Guitaristes avec Murielle Besuchet et le Petit choeur dirigé par Nathalie Vuillemin

Baulmes: le charme des bonbons acidulés

Guitaristes avec Murielle Besuchet et le Petit choeur dirigé par Nathalie Vuillemin

Guitaristes avec Murielle Besuchet et le Petit choeur dirigé par Nathalie Vuillemin

Ce premier samedi de mai, le petit choeur dirigé par Nathalie Vuillemin et les guitaristes de Murielle Besuchet ont signé la fin de la saison 2012-2013 de l’Association culturelle de Baulmes et environs. Parents et amis sont venus en nombre soutenir leurs juniors.

Grande fraîcheur pour de beaux textes engagés

Vêtus de T shirts multicolores, très naturels quant aux plus jeunes d’à peine 8 ans (larges bâillements non dissimulés), les enfants et ados investissent la scène avec gaieté. Mais ne pas s’y tromper, fraîcheur ne rime aucunement avec mièvrerie ce soir-là. Nathalie Vuillemin propose des textes de Brel, Vian, Ferrat, Barbara et bien d’autres que les enfants interprètent avec coeur de leur voix juvénile. Les guitaristes et la pianiste les accompagnent parfaitement. C’est beau et touchant, le public est séduit. Plusieurs bis pour ce programme d’une traite, comme «Lily» de Pierre Perret ou «La java des bombes atomiques» de Vian. Pour cette dernière, Nathalie Vuillemin défie le public de chanter, tant il s’agit d’un exercice pointu d’articulation!

Cinq guitaristes, une pianiste et onze chanteurs sans cloisonnement

C’est la 6e année que Murielle Besuchet et Nathalie Vuillemin s’unissent pour présenter ce concert de fin de saison. Leurs jeunes glissent avec aisance d’un groupe à l’autre. Ainsi une chanteuse est également pianiste et une guitariste se joint aisément au petit choeur. Ceci donne une belle unité à l’ensemble.
Le petit choeur a le but avoué et louable de sensibiliser les enfants à des textes et des mélodies de qualité de la culture francophone. En sus, la collecte permet d’aider des enfants démunis, ce soir-là, un orphelinat chilien. D’excellentes raisons donc de les encourager à persévérer dans ce sens!

Photo Catherine Fiaux

Inauguration du drapeau en 1953

Le choeur d’hommes d’Arnex va fêter ses 120 ans

Inauguration du drapeau en 1953

Inauguration du drapeau actuel en 1953

Cette année, le fête de la musique à Arnex revêtira des couleurs tout à fait particulières. En effet, c’est tout au long du week-end des 22 et 23 juin que se déroulera le 120e anniversaire du chœur d’hommes d’Arnex, et ceci sous l’appellation «Arnex Musiques en fête».

Tout le village

La musique envahira tout le village, en particulier sur 5 scènes réparties géographiquement qui recevront plus de 200 musiciens allant des chœurs en passant par des groupes de musiques interprétant aussi bien du jazz que du gospel ou du classique ainsi que des solistes. L’une des scènes sera réservée aux «artistes en herbe» qui auront ainsi l’occasion de se produire en public. La journée musicale et festive du samedi se poursuivra sous une cantine par une soirée dansante.

Un nouveau drapeau

Le dimanche aura lieu l’inauguration du nouveau drapeau du chœur durant la partie officielle en fin de matinée. La fête se poursuivra toute la journée dans tout le village, qui pour l’occasion recevra également des artisans locaux ou régionaux, des artistes et des producteurs du terroir entre autres. L’Omnibus vous tiendra informés du programme précis dès que ce dernier sera complètement sous toit.

À relever que l’organisation recherche encore des bénévoles, des mécènes ainsi que des sponsors qui peuvent s’adresser par mail à l’adresse suivante: arnexfestival@gmail.com

Le site internet de la manifestation avec le programme complet se trouve ici: musiquesenfête.ch

Superbe deuxième album pour Trophallaxy

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Ils sont cinq et forment le groupe Trophallaxy. Deux d’entre eux sont vallorbiers, un troisième urbigène d’adoption récente. Ils font de la musique ensemble depuis 6 ans environ et ont sorti un premier CD «Dawnfall» fin 2009.

Leur univers est celui de la musique «metal», mais pas n’importe quel «metal», puisque celui qui leur convient est le métal symphonique. Ce type de musique est appelé ainsi en raison, entre autres, de la superposition d’arrangements symphoniques ou orchestraux à une base de métal original qui le caractérise. On attribue en général aux pays nordiques l’origine de cette musique.

Parmi ses interprètes-phares, on compte les groupes Nightwish, Epica, Sonata Arctica ou encore Dreamtheater, qui sont autant d’inspirations spécifiques pour le groupe Trophallaxy. Une grande partie de l’année 2012 a été consacrée par le groupe à la composition et l’enregistrement d’un deuxième CD, «Resilience», qui est sorti tout récemment et dont le vernissage officiel a eu lieu le 12 avril au Base Bar, à Lausanne.

Travail de pros pour une musique envoûtante

Magnifique travail réalisé auprès des studios Conatus à Montreux sous la direction de Vladimir Cochet, «Resilience» est un deuxième opus particulièrement réussi. «Dans le premier CD, nous avions couvert un peu trop de directions différentes» précise Yannick Rey, guitariste et co-compositeur du groupe, qui ajoute: «Pour ce deuxième disque, nous avons voulu resserrer le type de musique choisi vers le métal symphonique. Ça a représenté un gros travail, mais nous sommes très contents des premiers échos recueillis auprès du public.» Les premiers mois de l’année 2013 ont été consacrés au tournage d’un clip vidéo disponible sur YouTube et qui en quelques jours seulement a fait l’objet de 5’000 visionnements.

Un très bon chiffre pour un superbe clip, lui aussi très soigné et particulièrement bien construit et filmé sur «Nothing» le titre phare de l’opus. Il faut faire la connaissance de la musique de Trophallaxy. Elle mérite le détour, car d’un univers aux frontières de la mythologie, de l’heroic fantasy, du moyen-âge et d’autres inspirations, elle conduit vers une réflexion plus profonde sur la place de l’homme ici et maintenant.

Pour savoir où le groupe va se produire: www.trophallaxy.com

Un directeur fidèle

Ballaigues: la Lyre en pleine forme

Un directeur fidèle

Un directeur fidèle

Une nouvelle fois, on a allié plaisir du palais et plaisir des oreilles lors de la traditionnelle soirée annuelle de la fanfare La Lyre de Vallorbe-Ballaigues au centre villageois de Ballaigues. Le président Julien Leresche a tenu à remercier particulièrement le chef Christophe Belle, fidèle au poste depuis plus de 20 ans ainsi que les nombreux bénévoles qui ont permis la mise sur pied de cet événement. Un événement annonciateur, puisque le Centième anniversaire de la fanfare sera fêté en juin 2014, le jour précédant le Giron des Musiques du Nord vaudois qui se déroulera à Ballaigues et sera organisé par un comité spécial, qui travaille déjà, pour le compte de la Lyre.

Éveil musical et pièces variées

La première partie de la soirée a été animée par les tout-petits de l’éveil musical, l’une des trois branches de l’École de Musique reconnue par le canton et qui compte une bonne vingtaine d’élèves et trois professeurs. À côté des notions de base du rythme et de la musique, l’École dispense des enseignements dans deux branches: les cuivres et les percussions. Un programme varié et parsemé de facéties du chef, dont sa capacité à faire lever la salle entière, avec répétition, sur les trois mesures finales d’un «Viva Espana» endiablé, a ensuite permis au nombreux public de constater que même si les rangs de l’ensemble sont un peu maigres, difficultés de la vie moderne aidant, la Lyre reste une fanfare habile et qui sonne bien. On a même pu entendre un solo de… triangle précédé de roulements de castagnettes.

Décidément, du côté de Ballaigues, et juste avant les vacherins chauds le Ballaigui de la famille Chuard, on aime se démarquer et faire les choses bien.

Photo Olivier Gfeller

En pleine présentation à la soirée de l’Echo des Campagnes.

Rances: Phoenix en quelques notes

En pleine présentation à la soirée de l’Echo des Campagnes.

En pleine présentation à la soirée de l’Echo des Campagnes.

Dans la vie, il y a des hauts et des bas, et l’on doit constamment se battre pour avancer et relever les défis qu’on nous lance. L’année dernière a été difficile pour la Société de l’Echo des Campagnes de Rances et Valeyres-sous-Rances. Mais la raison exacte n’est pas importante. Ce qui importe, c’est le chemin parcouru depuis et on a très bien pu le mesurer vendredi soir, lors de leur premier concert annuel 2013 qui a eu lieu à Rances.

Du neuf, du neuf, du neuf!

Nouvelle année, nouveau Directeur, nouvel univers, et c’est réussi.
En effet, proposer un programme tendance renaissance a plu au public plutôt nombreux, qui n’a pas laissé ses applaudissements sur le parking. Pour démarrer la soirée en beauté, «Fanfare & Chorus» un joli départ, brillamment interprété avec rondeur et puissance. Puis, c’est la magnifique mélodie du film Pearl Harbor qui a fait son apparition! Quelque peu écorchée vers le milieu, elle a tout de même gardé de son émotion et fait briller quelques paires d’yeux.

Aquarelle, de la peinture!?

Et bien non, pas cette fois! Ce chœur «Aquarelle», dirigé par Marcel Magnin, a enchanté le public en 2e partie de soirée. Entre Gospel, chansons à capella et françaises, le choix était vaste et pour tous les goûts! Avec un programme varié, les solistes ont bien occupé l’espace de leurs jolies voix, et ont su charmer les cœurs.

Parier, c’est gagner!

Retour du côté de la fanfare. Après les tambours, menés par Steve Pichard, au tour du morceau imposé de la Cantonale 2013 qui aura lieu le 11 mai à Savigny, et que Vincent Dubois, la nouvelle baguette de la société, a voulu présenter malgré les inquiétudes des musiciens. Et ce fut un pari réussi! Travaillée en répétitions depuis seulement trois semaines, cette pièce a été composée exclusivement pour la Cantonale, sur l’histoire de la fée Rose et son amoureux.
Mais pour en savoir plus, rendez-vous le 22 mars à Valeyres-sous-Rances pour la 2e édition.

Photo Katy Josi

L’ensemble de cuivres Prima Volta en concert

LA CCLO débute avec éclat son programme printemps !

Ce dimanche-là, le temple est bondé pour accueillir cette formation. Le plaisir est réciproque et la fraîcheur de l’atmosphère ne nuit en rien à la prestation: les musiciens se frottent les mains, vident les instruments de leur condensation et sans même s’accorder nous livrent plus d’une heure de leur répertoire. Dieu que le son des cors est beau et puissant, Dieu que les trompettes sonnent haut et clair!

L’ensemble Prima Volta

Cet ensemble basé à Lausanne a été fondé en 2004 par Thierry Daenzer. Il se compose tant de professionnels que d’amateurs de haut niveau issus de toute la Romandie. Il s’agit d’une structure organisée mais pas subventionnée. A noter une belle mixité d’âge.
Il y aura au temple, 6 trompettes, 2 percussions, 1 tuba, 1 trombone basse 3 trombones, 2 cors et percussions sous la baguette précise et énergique du chef, Léonard Clément. Puissance du souffle magnifié par les cuivres et le talent des musiciens.

Un répertoire étonnant, vaste et varié

Près de 4 siècles de musique sont représentés. Ce qui est particulier c’est que cet ensemble de formation plutôt classique nous propose des pièces originales et complexes pas toujours composées pour les cuivres. Prenons par exemple, «The Arrival of the Queen of Sheba» de Haendel, la danse rituelle très imagée de Manuel de Fall, West Side Story ou encore la musique de Nino Rota du film «8 et demi» de Fellini. Quel éventail original et osé servi par un des fleurons de la musique de cuivre!

S’il fallait un coup de coeur, je pencherais pour la sonate de Gabrieli, tellement en adéquation avec le temple! Le double choeur produit un effet stéréo digne des églises vénitiennes du 16e siècle. Les angelots du plafond frémissent, le chef vibre tout à sa direction. Le public se laisse entièrement emporter par l’harmonie explosive des cuivres. A l’issue du concert, les 2 bis réclamés avec passion révèlent l’enthousiasme de l’auditoire! A découvrir ou à redécouvrir absolument.

«Prima Volta», Thierry Daenzer, 021 616 53 14

Photo Catherine Fiaux

Bernardo Aroztegui et Elodie Favre, la beauté de l’instant.

Rances: moment de grâce

Bernardo Aroztegui et Elodie Favre, la beauté de l’instant.

Bernardo Aroztegui et Elodie Favre, la beauté de l’instant.

Un immense merci aux familles Barbier et Randin de Rances qui ont organisé le récital de ce deuxième dimanche de février en invitant la soprano Elodie Favre et le pianiste Bernardo Aroztegui. Dans l’église en cette fin d’après-midi, le temps s’est suspendu, tant nous étions fascinés par le duo.

Deux jeunes artistes

Elodie Favre est enfant d’Yverdon. Passionnée pour toutes sortes de musiques, elle suivra le conservatoire à Lausanne puis à Montevideo, en Uruguay. C’est là qu’elle rencontre Bernardo, son compagnon à la ville comme à la scène. Après 11 ans passés en Uruguay, ils reviennent s’installer en Suisse, à Bussigny mi-2012. Leur répertoire est vaste, du sacré à la musique de chambre en passant par l’opéra ou la musique contemporaine.

Une voix, un sourire

Elodie et Bernardo sont jeunes, simples et souriants! Ce sera Elodie qui présentera le programme. La première partie débute avec un «laudate» de Monteverdi. Immédiatement, la voix de la soprano nous saisit, ses modulations claires, amples et puissantes s’élèvent et emplissent l’église. Les vocalises et la présence rayonnante de la jeune femme nous illuminent. L’instant a quelque chose de sacré.

Suivront des oeuvres de Purcell, Haendel, Haydn et Mozart toujours hautement maîtrisées et mises en valeur. Le piano accompagne parfaitement la soprano. Lors de la deuxième partie, les musiciens interprètent de la musique de chambre, de l’opéra et des chansons populaires.

Le bis, un morceau d’Offenbach, révèle une autre facette de la cantatrice. Mutine, elle chante «je suis un peu grise» nous invitant ainsi au fastueux apéritif, servi de l’autre côté de la rue. Le temps reprend alors son cours et nous nous régalons de bons vins et de bons gâteaux encore sous le charme de l’instant passé! A suivre absolument !

Site internet www.elodiefavre.com

Photo Catherine Fiaux

La chorale d’Orbe-Montcherand au rythme de l’Afrique.

Orbe: des chansons à emporter avec soi

La chorale d’Orbe-Montcherand au rythme de l’Afrique.

La chorale d’Orbe-Montcherand au rythme de l’Afrique.

Un concert de Noël est surtout fait de convivialité et de cadeaux musicaux que l’on fredonnera en sortant et qui nous accompagneront pendant les fêtes: voilà la philosophie de la chorale Orbe-Montcherand qui a ravi un nombreux public au Temple la semaine dernière. Des mélodies que l’on reconnaît et que l’on apprécie, comme Le Roi Arthur et le Chœur des Chasseurs de Carl Maria Von Weber, dont la difficulté et la vélocité n’ont pas démonté le chœur d’hommes, sous la direction énergique et précise de Frank Urfer.

Un moment d’émotion avec A toi mon père de Charly Torche, hommage à tous ces paysans qui ont travaillé la terre pour la rendre belle et nous la transmettre, avec une dédicace particulière à Jacques Porchet: membre du chœur, il avait dû le quitter suite à un accident, et il était présent ce soir-là dans l’église. Le concert a poursuivi avec quelques perles, comme la Berceuse tchèque mise en valeur par la basse formidable de Jean-Luc Bouverat, et la désopilante Sérénade brouillée sur un air de Mozart, remarquablement décortiquée par ces messieurs qui, décidément, ne manquent pas d’allant.

Le vin chaud servi au Casino marqua un point d’orgue bienvenu à cette soirée bon enfant.

Photo Sébastien Krauer

Le petit choeur.

Baulmes: fenêtre de Noël vivante et musicale

Le petit choeur.

Le petit choeur.

En 2012, l’Association Culturelle de Baulmes et environs a fêté ses 30 ans. Trente années d’attention délicate apportée à toutes les formes de culture. 2012 aura aussi vu l’association changer de président, puisqu’après une dizaine d’années passées à cette charge, Yves Donnet l’a remise à Nathalie Vuillemin.

Pour marquer encore cet anniversaire, l’association avait conçu une idée de fenêtre de Noël vivante qui devait avoir lieu non loin du Temple. Sauf que la météo des plus étranges – il a neigé à Baulmes jeudi soir passé, et plutôt beaucoup – a contraint les organisateurs à se rabattre à l’intérieur du Temple pour que la manifestation puisse avoir lieu à l’abri.

C’est ainsi que le Petit Choeur, sous la direction de Nathalie Vuillemin, a enchanté le public venu nombreux en interprétant avec allant et justesse des pièces de Brassens et Brel, entre autres, alors qu’un groupe de jeunes guitaristes emmené par Murielle Besuchet a délicatement introduit la soirée avec une version multiinstrumentale du classique El condor pasa.

Après la partie musicale, vin chaud, soupe à la courge du chaudron sur feu de bois et autres victuailles ont rempli les appétits des spectateurs et acteurs de cette petite halte dans le temps.

Photo Olivier Gfeller

Rances: un gospel à réveiller les pierres

Passion Gospel : ferveur et précision.

Passion Gospel : ferveur et précision.

Ils étaient trente, vêtus de toges bordeaux et bourrés d’énergie: l’ensemble «Passion Gospel» d’Yvonand a donné la semaine dernière le dernier de ses trois concerts annuels dans un Temple rapidement chauffé à blanc. On a pu comprendre comment le gospel a pu devenir l’une des racines incontournables de la musique actuelle, tant il est porteur d’une foi et d’une vigueur contagieuses.

Sous la direction alternée de Laurence et Julien Vallon, d’une précision d’orfèvre, les chanteurs, se mettant à danser sans perdre leur lyrisme ni leur fusion, ont vite communiqué au public ce mouvement d’accélération, voire de frénésie propre au genre. Et ils ont traversé par cœur, rire aux lèvres, plus de dix-huit pièces, de Swing low, sweet chariot à Go down, Moses en passant par le solo tendre et puissant de Amazing Grace.

Le public n’a pas tardé à battre des mains en cadence, sans plus s’arrêter, multipliant les bis, transporté dans un univers résolument joyeux. Oh yes!

Photo Sébastien Krauer

Claude Jabès et Marcel Bossel.

Orbe : le Cerf-Livres accueille «le poète des papilles»

Claude Jabès et Marcel Bossel.

Claude Jabès et Marcel Bossel.

Claude Jabès, ancien habitant de l’Abergement, est venu retrouver ses amis de la région pour une dédicace gustative à la librairie le «Cerf Livres». Et quel plaisir de voir avec quelle joie et amitié les retrouvailles ont été fêtées.

Même une ancienne élève, car notre «rubricard gourmand» a sévi pendant une dizaine d’années au collège d’Orbe, est venue lui demander une dédicace spéciale «punition» en souvenir d’un petit «oubli» qui, à voir, a été digéré avec le temps.

Mais la plus belle surprise est, sans aucun doute, lorsque, par curiosité et intérêt, la soussignée a parcouru le livre de tous les délices. Que de bonheur de constater que l’ouvrage était aussi bien destiné à la langue papilles qu’à la langue verbale.

Les recettes sont accompagnées de textes et explications des plus cocasses aux plus poétiques afin de préparer «Bons mezzés d’Orient» et autre «S’il vous plaît d’oyer».

Photo Sylvie Troyon

Chantal Bianchi et Thierry Crozat.

Orbe – Latulu? plongée dans les coulisses d’une création théâtrale

Chantal Bianchi et Thierry Crozat.

Chantal Bianchi et Thierry Crozat.

Un rendez-vous incontournable à La Tournelle

Les arTpenteurs qui présentaient sur deux soirées le texte de leur prochaine création (pour avril 2013) est un rendez-vous automnal incontournable du Théâtre de poche La Tournelle à Orbe. La trame ou synopsis, lu par son auteur et dramaturge, Jean-Claude Blanc, dévoilait la vie d’une femme: Louise Michel, figure majeure de la Commune de Paris et anarchiste au 19e siècle. La troupe était vêtue de noir, seul un œillet rouge (couleur sang ou celle de la révolution des Œillets) rehaussait leur costume. Pour tout décor: un encadrement suspendu, le mur blanc et un tableau noir, et face à la scène, le craquement des bûches, dans la grande cheminée, donnait une atmosphère pertinente à une lecture.

Lecture et gourmandises

Chantal Bianchi et Thierry Crozat développant sur la scène, la lecture interactive entrecoupée de pauses gourmandes par un clin d’œil culinaire du temps de la Commune, accordait une cadence étonnante à la soirée. Yasmine Saegasser lisait les écrits de Louise Michel que soulignait avec élégance l’accordéon diatonique de Corinne Galland.

La participation du public à la lecture du texte donnait une vision pertinente de la vie de cette femme. Sans oublier les chansons de l’époque des barricades qui réveillaient moult souvenirs dans la salle. Durant les pauses gourmandes, les comédiens échangeaient leurs impressions sur le champ avec les spectateurs.

Et puis, La Tournelle c’est…

…aussi une organisation exemplaire, des bénévoles qui s’activent, nantis d’un plaisir flagrant de participer à cette aventure, apportant à chaque convive avec un large sourire, les gourmandises concoctées par Philippe Gervaix et sa brigade culinaire!

Photo Marlène Rézenne