prédécesseurs à la quête d’une meilleure efficacité parlementaire, le président, alors qu’il aura à gérer les modifications de la loi sur le Grand Conseil, aimerait «éviter le chronomètre» qui viserait à limiter les temps de parole (un parlementaire, ça parlemente…) et espère qu’une catégorisation des débats et des prises de parole fera gagner le plénum en efficacité. Actuellement les relations parfois tendues entre Conseil d’Etat et Grand Conseil limitent selon lui «le temps et l’énergie pour le service à la population». Ses bientôt dix années d’activités parlementaires ont fait de Patrick Simonin un fin connaisseur de la mécanique politicienne vaudoise. Ainsi il observe la difficulté du Conseil d’Etat à garder la main sur son administration et à définir les véritables besoins du terrain. Il constate, à propos du dossier des Mosaïques urbigènes – un long serpent de mer – qu’au gré des années et des chefs de départements, le dossier a été «schubladisé» pour finalement refaire surface à l’initiative d’Isabelle Moret.

Monde ou balcon?

«Ni à l’échelle du monde, ni à l’échelle de son balcon», telle est la devise de notre président, devise qui atteste de sa sagesse: dans un système fédéraliste à plusieurs étages, il ne faut pas prétendre régler les affaires mondiales, mais savoir concentrer son regard vers l’intérêt général et supérieur du Canton. Avec son équipe du bureau du Grand Conseil, Patrick Simonin se réjouit «de travailler dans une bonne équipe qui s’entend bien». Et ces séances du bureau, le jeudi après-midi «se termineront par un débriefing convivial».

Entré en politique politicienne seulement dès 2015, le président, lorsqu’il s’adresse à des jeunes les prévient: «Engagez-vous, mais réfléchissez à l’étiquette, les transferts sont difficiles!» Pour sa part, le président se sent à l’aise au PLR Vaud qui n’est pas systématiquement aligné sur les instances nationales.

Analysant ses votes, le citoyen de Rances se retrouve dans un profil centriste où les adjectifs «humaniste et social» ont leur place.

Déjà au boulot

Notre homme a commencé sans tarder les tâches de représentation inhérentes à la fonction, certainement plusieurs centaines pour l’année. Il était à Aubonne jeudi 25 juin avec du beau monde, le Conseil fédéral et le Conseil d’Etat, les deux in corpore. Puis le mondial du Chasselas à Aigle, suivi de nombreuses cérémonies de remise de CFC…

Concernant sa réception à Rances le 1er septembre, son comité d’organisation s’active et on n’en saura pas plus pour l’instant; si ce n’est l’assurance d’une belle fête dans les formes vaudoises et la convivialité et qui devrait aussi, modestement, contribuer à résorber nos surplus viticoles…

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