Concert : Le gospel urbain, une voix qui chante la voie

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Concert : Le gospel urbain, une voix qui chante la voie

Le samedi 28 mars, l’Armée du Salut à Orbe accueillait, pour ses 140 ans, Jimmy Sesa, dit Mij Ases. Un chrétien qui rape sa foi et rassemble la jeunesse.

Cette année, l’église évangélique de l’Armée du Salut, à l’occasion de ses 140 ans, permet au collectif Né pour créer de promouvoir trois événements au mois de mars à Orbe: Gilles Geiser l’humoriste pasteur, la réunion d’anciens pasteurs à Chantemerle, et le concert de Mij Ases samedi dernier.

Affuté

C’est un style, le gospel urbain, qui a aujourd’hui pas mal d’écoute. Jimmy, dit Mij Ases, est un chrétien qui fait du rap depuis 2006. À 16 ans, lors d’un camp chrétien, il ressent une joie en lui qui le pousse à s’exprimer par le rap. «Au départ, faire du rap, c’est pour parler de Jésus, c’est ce que je vis. Je n’étais pas dans les temps au début, j’ai affûté mon flow et j’ai trouvé mon style». Selon Jimmy, beaucoup de rappeurs s’inventent des vies pour paraître plus stylés. Lui veut parler de ce qui le touche. «J’étais assez introverti avant, j’ai pu exprimer des choses aussi en travaillant et composant à l’abri, dans ma chambre. La foi, chez les jeunes, n’est pas toujours mise en avant, mais il y en a qui ont des choses à dire».

Le sens du collectif

Né pour créer est le collectif que Jimmy a mis en place il y a un peu plus de deux ans pour valoriser les artistes urbains qui font du gospel. Il promeut deux événements par an, chapeautés par l’association Cortès Music. Cette dernière est aussi la création de l’infatigable Jimmy… Basée à Orbe, elle produit et promeut des artistes locaux, notamment à travers le concept Vendredi ça rap. Ces événements proposent des freestyles réunissant des rappeurs pour diffuser des messages positifs et conscients. «On voulait vraiment faire quelque chose, car peu de choses sont mises en place. J’ai invité aussi d’autres artistes qui sont sur l’album».

Une foi en action

Jim est à 60% dans la musique (organisation d’événements, placement d’artistes en concert, du rap sans lien avec la foi) et à 40% dans la logistique de transport. Trois enfants et une dame de coeur depuis 2017, il fait attention à ne pas empiéter sur sa vie de famille.

Ce qui ne l’empêche pas de donner des ateliers de rap dans des foyers de jeunes en difficulté. Le but est de créer un morceau de A à Z: partie instrumentale, écriture et enregistrement avec présentation à un concert que l’association organise. «J’essaie de les encourager pour les valoriser sans forcément parler de Jésus. Je fais aussi des concerts en prison avec des rappeurs pas forcément chrétiens, et sans parler de foi, car ils préfèrent un message neutre. À la fin, on passe le micro aux détenus». Jimmy va au bout de sa démarche.

«Les moments difficiles ne sont pas figés, la vie évolue tout le temps même si on a l’impression qu’on va rester comme ça. On est tous là pour quelque chose de précis. Je pensais que Dieu voulait que j’aille raper sur Paris et être une star alors qu’en fait, je suis très casanier. Je développe mon association, je travaille avec des rappeurs, des jeunes, des enfants, je place des artistes et j’aime cette gestion organisationnelle. C’est Dieu qui m’a montré ce qui est bon pour moi. On est tous nés pour créer. Quand on est dans le processus de création, c’est là qu’on est le plus libre. Si on ne sort pas de sa zone de confort, on ne s’épanouit pas : il faut créer, échouer et risquer!»

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