La défense d’Yverdon était sous pression en fin de match.

Baulmes: retour au stade de Sous-ville

La défense d’Yverdon était sous pression en fin de match.

La défense d’Yverdon était sous pression en fin de match.

L’ultime match de la saison a attiré près de mille spectateurs en ce dernier dimanche ensoleillé de novembre. Ce derby entre Baulmérans et Yverdonnois était très attendu. D’abord parce que les locaux jouaient à nouveau dans leur stade grâce à un compromis trouvé par le président Metin Karagülle et les autorités du village.

Une équipe qui avait engrangé son premier succès de la saison, le week-end précédent contre Fribourg, sous la houlette de Christian Mischler, qui a quitté Orbe pour revenir dans le club qui l’a fait connaître. Ensuite parce qu’Yverdon, deuxième du classement de 1ère ligue, n’avait totalisé qu’un point lors de ses quatre dernières rencontres.

Les fantaisies du règlement

Ce choc des extrémités (Baulmes est dernier du classement) n’a peut-être pas tenu toutes ses promesses du point de vue technique. Mais les deux équipes avaient surtout l’ambition de s’imposer. Les Yverdonnois se sont montrés meilleurs et très réalistes en première période.

L’ouverture de la marque étant notamment l’œuvre d’Albino Bencivenga, qui avait été prêté occasionnellement par le FC Champvent, selon un règlement qui est loin de faire l’unanimité. Il en allait de même du côté de Baulmes qui ne pouvait compter que sur l’apport de Geijo (La Sarraz) alors que les trois autres renforts intermittents qui avaient évolué contre Fribourg, étaient suspendus.

Accident malheureux

Après le thé et surtout après l’accident survenu à l’Yverdonnois Lalombongo (jambe cassée), le visiteur perdit pied face au rush des locaux, qui gommaient leurs deux buts de retard suite à un autogoal et un but de Monteiro. Alors que l’on semblait s’acheminer vers la parité, un pénalty permettait aux gens de la capitale du Nord Vaudois de passer finalement l’épaule (2-3 à la 83e). De quoi provoquer des regrets chez les Baulmérans, dont la détermination et le retour au score auraient mérité un point, mais les Yverdonnois possédaient quelques individualités qui ont permis de faire la petite différence.

Photo Pierre Mercier

Même avec le sourire, Claude Lebet arbore la détermination de la Municipalité contre le projet des CFF.

Chavornay: la Municipalité fait appel à la population

Même avec le sourire, Claude Lebet arbore la détermination  de la Municipalité contre le projet des CFF.

Même avec le sourire, Claude Lebet arbore la détermination de la Municipalité contre le projet des CFF.

Après l’annonce de l’intention de fermer le quai de chargement pour les betteraves à Ependes, les CFF ont mis à l’enquête la construction de 2 voies de débord éclairées et aménagement d’une plateforme ferroviaire de 600 m² en face du quartier de Lougilloux-Mollenchire à Chavornay.

Comme le sujet est déjà sensible dans le bourg, l’exécutif communal craint les nuisances sonores, de poussières et de trafic que ce projet engendrerait. De plus, le plan, en gestation, de route de contournement censé désengorger la circulation au centre du village, serait sérieusement perturbé. Ainsi, la Municipalité, qui s’oppose vivement à ce projet, appelle la population à faire massivement de même.

Selon Claude Lebet, municipal en charge de l’aménagement du territoire, il y a déjà une rampe à betteraves dans la zone industrielle et celle-ci serait facilement adaptable pour absorber le surplus d’Ependes, car il y a de la place. Sans compter qu’il faudrait reclasser les zones du village pour autoriser à construire sur ce terrain, que possèdent déjà les CFF, mais qui se situe actuellement en zone agricole, ajoute l’élu.

Si elle n’est pas foncièrement opposée aux chargements de betteraves à Chavornay, la Municipalité estime qu’ils doivent se faire en zone industrielle. Enfin, les autorités déplorent l’absence de coordination des CFF qui ne prennent pas en compte le nouveau tracé de l’OC ni l’avant-projet de route de contournement de Chavornay.

Consulté par téléphone, le coordinateur de l’ADEOC pour les études concernant ces projets, Jean-Daniel Girard enchérit: si l’étude d’une nouvelle rampe pour le chargement des betteraves est inéluctable à Chavornay, il n’y a pas réellement d’urgence, car pour 2014, la rampe actuelle de Chavornay et celle d’Orbe dans une moindre mesure, pourraient sans problème absorber le surplus dû à la fermeture d’Ependes.

Pour le remplacement du site d’Orbe par la suite, les acteurs ont le temps puisque c’est à l’horizon de 2018-2020 qu’il faudra y faire face et toujours selon Jean-Daniel Girard, la Municipalité de Chavornay aurait raison: le projet, mis à l’enquête, proposé par les CFF est loin d’être idéal.

L’enquête publique court jusqu’au 8 décembre 2011.

Photo Pierre Pellaton

Orbe: une foire de Noël au goût estival!

Il y a eu foule à la 16e foire de Noël urbigène.
La brume matinale n’a pas empêché les familles, chalands et autres badauds de venir visiter tous ces bancs remplis d’objets divers, de couleurs et de marchandises gustatives.
Un centre ville bondé, une ambiance de fête, et, dès treize heures, le soleil qui vient participer à cette magnifique journée de foire. Une véritable réussite, une occasion de rencontrer amis proches et perdus de vue, d’observer la joie dans les yeux des enfants, un signe d’approche de la fête de Noël.

De dr. à g.: Représentants municipaux, Christophe Pinard, Simone Gudrna, Patrick Jordan, Monique Salvi, syndique, et Delphine Humblet, secrétaire communale.

L’Abergement: budget 2012 accepté

De dr. à g.: Représentants municipaux, Christophe Pinard,  Simone Gudrna, Patrick Jordan, Monique Salvi, syndique,  et Delphine Humblet, secrétaire communale.

De dr. à g.: Représentants municipaux, Christophe Pinard, Simone Gudrna, Patrick Jordan, Monique Salvi, syndique, et Delphine Humblet, secrétaire communale.

Huit points à l’ordre du jour du Conseil général présidé avec dextérité par Antoine Landry, amènent 18 conseillères et conseillers à dire présent sur 28 inscrits à l’appel effectué par la secrétaire Delphine Humblet.

Après l’assermentation de trois nouveaux conseillers, ouverture de la discussion sur le budget 2012 qui prévoit un excédent de revenus de Fr. 16 033.–. La salle est restée aphone, chaque membre du Conseil ayant reçu un document fouillé de la présentation comptable communale, aucune question n’a été formulée.

Après lecture du rapport positif de la Commission de gestion par Denise Charlet, qui rend tout de même attentive la municipalité d’être soucieuse avec les dépenses, l’assemblée accepte le budget 2012 sans délibération.

Dans le suivi de l’ordre du jour, les demandes d’autorisations de rigueur en début de législature; 1°, de statuer sur les acquisitions et aliénations d’immeubles et autres octrois de servitudes, pour des dépenses imprévisibles à hauteur de 30 000 francs; 2°, de plaider dans certains litiges juridiques, et 3°, de veiller au plafond en matière d’emprunts et de risques de cautionnement limité à Fr. 2 500 000.–, ont tous été acceptés à une large majorité.

Concernant le plafonnement d’emprunts, le ratio cantonal pour la commune de l’Abergement est de 215% au terme de l’exercice 2010, à cet égard, la Municipalité va tout mettre en œuvre pour éviter une péjoration de cette situation critique.

Large temps de parolepour affaires d’eau

Les problèmes liés à l’eau ont fait couler plus de paroles que les chiffres du budget: en primeur, contestation sur l’achat de nouveaux compteurs d’eau, mais les nouveaux compteurs sont livrés et seront posés prochainement. Autre souci, la vétusté du réservoir d’eau de la commune qui va devoir être mis en conformité, cela dans un avenir proche. Explication est donnée sur le résultat d’un sondage qui a permis la découverte d’une nouvelle source d’un débit de 120 litres/minute, mais qui doit encore être contrôlée. La liaison récente du réseau d’eau usée à la STEP d’Orbe amène une sensible augmentation des coûts d’épuration de Fr. 1,10 à Fr. 1,55.

Nominations

Pierre Meylan a été nommé à la suppléance de l’AISM (Association intercommunale de la source Mercier), et Christophe Beguin, à la commission de modération du trafic, commission qui passe ainsi à cinq membres.

Dans les communications municipales et divers, Patrick Jordan municipal, donne un préavis sur la taxe d’élimination des déchets ménagers, en regard de la réglementation cantonale en vigueur d’une taxe incitative: affaire à suivre…

Toujours dans ce domaine, une discussion et réflexion s’engagent sur l’opportunité de permettre le dépôt des ordures ménagères hors déchétterie, ainsi que sur l’horaire d’ouverture de cette dernière qui sera avancé d’une demi-heure pendant la saison hivernale, soit de 18 h. à 19 h.

Clôture de la séance par le président, qui permet à la boursière Valérie Courvoisier de distribuer les jetons de présence d’une valeur symbolique de cinq francs, et aux autorités d’inviter les intéressés au caveau communal.

Photo Alain Michaud

34 élèves de VSO des classes de Mmes Conod et Schlosser se sont rendus à Tolochenaz et au Sentier.

Insertion professionnelle: en visite

34 élèves de VSO des classes de Mmes Conod et Schlosser se sont rendus  à Tolochenaz et au Sentier.

34 élèves de VSO des classes de Mmes Conod et Schlosser se sont rendus à Tolochenaz et au Sentier.



Les élèves de 9ème année VSO sont allés visiter les centres professionnels de Tolochenaz (Fédération Vaudoise des Entreprises) et du Sentier (Horlogerie). Le but étant de permettre aux ados, proches de la fin de leur parcours scolaire, de voir des apprentis à l’œuvre dans le cadre des cours professionnels.

Le matin, ce sont plutôt les garçons qui ont regardé, en général avec attention, les jeunes gens pratiquer quelques facettes de leur métier. Ils ont vu en particulier les maçons, les carreleurs, les peintres, les ferblantiers et les artisans du bois (menuisiers, ébénistes et charpentiers). Ils n’ont pas manqué d’être impressionnés par la complexité de l’enseignement. Au préalable, l’un des dirigeants de l’école, M. Pidoux, leur a donné quelques «tuyaux» sur la manière de se présenter à un patron.

Un élément déterminant à l’heure d’obtenir un contrat d’apprentissage. Il a dit à quel point l’application et le sérieux lors d’un stage dans une entreprise peuvent être un facteur déterminant. De la même manière, il les a aussi encouragés à travailler encore sérieusement à l’école, car le carnet scolaire, notamment en mathématiques, a son importance à l’heure du choix.

Du boulot dans l’horlogerie

L’après-midi, ils ont passé du gros œuvre à la micro-mécanique. L’horlogerie nécessite une précision toute particulière. A l’école technique du Sentier, la plupart des apprentis viennent essentiellement du canton de Vaud et pas seulement de la Vallée ou de la France voisine comme on pourrait le croire. Ils ont apprécié la finesse d’un travail qui passe par la loupe ou par des ordinateurs et bien entendu par des machines très sophistiquées pour l’usinage des petites pièces nécessaires à la fabrication des montres. Ils ont pu voir à l’œuvre des horlogers, des bijoutières, des dessinateurs comme des micromécaniciens.

A l’interview, plusieurs apprentis ont révélé qu’ils n’avaient pas forcément songé pratiquer l’un de ces métiers, mais que le stage d’abord puis la pratique les ont convaincus d’avoir fait le bon choix. Surtout dans un domaine où il y a de l’emploi. On notera que l’école, dirigée par M. Bachelard, offre aussi des possibilités aux jeunes en difficultés scolaires qui peuvent obtenir une attestation de formation professionnelle (AFP) en deux ans alors que les autres apprentissages exigent 3 ou 4 ans de pratique.

Pas se décourager

Quelques jours plus tôt, leurs parents ont été informés sur le choix des métiers et la possibilité de recourir aux services de l’insertion professionnelle de la commune d’Orbe qui peut les accompagner dans la recherche de ce premier emploi ou d’un stage. Il a été précisé qu’il faut être persistant dans la démarche car les refus sont nombreux. Ne jamais se décourager est le maître mot dans les circonstances actuelles où les jeunes de VSO doivent apporter davantage la preuve de leur volonté de réussir pour décrocher la place d’apprentissage. Un long chemin les attend, mais rien ne dit que ces jeunes gens ne parviennent pas à atteindre leur but.

Leur intérêt pour une profession et leur motivation permettent souvent de renverser la tendance pour ces ados qui ne réalisent pas toujours qu’ils sont à quelques mois de leur entrée dans la vie professionnelle.

Photo Pierre Mercier

Les débats se sont poursuivis à l’heure de l’apéro (de droite à gauche) autour des syndics de Vallorbe Stéphane Costantini, de Montcherand Jean-Michel Reguin et de Bavois Olivier Agassiz.

Syndics en assemblée: la musique en question

Les débats se sont poursuivis à l’heure de l’apéro (de droite à gauche) autour des syndics de Vallorbe Stéphane Costantini,  de Montcherand Jean-Michel Reguin et de Bavois Olivier Agassiz.

Les débats se sont poursuivis à l’heure de l’apéro (de droite à gauche) autour des syndics de Vallorbe Stéphane Costantini, de Montcherand Jean-Michel Reguin et de Bavois Olivier Agassiz.

Réunis à Yverdon-les-Bains, les syndics des communes du district Jura-Nord vaudois n’ont pas été totalement convaincus par les propos de Nicolas Gyger, du service cantonal des affaires culturelles. Venu présenter les effets de la nouvelle loi sur les écoles de musique, ce fonctionnaire du département de Mme Lyon a subi les assauts des élus qui considèrent cet impôt comme une charge de plus à leur endroit.

Une loi qui entrera en vigueur à partir du 1er août prochain et qui coûtera Fr. 1.88 par habitant en 2012 avant de grimper à Fr. 4.50 pour l’année suivante et s’envolera jusqu’à Fr. 9.50 en 2017 à travers une progression d’un franc par an. Beaucoup de représentants de communes possédant une école de musique, souvent dans le cadre de la fanfare locale, se sont inquiétés pour le financement de leur institutions, puisqu’il ressort clairement que cet appui sera destiné en premier lieu aux différents conservatoires du canton.

En plus, les localités risquent fort d’être sollicitées pour aider les élèves qui fréquenteront ces centres de formation où le professorat ne sera ouvert qu’au personnel diplômé, d’où une probable augmentation de l’enseignement.

Députés tancés

A première vue, de nombreuses Municipalités étaient opposées au principe lors de la consultation qui a précédé le vote du Grand Conseil. Ce dernier n’a pourtant guère tenu compte de l’avis de l’Union des Communes Vaudoises qui avait préavisé négativement la création de cette loi. Ce qui a provoqué la réaction du syndic de Vallorbe, Stéphane Costantini, qui a demandé aux députés présents dans la salle de mieux défendre les intérêts de leur région à l’heure où ces derniers vont présenter leur candidature pour les prochaines élections cantonales, avec de belles promesses.

Visiblement, cette loi a mis en opposition les villes et les campagnes qui n’ont guère apprécié de n’être pas entendues. Du reste à l’heure de désigner un représentant du district au comité de la fondation de 17 personnes, ils ont préféré nettement faire confiance au municipal de Sainte Croix, José Gonzales face à sa rivale yverdonnoise.

La voie du Tribunal fédéral

Le second débat sur le financement de la gestion des déchets dans les communes, présenté par Etienne Ruegg, a moins fait l’objet de contestation. Le délégué du SESA est surtout revenu sur l’affaire de Romanel/Lausanne qui a été déboutée par le Tribunal fédéral à la suite de la contestation de l’une de ses citoyennes sur la taxe unique que la commune avait fixée à Fr. 270.–par habitant.

Estimant que cette manière de taxer n’était pas incitative à un meilleur tri des ordures incinérables et recyclables, l’instance suprême a provoqué une sorte de jurisprudence qui laisse sous-entendre que les exécutifs doivent prévoir une taxe au poids ou au sac en plus d’une taxe forfaitaire pour les objets urbains (huiles, etc.) et spéciaux. Notons que le Nord vaudois est quasiment une région pilote en matière de taxe au sac, notamment depuis l’introduction de ce processus par la STRID.

Dans le chapitre des divers, plusieurs syndics se sont insurgés contre le fait que les charges cantonales deviennent de plus en plus difficiles à supporter et briment l’autonomie financière de leurs communes, un avis que partageait le préfet Albert Banderet qui a mené avec brio les débats.

Photo Pierre Mercier

De droite à gauche: Michel Glauser, Olivier Chautems, Fabiola et Samuel Chapuis, derrière Claude Nouveau, Jean-Claude Monnier et Christian Leuenberger.

Les viticulteurs de Champvent font la fête

De droite à gauche: Michel Glauser, Olivier Chautems, Fabiola et Samuel Chapuis,  derrière Claude Nouveau,  Jean-Claude Monnier et Christian Leuenberger.
De droite à gauche: Michel Glauser, Olivier Chautems, Fabiola et Samuel Chapuis, derrière Claude Nouveau, Jean-Claude Monnier et Christian Leuenberger.

Au sein de l’AOC des Côtes de l’Orbe, les vignerons de Champvent exploitent des domaines viticoles situés à l’extrémité nord sur le plan géographique. Ce sont en plus des viticulteurs dont les domaines ne sont pas immenses, et qui, pour, l’essentiel, pratiquent la vente directe au consommateur.

C’est notamment pour cette raison que les cinq producteurs de Champvent organisent depuis quelques années, à la grande salle, une fête du vin. L’édition 2011 de cette manifestation a eu lieu samedi passé. «Nous avons rencontré un beau succès, précisait après le weekend Olivier Chautems, l’un des cinq producteurs locaux organisateurs de la fête. Et les amateurs se sont aussi volontiers restaurés sur place, ce qui bien entendu améliore l’ambiance générale».

«Pour nous, la vente directe est essentielle, expliquait aussi son collègue Christian Leuenberger. Elle nous permet d’être au plus près des préoccupations des clients finaux, de récolter leurs avis et critiques éventuels, et aussi bien sûr de placer une production qui reste assez modeste en comparaison de celle des grandes maisons de vins». Pas de doute qu’en faisant venir à eux de façon groupée et organisée des habitants du village, mais aussi des clients domiciliés plus loin, les viticulteurs de Champvent font plaisir à ceux qui leur rendent visite, mais en récoltent aussi de nouveaux en raison de la fidélité qui leur est témoignée.

Photo Olivier Gfeller

Julien Favre passe le témoin à Florian Musy.

AG du VC Orbe: pour le triplé

Julien Favre passe le témoin à Florian Musy.

Julien Favre passe le témoin à Florian Musy.

Non, Julien Favre n’entend pas remporter le Giro, le Tour de France et la Vuelta. Le président du VCO a tout simplement quitté la présidence du club car son amie attend des …triplés mâles pour le mois d’avril. Dans ces conditions bien compréhensibles, il se devait de consacrer l’essentiel de son temps à sa future famille.

La passation de pouvoir s’est faite dans la logique. Florian Musy, vice-président, lui succède et sera épaulé par Michael Randin qui devient son second dans une société qui se porte bien puisqu’elle compte 157 membres et un capital de près de 90’000 frs. Julien n’est du reste pas le seul à se retirer. Pierre-André Magnenat ne rédigera plus le procès-verbal des assemblées après de très nombreuses années de service alors que Jean-François Thonney était fêté pour 40 ans de fidélité au VCO.

Route délaissée

Christian Brechbühl, lu, va réduire son activité à la formation des routiers car il n’y a désormais plus de juniors ni d’écoliers dans cette spécialité. Il sera remplacé par Christian Schneiter, fraîchement diplômé Jeunesse et Sport. Si la route n’attire plus les très jeunes, on espère qu’à travers l’école de VTT, dirigée par Yves Darbellay, certains juniors bifurqueront vers la route comme ce fut le cas pour Lars Schnyder qui a obtenu de très bons résultats avec en particulier une participation à Paris-Roubaix avec la sélection helvétique juniors.

Danilo Wyss (pro chez BMC) est le porte-drapeau du club dans le domaine. Si Cyrille Thièry, Thèry Schir et Damien Corthésy se sont illustrés sur la piste cette année, ils n’ont pas abandonné pour autant leurs ambitions dans les épreuves sur route comme Loïc Aubert chez les élites.

Contrôle à la Bessonne

Malgré ce manque d’intérêt pour la route, le club a organisé plusieurs manifestations comme le Giron du Nord vaudois en partenariat avec le VC Vallorbe ou le contre-la-montre des Trois Rivières, après avoir accueilli le Tour du Pays de Vaud en 2010. Surprise au terme de la course de côte interne à la Bessonne, Danilo Wyss a dû se soumettre à un contrôle anti-dopage à la demande de dirigeants venus du Danemark!

Un camp d’entraînement en France (Lalonde) a réuni une vingtaine de membres et sera reconduit l’année prochaine. A titre d’exemple, on mettra en exergue le fait que le VC Orbe a accepté de servir la fondue aux bénévoles du dernier Tour de Romandie avec à la clef le nettoyage d’une centaine de caquelons, qui a nécessité pas mal d’huile de coude comme ils ont pédalé pour activer la broche qui grillait un sanglier à l’initiative d’un restaurateur urbigène.

C’est dire la bonne ambiance qui règne dans ce club qui ne recule pas devant les tâches les plus diverses.
Le comité, dans lequel on compte deux dames (Valérie Randin à la caisse et Ingrid Biétry au secrétariat), a eu des contacts avec les responsables de la Wysam 333 pour une future collaboration. Le club est aussi représenté au comité de l’Association Cantonale Vaudoise de Cyclisme par Michel Favre. Quant au fan’s club de Danilo Wyss, il a remis un chèque de mille francs pour la formation. Comme quoi la solidarité n’est pas un vain mot au VC Orbe.

Mission accomplie

Julien Favre aura passé six années au comité dont quatre à la présidence. Il se plaît d’abord à dire le plaisir qu’il a éprouvé avec un comité jeune mais grâce aussi à des résultats extraordinaires. Deux titres et des médailles aux championnats d’Europe et de Suisse sur piste, la progression des Schnyder (Sylvie a obtenu 10 succès en VTT) et un professionnel dans l’équipe la plus huppée du peloton, ont de quoi réjouir le démissionnaire. Sans oublier l’appui d’une équipe d’entraîneurs fidèles et la bonne fréquentation de l’école de VTT. Cette motivation de tous est absolument formidable pour un dirigeant.
Au chapitre des souvenirs, il retient en premier lieu la parfaite organisation du championnat romand sur route en 2009 avec l’appui des autorités communales. S’il est sûr de laisser un club sain à son successeur, il est un peu inquiet de l’avenir du cyclisme sur route quand bien même il comprend les parents qui ne souhaitent pas que leurs progénitures soient confrontées à la circulation qui n’a guère d’égard pour les cyclistes.
Il se plaît à relever que le relais sera assumé dans la continuité dans ce club qui se veut familial. La passion du vélo, transmise par son prédécesseur Jean-Louis Monnier, demeure intacte. A 34 ans, il cède son poste à Florian Musy, Baulméran de 28 ans qui exerce la profession de technicien/géomètre. Un garçon qui connaît bien ce sport puisqu’il a pris la troisième place du classement général du Giron, remportant la classe amateur, et à qui il souhaite de connaître autant de satisfactions que lui à ce poste.

Photo Pierre Mercier

Plutôt bien lotis


Vous avez appris que le salaire moyen en Suisse est de 5’979 francs brut. Bien sûr que ceux qui ne gagnent que trois mille francs ou à peine plus par mois mesureront la différence qui existe entre le bas de l’échelle et son sommet.

N’empêche qu’une comparaison avec nos voisins français démontre à quel point nous sommes avantagés. Le gouvernement de l’Hexagone entend taxer plus les salaires en-dessus de 2500 euros (3000 frs en gros). Le pouvoir d’achat est résolument plus important chez nous qu’en Europe. Se contenter de cette constatation ne suffit pas. Sûrement que nous avons plus de charges avec notamment les assurances maladie qui sont prises en charge par les individus chez nous, par la Sécurité Sociale en France, par exemple. On peut aussi évoquer le prix de l’alimentation, des produits pharmaceutiques, de la construction et des loyers pour savoir que notre portemonnaie est plus sollicité qu’ailleurs.

On ne doit pas oublier non plus que nos acquis sociaux sont autrement plus conséquents qu’à l’étranger. C’est heureux dans la conjoncture actuelle où les annonces de licenciements ont pullulé ces derniers temps. Etre au chômage était, pour ma génération, la pire des choses. La jeunesse d’aujourd’hui devra faire avec, et c’est grâce à un bon système social que les sans-emploi ne se retrouvent pas trop vite à la rue comme aux USA ou en Espagne.

N’empêche que cette solidarité gouvernementale pourrait s’essouffler à force d’être sollicitée et c’est la raison pour laquelle les entreprises qui débauchent, alors que leurs bénéfices sont toujours conséquents, devraient contribuer à la facture du chômage que le quidam paye à travers ses impôts et ses cotisations sociales.

Au centre de la photo: Dominique Faesch, Hugues Schertenleib et Bernard Randin lors de la partie officielle.

L’Office du Tourisme: un lien entre les voyageurs et les habitants

Au centre de la photo: Dominique Faesch, Hugues Schertenleib et Bernard Randin lors de la partie officielle.

Au centre de la photo: Dominique Faesch, Hugues Schertenleib et Bernard Randin lors de la partie officielle.

Le nouvel office, après bien des travaux, a été inauguré jeudi 17 novembre. C’est un espace chaleureux, accueillant et convivial qui est mis désormais à disposition des visiteurs venant chaque année dans notre région.

Le tourisme

En toute saison, Orbe est visitée par de nombreux vacanciers, campeurs, marcheurs, touristes ou simples passants d’un jour, voire même de pèlerins qui suivent la Via Francigena (Voie des français qui mène à Rome). La cité compte quatre guides qui accompagnent les personnes dans la découverte de la ville ou des mosaïques. Les parcours, marqués par les traces de pas peints au sol, sont également bien suivis.

Le manque de logements freine un peu l’arrêt des pèlerins en ville d’Orbe, mais l’Office du Tourisme compte sur la population pour mettre à disposition de nouvelles chambres d’accueil. Le seul bémol, comme l’a souligné Henri Germond dans son allocution jeudi passé, sontles difficultés que rencontre Orbe pour mettre en valeur le site magnifique de Boscéaz qui dort sous terre et qu’il faudrait pouvoir montrer d’une manière ou d’une autre.

Madame Faesch a rappelé que cet Office du Tourisme est le lien entre les visiteurs et la ville, donc avec les artisans de la localité, mais également avec les citoyens qui peuvent y trouver des renseignements ou y apporter des idées.

Une belle équipe vous accueillera à la Grand-Rue 1, et ceci cinq jours sur sept, pour le moment. Il s’agit de Christelle Pétremand – Piccinin, cheffe d’office qui avait été remplacée pendant un temps par Marie-Claude Fanchini, et d’Aline Johner, collaboratrice régionale.

Photo Marianne Kurth

Charlotte, souriante, dans son appartement à Chavornay

Charlotte Chevalley: une chanteuse atypique

Charlotte, souriante, dans son appartement à Chavornay

Charlotte, souriante, dans son appartement à Chavornay

Dans cette région, Charlotte Chevalley n’est pas une inconnue dans le domaine de la chanson. Sa voix chaude et rauque autant que puissante en a déjà charmé plus d’un! Ses premiers pas dans la chanson, elle les fit à l’âge de 5 ans aux côtés de son papa qui lui apprend à chanter et la soutiendra dès lors sur cette voie. En 1987, son début de carrière prend forme lors de sa rencontre avec l’humoriste vaudois Bouillon. Immédiatement séduit, il lui demande de venir chanter à la revue du Mont-sur-Lausanne puis à celle de Thierrens, interprétant en particulier des chansons d’Edith Piaf.

A l’orée des années 2000, elle fait un tabac avec un tour de chant consacré à celle que l’on surnomme la Môme, interprète de l’hymne à l’amour ou la vie en rose. «Piaf me colle à la peau» se targue-t-elle «On me dit que lorsque je chante, je donne des frissons. J’ai un don, une puissance de voix hors-norme mais je garde les pieds sur terre, rien n’arrive sans rien dans la vie».

Nouveau départ

Pleins de projets prometteurs l’attendent encore en cette fin d’année. Elle se rendra en Espagne avec l’orchestre de Guy Roland pour les fêtes avec un répertoire de variétés anglophones, germanophones et hispaniques. S’en suivra en avril une croisière musicale en Méditerranée puis une tournée en Suisse romande. «Maintenant que le train est en marche, je ne vais pas lâcher!» lance-t-elle impatiente. «Étant jeune, si j’avais été seule et sans enfant, j’aurais pu faire une véritable carrière professionnelle».

Mais Charlotte croit au destin, que les événements de la vie sont prédéfinis, que la route est tracée d’avance. Néanmoins elle affirme sans aucun regret que la plus belle richesse est ses enfants.

Un deuxième album

A presque 50 ans, c’est le moment ou jamais de réaliser ses rêves. Si vous lui demandez quel sera son voeu pour 2012, elle vous répondra que la sortie de son deuxième album avec ses propres chansons sera sa priorité. En phase de finalisation, il est réalisé en collaboration avec Frédéric Mueller, auteur-compositeur et Jacques Dubois, pianiste aux multiples facettes. «Fred est venu me voir chez moi, il a écouté mon histoire, ma vie, mes enfants. En une heure trente il m’a écrit vingt chansons sur mesure! Jacques est un pianiste virtuose, il est vraiment génial!».

Fière de son parcours, Charlotte Chevalley conclut enthousiasmée «Chanter est ma passion, ce n’est que du bonheur, merci à la vie!».

Vous pourrez découvrir en avant-première trois titres du futur album sur le site www.mx3/artist/charlotte ou vous procurer «Charlotte chante Piaf» au 024 441 53 18.

Photo Sarah Gigon

Hugues Schertenleib, Pierre Mercier, Claude Recordon, Henri Germond, les 2 collaboratrices de Green Team.

Aménagement de la place du Marché: plusieurs idées retenues

Hugues Schertenleib, Pierre Mercier, Claude Recordon,  Henri Germond, les 2 collaboratrices de Green Team.

Hugues Schertenleib, Pierre Mercier, Claude Recordon, Henri Germond, les 2 collaboratrices de Green Team.

Lundi soir s’est tenue la réunion clôturant la série d’ateliers participatifs, Agenda 21, en présence de toute la Municipalité, au sujet de l’aménagement du centre ville d’Orbe et plus particulièrement de celui de la place du Marché.

Pas de décisions à ce stade

Cette quatrième rencontre s’intitulait «décisions de la Municipalité», mais à ce stade rien n’avait été arrêté. Etant donné que la réfection de la place du Marché avait déjà passé devant le Conseil communal, il faut recommencer tout le processus et représenter un projet. La soirée a plutôt été consacrée à un échange entre la Municipalité, qui a donné son point de vue à propos des propositions faites dans les ateliers et les participants qui ont posé des questions et fait des remarques.

Lors de la troisième rencontre, on avait planché sur les aménagements de la place du Marché, sept groupes avaient été constitués selon leurs affinités par rapport à la voiture: statu quo par rapport aux places de parc et au trafic, réduction des places de parc, suppression des places de parc mais transit permis et enfin zone complètement piétonne.

Circulation et stationnement maintenus

Ce sont surtout Henri Germond, parlant aussi au nom de Jacques-André Mayor, malade, et le syndic Claude Recordon qui se sont exprimés. Après une brève introduction, tous les projets des troisièmes ateliers ont été passés en revue et commentés. La Municipalité s’est dite positivement surprise par l’enthousiasme et le nombre d’idées produites. Les projets avaient été classés selon leur popularité, (à la fin de chaque atelier les participants votaient pour les meilleurs projets). Le projet préféré, le numéro 8, a aussi séduit Claude Recordon qui va étudier la possibilité de mettre une tente amovible lors de manifestations, mais la verdure ne le convainc pas, la place étant très minérale; la proposition d’un revêtement plus régional, comme du calcaire, est difficile à appliquer, il est plus fragile et ne conviendrait pas du tout à la circulation.

Zone 20 km/h.

Pierre Mercier a rappelé qu’il a déjà été décidé de faire une zone 20 km/h. sur la place du Marché et la Grand-Rue et éventuellement la rue Centrale; cela implique la priorité absolue aux piétons et il n’y aura plus de trottoirs ni de passages piétons. Le syndic a rappelé aussi que le principe de voirie mixte (piétons et voitures cohabitant) avait déjà été proposé mais cela paraissait tout à fait incongru à l’époque et il est content de voir que les mentalités ont évolué. L’idée de promouvoir les mosaïques au centre lui a également plu, mais pas sous la forme proposée (une mosaïque au sol), il envisagerait plutôt une signalétique verticale. Il a souligné que le mobilier urbain imaginé (bacs à fleurs, banc...) est envisageable dans tous les cas de figure, car il est simplement posé après.

Beaucoup de questions ensuite sur l’avenir des projets ont été posées, un grand nombre de personnes présentes étaient perplexes sur l’utilité des ateliers, vu que le projet avait déjà passé devant le Conseil communal... Cependant, Henri Germond a assuré que tout était possible, même si son collègue aurait aimé que les travaux commencent au plus vite. Il faut repasser devant le Conseil avec de nouvelles propositions qui annulent celles prises précédemment.

Le choix du revêtement a également soulevé plusieurs interrogations, des tests vont d’ailleurs prochainement être faits : on va mettre des dalles au milieu de la circulation pour contrôler leur résistance. Et même s’il a pratiquement déjà été choisi, en repassant devant le Conseil tout peut être remis en question.

Nouvelles vieilles idées

Les résultats du deuxième atelier ont ensuite été commentés par les municipaux. Claude Recordon a relevé que plusieurs manifestations ou associations proposées avaient déjà existé et qu’il faudrait les réactiver. Il a rappelé que la SICUP, avant, était partagée en deux sections : l’industrie et le commerce ce qui était plus approprié à son avis, ces deux sections n’ayant pas les mêmes intérêts.

Le concours: «Orbe, ville fleurie» a aussi déjà eu lieu mais la personne organisant cette manifestation n’a jamais trouvé de successeur. Le syndic a encore souligné que la Municipalité était prête a soutenir la plupart des projets mais l’initiative devait venir des privés, et plus spécialement des commerçants. Il a beaucoup aimé l’idée du tunnel sous la ville, dans un premier temps a déclaré que ce serait probablement pour dans une vingtaine d’années, mais suite aux arguments développés par Ernest Badertscher, ils ont convenu d’un rendez-vous pour une première discussion. Les discussions se sont poursuivies de manière informelle ensuite autour d’un petit buffet.

Les personnes intéressées par le détail de tous les projets des trois ateliers Agenda 21, les trouveront sur le site de la commune d’Orbe (www.orbe.ch), sur la page d’accueil, on trouve l’Agenda 21.

Photo Natacha Mahaim