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L'Eglise et son clocher à bulbe

Bretonnières : l’avenir du Battoir et de la Gravière en question

C’est sous la présidence de Yann Brechbuhl que le Conseil général de Bretonnières s’est réuni la semaine passée. A part l’adoption sans discussion du nouveau règlement sur la distribution d’eau, un passage obligé cantonal selon le syndic Pierre-Daniel Collomb, la quarantaine de membres présents ont ensuite pu entendre la réponse municipale à la motion pour le développement du battoir de Sarah Chappuis et consorts. Une réponse provisoire pas encore destinée à une décision formelle, mais expliquant les démarches de l’Exécutif. Ce dernier a noué des contacts avec un bureau d’architectes qui a accepté de se charger bénévolement d’une étude préalable de faisabilité et de coûts alternatifs.

Battoir

Selon le municipal des bâtiments, Morgan Jolliet, il existe plusieurs variantes à 7, 8 et 10 appartements. L’un ou l’autre d’entre eux pourrait être réservé à une utilisation communale. Le projet devrait représenter un investissement rentable d’environ 3 millions de francs, avec une marge d’estimation de 20%. Le projet complet n’est pas prêt et prendra encore du temps et demandera sans doute l’organisation d’un concours d’architectes pour tenir compte de l’ensemble des avis récoltés au cours de la procédure participative. Ceci pour définir le meilleur projet pour le futur de Bretonnières. Quelques voix se sont fait entendre pour regretter la probable disparition de la grande salle qui est «bien utile en cas de réunions lors des obsèques, par exemple». Une utilité qui semble très onéreuse à terme, alors que d’autres grandes salles – non rentables – existent dans d’autres villages avoisinants. Sans voter formellement sur la réponse à la motion, le Conseil a émis un avis majoritairement positif face à la démarche entreprise par l’Exécutif qui sera donc poursuivie.

Mise à l’enquête prochaine pour la Gravière

Le projet pour la Gravière comprenant le raccordement ferroviaire sera mis à l’enquête en novembre. Durant la seconde moitié du même mois, une réunion d’information publique aura lieu réunissant tous les intervenants, y compris les différents départements cantonaux concernés et leurs spécialistes. Le canton de Vaud produit et continuera de produire des tonnes de déchets de démolition non polluants qui devront bien être enfouis dans les prochaines décennies, notamment ceux en provenance du projet ferroviaire Léman 2030, a précisé le syndic Pierre-Daniel Collomb.

L’Ecusson vaudois a rouvert

Il y a quelques jours, l’Auberge communale de l’Ecusson vaudois a rouvert, pour le plus grand plaisir de l’Exécutif qui a retrouvé un locataire et celui des habitants du lieu.
C’est Yves Mignot, ancien tenancier du Petit Port à Saint-Sulpice, qui a repris les rênes de l’établissement avec une cuisine «de chez nous». Mais – si l’on en croit la rumeur – probablement sans les filets de perches qu’il a servis durant des lustres.

Police du Nord vaudois: pas de remise en question pour l’instant

Ces derniers mois, les conseillers communaux d’Yverdon se sont étonnés du peu d’emprise que leur commune possède sur la marche de la Police du Nord vaudois. A l’origine, les statuts de cette association décrivaient très clairement les responsabilités de chacun des partenaires, actuellement au nombre de 11, avant la disparition de Corcelles/Chavornay et d’Essert Pittet qui fusionneront avec Chavornay au 1er janvier 2017. Ainsi, le comité directeur comprend un représentant de chaque commune et siège une dizaine de fois par année. Quant à l’assemblée générale, elle réunit des conseillers et des municipaux de chacun des partenaires qui possèdent un certain nombre de voix en fonction de l’ampleur de leur localité. Afin d’éviter qu’Yverdon soit seul maître à bord, les statuts précisent qu’il est nécessaire que les deux tiers des voix soient réunis pour modifier les statuts ou la répartition financière qui se fait aussi en fonction des localités, les plus petites ne payant que les deux points d’impôts ristournés par le canton pour la sécurité.

Statuts inchangés

Contrairement aux informations parues récemment dans la presse, les Yverdonnois ne demanderont pas un changement de statuts, qu’ils ne pourraient obtenir qu’avec l’adhésion de deux autres communes, mais vont revoir leur délégation qui sera représentative du Conseil communal et non plus de la Municipalité, comme c’était le cas jusque-là. Donc, le principe fondamental n’est pas remis en question. Toutefois à Orbe, la motion Wieland suggérait de quitter la PNV pour adhérer à la Gendarmerie. Des contacts ont été pris avec cette dernière et la Commune attend une proposition ferme de la police cantonale pour envisager l’avenir. Il faut préciser qu’une sortie de la PNV ne se fera pas sans compensation financière qui pourrait être lourde puisque la localité est liée avec la Police du Nord Vaudois jusqu’à juin 2022.

Iniquité de traitement

On peut rajouter que si le coût de la PNV est assez conséquent pour les Urbigènes, cela est dû au Canton qui a éludé le résultat de la votation de 2009 en faveur d’une police coordonnée et qui repoussait l’idée d’un corps unique comme le préconisait l’initiative d’Artagnan. Du reste, la Cour des comptes s’est étonnée récemment de l’absence d’une réforme financière qui permet à des localités comme Payerne, Echallens, Gland ou Vallorbe de ne payer que 2 points d’impôts pour leur sécurité alors que les communes affiliées à des polices municipales ou intercommunales paient bien davantage.

Plus de 350 chanteurs qui prennent le temps de chanter comme l’a dit Charles Trenet.

Bavois: Giron très réussi !

Du Jura en Alaska, de la ballade à la messe, tous les rythmes y étaient. Qu’ils soient jeunes ou moins jeunes, figés par le trac ou qu’ils se balancent, tout sourire où n’ouvrant qu’à peine la bouche, ils n’ont qu’un but: se faire plaisir en chantant!

Bien sûr, les critiques musicaux ont des annotations à transmettre aux 12 sociétés qui ont participé. En général, il faut travailler les voix, mieux articuler et progresser. Il y a eu quelques canards ou oublis qui ont passé dans l’ombre de la scène, mais rien de grave, au contraire le concert de samedi après-midi, largement suivi par le public, a été grandement apprécié.

Un attelage a ensuite emmené tout ce monde en haut du village pour un très beau final, avec la complicité de Christelle Muth au piano. Les chœurs d’enfants, avec Magali Ibram et Corinne Tschumi en solistes, les chœurs mixtes et hommes, sous la direction de Jean-Marc Poulin, directeur de Bavois, ont exécuté les chants d’ensemble. Puis les quelque 350 chanteurs ont terminé cette partie enchanteresse sous les oreilles de Patrick Bron. Celui-ci, qui a créé la pièce avec Emile Gardaz, l’a adaptée pour les chœurs d’ensemble du
81e Giron Choral de la Plaine de l’Orbe.

Sous le regard des pies, le délicieux souper s’est déroulé dans la bonne humeur. De sympathiques épisodes ont narré, avec beaucoup d’humour, la vie de ce village paysan. Les chanteurs ont imaginé les tracteurs perdant parfois les pédales et où les billets de train donnent de la dysenterie cérébrale...
L’Avenir de Bavois va pouvoir souffler un peu avant de reprendre ses prochains concerts notamment avec le Chœur de l’Amitié le 29 mai et en juin, ils se rendront dans la région de Champagnole en France.

Pierre Mercier

Orbe: Police régionale, des chiffres qui manquent

En février 2012, le Conseil communal d’Orbe a accepté à une voix près l’adhésion de la commune à la Police du Nord vaudois. Trois ans plus tard, la motion Pierre-Alain Wieland enjoint l’exécutif de réfléchir à cette adhésion avec le recul des années initiales et de comparer les coûts de cette association intercommunale avec ceux qui seraient engendrés par un service de police délégué à la Gendarmerie cantonale.

La Municipalité urbigène vient de déposer son préavis en réponse à la motion en question. En substance, elle y réaffirme sa préférence pour une poursuite de la collaboration avec la police régionale. L’Omnibus a rencontré le municipal de la police Pierre Mercier pour lui poser quelques questions en relation avec cette décision municipale, dont le prochain Conseil devra se saisir. La question du «timing» de la réponse se pose d’abord: ne faut-il pas laisser la future Municipalité prendre position sur cette question, dès lors que c’est elle qui devra composer avec les coûts?

Pour Pierre Mercier, il importait de donner réponse à la motion dans les temps et de terminer son mandat en apportant une réponse concrète à cette question ce d’autant qu’il est en train de travailler à la réduction des coûts avec la PNV. «Cela fait plusieurs mois que je demande à la Gendarmerie des chiffres qui puissent servir de comparaison. Notre première lettre date du 7 octobre 2015 et malgré plusieurs rappels, nous n’avons toujours pas une évaluation des coûts de la Gendarmerie que la commune rencontrera finalement le 26 avril seulement, soit deux jours avant la séance du Conseil communal qui étudiera ce préavis ! Sans chiffres précis de leur côté, une comparaison chiffrée complète n’est guère possible. En plus, nous n’avons pas de précision concernant l’ouverture du poste puisque nous devrions le partager avec Chavornay».

La Gendarmerie ne fait pas de police de proximité

Actuellement, les coûts associés à la PNV représentent pour Orbe un total brut annuel de l’ordre de 1,8 million de francs (budget 2016), mais une réduction est à l’ordre du jour, qui repose sur le degré rabaissé de la dangerosité dans la commune si bien qu’en finalité la charge de la commune serait de 1,1 million. A titre comparatif, les coûts bruts de 3 gendarmes à plein temps représentent Fr. 660 000.– (Fr. 220  000.– l’ETP), ceci sans les frais imputés lors de chaque intervention qui sont facturés à part, notamment lors des manifestations (actuellement gratuites). A côté des coûts récurrents, il faut aussi tenir compte d’une sortie prématurée d’Orbe de l’association intercommunale, c’est-à-dire avant le 30 juin 2022. Cette dédite pourrait s’élever à quelques millions de francs, à verser de suite.

A côté de ces aspects financiers, le Conseil devra dire surtout quel genre de sécurité il veut pour ses habitants. La commune est présentement satisfaite du fonctionnement de la PNV. Son comité directeur se rencontre régulièrement et peut exposer ses soucis qui sont répercutés, à une fréquence que la Gendarmerie ne garantit pas. Pour ce qui touche à la police de proximité, cet aspect est non négligeable. Les renseignements pris démontrent que la Gendarmerie n’a pas pour mission première de patrouiller le territoire à pied.

Enfin à Chavornay, le poste est ouvert deux fois 3 h. 30 par semaine en matinée et cela est peu concevable dans une cité qui pourrait contenir plus de 8 000 habitants en 2025

Yves-Alain Golaz (Yago) l’un des animateurs de RNV au micro

Orbe: Radio Nord Vaudois, pas que pour les jeunes

Basée au Technopôle d’Orbe grâce à l’appui de l’ADNV (Association de Développement du Nord Vaudois), cette radio du web diffuse, 24 heures sur 24, un programme essentiellement musical. En matinée après le wake up (pour vous réveiller), la tranche 8 h.-10 h. intitulée «on ne va pas s’NRV», Alain Golaz évoque l’actualité nationale sur la base des journaux et du Télétexte, car son média n’a pas les moyens d’être abonné aux agences de presse.

Puis de 10 à 20 h., la musique prend le relais. A partir de 20 h. toutes les deux semaines, on présente un acteur économique de la région sous l’enseigne «Enjeux Nord vaudois». L’année star consacrée aux faits culturels de l’année prend place les autres semaines, juste avant «on veut des légendes» qui délivre les coups de cœur de Fred Philipona.

Soirées variées

C’est en soirée que ces amateurs de l’antenne font preuve d’imagination. Le mardi avec «Tiivy show» qui revient sur les programmes TV et le cinéma. Le mercredi, Pal Dégome dès 17 h. suivi par Living’blues à partir de 20 h. Le jeudi, émission de musique et talk-show en direct depuis l’Impro d’Yverdon. Le vendredi, c’est Access week-end, un sujet présenté par le patron de la chaîne Raphaël Descombes. On passe au dimanche, avec un programme de musique classique de 11 h. à 13 h. De 17 h. à 19 h., on épluche le Swiss Music Index avec une participation des auditeurs qui peuvent voter pour un titre.

S’en suit «Jazz Cab (10 h. -22 h.)» avant de terminer la soirée avec «on veut des légendes (22 h. à 2 h. du matin). Radio Nord Vaudois vous offre donc un programme varié et surtout musical qui devrait charmer les ados en particulier et l’on souhaite bonne route à cette équipe dont les moyens financiers et techniques sont limités ce qui ne fait que relever son mérite.

A suivre sur Radio Nord Vaudois

Les trois syndics jacques Piot, Dominique Widmer et Christian Kunze qui entourent la conseillère d’Etat Béatrice Mettraux. (Photo Pierre Pellaton)

Chavornay: enfin la fusion !

Les populations des trois communes de Chavornay, Corcelles-sur-Chavornay et d’Essert-Pittet ont largement accepté la fusion de leurs communes respectives. Déjà en collaboration depuis plusieurs années dans les domaines comme les écoles ou les paroisses, les communes ne feront plus qu’une dès le 1er janvier 2017. Ce qui réjouit le Comité de pilotage qui a poursuivi, aussi vite que possible, les démarches afin de concrétiser ce projet qui dure depuis plusieurs années.
Les populations des villages ont accepté à plus de 75% l’union de leurs forces puisque les Corbeaux de Chavornay ont dit oui à 77% (699 contre 207 non, 8 bulletins blancs et 2 nuls) les Hirondelles de Corcelles-sur-Chavornay à 76% (113 oui, 28 non et 5 bulletins blancs) et les Fouettes-Grenouilles d’Essert-Pittet ont accepté à 86% (54 oui et 9 non) ce qui portera la nouvelle commune à plus de 4560 habitants.

La conseillère d’Etat Béatrice Mettraux, qui assistait aux résultats, s’est félicitée de cette fusion exemplaire sur deux points : d’abord par la solidarité dont ont fait preuve les populations des villages et par la rapidité avec laquelle les autorités ont conduit le projet.
Le Comité de pilotage remercie chaleureusement les citoyennes et citoyens qui lui ont fait confiance et va retrousser ses manches pour organiser la nouvelle commune et affronter les différents défis qui ne manqueront pas de se faire jour.

Satisfaction à Essert-Pittet

Président du Copil de fusion, Dominique Vidmer s’est réjoui du vote clair des citoyens. «Ils n’ont pas voté de guerre lasse. Tout le monde était d’accord pour ce principe à 3». Le syndic d’Essert-Pittet pourra ainsi quitter sa fonction en juin prochain, puisqu’il ne sera pas candidat pour le siège de sa commune, avec le sentiment du devoir accompli. «Il est vrai qu’il aurait fallu trouver du monde pour les prochaines élections et l’enthousiasme est relatif, lorsqu’il s’agit juste d’entretenir les biens communaux sans pouvoir envisager des projets, car avec nos 150 habitants, nos moyens sont très limités».

A Gauche: Nuria Gorrite avec quelques syndics du Jura-Nord Vaudois.

Région: la petite enfance en question à la réunion des syndics

Vendredi dernier, les syndics du district Jura-Nord vaudois ont tenu leur assemblée de printemps au musée du CIMA à Sainte-Croix.

Ils ont entendu pour commencer Marc Miéville, chef du secteur lacs et cours d’eau, qui leur a expliqué les problèmes relatifs à l’entretien des cours d’eau et à la destruction des plantes nuisibles. Au cours de l’heure consacrée aux échanges, la syndique de Donneloye a soulevé le problème du dépassement du plafond d’investissement relativement à d’importants travaux de construction scolaires. Le syndic de Cuarny a évoqué quant à lui le danger que peut représenter la délégation de tâches publiques à des sociétés privées.

Vaud en retard

Invitée à cette assemblée, la conseillère d’Etat Nuria Gorrite, dont le département est chargé aussi bien des problèmes de mobilité que d’accueil de jour, a choisi ce dernier thème pour son exposé. Elle a présenté la loi votée en 2006, dont le but est d’offrir un choix aux familles, et qui a suscité une demande croissante de leur part. Les objectifs définis en matière de création de places d’accueil ont été dépassés, mais ils sont encore en deçà des espérances, une situation qui découle de l’évolution de la société comme des exigences de l’économie. Elle a insisté sur l’originalité du système vaudois caractérisé par un partenariat réussi entre les entreprises et l’Etat, puis présenté les grands principes de la loi. Il s’agit d’assurer la qualité de l’accueil (normes d’encadrement, bonnes conditions de travail), d’organiser un financement équitable et supportable pour les parents (40% du coût à la charge des parents, le reste pris en charge par l’économie et les collectivités publiques) et de développer l’offre dans un canton qui était très en retard.

Trop cher

La conseillère d’Etat a évoqué encore la journée continue de l’écolier qui contraint les communes à offrir un accueil facultatif avant, à midi et après l’école. C’est d’ailleurs le sujet qui a alimenté les discussions après son exposé, de nombreuses questions évoquant le coût excessif des transports scolaires, surtout pour les petites communes.

Groupe des agents promus et assermentés

Le corps de police Nord vaudois au rapport

Cette manifestation permet au commandant de police de réunir l’ensemble du service de la sécurité publique, ainsi que près de 200 invités à la salle polyvalente des Trésys , afin d’établir un bilan d’activité et de présenter les collaborateurs promus.

Au nombre des invités, la représentante du Conseil d’Etat vaudois, Béatrice Métraux, des membres des instances cantonales et communales intéressées, de divers commandants et autres personnes concernées. La cérémonie protocolaire a été animée par les accords harmonieux de la fanfare de la police cantonale vaudoise. A cette occasion, Daniel Von Siebenthal, syndic d’Yverdon-les-Bains, a procédé à l’assermentation des nouveaux agents.

Missions basiques, veiller à la sécurité publique, maintenir l’ordre, assurer l’exécution des lois, protéger les personnes et les biens et procéder aux arrestations dans les cas prévus par la loi.

Mission que la centaine d’hommes et de femmes composant l’ensemble du corps de police Nord vaudois ont la tâche et le devoir d’accomplir.
Ce service de la sécurité publique ne représente pas moins de 25 attributions différentes, et ne permet pas de ce fait de mettre deux pieds dans le même soulier!

Dans le déploiement régional opérationnel, on peut relever après 18 mois de fonctionnement que les sollicitations de toutes origines sont principalement orientées entre Yverdon-les-Bains et Orbe. La commune d’Orbe représente en moyenne un petit 10% des interventions.

Pour les petites communes partenaires, la présence policière a été consolidée et remarquée par la population. Mais, la vigilance doit être maintenue dans la lutte contre les cambriolages.

L’effort des forces engagées est considérable et a un coût, mais combien nécessaire pour la tranquillité de chacun.

Le stand de Vallorbe accueillera des concurrents.

Le 55e Tir Cantonal Vaudois 2013 se profile

Le stand de Vallorbe accueillera des concurrents.

Le stand de Vallorbe accueillera des concurrents.

La dernière édition du Tir Cantonal Vaudois a eu lieu sur la Côte en 2008. Événement quinquennal, l’édition 2013, 55e de cette manifestation vaudoise majeure, a été confiée par la Société vaudoise des Carabiniers à une association créée spécialement pour l’occasion en 2011 et qui regroupe les passionnés du tir sportif du district Jura Nord vaudois. Tout ce que le monde du tir sportif compte d’amateurs éclairés et de spécialistes, de bénévoles et de passionnés est sur le pont depuis 2010, ceci «de Concise à Vallorbe, de Bioley-Magnoux à Baulmes, de Champagne à Chamblon, de Fiez à Cronay, d’Yverdon-les-Bains à L’Abergement et de Valeyres-sous-Rances à Chavornay», pour reprendre le descriptif de l’ancienne préfète Pierrette Roulet-Grin qui assume avec une redoutable maîtrise la présidence du comité d’organisation de la manifestation. C’est d’ailleurs à Yverdon-les-Bains que s’est tenue récemment la 3e assemblée générale de l’organisation qui a pu constater que tout avançait selon le tableau de marche prévu et que la fête s’annonçait belle et réussie.

Une manifestation exceptionnelle

Se déroulant sur trois longs week-ends les 16-17-18 août 2013, 23-24-25-26 août 2013, 30-31 août et 1er septembre 2013, le 55e Tir Cantonal 2013 aura lieu sur non moins de 12 places de tir réparties dans tout le district. Le centre névralgique de la manifestation se situera à l’ancienne grande salle de Chavornay, qui constituera le point de passage préalable et final obligé de tous les participants. On y contrôlera leurs inscriptions, leurs armes et ils seront ensuite dirigés sur le site qu’ils auront choisi pour participer au concours. L’une des particularités d’un tir cantonal est qu’on peut y accomplir une «maîtrise» de tir, selon un programme spécifique, et ceci soit au tir au fusil à 300 mètres ou au pistolet à 50, respectivement 25 mètres. Cette maîtrise est un exercice physique et de concentration difficile, puisque en un peu plus d’une heure, le concurrent doit tirer 60 coups, en plus des coups d’essai. Le plan de tir et sa volumineuse brochure ont été adressés à plus de 3200 tireurs et sociétés de tir au mois de décembre. Et les inscriptions et préinscriptions vont bon train. Actuellement, plus de 3500 tireurs au fusil et plus de 700 tireurs au pistolet en provenance de toute la Suisse se sont préinscrits. Des chiffres de bon augure quand on sait que l’édition 2013 du Tir cantonal devrait attirer largement plus de 6500 tireurs dans quelques mois.

Nouvelle médaille de maîtrise

Le tireur sportif ne cherche pas une rémunération en accomplissant une performance. Tout au plus peut-il espérer rembourser sa finance d’inscription, et si vraiment il se classe dans les tous premiers, il recevra un prix en nature en rapport avec son sport favori. Ce qui n’empêche pas la manifestation de fonctionner avec un budget global de l’ordre de 1.3 millions de francs, dont 1 million est consacré essentiellement au tir. Réunir ces sommes n’a été possible qu’à la suite d’une recherche active de sponsors, les quatre principaux étant les AOC Côtes de l’Orbe et Bonvillars, la bière Boxer et la banque Raiffeisen. À l’occasion de cette édition, une nouvelle médaille de maîtrise a été créée par les médailleurs Louis Imhof SA de Courtételle. Le motif général de la médaille reste le même, quelle que soit la performance réalisée, cette dernière étant marquée par le changement de métal et l’adjonction éventuelle d’une feuille de laurier ou d’une petite plaquette supplémentaire. À noter encore que la manifestation est soutenue par le Fonds vaudois pour le sport.

Faire connaître la région

La manifestation sera aussi l’occasion pour le tourisme local de faire connaître la région. L’Office du tourisme d’Yverdon-les-Bains et ses antennes locales décentralisées sont d’ailleurs pleinement impliqués dans la gestion et la préparation de la fête. Pour les sociétés de tir locales ou les Abbayes, ce tir sera aussi l’occasion de prêter leur stand, souvent rénové pour l’occasion et mis aux dernières normes. Les tireurs ont ceci de particulier qu’ils ont leurs préférences en matière de stands, que ce soit au niveau de la lumière, de la position des cibles, de la géographie entourant le stand: en pente descendante, montante ou à plat, bref, toutes particularités qui permettront aux concurrents de choisir un stand de Vallorbe à Concise en passant par Bioley-Magnoux. À noter que pour la gestion de cette gigantesque manifestation, le comité d’organisation est encore à la recherche de bénévoles, ils seront entre 600 et 800, notamment dans les domaines de l’accueil et de l’administration. La journée officielle d’ouverture aura lieu le samedi 17 août à Yverdon-les-Bains, avec, entre autres, la présence toujours attendue des Milices vaudoises et le déroulement d’un impressionnant cortège. Tous les renseignements sont disponibles dans la brochure et sur le site internet créé pour l’occasion www.tcvd2013.ch

Photo Olivier Gfeller

Orbe: avec Noé en invité surprise

Fête de la saucisse aux choux

Qu’Orbe soit désormais reconnue urbi et orbi comme référence en qualité de capitale de la saucisse aux choux relève d’une telle évidence que même le biblique Noé, navigateur par obligation et vigneron par hasard, a fait inopinément partie de la fête dédiée à cette succulente boucle ce dernier week-end.
Grâce à plusieurs restaurateurs de chez nous, pour la septième année consécutive, le vaudoisement nommé «papet aux poireaux» a confirmé ses lettres de noblesse et tout le bien qu’on pense gustativement de lui.

La barre en avant «toute»!

Trahissant une météo des plus optimistes, une pluie à persistance dramatique a humidement accompagné une fête dont le succès s’affirme d’année en année.
La provenance céleste de tant d’eau ne faisait de doute pour personne, si peu de doute d’ailleurs que la chose s’est doublée d’une eau d’origine terrestre.
En effet, un geyser dû à une inopinée rupture de conduite a diaboliquement surgi en la Grand-Rue, juste devant chez le boucher du coin, participant actif à la Fête.
Noé a donc été en mesure, très sereinement, de faire naviguer son arche depuis le sommet de notre colline.

Il a ainsi pu annoncer à la terre entière qu’une fête avait lieu à Orbe et que, d’année en année, la chose va perdurer à l’entière satisfaction de centaines de mortels convaincus que la cochonnaille sous forme de saucisses aux choux et les poireaux urbigènes sont, sans conteste, les meilleurs !

Un nouveau blason pour une joyeuse capitale?

Parmi les nombreuses idées que concoctent les initiateurs de cette «bastringue» au futur assuré, il semblerait que l’une d’elles réside en le fait de remplacer, sur les armoiries de notre drapeau, les deux bars à provenance un peu austère par une paire de saucisses surmontées d’un vert poireau de bon aloi.
Le changement, c’est aussi un peu ça.

Qu’on se le dise…

Et que vive la huitième édition de la Fête de la Saucisse aux choux, avec son désormais traditionnel cortège de nouveautés, d’idées et d’enthousiasme!

Faites connaissance avec Pascal Pittet

Le patron de ce nouveau corps, qui réunit sept communes (Corcelles/Chavornay, Essert-Pittet, Ependes, Montcherand, Orbe, Suchy et Yverdon) a passé l’essentiel de sa vie dans la police. En effet, c’est à l’âge de 16 ans déjà que Pascal Pittet entamait sa formation au sein de la police municipale de Lausanne, à laquelle il va demeurer fidèle jusqu’en 2010.

Vingt-huit années durant lesquelles il va gravir tous les échelons pour devenir capitaine. Il travaillera essentiellement dans les sections de secours et judiciaire. Ensuite, en tant qu’officier, il se verra confier la mise en place de la fusion des écoles de la Gendarmerie vaudoise et des polices municipales. Il sera détaché au service général de la police cantonale pour œuvrer pendant plus de cinq ans à l’Académie de Savatan. C’est au terme de ce brillant parcours ( il a aussi été capitaine chez les fusiliers de montagne) qu’il deviendra commandant de la police d’Yverdon, deuxième ville du Pays de Vaud.

Proche des gens

Il aime à dire qu’il est particulièrement attaché à la relation humaine. Il apprécie rencontrer les gens, d’entendre les points de vue comme de partager des visions. A la tête d’un corps qui comprend une soixantaine d’agents, ses tâches sont nombreuses et différentes, ce qui fait l’intérêt du rôle de commandant. Au point de se sentir parfois au centre de la vie des localités. A Yverdon depuis deux ans, il a appris à faire connaissance avec le terrain. «Les acteurs de la vie sociale ne sont pas aussi nombreux qu’on pourrait le croire.

Ils sont trois ou quatre cents au point que l’on se connait, si bien que j’ai beaucoup moins le sentiment d’agir dans l’anonymat, comme cela peut être le cas à Lausanne, ce qui facilite les choses et les rapports. Je n’ai pas fait acte de candidature dans cette localité sans savoir qu’elle était en tractations dans la perspective de créer une police intercommunale. J’ai contribué à l’aboutissement de l’idée et je suis fier de la mise en place de cette association régionale, la première entre Yverdon et Orbe en dehors des structures de district, ai-je appris. Je serai toujours reconnaissant à ceux qui ont oeuvré pour parvenir à ce but et je me réjouis de travailler avec ces communes afin de garantir la sécurité dans cette région».

La dure réalité de la vie

Veuf depuis trois ans, et père de deux garçons, il a la chance d’être épaulé par ses beaux-parents pour faire face à une situation qui a été délicate. Il apprécie particulièrement la vie de famille, puisqu’il emmène les siens au ski, comme il apprécie marcher en montagne. Il adore lire, mais la cuisine est un autre de ses péchés mignons. Un roastbeef, sauce au vin rouge, est l’une de ses spécialités. Il déguste avec délectation un papet vaudois et avoue un faible pour les choux rouges. Sur le plan sportif, il a pratiqué l’escrime (fleuret) et l’athlétisme (courses d’endurance) dans sa jeunesse et le vélo maintenant, mais à doses homéopathiques, en raison de son emploi du temps.

Il aime toujours s’engager puisqu’il vient de prendre la présidence de l’association des commandants des polices municipales vaudoises, il est délégué au comité opérationnel du canton de Vaud et s’occupe encore de la formation des policiers. Lorsque pour terminer on lui demande de se dépeindre, il concède avoir un caractère facile, possède une bonne vision des choses et une solide capacité d’analyse. Un bilan auquel on ajoutera qu’il est aisément abordable et adroit dans sa manière d’imposer ses idées.

Photo Pierre Mercier

Les membres du comité de direction reçoivent leur diplôme des mains du préfet Albert Banderet.

Police du Nord vaudois: cérémonie d’installation des autorités

Les membres du comité de direction reçoivent leur diplôme des mains du préfet Albert Banderet.

Les membres du comité de direction reçoivent leur diplôme
des mains du préfet Albert Banderet.

C’est dans la cour de l’Aula Magna du château d’Yverdon que s’est déroulée cette cérémonie, devant un parterre de près de 150 personnes, représentant autant les autorités communales que les représentants du canton et agrémentée par la fanfare L’Avenir d’Yverdon.

Le capitaine Richard Guillemin, maître de cérémonie, a cédé successivement la parole au syndic d’Yverdon Daniel von Siebenthal, au délégué de la Conseillère d’Etat Jacqueline De Quattro, M. Depraz, au municipal de police d’Yverdon Jean-Daniel Carrard, puis à celui d’Orbe Pierre Mercier et au commandant de cette police, Pascal Pittet. Tous ont souligné la nécessité de relever le défi face à une délinquance toujours plus inquiétante et ont souhaité que l’autorité politique se penche sérieusement sur le regain de violence que l’on connaît dans les villes, en particulier.

La genèse de cette association

Le municipal urbigène a procédé avec un peu d’humour à un historique de la création de cette association. C’est en automne 2008 qu’il était informé par Claudine Wyssa, future présidente du Grand Conseil, que la police urbigène ne pourrait pas subsister dans le nouveau concept sécuritaire vaudois qui exigerait une présence 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7.

Avec sept policiers à disposition, la mission devenait impossible à Orbe. Aussitôt, la Municipalité de la ville aux deux poissons prenait la décision de tenter de conserver une police de proximité. Elle prenait dès lors langue avec les autorités yverdonnoises qui acceptaient d’entrer en matière. Comme la future loi exigeait que les communes concernées devaient avoir une frontière commune, il était décidé de passer par l’est de la Plaine de l’Orbe. En effet, Chavornay était déjà desservi par la police urbigène et Essert-Pittet venait de demander le même service, il ne manquait que l’accord d’Ependes pour compléter le cordon ombilical. Ce qui fut fait et ces communes apportèrent dans leur panier quelques villages amis comme Gressy, Belmont, Suchy, Corcelles et Montcherand. Dix communes qui allaient entamer un gros travail avec notamment l’établissement des statuts qui devaient être entérinés par chacun des Conseils communaux et généraux. Dans la foulée, le groupe de travail décidait de ne pas accepter d’autres candidatures afin de permettre à cette nouvelle entité d’assurer au mieux la sécurité sur ce territoire.

Le retrait de Chavornay

La votation sur l’initiative d’Artagnan confirmait la volonté cantonale d’ériger une police coordonnée, faite de polices municipales, intercommunales et de la gendarmerie. Le retrait de Chavornay allait troubler certains citoyens si bien qu’il a fallu se rendre chez les futurs partenaires pour convaincre la population et les conseillers du projet. Le Conseil général d’Ependes donnait le premier son feu vert, suivi par Corcelles-sur-Chavornay, Montcherand et Essert Pittet. A Orbe, la bataille fut vive en fonction d’une augmentation du budget sécurité de 50%. C’est par une toute petite voix que la police du Nord vaudois passait la rampe avant qu’Yverdon, puis Suchy se rallient, pour compléter l’association formée finalement de sept membres.

Déjà en place

Cette police a commencé son travail le 1er juillet, sous le commandement du Major Pascal Pittet. «Servir, protéger, agir» sera la devise de cette nouvelle entité qui tentera d’apporter l’aide nécessaire à la population de cette région riche en manifestations de grande envergure et très diverses. Faire face à la criminalité montante et aux divers problèmes de la vie de tous les jours, voici le défi que ce nouveau corps devra relever en collaboration avec la police cantonale. On notera encore que c’est la première fois qu’Orbe et Yverdon-les-Bains lient leur sort en dehors des instances habituelles.

Au préalable de cette cérémonie, le préfet Albert Banderet avait assermenté le comité de direction, présidé par l’Yverdonnois Jean-Daniel Carrard, accompagné des six autres municipaux de police. Le Conseil intercommunal est formé lui par deux représentants de chaque commune. Ils disposent d’un droit de vote calculé au prorata de la population et sera présidé par Dominique Vidmer (Essert-Pittet), secondé par Didier Zumbach (Orbe).

L’avis du président du CI

Dominique Vidmer, qui faisait partie du Conseil Cantonal de Sécurité et est dorénavant président du nouveau Conseil intercommunal, est bien conscient de ce qui se passe dans les communes. Il croit en cette police de proximité, qui aura la connaissance précise des lieux grâce à ses agents. Les problèmes, qui ont eu lieu à Lausanne, risquent fort de se retrouver dans la région et il sait que l’on devra y faire face et trouver des solutions.

Il souhaite ardemment que ce nouveau corps de police régional remplisse pleinement son rôle et espère dès lors que d’autres communes demanderont leur adhésion à cette association intercommunale.