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A droite: une construction qui marque le début supérieur du terrain qui devait comporter les 6 villas jumelles.

L’Abergement: pas de villas au «Petit-Vailloud»

La semaine passée, on a appris que le Tribunal fédéral avait définitivement donné tort à la commune de l’Abergement et à un promoteur. Ce dernier voulait ériger 6 villas jumelles et 6 garages, doublés de 13 places de parc extérieures au «Petit-Vailloud», ce hameau de quelques fermes et demeures anciennes situé sur les hauts de l’Abergement, à environ un kilomètre à vol d’oiseau du centre du village.

Longue marche judiciaire

L’enquête publique a eu lieu en mars-avril 2014. La Municipalité a reçu à l’époque 3 oppositions dont l’une émanait de «Pro Natura Vaud». Ces oppositions ont été levées par l’Exécutif, mais «Pro Natura Vaud» a recouru contre cette levée. C’est en mars 2016 que la Cour de droit administratif et publique du canton de Vaud s’est prononcée sur ce recours.

L’argumentation de l’association protectrice de la nature a été reçue. Elle relevait en particulier que «le principe fondamental est qu’il ne faut pas classer en zone à bâtir des biens-fonds peu ou pas construits, dès lors que le périmètre comprend les terrains déjà largement bâtis suffisant aux besoins probables dans les quinze prochaines années».

Le Tribunal a considéré, en résumé, que la demande de construction, qui date de plus de trente ans après la mise en œuvre du PGA, reposait sur des bases qui ont changé depuis lors, notamment quant aux nécessités de construction dans une zone à bâtir particulière comme l’est celle d’un hameau.

Des limites au développement nécessaire

L’Omnibus a recueilli la position de Monique Salvi, syndique, au sujet de cette issue judiciaire négative. «Nous prenons acte de cette décision, précise-t-elle, en la trouvant cependant quelque peu choquante. En effet, depuis 1981, l’Abergement disposait d’un plan général d’affectation en vigueur, dûment voté et avalisé par le canton».

À relever qu’il s’agit de la position de la syndique, l’Exécutif du village n’ayant pas encore pu débattre de cette affaire. Toujours selon la syndique, aucun autre projet de construction ne lui est connu actuellement sur cette même parcelle de terrain.

Les gabarits de l’immeuble à côté des villas.

Baulmes : la commission a apprécié le suivi des dossiers

La commission de gestion a notamment pour tâche le suivi des préavis votés par les membres du législatif. Ce suivi administratif a été effectué par les membres de la Coges; le rapport de la commission précise que tout a été fait en conformité et en accord avec les règlements politiques.

Quelques informations

L’introduction du nouveau billet de 50 francs va poser quelques ennuis à divers appareils financiers. C’est notamment le cas de celui qui recharge les cartes à puces pour l’élimination des déchets; ce dernier ne reconnaît en effet pas le format de ces nouveaux billets. Tout sera à nouveau compatible rapidement a rassuré le syndic Julien Cuérel.

D’autre part, le nouveau dégrilleur de la station d’épuration acheté à bon prix à la commune de Servion sera en fonction à la fin du mois de mai.

Il faudra attendre la prochaine séance du conseil du 24 juin pour que le crédit d’études prévoyant la modernisation et l’agrandissement de l’Hôtel de Ville soit voté.

Enfin les conseillers ont été informés que la séance d’assermentation des nouveaux membres du législatif et de l’exécutif a été agendée au 30 mai à 19 h. 30 à l’Hôtel de Ville.

Les conseillers informés d’une pétition

Les conseillers communaux ont été informés, lors de cette dernière séance, qu’une lettre-pétition avait recueilli 115 signatures qui s’opposent à la construction d’un immeuble dans un quartier de villas situé à l’entrée du village en venant d’Yverdon. Lors de la mise à l’enquête, quelques oppositions avaient été déposées. Le propriétaire du terrain a remodelé son projet qui semble aujourd’hui répondre aux normes prescrites.

Ces signatures seront-elles suffisantes pour que le projet ne se réalise pas? Affaire à suivre.

A gauche, villa de 5 pièces, à droite villa de 7 pièces et demie.

Valeyres-sous-Rances: 14 villas mitoyennes éclosent

A gauche, villa de 5 pièces, à droite villa de 7 pièces et demie.

A gauche, villa de 5 pièces, à droite villa de 7 pièces et demie.

Il y a environ 10 ans, la commune recherchait de nouvelles zones à bâtir. Gilbert Vidmer, agriculteur à Valeyres, a proposé sa parcelle agricole et le changement d’affectation de zone a eu lieu.

C’est alors Stéphane, enfant du village et fils de Gilbert, qui entre en scène. Stéphane est issu du milieu bancaire; associé avec P. Harnisch ils créent une société de financement hypothécaire. C’est décidé, le défi est lancé. Les 2 associés font le pas de financer leurs propres maisons. L’idée du nouveau quartier est née.

Des maisons familiales

7 villas de 5 pièces et demie et 7 de 7 pièces alignées sous l’église, en lisière des champs. Pour chacune, une parcelle de 500 m2 (de l’espace sans l’embarras de l’entretien!) et un intérieur traditionnel et lumineux.

Les buts visés sont premièrement de créer des objets où les propriétaires se sentent acteurs concernés; donc pas de vente sur plans. Deuxièmement, de proposer des objets accessibles en coût à des familles.

Pari réussi, puisque les 14 villas sont vendues. Les deux derniers chantiers seront clos en juin 2012.

Les nouveaux propriétaires s’intègrent

Au total une soixantaine de personnes dont 25 enfants en bas âge, de la vie en perspective! Pour la moitié, des gens de la région lausannoise, mais aussi des habitants de Valeyres ayant eu l’opportunité de devenir propriétaires. Stéphane et sa famille vivent dans la première maison, le président du Conseil, dans la deuxième.

Est-ce cette alchimie où des gens de Valeyres sont parties prenantes, quoi qu’il en soit la participation du «nouveau quartier» à la vie villageoise est notable, tant au Conseil que dans les sociétés locales.

Au chemin de Marex même, l’ambiance semble bon enfant et conviviale; pour preuve, une fête de quartier a déjà eu lieu! Bienvenue au village!

Photo Catherine Fiaux