De la belle ouvrage !

Croy: travaux de réfection du canal, l’eau coule à nouveau

Le canal de Croy, prenant sa source dans le Nozon à l’aide d’un empellement situé au Pont de l’Étang, servait depuis des décennies à alimenter diverses forces hydrauliques telles que roues à aubes et turbines. A l’époque, deux lavoirs y sont construits et utilisés par les lavandières qui venaient y laver leur linge.

Combien d’entre nous se doutent de l’importance qu’avait, encore au siècle dernier, ce réseau de canaux dans cette région. Dès le XIIIe siècle, des moulins, des scieries puis des forges ont été installées sur les rives du Nozon et sur ses dérivations. Il ne s’agissait pas de simples « rigoles » mais de véritables canaux. Celui de Croy en est l’un des derniers vestiges.
C’est grâce au moteur hydraulique, dont la présence est attestée en Europe depuis l’Antiquité (il est décrit dans le Traité d’architecture de Vitruve ), que l’essor de certaines vallées a pu avoir lieu. En Europe, au Moyen-Âge, le moteur hydraulique s’est développé parallèlement à la disparition de l’esclavage. L’utilisation de l’énergie hydraulique plutôt qu’animale ou humaine a permis un gain de productivité, chaque meule d’un moulin à eau pouvant moudre 150 kg de blé à l’heure.

De nos jours, le canal est un endroit de loisir sur le bord duquel il est doux de flâner. C’est un véritable trésor, témoin de notre passé, que la municipalité de Croy a restauré en y prenant grand soin. Le chemin pédestre qui le longe fait le bonheur des marcheurs et des pèlerins. Un bel exemple à suivre !

Démonstration du fonctionnement de la batteuse.

Croy: Fête de la moisson d’antan, une première réussie

Des passionnés d’anciennes machines agricoles ont organisé samedi passé à Croy une première fête des moissons d’antan. Claude-Olivier Guignard, qui possédait déjà une vingtaine d’anciens tracteurs, a en plus acquis une batteuse qu’il avait été chercher en 2015 à Nancy. Avec David Chezeaux, l’idée a germé de faire une moisson à l’ancienne. Du blé bio a été récolté en juillet 2017 avec une faucheuse lieuse et a été battu par la batteuse en bois lors de cette journée.

Ils avaient réussi à réunir une jolie collection d’anciens tracteurs et plusieurs démonstrations ont eu lieu au cours de cette journée en plus de la batteuse. L’ancien tracteur (1957) à boule chaude de Jean-Pierre Bieri doit être chauffé sept minutes pour pouvoir démarrer. A l’époque, on faisait un feu de bois sous le moteur, maintenant on met un brûleur à gaz; après un petit suspens, le moteur a daigné se mettre en marche. La batteuse également a fonctionné

Croy: une communauté accueillante

Croy: une communauté accueillante

A Croy, la convivialité n’est pas un vain mot, chaque lundi soir la tradition veut que le bar des pompiers soit ouvert à tous. C’est là l’une des informations qui ont été données lors de la réception offerte aux nouveaux habitants et aux nouveaux jeunes citoyens du village. Vendredi dernier, au cours de cette séance d’accueil, les cinq municipaux, avec à leur tête le syndic Thierry Candaux, ainsi que les responsables des principales activités villageoises, ont eu l’occasion de se présenter et d’expliquer rapidement leur rôle dans la commune. Les nouveaux citoyens ont aussi appris que, comme tous les deux ans, une grande fête dans la rue aura lieu le vendredi 24 août.

Une forte poussée de population

2017 a vu le départ de 33 citoyens alors que 62 nouveaux sont arrivés. Avec 29 nouveaux habitants, c’est une croissance importante pour une commune qui compte à ce jour 380 résidents. La cause principale de cette augmentation réside dans la construction de nouvelles habitations. Pour 2018 il est encore attendu une belle progression. Par la suite, les nouvelles règles imposées par la LAT ne permettront pas une future extension importante du bâti local et par conséquent la croissance de la population s’en verra naturellement freinée.
Une sympathique fin de soirée

Après l’apéritif offert par la commune, les invités et les autorités se sont retrouvés pour partager un repas.

Les jeunes sapeurs pompiers entourés de leurs moniteurs.

Croy – SDISPO : Ils ont tous l’âme du feu bleu

Vendredi dernier, le Commandant Pascal Turin a piloté d’un bout à l’autre le quatrième rapport d’activités du SDISPO (Service Défense Incendie et Secours de la Plaine de l’Orbe) à la grande salle de Croy. En présence d’un parterre nombreux (Etat-major, SDIS voisins, sapeurs pompiers, entre autres), il a rappelé non seulement l’organigramme de l’association intercommunale, qui regroupe dix-huit communes, mais aussi la composition opérationnelle (détachements de Premiers Secours, DPS, et d’Appui, DAP).

Les séances ordinaires de l’Etat-major ont pour but de régler la bonne marche du service en présence du président du Codir (Comité directeur), Pascal Desponds, ou de sa remplaçante, Mary-Claude Chevalier. Les tâches qui lui incombent sont tant dans l’organisation de rencontres mensuelles de chaque dicastère, de journées de sensibilisation au métier de pompier volontaire que dans la participation à des séances intercommunales ou organisées par l’ECA ainsi que la Fédération vaudoise des sapeurs pompiers et encore aux rapports annuels des SDIS voisins.

Compter sur les compétences de chacun

Le nombre d’heures d’intervention sur le terrain s’élève pour 2017 à 1 892 contre 1 499 en 2016. Sur 130 sorties, les détachements du SDIS de la Plaine de l’Orbe ont pu intervenir sans renfort en fonction du type de sinistres. Certaines opérations plus complexes ou conséquentes nécessitent l’appui d’autres partenaires comme les SDIS voisins, le service protection et sauvetage de Lausanne, l’ECA, la gendarmerie vaudoise ou la police nord vaudois. Et pour parfaire ces collaborations, le sergent-chef, Joël Widmann, a mis sur pied le concept «CHABACO Connect» qui consiste à préserver les connaissances et les savoirs-faire au sein des DAP.

Il propose à tous les volontaires une rencontre chaque premier jeudi du mois afin d’améliorer la connectivité entre le pompier et le matériel, ainsi que des échanges entre le vécu de chacun. Le don de soi est la première qualité de ces bénévoles qui, en parallèle de leur vie de famille et de leur profession, agissent pour la sécurité de la population, mais œuvrent aussi au sein de l’association, comme Laurent Grieder chargé de la communication en gérant le site internet et qui, pour l’occasion, a réalisé un diaporama dynamique.

Zone réservée à Croy

Croy: plan général d’affectation, un choix stratégique : la zone réservée

D’ici 2022, les communes ont l’obligation d’être conformes au plan directeur cantonal. Pour nombre de communes situées hors centre, ceci implique une diminution des zones réservées à l’habitat. La restructuration du plan général d’aménagement (PGA) est un travail de longue haleine. La commune de Croy a opté pour l’implémentation de la zone réservée.

Choix de répit

Englobant la zone village et les terrains à bâtir, la zone réservée empêche les constructions qui modifient la réserve à bâtir existante. Des dépendances à moins de 3 mètres d’une habitation ainsi que des rénovations de volumes existants et habités restent autorisées. Une opposition à ce règlement en vigueur est possible. L’implémentation de ce statut temporaire vise à figer la situation pour une période de maximum 5 ans. Mettant les propriétaires à la même enseigne, celle de la situation actuelle, la Municipalité va procéder à la mise en conformité du PGA.

Théorie et avenir

Face à ce dossier épineux, le but est de mettre sur pied un PGA avec un minimum de dommages collatéraux. Pour ce faire, quelques pistes sont envisagées telles qu’un rapprochement avec Romainmôtier pour une demande de modification du type de centre. En passant d’une commune hors centre à une localité à densifier, le potentiel de croissance est doublé. La capacité des réserves à bâtir augmente. « Vu la présence d’une gare et l’offre en équipements et services, la piste est envisageable » affirme David Varidel, ingénieur HES et directeur de BR+ mandaté pour l’étude de la zone réservée de Croy.

Les questions posées lors de la séance d’information organisée par la Municipalité ont témoigné de l’inquiétude des uns, de l’aberration des autres. Les chiffres et directives théoriques se heurtent à la réalité. La Municipalité explore les pistes pour répondre aux enjeux du village.

Le syndic Thierry Candaux dans les installations.

Croy: de l’eau pour pomper l’eau !

Entre Vaulion, Romainmôtier et Croy, tout un patrimoine hydraulique est encore visible et même en activité. Il y a eu de nombreuses scieries, forges, clouteries, tanneries et des ateliers d’artisans qui ont eu recours à cette énergie gratuite avant l’installation de l’électricité qui a changé bien des choses. Mais, aujourd’hui, en se promenant le long du Nozon, on peut recenser pas moins de 53 bisses ou canaux et 6 biefs secondaires.

Héritière directe de ce patrimoine, la commune de Croy possède une machine un peu hors du commun. Dans son petit abri en ciment, juste en amont de la cascade du Dard, c’est une immense roue à aubes de 4 m de diamètre qui fait tourner une pompe qui sert à remonter l’eau d’une source d’eau potable à deux réservoirs distincts, situés à environ 2 km de distance et à une altitude supérieure de 120 mètres.

L’inventivité des anciens

Cette installation a été construite en 1911 au moment où les villages de Romainmôtier et de Croy ont été dotés de l’eau courante. L’impressionnant mécanisme que l’on peut voir encore aujourd’hui en fonction date de cette époque. Bien sûr, l’arrivée de l’électricité a amélioré les choses. La pompe est secondée par une pompe électrique alors que le débit du Nozon est insuffisant. Mais c’est quand même une puissance de 5,5 CV qui est dégagée. Sa rénovation en 1995 a valu à Croy de recevoir le prix de lauréat du Concours urbistique de 1998 pour la conservation du patrimoine bâti. La production d’énergie de cette roue à aubes permet de réduire la facture annuelle d’électricité d’environ 60%, soit une économie de 3500 fr. par an.

Technologie actuelle

L’automne dernier, la commune a procédé à une modernisation électronique. Un système de surveillance à distance a été installé et donne l’alerte à la Maison de commune en cas de dysfonctionnement ou de manque d’eau. «De plus en plus, nous sommes dépendants du débit du Nozon pour la faire tourner. Elle fonctionne environ quatre mois par an à l’électrique. Par contre, la source est plus stable. Elle nous offre un débit permanent entre 90 et 120 litres/minute. Cette mécanique est une affaire de passionnés et elle a toujours été très bien entretenue.

Mais nous envisageons un jour que ce petit bâtiment devienne une mini-centrale hydroélectrique qui fournirait alors assez d’énergie pour faire tourner la pompe avec nettement moins d’entretien. La technologie le permet aujourd’hui. Mais la démarche essentielle reste le maintien de ce patrimoine.», a expliqué, sur place, le syndic Thierry Candaux.

L’imposant comité d’organisation.

Croy: tout le monde dans la rue !

S’il y a une tradition qui est devenue bien vivante, c’est la Fête dans la rue à Croy. Cette manifestation avait vu le jour en 1980, alors que la société de jeunesse locale fêtait ses 250 ans d’existence. Toutefois, comme, au Pied du Jura, on ne peut pas toujours compter sur une météo sans pluie, on avait alors réalisé un véritable exploit: celui de couvrir intégralement la rue ! D’où le nom de la fête...

Avec le temps qui passe, l’enthousiasme était un peu retombé, vu l’énorme travail de l’organisation. La fête s’est espacée alors à un rythme bisannuel. Puis elle a été interrompue à cause des travaux de réfection de la rue du village. Cependant, un groupe de nostalgiques a réussi, depuis quatre ans, à relancer la fameuse fête. Les Pompiers, la Jeunesse et plus d’une vingtaine de bénévoles des autres sociétés locales se sont remis à l’ouvrage. «Et ce n’est pas une mince affaire... Depuis le lundi précédant la fête, nous sommes tous les soirs sur le pied de guerre pour tout mettre en place en utilisant les compétences, les outils et les machines de chacun d’entre nous !», explique le président de l’organisation, Laurent Michot, par ailleurs président depuis 30 ans de la société de tir.

Belle récompense

Cette année, vendredi soir 19 août, tout ce travail a été bien récompensé. Avec une météo chaude et sèche (pour une fois cet été), ce fut le succès. Dès 18 h 30, la rue s’est animée aux sons de la Guggenmusik Niouguen’s d’Yverdon, puis les orchestres Vufflens Jazz Band, Downtown, Rapenew old folks et le Duo Markallan ont entretenu l’ambiance musicale dans les différentes cantines, bars ou tonnelles.

L’entrée se règle avec un billet de Fr. 10.– et un verre est offert. «Car il faut bien assurer un budget de fonctionnement qui est de Fr. 4000.– environ. Il s’agit de prendre le moins de risques possible. Nous avons quelques sponsors et nous vendons de la saucisse à rôtir en souscription, ce qui nous assure un petit fonds de caisse absolument indispensable», nous a encore signalé Laurent Michot, en bon gestionnaire qu’il est.

La gare porte bien son nom : elle est sur Romainmôtier, mais seulement à quelques pas de la limite de Croy.

Croy et Romainmôtier : unis, mais néanmoins divisés

Les limites communales entre Romainmôtier et Croy ont un tracé qui n’a rien d’évident. Même dans le centre du village de Croy, on peut se trouver sur la commune de Romainmôtier! Par exemple, la Rôtisserie du Gaulois a la bizzarerie d’être sur le territoire de Romainmôtier alors que son parking qui lui fait face est bien situé sur Croy! Plus on avance en direction de la Gare, et moins c’est clair. La «frontière» passe devant le Buffet de la Gare qui est sur Croy alors que la gare elle-même est sur Romainmôtier. De même que toute la zone industrielle et le quartier résidentiel du Fochau qui poussent ainsi un triangle pointé sur Bofflens.

La Terre de Romainmôtier

En 1970, les communes de Romainmôtier et Envy ont fusionné. Avec cette «annexion», Romainmôtier a agrandi son territoire d’une large bande en direction de Ferreyres, via le vallon des Bellaires. Ceci donne aux Romainmonastériens un territoire de 698 hectares pour une population de 530 habitants actuellement. Le syndic Fabrice de Icco ne peut pas expliquer le pourquoi de ces limites saugrenues.

«Il n’y a pas de raisons spécifiques connues. Tout cela s’est fait au cours des siècles, quand plusieurs communautés se sont succédées: les moines de l’Abbatiale, la Seigneurie, le Baillage bernois, la «Ville» puis la Commune. Aux XVIIe et XIXe siècles, différentes parcelles sont achetées. A l’époque, on privilégie les forêts, car elles représentent de la valeur. C’était l’enjeu, même avant le retrait des Bernois. L’avénement du canton en 1803 et la création des communes n’ont en fait rien changé (ou si peu) à ces limites déjà établies.»

Bonne entente

Ce qui a révélé ce découpage compliqué, c’est la contruction de la route Romainmôtier-Croy aux alentours de 1800, dans une zone encore non construite à l’exception de la Grange du Dîme (Auberge du Gaulois actuelle) qui était le seul bâtiment existant. L’ancien tracé suivait le cours du Nozon et traversait le village de Croy. Le préfet et ancien syndic de Croy, Etienne Roy, commente avec une pointe d’ironie: «Les moines et les baillis avaient su choisir le meilleur pour eux, laissant les bribes pour Croy qui a investi le bas du territoire. Malgré tout, les populations vivent en bonne intelligence en se partageant les infrastructures en commun: écoles, réseau d’eau, pompiers, déchetterie, STEP. Les sociétés locales ont un tarif commun pour l’utilisation des lieux de rencontre comme la cantine de Champbaillard ou la salle polyvalente de Croy.»

Les deux magistrats sont unanimes: «La simplification serait la fusion! En cela, c’est une autre histoire, car il s’agirait alors de coordonner au moins tout le vallon du Nozon. Et là... On n’y est pas encore!»

Vue d’une partie du village de Croy.

Croy: on va creuser et taconner

Ce ne sont pas moins de 32 Buya-tsa qui ont répondu présent à l’appel de la présidente du Conseil général de Croy Lise Michot pour assister lundi soir, au cœur de l’été, à une séance extraordinaire du délibérant local. «Pas étonnante cette affluence, à Croy nous sommes nettement plus solidaires qu’ailleurs…» glissait une conseillère, non sans une pointe d’humour, à l’oreille de l’Omnibus. L’objet de cette séance extraordinaire était la demande de crédit de Fr. 390 000.– que l’exécutif vient de déposer pour des travaux de génie-civil, de réfection de collecteurs et de chaussée à réaliser dans la partie basse du chemin de la Foule et au chemin des Champs (La Riettaz) récemment nommé ainsi. Ainsi que l’a relevé le municipal des routes Vincent Stern, ces travaux, surtout à la Foule, s’inscrivent dans la suite des gros travaux qui ont permis de mettre le village en séparatif. Pour le chemin des Champs, ce sont surtout des raccordements à de nouvelles habitations qu’il s’agit de fournir. «La commission permanente s’est ralliée à l’unanimité à la demande de crédit déposée, a précisé son rapporteur Michel Chevailler, tout en relevant qu’elle ne suivait pas l’exécutif dans son idée de fractionner les travaux en trois parties».

Saucissonner pour vivre heureux

«La législation sur les marchés publics nous oblige à pareil saucissonnage, a précisé le Municipal des routes Vincent Stern, si nous voulons, comme prévu, réserver les travaux aux entreprises locales. Avec ce système nous n’atteignons chaque fois pas le seuil du demi-million de francs, qui nous empêcherait de pratiquer le système de l’invitation aux maitres d’état locaux». Dans la discussion, quelques voix se sont élevées pour déplorer que l’on ne s’occupe qu’en 2015 et soudain urgemment, de ces travaux qui attendent depuis plus de 10 ans.

Autre sujet d’étonnement, c’est que l’on découpe les travaux du chemin de la Foule en deux parties, alors que le haut du chemin ressemble de plus en plus à une piste de brousse avec ses nids de poule et autres ornières dangereuses. Le syndic Thierry Candaux a promis que l’on profiterait de la venue d’entreprises pour «taconner» intelligemment ce haut de chemin, avant que l’exécutif vienne, probablement en décembre prochain, avec un autre préavis, demander l’aval du conseil pour la suite des travaux, prévue en 2016. Si les finances le permettent.» Au vote, le crédit a été adopté à une très large majorité, avec une voix contre et une abstention.

croy conseil général

Croy: la syndique démissionne

croy conseil général

Le Conseil général de Croy s’est réuni lundi pour sa séance de juin. Au menu de nombreuses élections internes, dont celle du président et pour l’essentiel l’élection d’une nouvelle secrétaire et l’adoption des comptes 2012. Ne trouvant personne dans le village qui désire occuper la place de secrétaire, le président a dû prospecter sur d’autres terres. C’est donc Géraldine Motella, ancienne secrétaire du Conseil et ancienne secrétaire municipale de Bofflens, seule candidate, qui a été élue. Elle est entrée immédiatement en fonction.

Comptes en léger déficit technique

Les comptes 2012 font apparaître un excédent de dépenses de l’ordre de Fr. 50 000.–, sur un total de Fr. 1 075 000.–. La commission de gestion a proposé leur approbation et cette dernière est intervenue à l’unanimité et sans aucune discussion. Un complément de budget 2013 de Fr. 40 000.– a lui aussi été voté pour la réfection du bas du chemin de la Foule.

Nouvelle présidente du Conseil

Au chapitre des élections réglementaires, le président a annoncé qu’il se présentait pour une nouvelle année. Sa candidature a été contrée par celle de Lise Michot, présentée par une conseillère. Au vote, c’est Lise Michot, actuelle vice-présidente, laborantine et habitant Croy depuis plus de 20 ans, qui a été élue par 23 voix. Elle prendra ses fonctions dès le 1er juillet. Dès le 1er juillet également, le bureau sera exclusivement féminin, puisque les scrutatrices ont été réélues et que Évelyne Buff a été élue en qualité de nouvelle vice-présidente.

En fin de séance, la syndique Catherine Rochat a annoncé qu’elle se retirerait pour le 31 décembre 2013, après plus de 16 années passées à l’exécutif. Elle a pris cette décision pour laisser la place à de nouvelles forces désireuses de s’investir pour la communauté villageoise.

Photo Olivier Gfeller

Apéro à Vaulion.

Plus de cent vaches sont montées bravement de Croy à la Bréguettaz

Apéro à Vaulion.

Apéro à Vaulion.

Samedi passé à 6 h., elles ont été rassemblées à Croy, après une traite très matinale. Les paysans les ont ensenaillées et ce fut le grand départ à pied pour les 105 vaches, le taureau et tout le petit monde. Jeunes et moins jeunes ont marché et couru pour les emmener à travers Romainmôtier, jusqu’à Vaulion pour l’apéritif.

Quatre mois sur l’alpe

Hommes et bêtes se sont reposés quelques instants, puis le troupeau s’est élancé dans la côte jusqu’à la Bréguettaz où l’herbe est abondante. C’est ici que Fredy et Catherine Agassis vont les garder, se levant à 3 heures tous les matins, pour la première traite; ils espèrent récolter environ 300’000 litres de lait de fromagerie pendant cet estivage. Les bêtes sont montées sans pluie, mais on annonçait de la neige pour le lendemain. Elles sont habituées: l’année passée, elles sont montées avec la neige…

Le restaurant est fermé depuis octobre et il reste encore quelques problèmes à résoudre avant qu’il ne soit à nouveau ouvert.

Photo Marianne Kurth

De gauche à droite: Luc Deslarzes, Christine Blumenthal, Vincent Stern, Philippe Lati et Catherine Rochat.

Croy: la facture sociale et ses mystères

De gauche à droite: Luc Deslarzes, Christine Blumenthal, Vincent Stern, Philippe Lati et Catherine Rochat.

De gauche à droite: Luc Deslarzes, Christine Blumenthal, Vincent Stern, Philippe Lati et Catherine Rochat.

Le Conseil général de Croy débutait sur une note triste: Nicole Gaspardi, leur fidèle secrétaire depuis de nombreuses années, est décédée subitement en octobre. Luc Deslarzes, président du Conseil, lui rendait hommage et l’assemblée gardait une minute de silence à sa mémoire.

Le budget restera négatif

La commission de gestion, dans son rapport sur le budget 2013, provoquait une discussion soutenue: elle excluait de celui-ci la prévision de l’augmentation de la facture sociale de Fr. 39 228.– qui élevait considérablement le déficit prévu par la Municipalité. Après un débat constructif, les membres du Conseil refusèrent les conclusions de la commission, par 19 vois contre 10. En acceptant le budget négatif, par 22 voix et 7 oppositions, ils demandèrent à la Municipalité d’accompagner l’envoi d’une lettre de protestation. (Plusieurs communes ont argumenté sur ce sujet).

Ce sera la taxe au sac

Vincent Stern, municipal en charge du dossier, présentait le concept régional 1 région, 1 sac, 1 couleur voulu par Valorsa. Une taxe forfaitaire de Fr. 65.– sera perçue par habitant, et sera ajustée au fil de l’année. Le règlement pour les déchets urbains était accepté à l’unanimité.

Après les remerciements et vœux de madame la Syndique, Catherine Rochat, elle invitait l’assemblée à partager une petite agape servie dans la salle du Conseil.

Photo Marlène Rézenne