Région: Crues et décrues

Comme vous avez pu le constater en différents endroits, notre région est gorgée d’eau comme c’est le cas dans bien des lieux en Helvétie. Pour parer à cet événement particulier, le voyer des eaux Marc Miéville a bien voulu nous renseigner sur les mesures qui ont été prises afin de limiter les dégâts.

«En accord avec la Romande Energie, nous avons tenté de retenir un maximum l’eau à la Vallée de Joux afin qu’elle ne se déverse pas en quantité sur Orbe, comme ce fut le cas en début de semaine. Cela a certes élevé le niveau du lac, mais cela paraissait tout à fait maîtrisable. En clair, la Société électrique turbine pour éviter cet afflux sur Orbe où le Puisoir a été inondé, mais il faut savoir que dans le plan cantonal ce secteur est inondable. Il en va de même pour le Nozon, qui est sorti de son lit sur sa rive gauche entre Orny et Orbe et qui se trouve dans le cadre de Gesorbe dans la même situation que le Puisoir. C’est-à-dire que ces deux endroits sont planifiés pour être des bassins de rétention dans lesquels on peut accumuler de l’eau en cas d’intempéries importantes.

Parkings fermés

A Orbe, toujours sur les abords immédiats de la rivière, des parkings ont été fermés. C’est bien entendu le cas du Puisoir et sur la rive droite à proximité de Nestlé. Nous avons eu encore quelques soucis avec le canal de Baulmes qui était proche du débordement. Au milieu de semaine, nous aurons droit à une accalmie météorologique qui devrait permettre aux cours d’eau de baisser d’intensité. Les pluies annoncées pour le week-end devraient être moins intenses et permettre la décrue des cours d’eau. Quand bien même la situation météorologique pourrait très vite changer. »

Pierre et Janine Römer devant la lithographie offerte en remerciements par la commune d’Orbe.

Orbe: une générosité sans pareille

C’est déjà la troisième fois que l’Omnibus vous parle des Römer, Janine et Pierre, ce charmant couple qui habite à Orbe depuis une dizaine d’années. Nous vous avions conté leur histoire, leur rencontre, leur épicerie et librairie à Montricher et Romainmôtier.

C’est leur parcours depuis leur arrivée à Orbe qui va plus nous intéresser aujourd’hui. Trouvant qu’Orbe était idéal pour couler de vieux jours tranquilles et de manière autonome, ils se sont installés à la rue des Terreaux. Tranquille, façon de parler, car Pierre Römer est resté longtemps très actif, en continuant d’aller régulièrement à Vallorbe pour s’occuper de requérants dans le cadre de l’ARAVOH (Association auprès des Requérants d’Asile à Vallorbe, Oecuménique et Humanitaire). Pendant cette période, il a réussi à réorganiser les dossiers de manière à ce que tous les intervenants s’y retrouvent. Il dit y avoir énormément appris grâce aux contacts. Janine, de son côté, s’occupait surtout du vestiaire, elle veillait à la bonne marche des distributions.

Le «papa» du GAMO

Ensuite, à Orbe, il a naturellement participé aux activités du GAMO (Groupe d’Accueil des Migrants d’Orbe). Il a donné beaucoup de son temps, y allant tous les jours. Comme il y avait déjà des cours de français (très, voire trop formels pour lui), il a développé sa propre méthode, essentiellement basée sur les centres d’intérêts de chacun. Dans un premier temps, il discutait puis cherchait des images et a ainsi constitué un excellent matériel didactique; du vocabulaire, mais aussi des phrases utiles dans leur quotidien et des informations sur la région. En 2012, sa santé ne le lui permettant plus, il a dû abandonner ces activités. Ce fut un coup dur pour tous les requérants, qui s’étaient beaucoup attachés à leur «papa», comme ils le surnommaient. De son côté, il parle de toutes ses expériences comme d’un enrichissement perpétuel. Il a donné tout son matériel en partant. La commune d’Orbe pour le remercier, lui a remis une lithographie de Jacques Perrenoud.

Contacts nécessaires

Ils se sont abonnés aux repas à domicile, et le soir Janine cuisine encore un peu. Ils sont très soucieux l’un de l’autre et on sent une énorme tendresse. Janine aimerait qu’il apprenne à faire le café pour quand elle ne sera plus là ou ne pourra plus. Janine et Pierre Römer essaient de sortir tous les jours, histoire de bouger un peu, mais aussi pour garder le contact; Pierre aborde très facilement n’importe quel passant ou surtout passante avec humour et gentillesse. Les Urbigènes qui passent à la Grand-Rue l’ont sûrement déjà rencontré et fait sa connaissance… Ils sont toujours contents de leur sort et reconnaissants pour tout ce que la vie leur a apporté. C’est peut-être ça le secret de la longévité.

Véhicule de la PNV

Orbe: Rester au sein de la PNV ou pas ?

La commune d’Orbe sera-t-elle la première commune vaudoise à se retirer d’une association intercommunale de police ? Il y a quelque temps, la question aurait pu paraître farfelue. Elle l’est beaucoup moins au vu des derniers développements. Pour répondre à une motion critique de P.-A. Wieland de 2015 prise en compte par le Conseil communal il y déjà 18 mois, l’Exécutif propose, un peu sous conditions, de maintenir provisoirement du moins le lien avec la Police Nord Vaudois. Cette question sera au cœur des débats de la séance du 15 février du Conseil communal, puisque la détermination de l’Exécutif urbigène ressort d’un long préavis déposé le 12 décembre, qui sera mis en discussion en février. Sans refaire l’historique de la question, on relève que la Municipalité urbigène propose de rester au sein de l’association jusqu’au terme conventionnel de fin 2022.

Elle envisage de revenir devant le Conseil avec cette question «si les conditions du chapitre VI, dernier alinéa, page 11, ne sont pas réalisées», à savoir si la mise à disposition gratuite – proposée, mais pas encore actée par la commune d’Yverdon-les-Bains – d’un renfort sous la forme d’un ASP et d’un spécialiste de la police du commerce, placés sous la responsabilité des autorités d’Orbe, n’intervient pas. Selon les spécialistes de la question, la police de proximité travaille actuellement en sous-effectif de deux équivalents plein temps. La question de la révision du coefficient intercommunal de pondération de la dangerosité est également au chapitre des conditions de maintien.

Des chiffres éloquents

Du côté des chiffres, les comparaisons sont criantes. Le coût annuel de la PNV pour Orbe représente un total de Fr. 2,215 millions de francs (chiffres du budget 2018). Avec une délégation de mission à la Police cantonale, ces coûts s’élèveraient à Fr. 720 000.– soit une différence d’environ 1,5 million de francs en moins en faveur de la solution cantonale. Une solution cantonale qui verrait le poste d’Orbe être fusionné opérationnellement avec celui de Chavornay. La municipale de la Police, Mary-Claude Chevalier, se prononce pour une police de proximité au sein de la PNV dont l’efficacité est prouvée et connue. «Elle a de nombreux avantages: elle connaît les habitants et les autorités et ne fait pas payer ses missions de surveillance lors d’événements organisés par des sociétés locales. Ce ne serait pas le cas de la police cantonale. De plus, elle assure une présence permanente à Orbe. Là encore, ce ne serait pas le cas avec la gendarmerie.»

Un contrat à honorer.

En cas de rupture anticipée de la convention par la commune d’Orbe, cette dernière devrait payer les frais annuels jusqu’en 2022 – l’entier de la contribution annuelle multipliée par quatre – et sans doute des pénalités financières supplémentaires selon certaines sources juridiques. En revanche, pourraient éventuellement être déduits de ces sommes les montants qui seraient payés au canton pour la délégation de service public en matière de sécurité remplaçant la PNV. Gros dossier à suivre.

Orbe: le PS a choisi sa candidate

La section d’Orbe du parti socialiste, réunie en assemblée générale extraordinaire, le jeudi 11 janvier au soir, a décidé de présenter Fanny Naville, conseillère communale à la candidature pour l’élection partielle du dimanche 4 mars 2018 à la Municipalité d’Orbe.
Plus de détails dans notre édition du vendredi 19 janvier

Le tunnel envolé a été arrêté par la haie.

Orbe: Coup dur pour la ferme du Joran

Eleanor n’a pas fini de faire parler d’elle, la tempête qui a fait de nombreux dégâts dans la région a détruit une grande partie des tunnels de culture qui venaient d’être installés. Voilà ci-dessous le courriel envoyé aux membres de la coopérative agricole du «Panier bio des Trois-Vallons» qui résume parfaitement la situation.

Le Joran balayé par Eleanor…

Épuisées par leur première année de mise en place de la ferme collective du Joran à Orbe, les paysannes du collectif, se félicitant de l’énorme travail accompli, s’aimaient à penser à un peu de quiétude hivernale. Elles se disaient sereinement que 2018 s’annonçait un peu plus calme… C’était sans compter l’audace, pour ne pas dire l’affront, de nommer leur ferme d’un vent bien connu de la région. La tempête Eleanor, le 3 janvier 2018, leur rappela qu’on ne rigole pas avec les forces de la nature et, d’une chiquenaude, envoya valdinguer des centaines d’heures de travail. Ainsi, la moitié des tunnels maraîchers installés avec la précieuse aide d’une septantaine d’amies venues prêter main-forte lors de chantiers collectifs, s’en retrouvera totalement détruite ou gravement endommagés. Un tunnel de 32 m s’est même envolé complètement pour atterrir dans la haie 70 m plus loin!!

L’équipe ébranlée après une avalanche de «si», «si on avait fait ça», «si on avait fait ci», relève la tête pour se dire «comment», comment reconstruire ? Comment faire pour que cela n’arrive plus ? C’est un peu vache que ce coup dur nous frappe si vite, mais on ne va quand même pas se laisser décourager par la première tempête venue!

«Le tiroir-caisse un peu vide et les forces de travail limitées nous poussent pourtant à faire un appel à un soutien financier pour pouvoir reconstruire avec l’aide d’une équipe de professionnels. Nous faisons aussi un appel pour nous aider sur le terrain à démonter, détordre, dévisser, ramasser et trier les éléments des tunnels endommagés.

Si vous avez du temps, envoyez-nous un e-mail à lejoran@atelierltc.ch pour que nous puissions organiser des journées collectives de travail.»

Si vous avez des sous, voici les coordonnées bancaires:

Le Joran, Madlen Weyermann, Rte de Vaulion 20, 1324 Premier, CH09 0839 0034 1951 1000 5.

Catarina et Fares ont préparé le repas

Orbe: GAMO, Ciné-club 4 à 7, “Caramel”

Le spectateur sort touché par le ton authentique de cette chronique intimiste proche-orientale tournée en 2007 au Liban. Il en sort aussi partagé quant au fond. Deux adjectifs pour qualifier cette chronique: gaie et figée. Les cinq femmes gravitant autour de ce salon de beauté restituent avec une sensibilité vraie – ce ne sont d’ailleurs pas des actrices professionnelles – les préoccupations quotidiennes, à défaut des grands questionnements existentiels ; il sera presque uniquement question de relations amoureuses qui remplissent à elles seules les journées. La maîtresse parviendra-t-elle à obtenir l’exclusivité de son partenaire marié? La future épouse - grâce aux miracles de la chirurgie - parviendra-t-elle à retrouver sa virginité au soir de son mariage? Les amours saphiques de Rima trouveront-elles à s’épanouir? Jamale finira-t-elle par accepter sa ménopause?

Et l’immobilisme? Il apparaît en filigrane dans le film. Le Liban d’il y a dix ans n’a rien à voir avec les analyses et revendications féministes occidentales actuelles: le poids des traditions sociales et religieuses domine et plombe toute velléité de changement dans les rôles dévolus aux deux sexes. Des règles d’un autre temps sont acceptées et les stratégies d’évitement sont activées pour ne pas offenser la morale : la femme non mariée trichera sur son statut pour obtenir une chambre d’hôtel, la future épouse écoutera les conseils de sa mère qui ne lui seront plus utiles et la couturière qui rêve d’amour n’ira pas à son rendez-vous…Tout est dans le contexte temporel et spatial. Ce qui sonne juste à Beyrouth en 2007 devient un peu décalé à l’aune de critères occidentalisés et pas mal secoués ces derniers temps.

A l’issue de la projection suivie par une bonne quarantaine de spectateurs les dynamiques équipes du théâtre de la Tournelle et du GAMO (groupe d’accueil des migrants à Orbe) conviaient le public à un sympathique repas en phase avec l’exotisme du film: couscous et tajine de poulet.

Ambiance dans la Grand-Rue

Orbe: Marché de Noël bien fréquenté

Si les effluves de vin chaud, d’épices, de sucreries et de bonne humeur étaient bien présents au marché de Noël d’Orbe, le temps aussi était au rendez-vous: le soleil a montré sa frimousse et s’il faisait un peu froid, la bise était tombée, ce dimanche 3 décembre.

Les badauds pouvaient ainsi se promener entre les stands de marrons chauds, de décorations, de céramiques, de tricots, de charcuterie et de produits du terroir, et acheter presque tout ce qu’il fallait pour une fête de Noël réussie. Il était possible aussi de s’arrêter pour boire un verre, se rencontrer et papoter ou manger une raclette. Ils pouvaient également admirer autant un sculpteur de bois à la tronçonneuse, qu’un taureau qui présentait la bière artisanale de son patron.

Les associations et autres sociétés locales n’étaient pas en reste puisqu’un certain nombre avait un emplacement proposant notamment des gâteaux et autres sucreries. Les artisans également proposaient leur savoir-faire et démontraient de la sorte que quelques fois la proximité a du bon.

Les enfants avaient aussi leurs endroits réservés puisqu’on leur a proposé des carrousels et des activités ludiques.
Cette belle version du marché de Noël avec un public qui s’est amusé, s’est révélé une réussite.

Marché de Noël

Orbe: le Marché de Noël c’est dimanche

Il ne devrait pas pleuvoir, mais la température devrait s’avérer froide, selon la météo nationale. Quoi de mieux pour pénétrer dans la période de Noël, à défaut de neige ? Toutefois comme le Père Noël ne sera pas au rendez-vous, peu importe puisque 111 exposants seront là pour vous proposer différents articles qu’ils auront préparés soigneusement. Vingt nouveaux forains seront de la fête, dont une artisane qui confectionne des bijoux avec des capsules de café Nespresso. Toujours dans ce domaine, un commerçant proposera des déchets recyclés avec goût. Parmi les nouveautés, on trouvera un stand d’habits pour enfants de 0 à 5 ans. Les tricoteuses font un retour en force sur les marchés de ce type. Des sociétés viendront présenter leur projet comme le Ski-Club ou les Yodleurs qui évoqueront la prochaine fête romande qui se déroulera à Yverdon, l’an prochain. Si un gros tiers des exposants sont de la région, les autres viennent des cinq autres cantons romands.

Parkings gratuits

Il est entendu que vous pourrez goûter à plusieurs préparations culinaires particulières ou habituelles, concoctées par des commerçants ou des sociétés de la place. Par contre, pas de «food truck», car le marché serait envahi par ces camions de nourriture qu’il a fallu refuser pour garder un certain esprit au marché. Ni d’ambiance musicale particulière afin d’éviter la collision des sons sauf devant le local de l’Armée du Salut où la fanfare vous rappellera que Noël arrive au grand galop. Précision utile, les parkings de la ville seront gratuits ce jour-là, mais la police prie les automobilistes de permettre aux véhicules de circuler sans problème dans la localité, sauf dans les rues du centre (rues Centrale et Saint-Claire, place du Marché et Grand-Rue).

Premier remerciement !

Enfin, apprenez que le comité d’organisation se réunit chaque année au mois d’août pour décider de la date de la manifestation et avant d’envoyer des invitations à tous les exposants de l’année précédente pour un délai d’inscription qui se termine au début novembre. On relèvera enfin que la Municipalité a remercié pour la première fois le trio d’organisateurs (Linda et Marcel Bossel ainsi que Cornel Roulin), ce qui n’était jamais arrivé lors des 21 éditions précédentes !

Les orateurs du jour: André Corthay, Alexandre Traber, Narcisse Niclass, Jean-Philippe Petitpierre, Olivier Honsperger.

Orbe: les inventeurs se retrouvent au TecOrbe

Pas facile d’être un inventeur aujourd’hui... Il ne suffit pas de trouver un truc ou une idée de génie et de s’en glorifier. Le projet doit être mûri, réalisé, fabriqué puis, idéalement, commercialisé. Mais tout cela est un long chemin à parcourir, semé d’embûches.

C’est pour cela qu’il existe le Iro-Mentor Club Invention romande dont la mission est de regrouper les inventeurs en leur proposant un centre de compétences en commun. Et tout naturellement aussi, ce club avait choisi le TecOrbe, situé dans la zone industrielle des Ducats pour tenir son séminaire, mercredi 8 novembre en fin d’après-midi.

Connaître

En préambule, le président Narcisse Niclass a passé la parole à Jean-Philippe Petitpierre, responsable du TecOrbe, qui a présenté ce technopôle orienté sur les techniques de l’environnement et le rôle joué par cet espace incubateur avec plus de 7000 m2 de locaux, laboratoires, halles, ateliers et bureaux mis à disposition d’une quinzaine d’entreprises actives dans des développements de projets.

Entreprendre

Les inventeurs ont parlé de leurs expériences. Ainsi, André Corthay de Bavois qui, retraité, a fondé avec son fils Sébastien l’entreprise Avalgo par l’invention d’un dispositif pour éliminer et revaloriser les algues et plantes aquatiques qui encombrent les ports lacustres sous forme de granulés. L’entreprise a d’abord mis au point des installations mobiles sur remorques, puis un petit canot de 4 m de long couplé à un big-bag flottant pour la récolte des algues. Il s’agit d’une extraction innovante avec traitement direct des déchets. Le développement se poursuit et l’invention sera opérationnelle en 2018.

Apprendre

E-crush est un compacteur de déchets mécanique et tout simple qui réduit 60 litres de déchets de toutes sortes mis dans un sac de 17 litres! Alexandre Traber et Jean-Christophe Jaques, ingénieur EPFL, ont conduit ce projet qui a donné naissance à une géniale presse actionnée simplement par deux leviers. Financé grâce à un crowdfunding (financement participatif), ce projet de 2015 est maintenant en phase de commercialisation.

Imaginer

Enfin, Olivier Honsperger, thérapeute, a parlé du coaching quantique: «Faites aujourd’hui la journée la plus importante de votre vie grâce aux 52 lois magiques», dont il est l’auteur. Il a ainsi prouvé à l’assemblée que «Impossible, ce n’est pas possible!». Un apéritif final a encore permis de philosopher dans un bon moment de convivialité.

L’hôtel de Ville d’Orbe.

Orbe: petit survol du budget 2018

Juste en dessous du seuil des 40 millions de charges, avec un excédent de charges de 1 million, le budget 2018 de la Cité aux Deux Poissons constitue un sujet de satisfaction pour l’exécutif, ainsi que l’a rappelé le syndic Henri Germond lors de la dernière séance du conseil communal. Sujet de satisfaction non pas en raison du déficit escompté lui-même, mais de sa hauteur qui se réduit. Charges et produits sont sous un contrôle permanent.

Baisse globale des charges

Le budget reflète une baisse des charges de 1% par rapport à celui de l’année 2017. Le mouvement à la baisse se remarque aussi par rapport à la hausse de 5% sur ce poste général qui avait caractérisé les budgets des années 2015 et 2016. Il faut se souvenir que l’exécutif avait décidé de geler les engagements pour toute l’année civile 2017, ce qui est passé des intentions aux actes effectifs. Certains services auront en revanche besoin en 2018 d’un effectif un peu plus important pour pouvoir faire face aux tâches toujours plus nombreuses et complexes qui leur sont confiées. On pense en particulier à l’administration générale et au greffe municipal qui sera doté d’un temps partiel supplémentaire qui s’avère indispensable.

Des produits évalués prudemment

Du côté des produits, on nage dans les incertitudes résultant de la mise en œuvre de la RIE III cantonale prévue dès 2019. Mais comme le projet de RIE II fédérale n’a pas passé le couperet du vote populaire, les incidences cantonales de sa non-entrée en application qui elles aussi ne devraient se manifester qu’en 2019, l’exécutif urbigène a décidé d’être prudent pour le budget 2018 en anticipant le choc à venir de la baisse de revenus de l’impôt sur les sociétés. Pour ce faire, il a donc diminué volontairement ces recettes.

Travaux routiers en vue

Du côté des bâtiments et domaines, l’engagement d’une nouvelle personne est prévu pour venir en appui au service du cadastre et de l’urbanisme. Des mesures de réorganisation sont aussi à venir au niveau de la conciergerie.

Concernant les travaux, la charge qui augmente le plus concerne les routes, pour lesquelles plusieurs préavis vont se réaliser, soit qu’ils soient déjà approuvés ou encore à présenter. On pense en particulier aux zones 30 km/h, au carrefour de la route du Signal et de la route de Valeyres, ou au réaménagement de la route de Granges Saint-Martin.

Charge scolaire en légère diminution

Du côté des écoles, que ce soit au primaire ou au secondaire, la part aux frais des établissements scolaires diminue globalement d’environ Fr. 130 000.–, en raison entre autres de l’abandon de locations à la commune des Clées, à celle de l’Abergement ou encore à une réadaptation des charges relatives aux Portakabins de Montchoisi.

Guy Baudat entouré de sa femme et de son neveu.

Orbe: un pigeon voyageur

Emigré en Australie depuis plusieurs années, cet Urbigène a aimé découvrir des horizons nouveaux dans sa profession de cuisinier. A 21 ans déjà, il partait pour un court séjour au Vénézuéla avant de revenir par Corfou et Eilat (Israël), puis de s’envoler pour New York pour travailler dans des grands hôtels. De là, il s’en ira à Séoul (Corée du Sud) avant de vivre une première escale à Darwin. S’en suivront des stages au Japon et au Maroc pour choisir finalement le nord de l’Australie. La mort de son papa, le fameux facteur d’Orbe Didi Baudat, le rapatrie en Suisse auprès de sa maman. Ayant de la peine à trouver une place convenable dans son pays, il s’engage à la poste à Daillens, domaine dans lequel il restera puisqu’il occupe un emploi à la poste australienne à Darwin. Le fait que son épouse provienne de Singapour a joué également un rôle dans le choix de son pied-à-terre, mais pas seulement.

La santé à bon prix

«J’aime ce pays, car les gens sont moins stressés qu’ici. La circulation automobile dans cette ville multiculturelle de 130 000 habitants est fluide et les conditions de travail sont foncièrement différentes de celles que l’on connaît en Suisse. J’ose dire que les Australiens sont un peu fainéants. Ils travaillent 35 heures par semaine et peuvent cumuler 2 ou 3 emplois. Il leur arrive souvent de manquer un jour sans trop s’en soucier puisque la loi le permet. Sur le plan de l’emploi, tous les dix ans, les entreprises octroient un congé de trois mois à leur personnel, qui peut choisir de recevoir une somme équivalente. Tout cela en plus des cinq semaines annuelles de vacances. Pour ce qui est de la maladie ou de l’accident, l’acquisition d’une carte, équivalente à 5 francs, vous permet de vous faire soigner comme hospitaliser gratuitement. C’est dire qu’on peut vivre aisément avec un gain mensuel de Fr. 2 000.– suisses qui sont nets puisque les impôts sont prélevés à la source (25% environ). Là-bas, on se préoccupe peu du reste du monde. Seul ce qui passe aux Etats-Unis, dont ils sont très dépendants, les intéresse. Ainsi, le différend entre les USA et la Corée du Nord, pas si éloignée, ne les a pas alarmés. C’est dire qu’ils profitent de la vie avant toute chose»

Pas se baigner à la mer

«Le barbecue est une espèce de sport national. On reçoit ou l’on se fait inviter par des amis pour des grillades. On aime boire et le week-end est consacré aux visites de pubs qui se terminent parfois en bagarres, car on règle les conflits de cette manière, l’alcool faisant. A Darwin, la vie est plus chère que dans le reste du pays, car il y a peu d’agriculture et la nourriture vient du sud de la nation. Je relève en passant qu’un paquet de cigarettes coûte Fr. 20.– et une bière Fr. 7.50 au pub. On élève des vaches, mais aussi des chameaux que l’on exporte en Arabie. On pêche un poisson qui est très prisé, le barramundi, qui pèse en moyenne 4 kilos pour une longueur de 60 cm, que l’on capte dans les rivières ou dans la mer de Bali puisque nous ne sommes qu’à une heure et demie de vol de la ville indonésienne, alors que Sydney ou Melbourne sont à cinq heures.

Toutefois, on ne se baigne pas dans ses eaux, car elles sont infestées de crocodiles, de requins parfois, mais aussi de méduses dont la piqûre peut être mortelle. Presque chaque maison, (compter Fr. 400 000.– pour l’achat), est munie d’une piscine appréciée parce que le climat se maintient à 35 degrés l’année durant, même s’il pleut entre octobre et mars. A défaut d’être passionnés par la TV, les Australiens sont très joueurs. Ils parient sur tout. Dans ces conditions, vous comprendrez que l’on puisse se plaire dans les territoires du Nord, même si les montagnes me manquent, comme la fondue et la raclette. Alors j’en profite quand je suis de retour en Helvétie, tous les deux ans».

Les jeunes à l’écoute des spécailistes.

Orbe: la pollution expliquée aux écoliers

Informations pas inutiles

Lors des semaines qui ont précédé les vacances scolaires d’automne, plusieurs classes du Collège de Montchoisi se sont rendues au parking de l’avenue de Thienne afin d’être informées sur les méfaits de la pollution. L’intérêt était divers parmi les élèves. Les garçons étaient sensibles aux gaz qui s’échappent des voitures et se disaient prêts à emprunter le plus souvent possible les transports publics.

Le problème de l’ozone a davantage préoccupé les filles. Toutefois, ces jeunes gens de 10 à 12 ans ne semblaient pas tous concernés par le sujet. N’empêche que cette heure passée auprès des responsables du service cantonal aura au moins eu l’avantage d’attirer leur attention sur un sujet qui est toujours plus l’objet de préoccupations diverses.