De g. à dr. Francine, Béatrice, Sylvie, Jean-Pierre et Nicole.

Croy: le temps a passé, on ferme le four…momentanément?

De g. à dr.  Francine, Béatrice, Sylvie, Jean-Pierre et Nicole.

De g. à dr. Francine, Béatrice, Sylvie, Jean-Pierre et Nicole.

L’homme, peu banal, avec sa collection de pompons,  n’allumera plus le four banal de Croy.

Fidèle au poste pour son dernier dimanche des Rois, le fournier s’activait au four banal pour chauffer la voûte de ce dernier. C’était sa dernière douzaine de jours à son service.
Il ne refera plus ces gestes augustes pour recharger le feu et lui donner de l’ampleur en douceur.
On ne l’entendra plus pester quand de la poix restait collée à ses mains, avec son accent inimitable, qui fait partie du personnage haut en couleur, aussi coloré que ses multiples bonnets à pompon. A chaque jour un autre, même au four.

Cordonnier exilé et rêve réalisé

Il, c’est Jean-Pierre Bieri, cordonnier exilé de Morges en 1989, sur les terres de Croy. Le futur fournier entendit parler d’un four banal au village, peu visible, parce que masqué par des tonnes de vieux papiers, après avoir servi de dépôt de munitions pour l’armée, juste avant la dernière guerre. Il s’intéressait à la gueule noire en dehors des godasses à rapetasser. Il aurait bien voulu être boulanger…mais la vie en décidait autrement. Alors pourquoi ne pas devenir fournier ici, pour le plaisir ?

La Muni et des bénévoles ont vidé le papier et Jean-Pierre fit ses premiers essais en 1997. Ensuite il fallut excaver et mettre le sol au niveau de la route. L’année suivante, la Municipalité de Croy, ouvrait, inaugurait presque cet espace à l’occasion d’une fête dans la rue, en servant du saucisson et des lentilles. Le four prenait quelques couleurs.
Puis, en 1999, sous l’impulsion de paysannes vaudoises, celui-ci devenait opérationnel à l’occasion d’un Marché de Noël.

Une troupe de choc entourait le fournier. Lui s’occupait du feu et ces dames, Béatrice, Nicole, Sylvie et Francine, préparaient les pains, les tresses et quelques gâteaux traditionnels. Jean-Pierre trouvait dans les petites annonces un vieux pétrin et le four banal était au top. Dès 2001, le four travaille pour la Foire d’automne, sur trois jours et pour les ROIS, depuis 2007.

Il faut du temps pour être fournier

Pour le fournier, la préparation du four c’est une présence de 12 jours environ, pour préchauffer les pierres vénérables. Avec lenteur et précision, il faut aussi prévoir et façonner une réserve de bois sec, de deux ans au moins. Pendant les préparatifs, c’est l’occasion, mais pas toujours, de voir débarquer les copains avec victuailles et boissons, histoire de passer un bon moment en surveillant le feu et se remémorer des histoires, cocasses, rapport au bois, à son transport et son «bûchage» ou d’autres souvenirs. Mais il est temps de passer la main. Vrai que le temps passe et l’âge de la retraitre est là pour le lui rappeler… Mais, pour lui, l’ennui ce n’est pas de quitter le four, c’est de quitter son équipe du four! Une entente parfaite durant près de 12 ans. Un joli bail voyez-vous!

Allez, tu peux fermer la porte doucement, cordonnier, tu as fait du bon boulot! Le plaisir sera de te croiser dans la rue, pompon en bataille!

Photo Marlène Rézenne

Le HC Vallorbe brille dans le tour qualificatif



Mardi soir à la patinoire des Trois Vallons, dans des conditions météorologiques excellentes, le HC Vallorbe I recevait le CP Meyrin. Même si le match ne fut pas d’une très grande qualité, les joueurs locaux se sont imposés dans le temps réglementaire par 7 buts à 6. Après avoir livré un premier tiers-temps de bonne facture, le HC Vallorbe a un peu «tricoté tout seul durant tout le second tiers», pour reprendre les mots de l’arbitre Laurent Conus après la partie. La fin du match a été marquée par un durcissement subit du jeu du fait des visiteurs, sans que l’on sache vraiment pourquoi, avec en prime les pénalités qui devaient être infligées.

«Pour nous cette saison est sportivement la meilleure que nous aurons vécue comme membres du comité» précisait le président Pierre Rigoli. «Les performances de la Une ainsi que celle des juniors et des Mosquitos sont excellentes. Nous occupons les toutes premières places des classements et l’objectif d’atteindre les play-offs n’est plus très loin » ajoutait Pierre Rigoli entre deux poignées de mains et la dégustation d’un vin chaud bienvenu. Il faut dire que la collaboration avec le HC Yverdon se révèle de part et d’autre comme une excellente option.

«Certains de nos juniors peuvent jouer en plaine, alors que ceux que le nouvel entraîneur Lionel Barraud juge aptes à jouer en première équipe ont l’occasion de monter à Vallorbe pour s’exprimer sur la glace», précisait le vice-président Stéphane Viennet. Si on compare la jouerie de cette saison avec celle de l’an passé, pas de doute que la fluidité s’est améliorée. «Il ne faut pas non plus oublier que nous jouons et jouerons toujours un hockey-plaisir à Vallorbe. Pas de question d’argent ici, ni d’achat de joueurs ou autres. Nous ne pouvons pas et ne le voulons pas » précisait encore Stéphane Viennet.

Avec 13 matches gagnés et 29 points, le HC Vallorbe I pointe à la deuxième place du classement de son groupe. Les trois premiers du groupe se tiennent de près et la prochaine rencontre du 14 au Mouret, contre l’actuel troisième, sera donc importante sinon décisive. Prochain match à Vallorbe le vendredi 20 janvier à 20h30 contre le EHC Sennsee. L’occasion de suivre en direct les performances des deux topscorers actuels du groupe que sont les Vallorbiers Andy Knuchel et Joni Widmer.

Photo Olivier Gfeller

Le premier bébé suisse de l’année



Une fois n’est pas coutume, la première naissance enregistrée dans notre pays en cette année 2012 est venue frapper à la porte d’une famille urbigène. Nadine Durand a mis au monde la petite Zoé, le 1er janvier à 00 h 06, à l’hôpital d’Yverdon. Un vrai bonheur pour la famille de son compagnon Michael Herren, fils d’une famille qui compte déjà de nombreux petits enfants.

Un 31 décembre animé

La naissance de cette adorable petite fille était prévue pour la fin de l’année. Le 30, lors d’un contrôle médical, le pédiatre avait donné rendez-vous à la semaine suivante. Mais Nadine était lasse et souhaitait accoucher rapidement. Raison pour laquelle elle a beaucoup bougé lors du dernier jour de l’année, si bien que les premières contractions se sont manifestées dans l’après-midi.

A 22 heures, la petite famille prenait le chemin de l’hôpital après que Madame eut perdu les eaux. Nadine aurait bien voulu se passer de la péridurale mais la douleur fut trop vive. Pas question non plus de vouloir attendre la nouvelle année, mais le destin en a décidé autrement. Et la petite Zoé fit son apparition à peine 2011 franchi pour la plus grande joie de sa maman et son papa.

Changement de vie

Le destin a récompensé un couple qui n’avait pas imaginé avoir d’enfant et lorsque la nouvelle est tombée à fin mars, il a fini par accepter le verdict. A dire vrai, Nadine craignait ne pas être à la hauteur de sa future tâche comme elle imaginait que sa vie serait sensiblement bouleversée. En effet, cette jeune fille de Muntelier/Morat (33 ans) travaille à Berne dans le domaine de la photographie et ne voulait pas laisser ses appareils photo dans les commodes du salon. Elle n’a rejoint Michael à Orbe qu’il y a deux mois seulement. C’est dire que sa trajectoire a sensiblement changé. Sans aucun regret toutefois, puisque l’accouchement s’est passé plus rapidement qu’imaginé et que sa fille passe assez bien ses nuits. Avec aussi le souvenir d’avoir fait la une de la presse helvétique qui est venue nombreuse dans sa chambre d’hôpital lors de ce premier jour de l’an pour cet événement exceptionnel.

L’Omnibus félicite les heureux parents et leur souhaite tout le bonheur du monde, car leur petite Zoé est magnifique et leur apportera tout le bonheur qu’ils méritent.

Photo Pierre Mercier

Le président Pierre Faivre reçoit la cagnotte du Cheval Blanc des mains de Martina Osmanovska

Cartons du cœur: augmentation de la fréquentation

Le président Pierre Faivre reçoit la cagnotte du Cheval Blanc des mains de Martina Osmanovska

Le président Pierre Faivre reçoit la cagnotte du Cheval Blanc des mains de Martina Osmanovska

Les temps sont durs et ce n’est pas d’aujourd’hui. On en veut pour preuve la fréquentation des Cartons du Cœur qui a augmenté de 50% en deux ans. Près de 150 familles viennent régulièrement s’approvisionner auprès de l’antenne qui se trouve dans les anciens bureaux des Moulins Rod. Chaque mois, des bénévoles délivrent une cinquantaine de colis qui contiennent des produits frais ainsi qu’un kilo de riz, de pâtes, de sucre et de farine, soit à peu près l’équivalent de 3 cornets d’une grande surface. Relevons encore que les familles bénéficient d’un colis par mois.

Des dons d’importance

Pierre Faivre, le président des Cartons du Cœur d’Orbe, relève que son groupement peut encore faire face financièrement. Lors de ces fêtes de fin d’année, il a reçu 1’000 francs du repas du 31 décembre et 1’190 frs du restaurant du Cheval Blanc, qui faisait une collecte au cours des derniers mois de l’année. Relevons qu’une partie de cette dernière manne (350 frs) était le produit des migrants qui, avec l’aide, de bénévoles ont confectionné des biscuits de Noël à laquelle s’est ajoutée une participation de l’EVAM puisque qu’une vingtaine de réfugiés ont participé au repas du 24 décembre.

D’autres établissements publics (City Bar et Big Ben Pub) participent régulièrement à la contribution. Relevons encore que les familles en difficulté ne doivent pas hésiter à prendre contact avec M. Faivre (079 349 10 30) en cas de nécessité. Enfin, adressons un coup de chapeau aux bénévoles qui donnent le coup de main pour la distribution de l’alimentation, ainsi qu’aux différentes entreprises qui fournissent gratuitement les Cartons du Cœur.

Photo Pierre Mercier

La fresque «ouverture sur l’avenir»

Le collège du Pré-Genevois revêtu d’une magnifique fresque

La fresque «ouverture sur l’avenir»

La fresque «ouverture sur l’avenir»

A force de «ghettoïser» le collège de la place de la Gare, il était venu le temps de changer son image. Et c’est avec l’aide et la collaboration de plusieurs partenaires, autorités communales, direction scolaire, enseignants, artistes et surtout avec l’implication des élèves que ce projet, en gestation depuis 2004, a enfin pu voir le jour.

Paysages en trompe-l’œil

Un jeune artiste lausannois, Philippe Baro, a eu l’opportunité de faire partager cette expérience aux élèves de 7, 8 et 9e année, et le résultat est tout simplement magique. Les jeunes gens ont pu exprimer leurs idées sur feuilles blanches au départ, leur donnant ainsi la possibilité de s’approprier le projet, d’en être acteurs. Selon l’artiste peintre Baro, les élèves ont une sensibilité artistique pure, spontanée, sans préjugé.

Et c’est ainsi que cette oeuvre a été créée grâce à divers symboles, les murs cassés pour la liberté, l’espace pour le «sans limite du potentiel», et le train, outil à ne pas louper pour aller où l’on veut (aussi en référence à la gare toute proche). Cette symbolique est aussi en rapport avec le bâtiment, l’école qui permet aux jeunes d’acquérir des bagages pour leur vie d’adulte.

Ambiance folle au Pré-Genevois

Les parents, venus en nombre le 22 décembre pour admirer le travail des élèves, ont aussi eu le plaisir de découvrir, à l’intérieur du bâtiment, vingt-quatre portes décorées au gré des fantaisies de Noël. Ainsi la porte du bureau du doyen s’est vue ornée d’un sapin en «post-it», en référence aux petits papiers qui ornent l’intérieur dudit bureau.
Et toutes ces œuvres sont les résultats d’une très bonne dynamique entre des enseignants enthousiastes et des élèves motivés.

Photo Sylvie Troyon

Orbe: apéritif du 1er janvier 2012

Même s’il ne faisait pas le meilleur des temps, la nouvelle année a été arrosée dignement lors de l’apéritif offert par la commune d’Orbe à ses citoyens, à l’occasion de son traditionnel rendez-vous du 1er janvier à 11 heures. Les municipaux Germond, Mercier et Schertenleib se sont fait un plaisir de verser le verre de l’amitié en compagnie du secrétaire communal Paul Gremion ainsi que du concierge Roger Egger, qui effectuait son dernier service avant de prendre une retraite bien méritée. Bonne année à tous !

Photo Marianne Kurth

Pas totalement tort



L’affaire Hildebrand a fait les gros titres de ce début d’année. Le rapport du groupe d’experts Pwc a conclu qu’il n’y avait pas eu d’abus de la part du président de la Banque Nationale Suisse (BNS). N’empêche que Christoph Blocher n’a pas eu totalement tort de soulever le cas.

En effet, de par sa position professionnelle, Philipp Hildebrand était particulièrement au  courant du mouvement des devises lorsqu’il ne les influençait pas. Ainsi, au début septembre, la BNS a dévalué le cours du franc suisse face à l’euro, le ramenant à 1,20 frs alors qu’il était en train de flirter avec la parité. Cela pour rendre l’économie et l’industrie helvétiques plus compétitives sur les marchés internationaux. Par chance, lui comme sa femme ne sont, semble-t-il, pas intervenus sur ce marché, mais bien sur celui du dollar américain, qui n’a pas fait l’objet d’ajustement par la BNS.

Le Conseil Fédéral a soutenu Hildebrand. N’empêche que les règles internes de fonctionnement de la BNS sont trop laxistes. Elles n’empêchent pas son directoire de spéculer sur les devises. Le faire se rapproche dangereusement du délit d’initié et sur ce point, il faut absolument mettre un garde-fou, ce que la BNS semble prête à consentir.
Finalement, Philipp Hildebrand a démissionné après avoir perdu une partie de sa crédibilité dans cette affaire.

Il était pourtant considéré comme un brillant financier. Trop peut-être au point de tout se permettre comme certains traders, ne voyant plus les limites de leur rôle. Trahi semble-t-il par sa femme, qui vient du même milieu. Pour
Fr. 75 000.– alors que cet ancien champion de Suisse de natation est largement millionnaire.

Expérience faite, il est indispensable que les autorités politiques conservent la réserve qui s’impose vis-à-vis de leur personnel quel qu’il soit pour éviter ce genre d’accident.

Le début n’est pas facile pour Luisa et Luis.

Dixième année pour l’atelier de bougies

Le début n’est pas facile pour Luisa et Luis.

Le début n’est pas facile pour Luisa et Luis.

C’est devenu une tradition pour certaines familles qui y reviennent depuis dix ans, l’atelier de confection de bougies de la Tournelle, la semaine avant Noël attire petits et grands.

On choisit d’abord la longueur et l’épaisseur de la bougie qu’on veut fabriquer, et Ana, l’animatrice de l’atelier, donne la mèche qui correspond.

Il faut ensuite de la patience, car la mèche doit être trempée dans la cire chaude puis refroidie autant de fois que nécessaire à former une belle bougie.Enfin les artistes peuvent les décorer avec des petites incrustations qui en plus leur donneront de l’odeur (clous de girofle, brins de cannelle...); mais ils devront attendre encore un an pour pouvoir la brûler, afin que la cire soit sèche.

La cire est d’abeille dont une grande partie vient d’un apiculteur d’Orbe.

Un atelier de fabrication d’étoiles en papier de soie se déroulait en même temps; pour la première fois, Willy Reverchon, proposait cette activité.

Photo Natacha Mahaim

Daniel Marendaz

Vins mousseux, des effervescents en pleine ébullition

Daniel Marendaz

Daniel Marendaz

Passionné par la Champagne, une région viticole prétéritée au même titre que celle du Nord Vaudois, région qui a fait le vin le plus connu de ce bas monde, Daniel Marendaz de Mathod, tâte de la bulle depuis quasi 25 ans.Ce qu’il reconnaît aux Champenois, c’est qu’ils extraient le meilleur de leurs raisins.

Pendant ce quart de siècle, le vigneron – encaveur de Mathod a travaillé dans ce coin du pied du Jura, manipulant pour son compte quelques milliers de bouteilles. L’année dernière, il a agrandi ses installations, dont les robots de remuage sis sous un grand auvent.

La «méthode traditionnelle», appellation qui évoque le champagne sans le mentionner, en raison de concurrence déloyale, consiste à faire prendre la mousse par une nouvelle fermentation du vin de base dans chaque bouteille individuellement. Pour que mousse se fasse, il est nécessaire de remuer les bouteilles. Dans le temps, c’était manuellement, une à une sur des pupitres. Actuellement, c’est par palettes entières et selon un cycle automatisé.

L’effervescence si furtive est signe de persévérance, car les bulles augmentent les qualités d’un vin, mais de même ses défauts!

Un vin devrait rester deux à trois ans sur lattes, mais plus il mûrit, plus les arômes se développent, et cette évolution ne plaît pas forcément à tout le monde.

Moins un vin de base sera généreux en alcool, plus il aura de chance de donner un effervescent équilibré, indique Daniel Marendaz. Aujourd’hui, ce dernier s’est équipé pour manipuler 60 000 bouteilles par année, et de ce fait, la clientèle idoine est en sensible augmentation.

Produit festif, le mousseux se sert avant tout à l’apéritif. Ici ou là, on peut conseiller les plus structurés avec des mets de poisson et les plus tendres avec du foie gras, idée de goûter «L’Impérial» blanc de blanc de Daniel Marendaz.

Photo Alain Michaud

Clin d’œil commercial

Un document intéressant qui date de 1901, met en évidence la fondation d’une Société Coopérative de consommation, appelée «L’ECONOMIE».

Les statuts expliquent le but de cette association, qui est d’améliorer la situation économique et de développer le bien-être social de ses membres: a) par l’achat pour le compte de la collectivité, pour la transformation ou la production directe, en bonne qualité de denrées alimentaires et autres objets de consommation nécessaires à ses membres. b) etc…

Sous cette forme, cette coopérative serait-elle les prémices de la Coopé?

Image Alain Michaud

Le président, Didier Zumbach, adresse ses vœux au Conseil communal lors de la dernière séance qui s’est tenue au Casino.

Orbe: A la grâce du Père Noël !

Le président, Didier Zumbach, adresse ses vœux au Conseil communal lors de la dernière séance qui s’est tenue au Casino.

Le président, Didier Zumbach, adresse ses vœux au Conseil communal lors de la dernière séance qui s’est tenue au Casino.

Séance d’une brièveté inaccoutumée ce dernier jeudi malgré un ordre du jour relativement important.

Budget 2012

La Commission des Finances n’a guère trouvé grand-chose à redire au préavis municipal qui annonçait, pour 2012, un abyssal déficit de Fr. 987 500.– puisque c’est à ce même chiffre que conclut son rapport sans que la discussion ne soit prise de manière tangible sur ce point.

Seul M. Michel Schmuki a donné un optimiste air de Noël à ce sujet en rappelant que, de fort longue date, la Municipalité préavise des budgets à chiffres déficitaires qui régulièrement passent au noir lors des comptes finaux.

Crédits complémentaires au budget 2011

C’est également sans discussion qu’une demande de crédits complémentaires au budget 2011 d’un montant de Fr. 92 250.– a été acceptée, portant ainsi le déficit prévu pour l’année qui se termine à Fr. 589 525.–.

Plafonds d’endettement et de risques pour cautionnements pour la législature 2011/16: a l’instar de ce qui se fait dans toutes nos communes, la Municipalité s’impose un plafond d’endettement et le propose pour cette législature à 86 millions de francs ainsi qu’à 20 millions de francs en ce qui concerne les cautionnements.
Ici également, le rapport de la Commission rejoint parfaitement les termes du préavis municipal et est accepté sans discussion ni opposition.

Réseau intercommunal d’eau potable

Une entente intercommunale à laquelle appartiendront les communes d’Orbe, Chavornay et Essert-Pittet pour la gestion (approvisionnement et distribution) de l’eau potable va prochainement être signée et une interconnexion des réseaux entre ces 3 cités assurera un approvisionnement optimal à très long terme.

Pour ce faire, un crédit de Fr. 1 200 000.– amortissable en 30 ans a été ratifié à l’unanimité, ceci sachant qu’aucune répercussion sur le prix de ce précieux liquide ne sera transférée sur nos factures annuelles.

Suppression des procédés lumineux de réclame
(postulat Régula de Souza)

Le postulat demandait une réglementation plus coercitive en ce qui concerne les procédés lumineux privés de réclame. La Municipalité, dans son préavis/réponse, proposait de travailler plus sur l’incitation et la sensibilisation via une réglementation au demeurant fort difficile à mettre en place et à (faire) appliquer.
C’est bien dans ce sens que la Commission a conclu son rapport et a été suivie par le Conseil communal. Dit postulat est ainsi définitivement classé !

Diverses communications municipales nous apprennent que les travaux à la Grande Abbaye ont été stoppés pour non respect du permis de construire, qu’aucune indemnité ne sera prévue en faveur des riverains commerçants de la Place du Marché et de la Grand-Rue pour le manque à gagner qu’ils auront certainement à subir durant les travaux de réfection de ces artères, que l’Hôtel de Ville tout neuf sera à nouveau fonctionnel dès le 3 janvier 2012 et qu’un mandat externe se verra confier l’étude de diverses propositions faites durant les Ateliers d’Agenda 21.

Les discours traditionnels du syndic et du président du Conseil ont conclu l’ultime séance de cette fructueuse année 2011.

Photo Pierre Mercier

La fête foraine des ours



Orbe, jolie petite ville d’apparence très mélangée entre les nouvelles maisons et les bâtiments datant déjà d’une certaine époque. Mais qui aurait pensé qu’il y aurait aussi un côté caché? Des petits habitants qui ne sortent jamais de leur foyer si doux?

J’ai eu l’occasion de faire la découverte d’une «civilisation» inconnue au bataillon. En effet, Orbe regorge de coins inexplorés, mais ce n’est pas dans l’arrière-boutique d’un magasin de laine que je pensais faire une telle découverte.

Car oui, il faut savoir que notre ville bien aimée héberge depuis plusieurs années une jolie petite troupe d’ours en peluche, tous plus mignons les uns que les autres. Fabriqués par Mireille Deriaz depuis 15 ans déjà, ce sont chaque année près d’une centaine d’ours qui voient le jour entre ses mains expertes.

Véritables mises en scènes réalistes

En plus de la fabrication de ces ours dignes des plus belles collections, l’amie des peluches prend chaque année son imagination avec elle afin de leur créer des habits et une mise en scène originale et différente à chaque fois. Après avoir passé par les thèmes des quatre Saisons, des Rochers ou encore des Crayons de Couleur, c’est la Fête Foraine qui s’est vue miniaturisée en 2011.

Aidée par son beau-fils et un ami ingénieur afin d’automatiser les installations, ce sont de véritables manèges qui ont été créés à la taille de ces petites bêtes.

Agrémentée de musique de circonstance, cette exposition vaut le détour, surtout avec de petits enfants.

Une passion peu commune, mais même si elle atteint plus les gens «fans» des ours, certains collectionneurs se déplacent depuis Genève ou plus loin afin de venir contempler ce joli travail et parfois même ajouter une belle pièce à leur collection.

Joli petit succès qui, on lui souhaite, lui apportera toujours le même bonheur qu’à ses débuts.

Photo Katy Josi