Orbe : «premières» à la présidence du Conseil communal

Luis de Souza chez lui avec Zora, sa petite-fille, elle a recueilli une colombe blessée qui grâce à sa bague va pouvoir être rendue à son propriétaire.

Luis de Souza chez lui avec Zora, sa petite-fille, elle a recueilli une colombe blessée qui grâce à sa bague va pouvoir être rendue à son propriétaire.

Deux «premières» à la présidence du Conseil communal urbigène : un élu des Verts et aussi pour la première fois un «étranger»

En effet, Luis de Souza (parti Les Verts) est né au Brésil à Sao-Paolo en 1955, il était sûrement prédestiné à devenir Suisse puisqu’il est né un premier août!

Après des études de physique, il a économisé dans le but de réaliser un vieux rêve: visiter l’Europe pendant une année. Son périple l’a amené en Suisse où il a rencontré sa future femme dans une fête brésilienne.

Cela fait maintenant vingt-huit ans qu’il habite en Suisse et se considère vraiment «moitié-moitié». Il dit avoir pris le meilleur des deux parties: le côté efficace des Suisses combiné avec la facilité de contact des Brésiliens.

Il a le passeport suisse depuis trois ans. Il ne l’avait pas demandé avant car il aurait perdu sa nationalité brésilienne, mais la loi brésilienne ayant changé, il peut à présent être double-national.

Il travaille pour une grande entreprise à Genève dans la recherche de solutions virtuelles dans le marketing. Quand son emploi du temps chargé le lui permet, il joue de la guitare, brésilienne bien sûr.

Il a participé à la constitution du groupe des Verts à Orbe et son parti est immédiatement entré au Conseil communal lors des dernières élections. Il n’a pas été élu tout de suite, mais bien placé dans la liste, il a rapidement dû remplacer un membre démissionnaire du Conseil communal et est entré à la Commission des finances.

Les excuses ne seront plus honorables

C’était aux Verts de proposer un président pour le Conseil et il a accepté de prendre le poste. Il dit que la préparation à cette nouvelle fonction s’est très bien déroulée, d’abord car l’ancien président, Frédéric Richard, a passé du temps pour tout lui expliquer et grâce aussi à l’efficacité de la secrétaire communale, Christine Vuagniaux, qui connaît depuis longtemps tous les rouages...

Luis de Souza dit apprécier le déroulement logique des séances du Conseil; son travail principal consiste à anticiper tous les cas de figures, à prévoir les variantes qui risquent de se présenter. Son but est d’arriver à des décisions démocratiques de la meilleure façon possible en ayant joué un rôle de «facilitateur».

Premier changement de style : désormais, les excuses des conseillers pour absence ne seront plus honorables mais simplement valables…

Photo Natacha Mahaim

Orbe accueille l’avenir

Représentants de la commune d’Orbe

Représentants de la commune d’Orbe

FENV Forum Economique du Nord Vaudois

Institution un peu vieillissante

La quatrième édition annuelle du FENV (Forum économique du Nord Vaudois) avait lieu à la Marive vendredi passé 4 septembre. Voulu par ses concepteurs notamment comme une occasion institutionnalisée de réseautages et de rencontres professionnelles entre acteurs économiques et élus, le forum 2009 avait pour thème « l’Ecolomie, l’équilibre entre l’écologie et l’économie»: tout un programme qui aura sans doute laissé quelques participants sur leur faim, non pas en raison des qualités incontestées du traiteur urbigène en charge de la restauration, mais plutôt à cause d’un choix d’orateurs pas forcément tous très convaincants ni convaincus.

Un peu moins fréquenté que d’habitude, peut-être en raison d’un aspect formel  vieillissant tenant un peu de la course d’école sage,  le Forum de cette année recevait en qualité de commune invitée la Cité des deux poissons, représentée en particulier par son syndic Claude Recordon ainsi que par sa Municipalité au complet.

La cité des Deux-Poissons en vedette

Et l’écologie sied plutôt bien à Orbe, ne serait-ce qu’en raison d’un souci déjà ancien des autorités de maîtriser un développement nécessaire dans une harmonie entre priorité des nécessités économiques et impératifs toujours plus actuels de protection de l’environnement.

L’occasion pour Claude Recordon de rappeler, dans un exposé court et dense, que sa ville a entre autres pour devise «d’accueillir l’avenir». Et de le faire, ainsi que cela ressort notamment de la récente étude de satisfaction menée par la HEIG VD pour le compte de la commune, en améliorant les offres culturelles, sportives et de loisirs, en diversifiant les commerces locaux et en gardant en permanence à l’esprit l’ensemble des problèmes de sécurité et de circulation connexes à ce développement.

Orbe ne veut pas grandir d’un coup sauvagement. Au contraire, l’étude stratégique très importante Pôle Sud est  en voie d’être lancée et  les PPA Gruvatiez, Moulins Rod et Place de la Gare sont en chantier.  Et parmi les chantiers urgents figure en particulier la connexion de la ville au réseau RER vaudois, elle qui pour l’instant en matière ferroviaire est un peu considérée comme une parente pauvre avec une ligne mal coordonnée.

De la réflexion à l’action

Le Forum a eu le plaisir d’entendre Gérard d’Aboville présenter son projet Planetsolar, ou plus précisément la réalisation concrète d’un rêve qu’il partage avec son coéquipier Raphaël Domjan et qui va les conduire sur les océans du monde en bateau solaire.

Il a aussi pu vivre rétrospectivement l’aventure à suspense des dix premières années non sans difficultés de Flexcell, petite société yverdonnoise de panneaux solaires flexibles, qui a dû affronter le cruel manque de marées en Suisse en matière de financement du capital-risque avant de pouvoir équiper certains bateaux du Vendée Globe 2008 à la force de la volonté et de l’esprit d’équipe et sous l’œil soudain intéressé de banquiers revenus de leur condescendance initiale à l’égard d’un projet «de fous».

On peut souhaiter que le Forum économique du Nord Vaudois évolue vers une forme plus proactive, plus participative et plus productive. Narrer l’aventure c’est bien, la permettre concrètement c’est mieux, et aucun des participants ne devrait avoir besoin d’une journée institutionnalisée pour nouer des contacts et prendre son téléphone.

En revanche on peut rêver que l’institution permette concrètement l’aboutissement de programmes novateurs dans une région qui bouge et ne va pas s’appesantir dans le calcul fédéral des particules fines contenues dans une salle de congrès, grâce aux bons soins des financements de l’OFEV (Office fédéral de l’environnement), dont on a pu apprendre, non sans quelques haussements de sourcils, qu’après l’introduction obligatoire des filtres à particules, il ne savait pas comment mesurer leur teneur à la sortie des fameux filtres, néanmoins homologués…

Photo Olivier Gfeller

L’enlisement

L'enlisement

L'enlisement

Hans-Rudolf Merz avait dit qu’il perdrait la face si les otages ne rentraient pas avant le 1er septembre, comme les Libyens le lui auraient promis. Malgré le fiasco de l’opération, il n’est plus question de démission puisque le Conseil Fédéral semble faire bloc autour de son président 2009.

Pourtant, on a de plus en plus le sentiment que Merz a été d’une naïveté effarante dans ce dossier. A travers notamment son ambassade à Tripoli, le DFAE et les frasques précédentes de Kadhafi, on devait savoir que ce chef d’Etat n’est pas sérieux, pour être poli. Mais notre président a été humilié.

D’abord en se rendant sur place pour rencontrer Kadhafi qu’il n’a pas vu quand bien même ce dernier avait fait savoir qu’il ne voulait rencontrer que le président de la Suisse. En plus d’avoir présenté ses excuses au peuple libyen, bafouant les principes de séparation des pouvoirs entre le politique et la justice de notre pays, le Conseiller fédéral est rentré les mains vides.

Cet échec appelle quelques réflexions. La première concerne la présidence du Conseil Fédéral. A changer chaque année de personne, notre président est un inconnu à l’étranger. Sur le plan international, on s’est rendu compte de notre isolement. Personne n’est intervenu en notre faveur alors que la Bulgarie a pu compter sur la France, présidente de l’Union européenne à ce moment-là, pour libérer ses infirmières.

Seul le secrétaire de l’ONU, Ban Ki-moon, s’est opposé aux désirs de Kadhafi de demander le démantèlement de notre pays lors de la prochaine séance plénière des Nations Unies, qui sera présidée par la… Libye.

De quoi nous faire réfléchir sur notre position dans le monde et sur le fonctionnement de notre Conseil Fédéral, bien peu cohérent et très maladroit dans les moments délicats.

Romainmôtier : le Madrigal du Jorat

Le Madrigal du Jorat à l’intérieur

Le Madrigal du Jorat à l’intérieur

Des voix pour clore la saison des concerts de l’été

Le chant retrouve sa place dans l’abbatiale

La saison des concerts  de l’été de Romainmôtier débutait  le 5 juillet avec le Chœur suisse des jeunes et était suivi de sept concerts dédiés à l’orgue. Ce dimanche 30 août, l’abbatiale résonnait à nouveau principalement avec des voix, celles de l’ensemble vocal Le Madrigal du Jorat. Fondé en 1995 sous l’impulsion de son chef actuel, André Denys, il est composé de douze femmes et douze hommes et d’un répertoire qui va de la Renaissance à nos jours,  interprétant aussi bien des pièces sacrées que des chants populaires. Il collabore volontiers avec des solistes ou des ensembles musicaux de divers horizons.

Couleur vocale de qualité

Avec des œuvres de Charles Gounod et de Gabriel Fauré, les choristes, sous la direction claire et engagée d’André Denys, délivrèrent une prestation de qualité, (sans partitions) où l’interprétation des pièces choisies était d’une grande finesse vocale. Soprani, alti, ténors et basses étaient en parfaite harmonie avec les lieux.
Après les chants liturgiques «Les sept paroles de notre Seigneur Jésus-Christ sur la Croix» de Charles Gounod, Ezko Kikoutchi, organiste titulaire de l’église du Motty à Ecublens  (Japon) interprétait une œuvre de Johann Kaspar Kerll «Passacaglia» à l’orgue, seul.
Suivaient, pour chœur et orgue, trois pièces de Gabriel Fauré, où l’organiste soulignait les voix avec légèreté.

Fin de concert en plein air

Le concert de pièces sacrées terminé, c’est à l’extérieur et face à l’abbatiale, avec une lumière limpide de début d’automne, que Le Madrigal du Jorat offrait trois chants populaires, pour terminer sur une note plus gaie, soulignait son directeur. Un somptueux cadeau pour un public qui s’était singulièrement élargi.

Photo Marlène Rézenne

Lignerolle : la scierie Werly fête ses 75 ans d’activité

Agrandissement de la scierie en 1986

Agrandissement de la scierie en 1986

75 ans les mains dans la sciure, c’est en 1934 que Henri Werly a fait l'acquisition de la scierie de Lignerolle, alors située sur la droite à l’entrée du village côté Orbe, emplacement occupé maintenant par le petit locatif «La Marjolaine».

Trente ans plus tard, en 1964, un incendie détruit la scierie. Elle sera reconstruite sur l’emplacement actuel, En 1979, le fils d’Henri, René Werly, effectue une importante modernisation et agrandissement de l’entreprise, puis en 1991, c’est au tour de Dominique de reprendre les rênes de la scierie. Il rallonge alors la surface de dépôt et construit un local de séchage.

En 2007, entrée de son fils Loïc dans l’entreprise, la quatrième génération est présente pour la continuité de l’entreprise familiale.
A l’occasion de ce bel anniversaire, quantité d’amis, de collaborateurs et autres invités ont répondu présent pour honorer cette admirable longévité.

Dominique Werly, dans son allocution, remercie sincèrement les employés qui ont contribué à l’essor de la scierie, il remercie particulièrement son père qui a su donner un bel élan à l’entreprise.

Il relève les changements importants dans le marché du bois, où l’on a passé de la fourniture de bois massif de service, tels échafaudages ou coffrages aux bois reconstitués.

Ces changements dans le marché du bois ont vu nombre de scierie fermer leurs portes, mais la scierie Werly en maintenant un service de qualité, en sauvegardant  la noble cause du bois massif, est restée compétitive dans son domaine. En anecdote, Dominique Werly compare la fourniture de bois massif au jambon à l’os et au foie gras, à celui du bois aggloméré au jambon reconstitué et au tube de «Parfait»!

Daniel Mange, député, souligne dans son discours, l’importance de ces entreprises qui conservent un savoir-faire, ce beau métier de façonnage du bois, qui permettent  de maintenir cette matière noble dans la construction.

Ce sympathique anniversaire a permis aux convives de lever leur verre à la bonne continuation de l’entreprise et de se sustenter gracieusement au grill organisé.

Photo Alain Michaud

Grottes de Vallorbe

45 minutes déterminantes

Bencivenga (Champvent)  a encore frappé.

Bencivenga (Champvent) a encore frappé.

Il ne fallait pas arriver à la mi-temps de la rencontre de 1ère ligue entre Bavois – UGS, vous n’auriez vu aucun but quand bien même il y en a eu cinq. Et tout avait commencé en fanfare pour les locaux qui menaient 2-0 après un quart d’heure grâce à des réussites d’Albin Mouaka.

Malheureusement, les Genevois allaient retourner la situation en une grosse dizaine de minutes, juste avant le thé. En seconde période, plus rien n’allait se passer même si UGS terminait la partie à dix, durant plus de vingt minutes.

Manque d’expérience

Au terme de la rencontre, les Bavoisans étaient un peu abattus. Le défenseur Maurice Glur concédait que le premier but des joueurs du bout du lac avait été déterminant, peu de temps après que son équipe ait porté la marque à 2-0.

Avec ses camarades Mikael Versel et Cyril Cottens, il avouait cependant que l’adversaire avait été impressionnant par sa puissance physique. «Nous avons été trop gentil dans les duels, notre marquage a été lâche et nous n’avons pas été présents dans les moments clés.

Après un début laborieux, leur défense s’est révélée très solide. Leur expérience a aussi fait la différence», ajoutait-il. Un propos corroboré par des joueurs genevois qui relevaient le mérite de ce néo promu qui avait eu le tort de ne pas tenter de casser leur rythme au moment opportun.

Pour sa part, l’entraîneur René Zingg regrettait la passivité de son équipe qui a peut-être cru trop vite avoir fait la différence. Il déplorait que la peur l’ait envahie dès le retour au score de UGS et ce manque de culot avait été préjudiciable. N’empêche que Bavois semble avoir les moyens de rivaliser dans cette première ligue dès qu’il aura pris ses marques.

Champvent rate le coche

Jean-Daniel Tharin redoutait son premier match de championnat. Au repos lors de la première journée, le fait d’entamer la compétition contre le grand favori de ce groupe 2 de 2e ligue contrariait l’entraîneur de Champvent.

Pourtant, son équipe a fait mieux que se défendre. Si la première mi-temps était relativement équilibrée, la seconde appartint aux locaux qui ouvraient la marque par l’inévitable Albino Bencivenga qui remportait aisément son duel face au gardien sarrazin.

Malheureusement, Champvent concéda l’égalisation sur un pénalty parfaitement inutile à la suite d’une faute de main alors qu’il n’y avait aucun danger. «Si à l’entame de la partie, j’aurais volontiers signé pour un point, je suis extrêmement déçu du verdict final car nous méritions la victoire.

Notre deuxième mi-temps a été convaincante alors que La Sarraz ne s’est procuré aucune occasion de but durant ce laps de temps», nous disait l’entraîneur Tharin. Pas de doute que lors de ce premier match au sommet, La Sarraz a déçu même si techniquement elle  a des arguments à faire valoir. Par sa combativité, Champvent a fait la preuve qu’il aura un rôle à jouer dans ce championnat.

Le point

En 3ème ligue, Bavois II a pris un départ en fanfare et se retrouve en tête de son groupe 4 avec des succès sur SL-Ouchy II par 3-2 et sur Crissier IB par 2-1. En revanche, Orbe II n’a pas confirmé son large succès sur Donneloye.

Il a été tenu en échec 3-3 par Valmont qui était pourtant mené 3-1 en deuxième période. Chavornay, lui, avance à petits pas. Après avoir arraché le nul à Valmont, il a dû partager l’enjeu lors du derby contre Ependes (1-1).

En 4ème ligue, seul Croy a pris le meilleur des départs. Vainqueur à Arnex (1-3) lors de la journée initiale, il a pris la mesure de Veyron Venoge, l’un des favoris du groupe, par 1-0. Montcherand, lui, a dû partager l’enjeu à Arnex (0-0) qui a donc crée la surprise.

Matches nuls également pour Vaulion face à la deuxième garniture de Chavornay (2-2). Enfin, Rances ne confirme pas ses ambitions de vouloir réintégrer de suite la 3ème ligue. Il ne possède que deux points en deux rencontres suite aux remis face à Corcelles/Payerne (1-1) et Desportiva Avenches (3-3).

Photo Pierre Mercier

D’Artagnan ou des mousquetaires communaux ? (2)

Denis-Olivier Maillefer, dépuité au Granhd Conseil vaudois

Denis-Olivier Maillefer, député au Grand Conseil vaudois

Denis-Olivier Maillefer, député, défend la police coordonnée

En quoi l’organisation policière actuelle est-elle insatisfaisante?

Une majorité de communes ne participe pas directement au financement des tâches policières, y compris de celles qui ont lieu sur leur terrritoire. De plus les différences de statut  des personnels créent de l’instabilité. En outre certaines polices municipales n’ont pas la taille critique.

Citer trois avantages décisifs que vous prêtez à votre vision, police unique/police coordonnée.
Le concept de police coordonnée laisse le choix de sa police aux communes; une véritable proximité permet des décisions et interventions mieux ciblées  pour les incivilités et la petite délinquance; les communes, conformément à l’article 44 alinéa 2 de la constitution, peuvent assumer de véritables responsabilités de police.

Développer un des trois éléments de la question 2.

Le concept de police coordonnée laisse le choix aux communes : soit elles continuent avec leur police municipale - au besoin, en cas de taille insuffisante,  elles entrent dans une police intercommunale - soit elles signent comme maintenant des contrats de prestation avec la police cantonale. Ces options permettent de tenir compte de la typologie très diversifiée des communes.

Aucun système n’étant parfait, citer une faiblesse, un risque éventuel du système que vous préconisez.
Ce système n’offre pas de prime abord la simplicité et la lisibilité d’une organisation unique; toutefois la simplification apparente de structures peut conduire à de sérieux blocages et à une perte d’efficacité. Des risques de doublons ne sont pas totalement à exclure.

Comment tenir compte au mieux des réalités géographiques très différentes du canton?

En continuant à distinguer les tâches de proximité des interventions plus lourdes ; les premières nécessitant une sensibilité de terrain et des relais locaux efficaces. A cet égard la petite place laissée aux municipalités dans le projet de police unique (conseils régionaux de sécurité) est insuffisante.  Le maillage territorial et décisionnel doit pouvoir varier en fonction des objets.

Les  coûts…

Je me méfie des batailles de chiffres dans les campagnes, ceux-ci se révèlent le plus souvent faux et ne recouvrent pas les mêmes prestations. Avec le contre-projet de police coordonnée, les communes se verront basculer l’équivalent de deux points d’impôt cantonal pour financer les tâches de sécurité de base.

Donnez deux exemples d’autres cantons ou pays ayant organisé leur police dans le sens que vous préconisez.

Le canton d’Argovie présente un modèle intéressant: la police cantonale se concentre sur le judiciaire, l’intervention et la circulation, tandis que les communes regroupées en polices régionales assurent des tâches de proximité.

Des pays centralisateurs comme la France n’ont pas renoncé à des corps municipaux en parallèle à une gendarmerie nationale.
Développez un fait concret/une anecdote venant à l’appui de votre position.

La  commune d’Orbe et sa police ont bien su gérer des situations d’incivilité en convoquant de jeunes fauteurs de trouble rapidement en commission de police et en les condamnant à des travaux d’intérêt général dont la valeur éducative apparaît bien supérieure au classement  d’une plainte pénale ou à une sanction légère intervenant une année après les faits.

D’Artagnan ou des mousquetaires communaux ? (1)

Blaise Fattebert, syndic de Sainte-Croix

Blaise Fattebert, syndic de Sainte-Croix

Blaise Fattebert, Syndic de Sainte-Croix, membre du comité de soutien à l’initiative pour une police unie

En quoi l’organisation policière actuelle est-elle insatisfaisante ?
L’existence de plusieurs corps de police génère un travail supplémentaire de coordination par rapport à la gestion interne d’un seul corps.

De plus, le fait que la totalité des agents ne puissent exercer les mêmes compétences nuit à la qualité du service à la population.
Citez trois avantages décisifs que vous prêtez à votre vision – en l’occurrence celle d’une police unie.
- Efficacité accrue grâce à la suppression d’obstacles politiques, administratifs et logistiques.
- Egalité de traitement mieux garantie pour les administrés et le personnel.
- Compatibilité renforcée avec les autres cantons et la confédération.

En comparaison, la police coordonnée est une suite de demi-mesures sans effets décisifs sur les problèmes identifiés.
Développez un des trois éléments de la question 2.
Même s’il n’y avait plus qu’une seule police intercommunale à côté de la police cantonale, le problème du travail supplémentaire de coordination entre elles resterait entier. Or, ce n’est pas une, mais dix polices municipales ou intercommunales que nos adversaires veulent maintenir !

Aucun système n’étant parfait, citez une faiblesse, un risque éventuel du système que vous préconisez.
Il n’y a pas de risque propre à la police unie : sa réussite dépendra de la confiance mutuelle que les partenaires cantonaux et communaux développeront progressivement dès le lendemain du vote.

À l’inverse, tant qu’ils ne formeront pas une seule équipe, ils continueront à «se crêper le chignon», s’accusant mutuellement d’être responsables des faiblesses du système de sécurité vaudois.

Comment tenir compte au mieux des réalités géographiques très différentes du canton ?
En proposant une sécurité à la carte pour les communes au moyen de contrats de prestations : la commune exprime ses attentes, la police cantonale les traduit en termes d’effectifs et d’infrastructures.

Ensemble, ils conviennent d’une répartition des différentes charges, tenant compte de la mission de base du canton et des missions complémentaires demandées par les communes – expérience faite pour 49 d’entre elles; 109’000 habitants; bilan positif.

Les  coûts…
- 1’800 agents réunis ne coûtent pas davantage que 900 agents cantonaux et 900 agents municipaux.
- Les doublons chargent l’exploitation – 10 centrales téléphoniques, 10 étatsmajors, 2 polices judiciaires, 2 groupes d’intervention.
- Les coûts de la réforme sont à considérer comme un investissement à long terme. Et ce n’est pas à la caisse de pensions de Lausanne de dicter l’organisation policière du canton !

Donnez deux exemples d’autres cantons ou pays ayant organisé leur police dans le sens que vous préconisez.
Le canton de Neuchâtel a créé une unité «proximité» composée de gendarmes et d’anciens agents municipaux, financée par les communes sous contrat de prestations, et parfaitement articulée à l’ensemble du dispositif policier et judiciaire. Le canton de Berne a unifié ses corps de police en commençant par intégrer celui de la capitale. On en aurait entendu parler si ça avait été un flop.
Développez un fait concret/une anecdote venant à l’appui de votre position.

Une femme victime de violence conjugale est prise en charge par une police municipale. Elle doit raconter une deuxième fois ce qui lui est arrivé lorsqu’elle est auditionnée par la gendarmerie, seule habilitée à traiter ce type d’affaire. Cette épreuve supplémentaire est due à la localisation de l’intervention, elle-même liée à l’existence de plusieurs corps de police aux compétences inégales… La victime, elle, n’ypeut rien.

OUI à la nouvelle organisation

Oui à la nouvelle organisation

Oui à la nouvelle organisation

Article constitutionnel sur l’école à journée continue : votation du 27 septembre 2009

Des propositions attendues

Je ferai partie des personnes qui soutiendront cet objet. Cette nouvelle organisation autour de l’école permettra en effet à de nombreuses familles, dont les familles monoparentales, de trouver une offre d’encadrement parascolaire digne de ce nom et assurant une solution aussi pour les plus de douze ans.

Un seul chiffre illustre bien le sujet : 71% des femmes ayant des enfants travaillent, au minimum à temps partiel et souvent à temps complet.

Des difficultés à prévoir pour la mise en place

Ceci étant posé, venons-en aux questions que soulève une telle démarche.
Cette mise en place coûtera cher et il faudra trouver un bon équilibre entre le financement par les utilisateurs  en fonction de leurs possibilités financières et le contribuable non bénéficiaire de ces prestations.

De plus cette nouvelle organisation nous interpelle sur l’équilibre  à préserver et à régulièrement redéfinir entre le milieu familial et les pouvoirs publics, s’agissant de prestations d’encadrement. Où s’arrête la responsabilité des parents et où commence le rôle de la société ? Dans les milieux clairement urbains, le pas a été franchi et beaucoup de parents ont déjà recours à des prestations d’accueil pour leurs enfants.

Dans notre région, et la récente enquête de l’ASIBCO l’a montré, les avis sont encore très partagés et un nombre important de familles font toujours le choix, d’ailleurs souvent synonyme de sacrifices financiers, d’un seul salaire ou presque et d’une présence parentale soutenue à la maison.

Il faudra absolument éviter de renvoyer dos à dos ces modèles d’organisation socio-familale, tous respectables dans leurs différences. Ceci dit les difficultés pratiques pour concilier ces deux modes de vie ne vont pas manquer, on l’a vu par exemple récemment dans le vallon du Nozon où un projet d’horaire continu pour les élèves primaires,  prévoyant un repas sur place à midi, a suscité une levée de boucliers…

Consulter et coordonner les actions

Il faudra donc un doigté certain de la part des municipalités et autorités scolaires pour traduire sur le terrain cette nouvelle organisation. Détail piquant, qui devrait constituer plus qu’un détail, personne apparemment ne s’intéresse à connaître l’avis des milieux scolaires sur les éventuels bienfaits ou méfaits d’un horaire compact  sur les enfants et leurs capacités d’apprentissage.

Tous les partis politiques de la gauche à la droite, à la notable exception de l’UDC, appellent de leurs vœux cette mise en place. Toutefois, il est assez probable que l’organisation sur le terrain suscite des clivages entre les tenants d’une organisation cantonalisée et ceux qui défendent un minimum d’autonomie communale.

A relever que les milieux économiques, qui finalement sont directement à l’origine de recherches de solutions en terme de prise en charge des enfants, doivent aussi s’intégrer à cette dynamique, proposer davantage de flexibilité en matière d’horaire, en matière de travail à temps partiel, y compris pour les hommes

Pourquoi voter NON

Activités parascolaires

Activités parascolaires

Article constitutionnel sur l’école à journée continue : votation du 27 septembre 2009

Imaginons une journée d’école à horaire continu

La prise en charge de nos chères têtes blondes commencerait à sept heures du matin; «bisous Papa - Maman, à ce soir !», suivi de la matinée à l’école comme il se doit, ensuite pause de midi avec un encadrement professionnel surveillant.

Puis école l’après-midi. Dès quinze heures trente - seize heures, reprise en charge par, à nouveau, un encadrement professionnel pour, on l’espère, effectuer les devoirs, donner quelques cours de sports et autres occupations, afin que l’on puisse récupérer nos enfants instruits, calmes et épanouis, vers les dix-huit heures, après notre journée de travail.

Et pour les vacances, comment allons-nous faire avec nos cinq semaines de vacances et les quatorze semaines des élèves ?  Là, y aura-t-il  aussi un «service-vacances» ?

Mais alors à qui donc le rôle d’apprendre le «bonjour, au revoir, s’il-vous-plaît, merci, tiens-toi correctement à table, etc.» ?

«Il faut avoir les moyens de ses ambitions»

Avoir des enfants, serait-ce donc une obligation dans notre société actuelle? Même si nous n’avons pas les moyens financier ni le temps de nous en occuper ?

La prochaine étape pourrait être: mettre au monde un magnifique bébé, profiter des quatre mois de congé maternité pour faire connaissance avec ce petit être pour ensuite le placer dans une sorte de semi-pensionnat (on le reprendrait en fin de journée quand même) pour enfin le récupérer à ses dix-huit ans, formé, poli, et tout et tout, comme une villa clé en mains…

Est-ce vraiment le rôle de la société d’assumer cette tâche ?

En effet la facture sociale augmentera, mais oui, celle qui fait tant parler d’elle et qui fait trembler toutes les communes et donne des cheveux gris aux responsables des finances.

Et c’est donc avec vos impôts, chers électeurs, que toutes ces structures seront financées. Que vous soyez parents, grands-parents, célibataires, sans enfant à charge (eh oui, vous aussi vous allez passer à la caisse…) et même les parents qui souhaitent encore avoir un moment de vie familiale aux repas de midi, vous devrez payer.

Et croyez-moi, la municipale que je suis frémit d’avance rien que d’imaginer la présentation, en fin d’année, des prochains budgets, surtout le dicastère du social, à nos concitoyens.

Mais non, admirables femmes au foyer, vous qui avez mis vos ambitions professionnelles en attente pour éduquer vos petits, vous n’avez pas fait faux. Mais la société change, et il paraît qu’il faut s’adapter à cette évolution…

A l’heure où l’on peut communiquer avec l’autre bout de la planète, ne serait-ce pas possible de demander à une structure de «Mamans de Jour», à la voisine ou à la maman de la camarade de classe, qui «elles ne travaillent pas» d’ajouter une assiette pour le repas de midi. «Ah mais zut, j’oubliais», il y a cette fameuse nouvelle loi sur l’accueil de jour des enfants qui ne nous permet plus de le faire.
Ah ! ce social, je vous jure, quel casse-tête.

Il est bien clair que mon point de vue ne concerne en aucun cas les familles monoparentales et les ménages à petits revenus. Et ce serait peut-être judicieux que nos élus se penchent en priorité sur leurs besoins.

L’ASIBCO reporte l’étude

Parascolarité

Parascolarité

Jeudi dernier, l’assemblée extraordinaire de l’Association Scolaire Intercommunale de Baulmes - Chavornay - Orbe, a été d’une durée exceptionnellement courte.

La présidente, Denise Charlet, ouvre la séance et demande si une modification de l’ordre du jour est demandée. Alors que cette assemblée était principalement consacrée à la votation pour se prononcer sur la poursuite de l’étude pour «l’introduction d’une journée à horaire continu de l’écolier», un représentant du Conseil Communal de Chavornay,  Patrick Malherbe, demande de reporter à une date ultérieure ce sujet, en attente du résultat des votations du 27 septembre.

Sa proposition a été acceptée par une courte majorité par les membres de l’ASIBCO.

Le dernier point de l’ordre du jour étant les divers et propositions individuelles, Pierre Mercier, municipal à Orbe, questionne l’assemblée et essaie d’ouvrir un débat afin de savoir pour quelles raisons, autres que financières, les «petites communes» membres de l’ASIBCO semblent ne pas souhaiter l’introduction de cet horaire continu?

Un autre membre du Conseil Communal de Chavornay, Pierre Malherbe, explique que Chavornay n’est pas vraiment une «petite commune», mais leur Conseil communal se pose des questions sur le fonctionnement de cette assemblée intercommunale qui donne des pouvoirs assez considérables à leurs représentants sur des décisions financières, sans avoir consulté leur municipalité et leur Conseil.

Ce qui remettrait quelque peu en cause le fonctionnement de ladite association. D’autre part, il rappelle que l’objet ayant été retiré de l’ordre du jour, il était inutile de débattre sur ce sujet ce soir-là.

Donc une nouvelle assemblée sera nécessaire, après la votation du 27 septembre, afin de se prononcer sur ce point. A suivre…

NDLR :

ASIBCO, ou Association Scolaire Intercommunale Baulmes-Chavornay-Orbe & Environs

Le Comité de direction se compose de sept membres choisis parmi les municipaux en fonction, soit trois membres représentant les communes de Baulmes, Chavornay et Orbe, et quatre membres représentant les sites de Baulmes (1), Chavornay (1) et Orbe (2).

Les communes de L’Abergement, Champvent, Les Clées, Essert-sous-Champvent, Lignerolle, Sergey, Villars-sous-Champvent et Vuiteboeuf font partie du site de Baulmes ; celles de Bavois, Corcelles-sur-Chavornay et Essert-Pittet font partie du site de Chavornay ; et celles d’Agiez, Arnex, Montcherand, Rances et Valeyres-sous-Rances font partie du site d’Orbe.

Font partie du comité :

Président :       Randin Bernard, Orbe
Vice-présidente :           Perret Chantal, Rances (site d’Orbe)
Membres :       Turrian Henri, Chavornay
Deriaz Jaques-Yves, Baulmes
Nicod Jean-Claude, Lignerolle (site de Baulmes)
Gaudard Alain, Bavois (site de Chavornay)
Baudat Danielle, Arnex (site d’Orbe)

Le Comité de direction fonctionne comme une Municipalité et comporte 4 dicastères (finances, transports, administration, bâtiments).

Le secrétariat du Comité de direction est assuré par Mme Christine Vuagniaux, secrétaire au greffe municipal d’Orbe, hors conseil. La comptabilité est tenue par M. Jean-Pierre Blanchet, boursier communal de Chavornay.