Liberté et éducation

mali

La reconquête du Mali n’aura été finalement qu’une banalité. On peut se réjouir qu’elle n’ait pas fait l’objet de combats sanglants avec des morts en quantité. Parce que les envahisseurs sont armés pour la guérilla urbaine et pas pour faire face à une armée organisée. Ensuite, la délivrance des villes du nord de ce pays permet de constater que le mouvement islamiste extrémiste a des limites.

La population est trop éprise de liberté pour accepter le diktat d’individus qui veulent imposer des lois d’un autre temps. On en déduit que le mouvement salafiste ne séduit pas et ne concerne que des poignées d’êtres humains fanatiques, qui entraînent dans leur sillage des jeunes sans horizon et en quête d’une existence plus valorisante que la leur. Etre martyr leur paraît être un aboutissement dans leur vie  sans lendemain.

Ce qui se passe en Egypte démontre également que les gouvernements d’inspiration religieuse ont beaucoup de peine à faire l’unanimité. L’attachement à la démocratie reste un pilier fondamental de notre société. Même si elle est interprétée de manière différente à travers le monde. Il n’en reste pas moins que l’Afrique reste très vulnérable à cause de gouvernants plus soucieux de s’enrichir à titre personnel plutôt que d’améliorer le sort de leurs compatriotes. Cette absence de stabilité péjore la quiétude de ce continent qui demeure à la traîne. L’absence d’un enseignement et d’une instruction de qualité favorise cet enlisement. Pourtant, les noirs ne sont pas plus bêtes que nous et il serait nécessaire de les aider.

Certes, les maux du colonialisme ne sont pas encore totalement effacés mais n’y aurait-il pas sur cette terre des âmes capables de rendre à l’Afrique sa dignité et ses ressources ? Quitte à ce que des hommes de la trempe de Chavez (Venezuela) ou Morales (Bolivie) impriment une nouvelle manière de penser et de sortir le continent noir de son marasme!

Spoliés

cowboy

La commission parlementaire qui a statué sur le versement excédentaire de 1,8 milliards de francs de primes d’assurance-maladie par certains cantons, a rendu une copie qui a provoqué de vives réactions. Elle a tout simplement décidé de ne pas retourner cet argent, évoquant le fait qu’il serait compliqué de procéder à un remboursement.

C’est du vol et rien d’autre. Les cantons de Genève et de Vaud ont réagi avec vigueur et demandent des comptes comme les Zurichois car ils sont les principaux lésés alors que les Fribourgeois, les Neuchâtelois ou les Tessinois le sont dans une mesure moindre. Un accord avait été trouvé entre les cantons pour résoudre le problème mais la commission n’en a pas tenu compte. Si l’on sait en plus qu’une grande partie de ses membres appartient aux cantons qui ont bénéficié de cette injustice, on comprend mieux cette décision irritante.

Lorsqu’on évoque encore que ce presque deux milliards pourrait servir à compenser ce que d’autres cantons n’ont pas payé en suffisance, on se moque véritablement de ceux qui ont trop contribué parce que leurs caisses-maladie ont laissé faire. Du reste, il y a longtemps que le conseiller d’Etat Maillard s’insurge contre l’opacité des comptes des assurances.  Sur la base d’un décompte global, les Vaudois auraient dû recevoir une ristourne de près de 950 frs par tête, immédiate ou sur les primes des années futures.

Décidément, ces assurances bénéficient beaucoup trop du lobby qui les défend à Berne. En tous les cas, cette décision met à mal cette solidarité nationale sur laquelle on comptait. Cela plaide toujours plus pour un système unique d’assurance de base à laquelle  on veut croire tant les citoyens se font duper en matière de primes d’assurance.

Descente aux enfers

ski

Certains espéraient un redressement de l’équipe masculine de Suisse lors des épreuves de Wengen. Il n’y a pas eu de miracle malgré le premier podium de la saison pour les hommes (3e rang de Carlo Janka lors du super-combiné).

Oui, nos garçons sont perdus dans un sport où ils appartiennent normalement à l’élite. Le premier de nos skieurs n’occupe que le 34e rang du classement général de la Coupe du Monde. Par nations, nous ne sommes que 8èmes sur 10 formations. C’est indigne d’un pays comme le nôtre pour qui le ski est un sport important à plus d’un titre.

La retraite de Didier Cuche, la blessure de Beat Feuz et la méforme persistante d’Iceman (Janka) ont  déstabilisé cette équipe. Surtout que Didier Défago n’est pas la locomotive espérée dans un groupe en panne de leader. En plus, lorsque les dirigeants ont imaginé faire appel à Cuche pour donner quelques conseils, le Valaisan était visiblement contrarié, ce qui laissait présumer que certaines choses ne tournaient pas dans l’équipe car les deux Didier étaient de bons copains auparavant et Défago n’avait aucune raison de douter de cet apport.

Le président de la Fédération, l’ancien skieur Urs Lehmann, n’a pas caché son désarroi devant la presse, étonnée de cette saison catastrophique. Il n’a pas voulu exclure d’entraîneurs car les championnats du monde de Schladming se dérouleront dans 10 jours et sans doute pense-t-il qu’il est trop tard pour changer quoi que ce soit. C’est pourtant là que le bât blesse car nos athlètes ne progressent pas durant cet hiver. Bien la preuve de l’incapacité des coaches à redresser la situation, sauf en slalom où les Suisses sont un peu meilleurs que d’habitude sans atteindre les sommets dans une discipline qui n’est pas notre tasse de thé.

Les résultats de nos garçons lors de ces Mondiaux ont toutes les chances de confirmer ce constat. Le staff technique doit être changé en premier lieu avant de s’attaquer à d’autres réformes en faisant davantage confiance à la jeunesse.

Crispation

Il existe une sorte d’amicale des syndics de l’ancien district d’Orbe. Celle-ci était le résultat d’une volonté commune de se retrouver pour mieux défendre l’intérêt des villages et villes de cette partie du Jura-Nord Vaudois.

D’autres associations intercommunales sont également nées par la volonté de régionaliser certaines instances et de réduire si possible les frais de chacun. Un grand nombre d’entre elles émanent de la volonté cantonale et celles-ci provoquent le déchirement que cela soit au niveau de la petite enfance, de l’école ou des pompiers.
La solidarité a donc volé en éclats.

Chacun semble vouloir tirer la couverture à soi, avec le sentiment que l’on oublie l’intérêt général. Dans cette région où les fusions ne sont que peu à l’ordre du jour par rapport au reste du canton, il serait temps de se rencontrer afin de stopper l’hémorragie. Certes, les communes ont des soucis différents. N’empêche que la scission qui se dessine à plus d’un niveau, va péjorer l’évolution de ce coin de pays. On se demande bien pourquoi les crocs s’acèrent entre ces localités. On n’ose pas croire que les rancunes du passé resurgissent. Le vingt-et-unième siècle ne permet plus la tergiversation.

Les choses vont très vite et perdre du temps dans des querelles intestines est malheureux. Il est donc temps de se parler, de se dire les choses en face et d’avancer ensemble.

Mais, il ne faut pas tarder avant que les contacts se pourrissent définitivement, car la population ne comprendrait pas cette lutte intestine qui aura pour conséquence d’aller à l’encontre de ses intérêts

Charlatan

pices

Des répercussions qui mettent les communes dans l’embarras. Or, qu’apprend-t-on? Vaud serait sur le point de boucler l’exercice 2012 sur un gain proche du demi-milliard. Vous avez bien lu, 500 millions de francs de bénéfice. Selon notre trésorier en chef, Pascal Broulis, cela s’explique d’abord par des rentrées fiscales bien plus importantes que prévues (370 mio.).
Auxquelles il faut ajouter quelques bonus du genre, indexation des salaires nulle (42 mio.) ou dividende de la Banque Nationale (61 mio.) qui a dégagé de substantiels bénéfices malgré sa lutte pour le maintien de la parité entre notre franc et l’euro, en particulier. Cet exercice va probablement permettre de ramener la dette de notre canton à un petit milliard alors qu’elle était de 8 milliards dans les années 80 lorsque l’économie était en pleine santé.

Sur le plan arithmétique, on peut se réjouir de ces chiffres. Il n’est pas sûr que les autorités politiques des communes de ce canton auront le même sourire. Elles sont compressées et doivent faire des sacrifices pour faire face à des budgets qui sont très majoritairement déficitaires pour 2013. Car ce sont elles qui contribuent grandement à cet équilibre, étant de plus en plus sollicitées ou de moins en moins subventionnées. Sans oublier les contribuables que vous êtes puisque, contrairement à des cantons alémaniques, nos impôts n’ont pas été baissés. Donc, le beau bénéfice cantonal ne sera pas apprécié comme espéré, avec le sentiment que le Canton nous prend pour les dindons de la farce.

Départ… dieu

On le savait bon acteur. Sa nouvelle physionomie en faisait un personnage sympathique. Même si uriner dans un avion n’était pas de bon goût malgré le besoin pressant qu’il évoquait.

On apprend que Gérard veut rendre son passeport français depuis qu’il a acheté une propriété en Belgique. Étonnant tout de même qu’Obélix quitte sa patrie, comme d’autres fortunés le font actuellement. Certes, l’impôt sur les gros revenus en France (75%) est lourd. On aurait préféré une autre manière de manifester sa désapprobation contre cette taxe nouvelle.

Il choisit donc de partir. Faut-il en déduire que ce comédien est moins drôle qu’il n’y paraît? En tous les cas, cette attitude manque d’élégance dans un pays où près de 15% de la population vit dans la pauvreté.

Il suffit de faire des quêtes pour découvrir un peu les citoyens. Ce sont souvent les petites gens qui sont les plus généreuses. A Orbe en tous les cas, elles n’hésitent pas à être solidaires des personnes encore plus mal loties qu’elles. Dans ces périodes de fêtes de fin d’année, partout sur cette terre, la plupart des êtres humains sont prêts à donner pour autrui.

Cela nous rassure dans un monde où l’argent est devenu le nerf de la guerre. Dans cette bataille, Depardieu est un mauvais exemple en dépit des circonstances. Car il est indispensable de partager afin que les années prochaines ne deviennent pas un calvaire pour une humanité qui se diviserait de plus en plus entre riches et pauvres.

Bonne année et que 2013 vous apporte du bonheur et vous permette de garder la santé

Paix en Terre Sainte

Jérusalem Est

Jérusalem Est

A l’heure de fêter Noël, cette région du monde fait l’actualité pour plusieurs raisons. D’abord, il n’est pas inutile de vous rappeler que Jésus-Christ est né à Bethléem alors que ses parents venaient de Nazareth.

A l’époque, Joseph et Marie n’avaient pas été chassés de chez eux, mais s’étaient rendus dans la ville de David pour un recensement de la population. Une Terre Sainte qui a été fort chahutée depuis, notamment avec l’implantation d’un état juif en 1948, après les horreurs de la deuxième guerre mondiale et pour faire suite à la volonté de la communauté internationale de permettre aux Juifs de retourner aux sources et de vivre en paix. Si bien que les Palestiniens ont dû trouver refuge ailleurs ou sur un territoire éclaté.

A la fin du mois de novembre dernier, les nations de l’ONU, dont la Suisse, ont reconnu le statut d’observateur à la Palestine. En fait, cela correspondait à la reconnaissance d’un Etat qui est divisé en deux régions, Cisjordanie et bande de Gaza.

Cette décision n’a pas été très contestée puisque seuls 9 pays sur 188 se sont opposés à ce statut nouveau, dont les Etats-Unis et Israël, qui auraient préféré une négociation qui, celle-ci, est en panne depuis deux ans et n’a jamais abouti à un véritable accord. Puisse cette reconnaissance calmer les esprits dans cette région et particulièrement ramener Israël à plus de sagesse, plutôt que vouloir encore construire sur les territoires occupés. Afin que la Terre Sainte retrouve la paix, mais cela ressemble davantage à un vœu pieux qu’à un cadeau de Noël 

Décembre

J’aime ce mois. Non pas parce qu’il est le dernier de l’année. Car cela signifie aussi que l’on va bientôt avoir une année de plus avec le passage de la St-Sylvestre.

Dans cet automne-hiver morose, où le brouillard s’installe tranquillement en plaine et que la température baisse sensiblement, décembre est un rayon de lumière. C’est le mois du treizième salaire, des repas de fin d’année avec son entreprise, des retrouvailles avec la famille et les amis. Avec souvent en prime, quelques jours de congé entre le 24 et le 31 qui nous permettent de nous détendre un peu.

C’est également la confection du sapin de Noël avec tant de signification. La fête des chrétiens en premier lieu avec la naissance de Jésus et tout ce qui l’accompagne. Les rues illuminées, la fièvre des cadeaux, l’excitation des enfants avec leurs poésies et leurs chants pour célébrer le Divin Enfant. Cela nous renvoie à notre enfance et à nos souvenirs. Avec la trouille qui nous habitait à l’idée de rencontrer le Père Noël ou pire, le Père Fouettard à la St-Nicolas.

Surtout lorsqu’on vous faisait croire qu’il descendait la cheminée qui jouxtait votre chambre. Pourvu qu’il n’ait pas vu ma dernière bêtise, que le cadeau n’en pâtisse pas. Oui décembre, c’est tout cela. Un mélange de spirituel, d’émotion et de commercial qui vous emporte joyeusement vers la nouvelle année et forcément l’été suivant.

Sans arrière-pensée, juste le temps de se procurer du bonheur dont on a tous besoin.

89 milliards

C’est la somme estimée qui n’est pas déclarée aux impôts dans notre pays. C’est énorme si l’on sait que le budget de l’Etat Fédéral repose sur 64 milliards de francs. Car c’est un montant proche des 18 milliards qui échappe aux administrations fédérale, cantonales et communales. Il est du voeu de certains que l’on instaure à nouveau une amnistie pour les fraudeurs mais on sait que si l’on récupère une partie de cet argent, il y aura toujours des cachottiers.

Dans une interview récente, un responsable patronal a proclamé qu’une partie de cette fraude provenait des ressources du travail au noir. On veut bien mais il étonnerait que cela se monte à un tel niveau. Surtout que l’on sait que les plus riches voient leur capital augmenter chaque année.

A l’heure où la Confédération se bat pour obtenir des accords fiscaux avec nos voisins dans le cadre du secret bancaire, il est temps de faire le ménage chez nous. Toutefois, le peuple n’est pas particulièrement pénalisant en la matière. A l’exemple des citoyens neuchâtelois, comme d’autres avant eux, qui viennent de refuser de taxer un peu plus les grosses fortunes. Faut-il en déduire qu’une grande partie de la population possède un magot important au point d’être aussi conciliante? On sait que la solidarité est un vain mot dans la plupart des cas.

Pourtant si la Suisse veut continuer d’être un pays bien développé, il faut de l’argent pour construire les infrastructures nécessaires à notre bien-être. Dès lors, il serait souhaitable que tout le monde y contribue et suive l’exemple de certains milliardaires américains qui n’ont pas hésité à déclarer qu’ils n’étaient pas assez taxés. Bel exemple!

Les frères ennemis

Le pouvoir à tout prix

Les frères ennemis

Les frères ennemis

On pensait que seuls certains pays africains devaient faire face à des potentats, avides de pouvoir. Une démesure que l’on condamne sans ambage de ce côté-ci de la Méditerranée, tellement certains d’être à l’abri de cette soif de régner, qui a souvent pour conséquence un pillage de l’Etat au détriment du peuple.
Même si les conditions varient d’une nation à l’autre, la pratique semble faire des émules.

En Egypte, le président Morsi s’attribue des pouvoirs que la rue et le pouvoir judiciaire contestent, avec le sentiment que la stratégie du nouvel élu ressemble fort à celle de son prédécesseur qui a été chassé, dans l’espoir d’une véritable démocratie. En Russie, Poutine et Medvedev donnent l’impression de vouloir s’installer sur la durée à la tête de la nation, après avoir révisé la législation à leur avantage.

La guerre que se livrent Jean-François Copé et François Fillon ne manque pas de surprendre. Certes, les conditions ne sont pas les mêmes, puisqu’il ne s’agira pas d’allonger le mandat présidentiel. Mais ce déballage au sein de l’UMP est nauséabond. On est prêt à ne plus respecter les règles de la démocratie pour s’arroger la présidence de l’UMP. C’est un manque de respect vis-à-vis de l’électorat qui doit se poser beaucoup de questions face à l’appétit des candidats.

Comment peut-on faire confiance à des gens qui n’ont pour but premier que leur règne personnel? La France, comme d’autres pays européens, a d’autres soucis. On pensait que l’opposition saurait afficher son unité. Or, on assiste à un combat de coqs. Au point que l’on ne peut pas imaginer que ces messieurs puissent être présidentiables un jour.

Tirer la corde ...

Double loyauté

Tirer la corde ...

Tirer la corde ...

En marge des délibérations des associations de communes dont l’importance va grandissante, la problématique de la double loyauté vient à l’esprit. On parle de double loyauté lorsque des membres des autorités d’une commune membre d’une association intercommunale sont placés devant un dilemme: défendre les intérêts de leur commune au sein de l’association, ou défendre à l’inverse et de façon prépondérante les intérêts de l’association au sein de la commune dont ils sont issus, ce qui peut ressembler à une sorte de «trahison locale».

Lorsqu’une commune décide d’adhérer à une association, elle exige de faire partie, entre autres, du comité directeur de l’association, pensant ainsi préserver son contrôle sur cette excroissance «dangereuse» pour l’autonomie communale. Les autorités des communes concernées partent du principe que seuls des élus, voire des membres de l’exécutif communal, peuvent être délégués au sein de l’association. Cette façon de procéder comporte sans doute des avantages, mais elle génère aussi ce fameux conflit potentiel de double loyauté.

Le problème existe aussi lorsqu’un élu municipal cumule cette fonction locale avec la charge de député au Grand Conseil. Il n’est pas possible actuellement de soumettre à une élection populaire le choix des délégués communaux. En revanche, la loi sur les communes ne prévoit pas que ces derniers soient obligatoirement des élus communaux. L’article 116 de cette loi prévoit en effet que «Les membres de ces organes doivent être des électeurs des communes membres de l’association».

On peut dès lors se poser la question de savoir si, pour éviter tout risque de conflit d’intérêts — ce qui est bon pour la commune ne l’est pas forcément pour l’association de communes — le choix des délégués ne devrait pas justement porter sur des électeurs des communes qui ne font pas ou peut-être plus partie des autorités régulièrement élues. Une telle pratique permettrait d’éviter les conflits en question et ne priverait en rien les communes de leur droit de regard fondamental, puisqu’au travers du vote du budget communal annuel, ce sont elles qui font vivre les associations ou décident, de fait, de leur mort en leur coupant les vivres.

L’évolution ou pas

Lors des élections américaines, on a pu mesurer tout ce qui nous sépare de ce pays. Le côté va-t-en-guerre des Yankees nous échappe. Comme ils sont fiers de proclamer haut et fort qu’ils possèdent la meilleure armée du monde. Si l’on ajoute leur méconnaissance du reste du globe, Romney n’a-t-il pas dit que le principal danger pour les USA était la Russie(!), il y a de quoi s’alarmer. De la même manière, il paraît bien utopique de croire que l’on pourra un jour limiter le port d’armes qui cause quelques dégâts dans cette nation. Leur référence à la religion nous étonne comme la complicité avec leur famille.

En Chine, on va changer de président. On ne connaît rien de la ligne politique de Xi Jinping. Tout au plus sait-on que la lutte contre la corruption sera intensifiée dans cette deuxième puissance économique mondiale. On n’est du reste pas très curieux dans ce pays, notamment par rapport au papier du New York Times, qui disait que le président sortant (Hu Jintao) était devenu milliardaire, notamment lorsqu’il était entrepreneur.

Comme si l’on admettait que le partage n’est plus la règle d’or. En tous les cas, les écarts entre les différentes couches de la population s’accentuent et des grèves sont apparues dans certaines usines pour des raisons salariales.
Les vieilles habitudes s’installent à nouveau à Moscou. On a appris que Poutine emprisonne quiconque s’interpose à sa politique. Il a ainsi «déshabillé» des entrepreneurs dont certains avaient développé correctement leurs affaires. Inutile de parler de la liberté de la presse ou des Pussy Riot, mises à l’ombre pour bien peu de choses. Le nouveau président ne parvient pas à se départir des habitudes qu’il avait prises lorsqu’il évoluait au sein du KGB. Qu’il se méfie tout de même, la contestation grandit.

Le monde change, pas toujours en bien.