On peut le courir, le marcher, le déguster, et même faire les trois à la fois ! Le semi-marathon des Côtes de l’Orbe fêtera sa 15e édition le 13 septembre prochain. Rencontre avec des organisateurs qui ont le sens de la fête.
Le Semi, petit nom du semi-marathon des Côtes de l’Orbe, aura quinze ans mi-septembre. Comment mieux décrire cette manifestation populaire qu’en retraçant sa genèse ? En France, en aval de Bordeaux, se court le Médoc, le marathon des châteaux du Médoc. « C’est LA référence, le marathon le plus long du monde, festif, déguisé. Une course qui ne délivre « que » 6000 dossards », explique Vincent Perret, coureur d’Agiez et président du comité d’organisation de la course arnésienne depuis 2020. « Des gens de la région, comme Etienne Roy et Jean-Daniel Gauthey, y ont pris part une fois, deux fois ; puis ils se sont dit « cette fois, on fait le nôtre ici dans la région, dans nos côtes, autour de nos produits du terroir ».
Carte de visite
Parce que l’idée, derrière ces courses un peu déjantées où certains marchent, d’autres courent, et tous dégustent en passant d’un stand à un autre tout au long du parcours, c’est de faire découvrir la région et ses produits, dans la bonne humeur. « C’est l’esprit de ce type de course ! relève Vincent. Ce qui en fait le succès, ce sont nos treize vignerons qui jouent le jeu, ainsi que les sept ou huit restaurateurs, traiteurs et fromagers présents : un bon plateau » Alors oui, il y en a qui courent pour le chrono, et le Semi s’active pour les garder ; mais d’autres apprécient de faire la course à plusieurs et de croiser d’autres groupes, de s’arrêter, de déguster, pour mieux (?) repartir…
Les participants qui reculent devant les 21 km du semi-marathon peuvent prendre le quart – dont le parcours mesuré était un peu trop long –, qui a pris le nom de Désirée. Afin d’éviter les bouchons, « parce qu’avec autant de monde cela devenait difficile, le Semi est maintenant plafonné à 1000 marcheurs », note le vice-président Frédéric Gauthey, amateur de course à pied habitant Arnex, au comité depuis 2013. « On n’a pas l’ambition de battre des records, mais de promouvoir la région. Pour les producteurs d’ici, c’est une carte de visite ».
Coup d’oeil
Couronnant la journée, le mini-marathon est suivi par beaucoup de monde sur la place de fête d’Arnex, ce qui aide à démarrer la partie festive de la fin de journée ! « Dégustations exceptées, on aimerait donner aux enfants un aperçu de l’expérience d’une vraie course, et peut-être leur donner envie de poursuivre », espère Frédéric Gauthey.

Pour accueillir 1000 marcheurs, 400 coureurs et 160 enfants, il faut un solide comité. Ils sont ainsi treize qui se voient une fois par mois, auxquels s’ajoutent près de cent bénévoles. Si les départs ont toujours lieu entre 9 h 30 et midi, les parcours évoluent au gré des contraintes et des découvertes. « Le Semi, avec ses douze stands, va d’Arnex à Rances, avec un retour par Orbe, tandis que la Désirée se fait soit via une boucle, soit de Rances à Arnex, ce qui permet un autre coup d’œil », décrit Frédéric Gauthey. « On a une super collaboration avec la commune d’Orbe, qui met plein de choses à disposition sur place », souligne Vincent Perret.
L’esprit du Semi, finalement, c’est aussi une volonté d’arriver si possible à zéro déchet, ainsi que des prix – planchettes, bouteilles et chocolat – qui restent dans le thème du terroir, « sans avoir fait la moitié du tour de la planète en bateau », souligne Vincent Perret. « Il faut être attentif à plein de petites choses… » Ainsi cette 15e édition bénéficiera d’un nouveau design épuré, réalisé par une étudiante en graphisme de la région via un concours. « Son projet a fait l’unanimité, c’est cohérent et local !»






