Orbe : Festi’bois, une belle initiative

L’initiateur du Festi’Bois,  Jean-Marc Ducotterd

L’initiateur du Festi’Bois, Jean-Marc Ducotterd

Lors du dernier week-end d’août, la commune d’Orbe, par l’intermédiaire de Jean-Marc Ducotterd, nouveau délégué à l’énergie, mettra sur pied deux journées pour sensibiliser la population au bienfait du bois, de la forêt à la chaudière, en passant par la construction et l’énergie.

Une belle initiative qui permettra de voir à l’œuvre des artistes du travail du bois, le dimanche en particulier, alors que quatre stands vous feront découvrir les horizons traditionnels de cette matière. Ce sera le cas dans Info’bois, une exposition sur les possibilités de valorisation, chez Demo’bois qui réunira les artisans et les professionnels de la branche. Ludo’bois permettra aux enfants de jouer avec le bois alors que Bamboula’bois vous attend le samedi soir avec un concert de pop-rock par le groupe urbigène Filao puis le DJ Frisco Fred vous fera danser sur les airs des années 60 à 80.

Platanes traités

Dernière nouvelle d’importance, la Municipalité d’Orbe a décidé de ne pas abattre les six platanes qui avaient donné quelques soucis, il y a trois ans, lorsqu’une branche sèche était tombée sur une voiture.

Comme les intempéries de l’hiver dernier, qui avaient causé beaucoup de dégâts dans les forêts de la région, n’ont pas atteint ces arbres vénérables, nos élus ont décidé de leur donner une chance de survie en les traitant. Des soins qui seront donnés par des spécialistes durant le week-end du Festi’bois.  

Ne manquez donc pas de descendre au Puisoir pour découvrir la manifestation, organisée par les Orbins des Bois, groupe de conseils et communications en environnement de l’Université de Lausanne. ♦

Photo Pierre Mercier

Orbe: ville riche d’histoire et pleine d’avenir

Vue d'Orbe

Vue d'Orbe

Perchée sur un rocher, Orbe a une situation idéale pour surveiller la plaine du lac de Neuchâtel jusqu’au lac Léman. Elle a été depuis fort longtemps un lieu de passage entre Lausanne et Besançon.

Le plateau de Boscéaz était déjà habité au Néolithique (IVe siècle avant J-C). Les archéologues situent ensuite un premier établissement gallo-romain vers la fin du Ier siècle après J-C et la villa romaine des Boscéaz, où se trouvent les mosaïques, est datée entre la fin du IIe siècle et celle du IIIe. A noter que villa à l’époque signifiait bâtiment agricole. Le site a été, semble-t-il, simplement abandonné.

La situation actuelle de la ville date, elle, du Moyen-Age. Deux parties distinctes sont installées sur les rives droite et gauche de l’Orbe. Son nom viendrait, non comme on le croit souvent de «Urbs» (ville en latin), mais du nom de la rivière Orbe, venant du celte.

Voilà en gros les origines de la ville. Pour la suite, on peut consulter le site de la commune, www.orbe.ch, menu Officiel, puis «présentation de la commune» et enfin l’onglet «histoire», d’où  toutes ces informations ont été tirées.

Pôle agroalimentaire

Donc, la ville d’Orbe existe depuis fort longtemps, elle était une étape sur la route entre Lausanne et Besançon, petit bourg mi-rural, mi-citadin. Elle a ainsi traversé plusieurs siècles. Cependant dans son développement moderne, le grand tournant a été sans conteste l’installation en 1898 de la fabrique de chocolat Peter, qui a ensuite, en 1929, été rachetée par Nestlé. Avec Hilcona et Guignard Desserts, Orbe est devenu petit à petit un pôle important de l’industrie agroalimentaire.

Le syndic, Claude Recordon, en place depuis octobre 1990, souligne que les dossiers deviennent de plus en plus complexes et les projets sont souvent freinés par une législation beaucoup trop lourde. Il pense que si on veut avancer, il faudrait changer ce système et qu’un cadre légal beaucoup plus souple permettrait un développement plus imaginatif.

Une grande partie de l’énergie pour des projets (passés ou futurs) est consacrée à l’obtention auprès du Canton des permis ou autres autorisations nécessaires. Deux ans pour obtenir le permis de construire pour Nestlé, dont les travaux ont enfin pu démarrer récemment. Les activités industrielles sont pourtant vitales pour le développement de la ville.

La récente étude auprès de la population montre que les Urbigènes sont attachés à la tranquillité et son ambiance sympathique est conviviale. Il y cependant deux aspects un peu contradictoires à relever : une partie apprécie le calme du centre ville, mais se plaint en même temps du manque de places de parc de proximité et de leur coût. Les Urbigènes aimeraient également de meilleures infrastructures sportives.

La ville a atteint une taille critique, il y a de plus en plus d’habitants qui aimeraient plus d’infrastructures dites de confort, mais son nombre ne permet pas encore d’assurer le  financement serein de tels investissements.

Urbanisme contesté

Cependant, ces derniers temps quelques projets ont été contestés. Celui de construction de nouveaux immeubles en Plamont a fait l’objet d’un référendum et a été rejeté par une majorité des votants. La construction d’un parking sous la place de jeux au bout de la Grand-rue est remise en cause, le nombre de signatures suffisant pour un référendum a été récolté très rapidement et fera l’objet prochainement d’une votation.

Le Comité référendaire veut garder une certaine qualité de vie à Orbe et refuse qu’on construise d’une manière excessive. D’autre part, les commerçants sont inquiets quant à l‘accessibilité de leur commerce, les places de parc supprimées envoient la clientèle ailleurs.

Plusieurs projets

La construction d’un nouveau complexe sportif est à l’étude, qui pourrait se situer en contre-bas du camping à la sortie nord de la ville. Un autre manque relevé par l’enquête est le nombre de places d’accueil pour la petite enfance. Là-aussi un projet de construction d’une nouvelle garderie en partenariat avec Nestlé est en cours à la rue de la Tournelle.

Après la réfection de la Tour ronde et du Casino, il ne manque plus que le feu vert du service des monuments historiques pour commencer de grands travaux de rénovation et d’agrandissement de l’Hôtel de ville. Le service cantonal n’est pas d’accord avec les transformations intérieures qui toucheraient le mur séparant l’Hôtel de ville du bâtiment de la Croix-d’Or. Encore un de ces projets qui prend du retard à cause de tracasseries cantonales, alors que les travaux devaient commencer fin août et qu’il n y avait aucune opposition, relève le municipal des travaux, Henri Germond. Une lettre a été adressée au début de l’été au conseiller d’Etat en charge, François Marthaler, mais la réponse se fait toujours attendre.

Amélioration des transports

Une meilleure offre en matière de transports publics fait partie des souhaits des habitants de la région. A long terme, les différents partenaires planchent sur un projet de RER vaudois, qui relierait Orbe directement à Lausanne. Les transports urbains posent aussi un  problème, surtout pour les habitants du nord de la ville qui sont loin du centre.

Le service mis en place par Car postal n’est pas très concluant, mais les moyens à mettre en oeuvre pour assurer des communications à l’intérieur de la cité coûteraient évidemment très cher.

Au niveau des écoles, il y aura dans un avenir plus ou moins proche quelques chamboulements : l’application de la loi Harmos, l’arrivée de nouveaux élèves, le projet de réunir les trois sections du collège (VSO, VSG, VSB) nécessiteront certainement de nouveaux bâtiments, qui se construiraient alors derrière le collège de Montchoisi.

Imaginer l’avenir

Tel un slogan de campagne électorale, le syndic est très positif quant à l’avenir. La crise ne touche pas le secteur agroalimentaire et de ce côté-là la situation est sereine. Il n’a pas de statistique par rapport au commerce local mais celui-ci ne semble pas autrement touché.

Il se félicite surtout de la bonne entente et collaboration au sein des membres de la Municipalité et avec les conseillers communaux, qui permettent de bien travailler et de faire avancer les dossiers.

Photo Natacha Mahaim

La rentrée

La rentrée

La rentrée

En ce début d’année scolaire, nous nous apercevons combien la vie est faite de changements. Il y a des enfants qui vont changer de classes, des jeunes qui iront au gymnase. Certains prendront une chambre dans une autre ville pour poursuivre leurs études. Beaucoup rencontreront de nouveaux visages.

Nous nous rendons bien compte que les changements sont nombreux pour beaucoup. Le plus souvent, ils sont accompagnés de sentiments de crainte, d’hésitation et quelquefois même de révolte. Comment quitter des amis ou un endroit familier pour l’inconnu sans un pincement de cœur ?

Pourtant, depuis le jour de notre naissance, la vie est faite de changements. Et si tôt le matin, au moment où l’on regarde le jour se lever, on est surpris de voir un nouveau paysage, on sera apaisé d’entendre à nouveau le chant familier d’un merle, annonçant une journée pleine de promesses.

Mais si malgré tout la tristesse semble l’emporter, écoutons cette exhortation de Dieu à Gédéon: «Va avec la force que tu as» (Juges 6:14) Celui qui est fidèle est là dans la brise du matin pour accompagner nos pas.

Valdo Richard est pasteur auprès de la paroisse protestante de Baulmes-Rances

Embellie ?

Vous l’avez peut-être entendu, l’Allemagne et la France ont enregistré une embellie dans leur bilan économique du deuxième trimestre de 2009. Ces chiffres ont un peu soulagé dans une Europe et une Amérique du Nord encore en proie à la crise. Certains économistes se montrent cependant sceptiques vis-à-vis de ces indicateurs. Il est vrai que la situation de l’emploi est loin d’être stabilisée. On débauche bien plus que l’on embauche. En Suisse, le nombre de faillites de petites entreprises continue d’augmenter. Rien n’indique vraiment une reprise. Car même si certains prix de la consommation courante subissent une légère baisse, le marché de l’emploi reste une inquiétude. Et la délocalisation de certaines entreprises dans les pays du tiers monde, au coût de main d’œuvre bien plus avantageux, va continuer et ne va pas stabiliser, ni permettre une amélioration de la situation.
A l’heure où la crise battait son plein, les dirigeants de ce monde ont promis des réformes. Que l’on attend toujours. Car je peine à croire que l’on reviendra à la normale sans prendre des mesures pour relancer l’emploi. Car on ne peut pas laisser sur le bas-côté ceux qui ont perdu leur poste de travail. Et dans le même temps, les banques insistent dans leur volonté de récompenser leurs traders. Paradoxe inquiétant et qui indique bien que rien n’a vraiment changé. Contrairement à ce que l’on était en droit d’espérer.
Des traders à Chicago

Des traders à Chicago

Vous l’avez peut-être entendu, l’Allemagne et la France ont enregistré une embellie dans leur bilan économique du deuxième trimestre de 2009. Ces chiffres ont un peu soulagé dans une Europe et une Amérique du Nord encore en proie à la crise.

Certains économistes se montrent cependant sceptiques vis-à-vis de ces indicateurs. Il est vrai que la situation de l’emploi est loin d’être stabilisée. On débauche bien plus que l’on embauche. En Suisse, le nombre de faillites de petites entreprises continue d’augmenter. Rien n’indique vraiment une reprise. Car même si certains prix de la consommation courante subissent une légère baisse, le marché de l’emploi reste une inquiétude.

Et la délocalisation de certaines entreprises dans les pays du tiers monde, au coût de main d’œuvre bien plus avantageux, va continuer et ne va pas stabiliser, ni permettre une amélioration de la situation.

A l’heure où la crise battait son plein, les dirigeants de ce monde ont promis des réformes. Que l’on attend toujours. Car je peine à croire que l’on reviendra à la normale sans prendre des mesures pour relancer l’emploi. Car on ne peut pas laisser sur le bas-côté ceux qui ont perdu leur poste de travail.

Et dans le même temps, les banques insistent dans leur volonté de récompenser leurs traders. Paradoxe inquiétant et qui indique bien que rien n’a vraiment changé. Contrairement à ce que l’on était en droit d’espérer.

Baulmes : victoire de Mathod en volley

Baulmes

Tour de Jeunesse à Baulmes

Au début du mois, la jeunesse de Baulmes organisait son traditionnel «Tour de Jeunesse». Malgré des prévisions météo pas très favorables, le village est passé entre les gouttes.

Un plus pour les 36 équipes de volley et les 22 lutteurs venus s’affronter. Le vendredi, un peu trop calme selon les organisateurs, 14 équipes de baby foot ont participé au tournoi. Les joueurs étaient surtout des gens du village mais quelques jeunesses avaient tout de même fait le déplacement.

Quant au samedi soir, le monde espéré était présent, que ce soit pour le sport ou pour s’amuser et boire un verre entre amis. Le DJ Skyfire, qui animait la soirée, a su faire chauffer l’ambiance jusque tard dans la nuit.

Extraits des résultats

Baby-foot :
1. Taz Team
2. Dumd et Dumber
3. Les Perrier 2

Volley :
1. Mathod-Suscévaz 2
2. Lovatens
3. Yvonand

Lutte légers :    
1.Alban Cornamusaz
(Trey)
puis 3. Vincent Collon
(Bretonnières)

Lutte moyens :
1. Alexandre Nicod
(Granges-Marnand)

Lutte lourds :               
1.Nicolas Probst
(Cuarnens)

Photo Sybile Perrier

Ballaigues : 2009 Country Music Festival

Image de l'édition 2007

Image de l'édition 2007

Ils étaient un peu considérés comme des originaux pour ne pas dire plus, lorsqu’en 1999 sous l’impulsion de leur président Eric Jeanneret, lui-même Countryman dans l’âme, les membres de la Société de Développement de Ballaigues lancèrent leur premier Festival de Musique Country.

Des originaux qui semble-t-il ont largement convaincu, puisque de succès en succès toujours grandissants, ils mettent sur pied pour les 27, 28 et 29 août la cinquième édition du Country Music Festival, avec l’appui de plus de 90 bénévoles. Cet événement bisannuel qui rassemble des amateurs de musique country venus de l’Europe entière verra cette année au programme entre autres vedettes les groupes Alleyson Rose, souvent surnommée la contagieuse, le Ian Scott Band et en soirée le samedi Liane Edward et Paul Mc Bonvin.

Les shows devenus traditionnels seront la responsabilité des groupes Colorado et Caramelka, alors qu’entre autres trouvailles des organisateurs pour cette année, les spectateurs pourront assister à des matches de catch féminins, masculins et même mixtes. Le samedi, dès le matin, balades à cheval, poneys, forgeronnes, artisans, indiens et sherifs et une restauration particulièrement soignée attendent les amateurs. A la Combettaz (terrain de sport au dessus du village) dès jeudi 27 août à 17h30.

Le programme complet ici

Nouveau : quelques images de l'édition 2009 (20.09.09)

Et en primeur  pour les internautes, une petite vidéo de Rose Alleyson (vendredi soir) en duo avec Carlton Moody.

Photo © SDB Ballaigues

Photos de l’été (2)

Ours relax

Ours relax

«Nature et décompression», Photo prise à Juraparc par Jean-Louis Löffel qui a remporté le 3e prix du concours photo de l’ADNV.

Photos de l’été (1)

Chat se désaltérant

Chat se désaltérant

Il fait chaud, très chaud, trop chaud, Minet se rend à la fontaine pensant boire un verre, pardon, un peu d’eau tranquillement!
Mais voilà un paysan qui passe avec des fleuriers pleins de foin entassés sur un char tiré par le cheval, avec les enfants ravis qui reviennent du champ.

Ont-ils eu chaud pour ramasser ce foin? En tout cas ils s’en reviennent heureux et, une fois que ce convoi aura passé, Minet finira calmement de se désaltérer; la photographe ne l’a même pas gêné, mais quel charmant spectacle auquel on n’est plus habitué de nos jours!

Bon été!

Photo Marianne Kurth

Connaissez-vous votre région ?

Mais où est-ce donc ?

Mais où est-ce donc ?

Dans quel village cette photo a-t-elle été prise ? réponse dans les éditions papier ...

Orbe : retraite du directeur de Nestlé

Annie et Daniel Sautrey

Annie et Daniel Sautrey

Daniel Sautrey a passé la main. Directeur du site Nestlé depuis 2002, il quitte sa fonction avec le sentiment du devoir accompli. C’est en 1971, à l’âge de 25 ans, qu’il entre au service de la multinationale.

Comme de nombreux stagiaires qui découvrent l’entreprise, il se formera essentiellement entre sa France natale et la Suisse, un pays qu’il apprécie particulièrement puisque c’est là qu’il a choisi de vivre sa retraite avec sa femme Annie. Durant sa carrière, il passera trois fois par la case Orbe, dont il est devenu très récemment bourgeois.

S’il quitte ses fonctions à la tête de l’usine Nestlé, il gardera encore pendant six mois des prérogatives sur le site d’Orbe afin de faciliter l’intégration de son successeur, Chris Ayer, qui dirigeait une usine en Russie avant cette nomination et qui, lui aussi, connaît bien l’usine urbigène pour y avoir travaillé à quelques reprises.

Si Daniel Sautrey a aussi été le directeur de l’usine de chocolat Cailler à Broc, c’est le café qui l’a surtout passionné et Orbe était devenu une espèce de port d’attache. Un attachement qu’il rendra bien aux autorités communales en instaurant des relations privilégiées au point que plusieurs projets ont été menés en harmonie, entre la commune et l’entreprise, comme la création de la future garderie de Saint-Claude dans laquelle Nestlé investira deux millions de francs ou la venue à Orbe du CPW, une société de Nestlé, spécialisée dans la recherche alimentaire dans le domaine des céréales.

Des laboratoires sont actuellement en construction, dans la zone des Ducats. Relevons enfin qu’il est assez rare qu’un directeur prenne sa retraite à Orbe, et c’est la raison pour laquelle l’événement a été fêté la semaine dernière par la direction de l’entreprise, en présence des autorités du lieu.

Photo Pierre Mercier

Attention à la canicule

Ciel de canicule

Ciel de canicule

Si l’on se réfère aux prévisions météorologiques pour cet été, nous pourrions avoir des pics de chaleur. Dans cette perspective, le conseiller d’Etat Pierre-Yves Maillard a souhaité que les communes prennent des dispositions pour éviter des déshydratations, notamment chez les personnes âgées, qui sont un peu plus vulnérables que le reste de la population.

Il est notamment conseillé de boire au moins un litre et demi de liquide par jour, d’éviter de sortir en pleine journée lorsque la chaleur est à son comble, de prévoir une certaine aération de son logement et de sortir un peu en soirée.

Faire preuve de solidarité

Les communes dresseront la liste des personnes de plus de 75 ans et notamment de celles qui vivent seules afin de veiller à ce qu’elles ne soient pas abandonnées à leur sort.

Des mesures particulières pourraient être prises si la température devait monter à plus de trente degrés pendant plusieurs jours d’affilée. En outre, il est souhaitable qu’une certaine solidarité se fasse jour à proximité de ces personnes âgées afin que l’on ne connaisse pas la vague de mortalité que Paris avait connue lors de l’été 2003.

En cas de souci, n’hésitez pas à prendre contact avec les autorités communales. Et bon été tout de même!

Je viens de prendre ma retraite … un conseil ?

Chaise-longue

Chaise-longue

Je viens de prendre ma retraite, mais je cours encore plus qu’avant ! Un conseil ?

Oui, un seul: «Asseyez-vous!». Ce conseil est plus que millénaire! Les Pères du désert n’ont cessé de le prodiguer à leurs visiteurs cherchant à améliorer leur situation. Avant eux, c’est Jésus Lui-même qui l’a donné à ses disciples.

A leur retour de mission, plein de délicatesse, Il leur dit en effet : «Asseyez-vous et reposez-vous» (Marc 6, 31). Mais, aujourd’hui, nous avons bien du mal à nous asseoir et à nous reposer. Personnellement, je suis tenté de courir sans fin d’une activité à l’autre, d’un rendez-vous au suivant!

Que cherchons-nous donc en remplissant nos agendas? A prouver ou à nous prouver que nous sommes vivants, que nous existons? Et si cette suractivité n’était que l’expression d’une angoisse inconsciente? La peur de disparaître si nous cessons d’agir…

Très concrètement, je nous invite alors à prendre votre agenda et à programmer une pause, chaque jour, chaque semaine, chaque mois. Loin de perdre notre temps précieux, ce moment de respiration sera pour nous l’occasion d’ancrer notre existence. Ce sera difficile au début, mais progressivement, nous sentirons combien s’arrêter peut être profitable surtout spirituellement.

Et ce même si nous sommes très actifs au profit de notre communauté chrétienne, de notre mouvement. Si nous y offrons du temps pour Dieu, laissons-nous en effet du temps à Dieu? N’est-ce pas plutôt Dieu Lui-même qui ne cesse de s’offrir à nous ?

Alors, arrêtons un peu de gesticuler et prenons enfin le temps de L’accueillir. Il est derrière la porte. Il frappe. Laissons-Le entrer.

N.B. Jean-Michel Keller est Diacre de l’Eglise réformée, ministre de coordination de la région Joux-Orbe