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Véhicule de la PNV

Orbe: Rester au sein de la PNV ou pas ?

La commune d’Orbe sera-t-elle la première commune vaudoise à se retirer d’une association intercommunale de police ? Il y a quelque temps, la question aurait pu paraître farfelue. Elle l’est beaucoup moins au vu des derniers développements. Pour répondre à une motion critique de P.-A. Wieland de 2015 prise en compte par le Conseil communal il y déjà 18 mois, l’Exécutif propose, un peu sous conditions, de maintenir provisoirement du moins le lien avec la Police Nord Vaudois. Cette question sera au cœur des débats de la séance du 15 février du Conseil communal, puisque la détermination de l’Exécutif urbigène ressort d’un long préavis déposé le 12 décembre, qui sera mis en discussion en février. Sans refaire l’historique de la question, on relève que la Municipalité urbigène propose de rester au sein de l’association jusqu’au terme conventionnel de fin 2022.

Elle envisage de revenir devant le Conseil avec cette question «si les conditions du chapitre VI, dernier alinéa, page 11, ne sont pas réalisées», à savoir si la mise à disposition gratuite – proposée, mais pas encore actée par la commune d’Yverdon-les-Bains – d’un renfort sous la forme d’un ASP et d’un spécialiste de la police du commerce, placés sous la responsabilité des autorités d’Orbe, n’intervient pas. Selon les spécialistes de la question, la police de proximité travaille actuellement en sous-effectif de deux équivalents plein temps. La question de la révision du coefficient intercommunal de pondération de la dangerosité est également au chapitre des conditions de maintien.

Des chiffres éloquents

Du côté des chiffres, les comparaisons sont criantes. Le coût annuel de la PNV pour Orbe représente un total de Fr. 2,215 millions de francs (chiffres du budget 2018). Avec une délégation de mission à la Police cantonale, ces coûts s’élèveraient à Fr. 720 000.– soit une différence d’environ 1,5 million de francs en moins en faveur de la solution cantonale. Une solution cantonale qui verrait le poste d’Orbe être fusionné opérationnellement avec celui de Chavornay. La municipale de la Police, Mary-Claude Chevalier, se prononce pour une police de proximité au sein de la PNV dont l’efficacité est prouvée et connue. «Elle a de nombreux avantages: elle connaît les habitants et les autorités et ne fait pas payer ses missions de surveillance lors d’événements organisés par des sociétés locales. Ce ne serait pas le cas de la police cantonale. De plus, elle assure une présence permanente à Orbe. Là encore, ce ne serait pas le cas avec la gendarmerie.»

Un contrat à honorer.

En cas de rupture anticipée de la convention par la commune d’Orbe, cette dernière devrait payer les frais annuels jusqu’en 2022 – l’entier de la contribution annuelle multipliée par quatre – et sans doute des pénalités financières supplémentaires selon certaines sources juridiques. En revanche, pourraient éventuellement être déduits de ces sommes les montants qui seraient payés au canton pour la délégation de service public en matière de sécurité remplaçant la PNV. Gros dossier à suivre.

La soirée d’information de Saint-Georges a réuni beaucoup de monde.

Parc Jura vaudois: s’engager pour sa région

Le Parc Naturel Jura vaudois continue son action «séduction» auprès de la population. Savoir mieux communiquer est devenu le nouveau mot d’ordre pour tout le «staff» travaillant dans les bureaux de Saint-Georges, siège du parc. Depuis la fin de l’été, le Parc se présente, avec une présentation imagée, auprès des organes délibérants des communes. A ce jour, une douzaine de communes ont été visitées sur les trente membres, soit donc déjà le tiers qui est touché.
Dans le même ordre d’idée, le Parc a lancé, mardi 21 novembre, une nouvelle action intitulée «Le Parc c’est vous». Dans la salle communale de Saint-Georges, une soirée de présentation de ce projet a réuni une septantaine de personnes intéressées à collaborer bénévolement pour le parc. Avec les «flyers» envoyés, il est raisonnable de penser que plus d’une centaine de nouveaux «ambassadeurs» vont s’impliquer.

Dès lors, il est possible de s’engager pour sa région dans les quatre phases proposées. Ce sont les quatre lettres du mot PARC qui servent de guide.
P pour Producteur - Tous les producteurs de produits du terroir installés dans le périmètre du parc peuvent bénéficier du label PJV pour leurs différents produits régionaux.
A pour Ambassadeur - Les personnes intéressées peuvent promouvoir les valeurs et les richesses du parc en participant bénévolement aux actions. Les individuels où les prestataires de services (hébergeurs, restaurateurs, commerçants, guides, etc.) sont invités à tenir ce rôle.

R pour Ressources financières - Toutes les personnes individuelles ou organisations collectives peuvent soutenir le parc en apportant une ressource financière et en devenant aussi membres.

C pour Charte de l’Habitant - Tous les habitants du périmètre peuvent s’engager par des gestes ou démarches éco-citoyennes en signant cette charte qui existe déjà depuis plusieurs années.
«Nous avons été surpris de voir autant de monde présent lors de cette soirée. Cela veut dire que la démarche répond à une demande et que les habitants du parc, répartis dans les 30 communes membres, tiennent à s’impliquer. Cela prouve aussi que notre initiative porte ses fruits en allant vers le public. Nous avons déjà plein de projets pour 2018 avec une Fête des habitants qui sera mise sur pied à Vaulion», explique avec enthousiasme Rémi Vuichard, directeur adjoint, qui habite à Romainmôtier-Envy.

L'Eglise et son clocher à bulbe

Bretonnières : l’avenir du Battoir et de la Gravière en question

C’est sous la présidence de Yann Brechbuhl que le Conseil général de Bretonnières s’est réuni la semaine passée. A part l’adoption sans discussion du nouveau règlement sur la distribution d’eau, un passage obligé cantonal selon le syndic Pierre-Daniel Collomb, la quarantaine de membres présents ont ensuite pu entendre la réponse municipale à la motion pour le développement du battoir de Sarah Chappuis et consorts. Une réponse provisoire pas encore destinée à une décision formelle, mais expliquant les démarches de l’Exécutif. Ce dernier a noué des contacts avec un bureau d’architectes qui a accepté de se charger bénévolement d’une étude préalable de faisabilité et de coûts alternatifs.

Battoir

Selon le municipal des bâtiments, Morgan Jolliet, il existe plusieurs variantes à 7, 8 et 10 appartements. L’un ou l’autre d’entre eux pourrait être réservé à une utilisation communale. Le projet devrait représenter un investissement rentable d’environ 3 millions de francs, avec une marge d’estimation de 20%. Le projet complet n’est pas prêt et prendra encore du temps et demandera sans doute l’organisation d’un concours d’architectes pour tenir compte de l’ensemble des avis récoltés au cours de la procédure participative. Ceci pour définir le meilleur projet pour le futur de Bretonnières. Quelques voix se sont fait entendre pour regretter la probable disparition de la grande salle qui est «bien utile en cas de réunions lors des obsèques, par exemple». Une utilité qui semble très onéreuse à terme, alors que d’autres grandes salles – non rentables – existent dans d’autres villages avoisinants. Sans voter formellement sur la réponse à la motion, le Conseil a émis un avis majoritairement positif face à la démarche entreprise par l’Exécutif qui sera donc poursuivie.

Mise à l’enquête prochaine pour la Gravière

Le projet pour la Gravière comprenant le raccordement ferroviaire sera mis à l’enquête en novembre. Durant la seconde moitié du même mois, une réunion d’information publique aura lieu réunissant tous les intervenants, y compris les différents départements cantonaux concernés et leurs spécialistes. Le canton de Vaud produit et continuera de produire des tonnes de déchets de démolition non polluants qui devront bien être enfouis dans les prochaines décennies, notamment ceux en provenance du projet ferroviaire Léman 2030, a précisé le syndic Pierre-Daniel Collomb.

L’Ecusson vaudois a rouvert

Il y a quelques jours, l’Auberge communale de l’Ecusson vaudois a rouvert, pour le plus grand plaisir de l’Exécutif qui a retrouvé un locataire et celui des habitants du lieu.
C’est Yves Mignot, ancien tenancier du Petit Port à Saint-Sulpice, qui a repris les rênes de l’établissement avec une cuisine «de chez nous». Mais – si l’on en croit la rumeur – probablement sans les filets de perches qu’il a servis durant des lustres.

Police du Nord vaudois: pas de remise en question pour l’instant

Ces derniers mois, les conseillers communaux d’Yverdon se sont étonnés du peu d’emprise que leur commune possède sur la marche de la Police du Nord vaudois. A l’origine, les statuts de cette association décrivaient très clairement les responsabilités de chacun des partenaires, actuellement au nombre de 11, avant la disparition de Corcelles/Chavornay et d’Essert Pittet qui fusionneront avec Chavornay au 1er janvier 2017. Ainsi, le comité directeur comprend un représentant de chaque commune et siège une dizaine de fois par année. Quant à l’assemblée générale, elle réunit des conseillers et des municipaux de chacun des partenaires qui possèdent un certain nombre de voix en fonction de l’ampleur de leur localité. Afin d’éviter qu’Yverdon soit seul maître à bord, les statuts précisent qu’il est nécessaire que les deux tiers des voix soient réunis pour modifier les statuts ou la répartition financière qui se fait aussi en fonction des localités, les plus petites ne payant que les deux points d’impôts ristournés par le canton pour la sécurité.

Statuts inchangés

Contrairement aux informations parues récemment dans la presse, les Yverdonnois ne demanderont pas un changement de statuts, qu’ils ne pourraient obtenir qu’avec l’adhésion de deux autres communes, mais vont revoir leur délégation qui sera représentative du Conseil communal et non plus de la Municipalité, comme c’était le cas jusque-là. Donc, le principe fondamental n’est pas remis en question. Toutefois à Orbe, la motion Wieland suggérait de quitter la PNV pour adhérer à la Gendarmerie. Des contacts ont été pris avec cette dernière et la Commune attend une proposition ferme de la police cantonale pour envisager l’avenir. Il faut préciser qu’une sortie de la PNV ne se fera pas sans compensation financière qui pourrait être lourde puisque la localité est liée avec la Police du Nord Vaudois jusqu’à juin 2022.

Iniquité de traitement

On peut rajouter que si le coût de la PNV est assez conséquent pour les Urbigènes, cela est dû au Canton qui a éludé le résultat de la votation de 2009 en faveur d’une police coordonnée et qui repoussait l’idée d’un corps unique comme le préconisait l’initiative d’Artagnan. Du reste, la Cour des comptes s’est étonnée récemment de l’absence d’une réforme financière qui permet à des localités comme Payerne, Echallens, Gland ou Vallorbe de ne payer que 2 points d’impôts pour leur sécurité alors que les communes affiliées à des polices municipales ou intercommunales paient bien davantage.

Plus de 350 chanteurs qui prennent le temps de chanter comme l’a dit Charles Trenet.

Bavois: Giron très réussi !

Du Jura en Alaska, de la ballade à la messe, tous les rythmes y étaient. Qu’ils soient jeunes ou moins jeunes, figés par le trac ou qu’ils se balancent, tout sourire où n’ouvrant qu’à peine la bouche, ils n’ont qu’un but: se faire plaisir en chantant!

Bien sûr, les critiques musicaux ont des annotations à transmettre aux 12 sociétés qui ont participé. En général, il faut travailler les voix, mieux articuler et progresser. Il y a eu quelques canards ou oublis qui ont passé dans l’ombre de la scène, mais rien de grave, au contraire le concert de samedi après-midi, largement suivi par le public, a été grandement apprécié.

Un attelage a ensuite emmené tout ce monde en haut du village pour un très beau final, avec la complicité de Christelle Muth au piano. Les chœurs d’enfants, avec Magali Ibram et Corinne Tschumi en solistes, les chœurs mixtes et hommes, sous la direction de Jean-Marc Poulin, directeur de Bavois, ont exécuté les chants d’ensemble. Puis les quelque 350 chanteurs ont terminé cette partie enchanteresse sous les oreilles de Patrick Bron. Celui-ci, qui a créé la pièce avec Emile Gardaz, l’a adaptée pour les chœurs d’ensemble du
81e Giron Choral de la Plaine de l’Orbe.

Sous le regard des pies, le délicieux souper s’est déroulé dans la bonne humeur. De sympathiques épisodes ont narré, avec beaucoup d’humour, la vie de ce village paysan. Les chanteurs ont imaginé les tracteurs perdant parfois les pédales et où les billets de train donnent de la dysenterie cérébrale...
L’Avenir de Bavois va pouvoir souffler un peu avant de reprendre ses prochains concerts notamment avec le Chœur de l’Amitié le 29 mai et en juin, ils se rendront dans la région de Champagnole en France.

Pierre Mercier

Orbe: Police régionale, des chiffres qui manquent

En février 2012, le Conseil communal d’Orbe a accepté à une voix près l’adhésion de la commune à la Police du Nord vaudois. Trois ans plus tard, la motion Pierre-Alain Wieland enjoint l’exécutif de réfléchir à cette adhésion avec le recul des années initiales et de comparer les coûts de cette association intercommunale avec ceux qui seraient engendrés par un service de police délégué à la Gendarmerie cantonale.

La Municipalité urbigène vient de déposer son préavis en réponse à la motion en question. En substance, elle y réaffirme sa préférence pour une poursuite de la collaboration avec la police régionale. L’Omnibus a rencontré le municipal de la police Pierre Mercier pour lui poser quelques questions en relation avec cette décision municipale, dont le prochain Conseil devra se saisir. La question du «timing» de la réponse se pose d’abord: ne faut-il pas laisser la future Municipalité prendre position sur cette question, dès lors que c’est elle qui devra composer avec les coûts?

Pour Pierre Mercier, il importait de donner réponse à la motion dans les temps et de terminer son mandat en apportant une réponse concrète à cette question ce d’autant qu’il est en train de travailler à la réduction des coûts avec la PNV. «Cela fait plusieurs mois que je demande à la Gendarmerie des chiffres qui puissent servir de comparaison. Notre première lettre date du 7 octobre 2015 et malgré plusieurs rappels, nous n’avons toujours pas une évaluation des coûts de la Gendarmerie que la commune rencontrera finalement le 26 avril seulement, soit deux jours avant la séance du Conseil communal qui étudiera ce préavis ! Sans chiffres précis de leur côté, une comparaison chiffrée complète n’est guère possible. En plus, nous n’avons pas de précision concernant l’ouverture du poste puisque nous devrions le partager avec Chavornay».

La Gendarmerie ne fait pas de police de proximité

Actuellement, les coûts associés à la PNV représentent pour Orbe un total brut annuel de l’ordre de 1,8 million de francs (budget 2016), mais une réduction est à l’ordre du jour, qui repose sur le degré rabaissé de la dangerosité dans la commune si bien qu’en finalité la charge de la commune serait de 1,1 million. A titre comparatif, les coûts bruts de 3 gendarmes à plein temps représentent Fr. 660 000.– (Fr. 220  000.– l’ETP), ceci sans les frais imputés lors de chaque intervention qui sont facturés à part, notamment lors des manifestations (actuellement gratuites). A côté des coûts récurrents, il faut aussi tenir compte d’une sortie prématurée d’Orbe de l’association intercommunale, c’est-à-dire avant le 30 juin 2022. Cette dédite pourrait s’élever à quelques millions de francs, à verser de suite.

A côté de ces aspects financiers, le Conseil devra dire surtout quel genre de sécurité il veut pour ses habitants. La commune est présentement satisfaite du fonctionnement de la PNV. Son comité directeur se rencontre régulièrement et peut exposer ses soucis qui sont répercutés, à une fréquence que la Gendarmerie ne garantit pas. Pour ce qui touche à la police de proximité, cet aspect est non négligeable. Les renseignements pris démontrent que la Gendarmerie n’a pas pour mission première de patrouiller le territoire à pied.

Enfin à Chavornay, le poste est ouvert deux fois 3 h. 30 par semaine en matinée et cela est peu concevable dans une cité qui pourrait contenir plus de 8 000 habitants en 2025

Yves-Alain Golaz (Yago) l’un des animateurs de RNV au micro

Orbe: Radio Nord Vaudois, pas que pour les jeunes

Basée au Technopôle d’Orbe grâce à l’appui de l’ADNV (Association de Développement du Nord Vaudois), cette radio du web diffuse, 24 heures sur 24, un programme essentiellement musical. En matinée après le wake up (pour vous réveiller), la tranche 8 h.-10 h. intitulée «on ne va pas s’NRV», Alain Golaz évoque l’actualité nationale sur la base des journaux et du Télétexte, car son média n’a pas les moyens d’être abonné aux agences de presse.

Puis de 10 à 20 h., la musique prend le relais. A partir de 20 h. toutes les deux semaines, on présente un acteur économique de la région sous l’enseigne «Enjeux Nord vaudois». L’année star consacrée aux faits culturels de l’année prend place les autres semaines, juste avant «on veut des légendes» qui délivre les coups de cœur de Fred Philipona.

Soirées variées

C’est en soirée que ces amateurs de l’antenne font preuve d’imagination. Le mardi avec «Tiivy show» qui revient sur les programmes TV et le cinéma. Le mercredi, Pal Dégome dès 17 h. suivi par Living’blues à partir de 20 h. Le jeudi, émission de musique et talk-show en direct depuis l’Impro d’Yverdon. Le vendredi, c’est Access week-end, un sujet présenté par le patron de la chaîne Raphaël Descombes. On passe au dimanche, avec un programme de musique classique de 11 h. à 13 h. De 17 h. à 19 h., on épluche le Swiss Music Index avec une participation des auditeurs qui peuvent voter pour un titre.

S’en suit «Jazz Cab (10 h. -22 h.)» avant de terminer la soirée avec «on veut des légendes (22 h. à 2 h. du matin). Radio Nord Vaudois vous offre donc un programme varié et surtout musical qui devrait charmer les ados en particulier et l’on souhaite bonne route à cette équipe dont les moyens financiers et techniques sont limités ce qui ne fait que relever son mérite.

A suivre sur Radio Nord Vaudois

Les trois syndics jacques Piot, Dominique Widmer et Christian Kunze qui entourent la conseillère d’Etat Béatrice Mettraux. (Photo Pierre Pellaton)

Chavornay: enfin la fusion !

Les populations des trois communes de Chavornay, Corcelles-sur-Chavornay et d’Essert-Pittet ont largement accepté la fusion de leurs communes respectives. Déjà en collaboration depuis plusieurs années dans les domaines comme les écoles ou les paroisses, les communes ne feront plus qu’une dès le 1er janvier 2017. Ce qui réjouit le Comité de pilotage qui a poursuivi, aussi vite que possible, les démarches afin de concrétiser ce projet qui dure depuis plusieurs années.
Les populations des villages ont accepté à plus de 75% l’union de leurs forces puisque les Corbeaux de Chavornay ont dit oui à 77% (699 contre 207 non, 8 bulletins blancs et 2 nuls) les Hirondelles de Corcelles-sur-Chavornay à 76% (113 oui, 28 non et 5 bulletins blancs) et les Fouettes-Grenouilles d’Essert-Pittet ont accepté à 86% (54 oui et 9 non) ce qui portera la nouvelle commune à plus de 4560 habitants.

La conseillère d’Etat Béatrice Mettraux, qui assistait aux résultats, s’est félicitée de cette fusion exemplaire sur deux points : d’abord par la solidarité dont ont fait preuve les populations des villages et par la rapidité avec laquelle les autorités ont conduit le projet.
Le Comité de pilotage remercie chaleureusement les citoyennes et citoyens qui lui ont fait confiance et va retrousser ses manches pour organiser la nouvelle commune et affronter les différents défis qui ne manqueront pas de se faire jour.

Satisfaction à Essert-Pittet

Président du Copil de fusion, Dominique Vidmer s’est réjoui du vote clair des citoyens. «Ils n’ont pas voté de guerre lasse. Tout le monde était d’accord pour ce principe à 3». Le syndic d’Essert-Pittet pourra ainsi quitter sa fonction en juin prochain, puisqu’il ne sera pas candidat pour le siège de sa commune, avec le sentiment du devoir accompli. «Il est vrai qu’il aurait fallu trouver du monde pour les prochaines élections et l’enthousiasme est relatif, lorsqu’il s’agit juste d’entretenir les biens communaux sans pouvoir envisager des projets, car avec nos 150 habitants, nos moyens sont très limités».

A Gauche: Nuria Gorrite avec quelques syndics du Jura-Nord Vaudois.

Région: la petite enfance en question à la réunion des syndics

Vendredi dernier, les syndics du district Jura-Nord vaudois ont tenu leur assemblée de printemps au musée du CIMA à Sainte-Croix.

Ils ont entendu pour commencer Marc Miéville, chef du secteur lacs et cours d’eau, qui leur a expliqué les problèmes relatifs à l’entretien des cours d’eau et à la destruction des plantes nuisibles. Au cours de l’heure consacrée aux échanges, la syndique de Donneloye a soulevé le problème du dépassement du plafond d’investissement relativement à d’importants travaux de construction scolaires. Le syndic de Cuarny a évoqué quant à lui le danger que peut représenter la délégation de tâches publiques à des sociétés privées.

Vaud en retard

Invitée à cette assemblée, la conseillère d’Etat Nuria Gorrite, dont le département est chargé aussi bien des problèmes de mobilité que d’accueil de jour, a choisi ce dernier thème pour son exposé. Elle a présenté la loi votée en 2006, dont le but est d’offrir un choix aux familles, et qui a suscité une demande croissante de leur part. Les objectifs définis en matière de création de places d’accueil ont été dépassés, mais ils sont encore en deçà des espérances, une situation qui découle de l’évolution de la société comme des exigences de l’économie. Elle a insisté sur l’originalité du système vaudois caractérisé par un partenariat réussi entre les entreprises et l’Etat, puis présenté les grands principes de la loi. Il s’agit d’assurer la qualité de l’accueil (normes d’encadrement, bonnes conditions de travail), d’organiser un financement équitable et supportable pour les parents (40% du coût à la charge des parents, le reste pris en charge par l’économie et les collectivités publiques) et de développer l’offre dans un canton qui était très en retard.

Trop cher

La conseillère d’Etat a évoqué encore la journée continue de l’écolier qui contraint les communes à offrir un accueil facultatif avant, à midi et après l’école. C’est d’ailleurs le sujet qui a alimenté les discussions après son exposé, de nombreuses questions évoquant le coût excessif des transports scolaires, surtout pour les petites communes.

Groupe des agents promus et assermentés

Le corps de police Nord vaudois au rapport

Cette manifestation permet au commandant de police de réunir l’ensemble du service de la sécurité publique, ainsi que près de 200 invités à la salle polyvalente des Trésys , afin d’établir un bilan d’activité et de présenter les collaborateurs promus.

Au nombre des invités, la représentante du Conseil d’Etat vaudois, Béatrice Métraux, des membres des instances cantonales et communales intéressées, de divers commandants et autres personnes concernées. La cérémonie protocolaire a été animée par les accords harmonieux de la fanfare de la police cantonale vaudoise. A cette occasion, Daniel Von Siebenthal, syndic d’Yverdon-les-Bains, a procédé à l’assermentation des nouveaux agents.

Missions basiques, veiller à la sécurité publique, maintenir l’ordre, assurer l’exécution des lois, protéger les personnes et les biens et procéder aux arrestations dans les cas prévus par la loi.

Mission que la centaine d’hommes et de femmes composant l’ensemble du corps de police Nord vaudois ont la tâche et le devoir d’accomplir.
Ce service de la sécurité publique ne représente pas moins de 25 attributions différentes, et ne permet pas de ce fait de mettre deux pieds dans le même soulier!

Dans le déploiement régional opérationnel, on peut relever après 18 mois de fonctionnement que les sollicitations de toutes origines sont principalement orientées entre Yverdon-les-Bains et Orbe. La commune d’Orbe représente en moyenne un petit 10% des interventions.

Pour les petites communes partenaires, la présence policière a été consolidée et remarquée par la population. Mais, la vigilance doit être maintenue dans la lutte contre les cambriolages.

L’effort des forces engagées est considérable et a un coût, mais combien nécessaire pour la tranquillité de chacun.

Le stand de Vallorbe accueillera des concurrents.

Le 55e Tir Cantonal Vaudois 2013 se profile

Le stand de Vallorbe accueillera des concurrents.

Le stand de Vallorbe accueillera des concurrents.

La dernière édition du Tir Cantonal Vaudois a eu lieu sur la Côte en 2008. Événement quinquennal, l’édition 2013, 55e de cette manifestation vaudoise majeure, a été confiée par la Société vaudoise des Carabiniers à une association créée spécialement pour l’occasion en 2011 et qui regroupe les passionnés du tir sportif du district Jura Nord vaudois. Tout ce que le monde du tir sportif compte d’amateurs éclairés et de spécialistes, de bénévoles et de passionnés est sur le pont depuis 2010, ceci «de Concise à Vallorbe, de Bioley-Magnoux à Baulmes, de Champagne à Chamblon, de Fiez à Cronay, d’Yverdon-les-Bains à L’Abergement et de Valeyres-sous-Rances à Chavornay», pour reprendre le descriptif de l’ancienne préfète Pierrette Roulet-Grin qui assume avec une redoutable maîtrise la présidence du comité d’organisation de la manifestation. C’est d’ailleurs à Yverdon-les-Bains que s’est tenue récemment la 3e assemblée générale de l’organisation qui a pu constater que tout avançait selon le tableau de marche prévu et que la fête s’annonçait belle et réussie.

Une manifestation exceptionnelle

Se déroulant sur trois longs week-ends les 16-17-18 août 2013, 23-24-25-26 août 2013, 30-31 août et 1er septembre 2013, le 55e Tir Cantonal 2013 aura lieu sur non moins de 12 places de tir réparties dans tout le district. Le centre névralgique de la manifestation se situera à l’ancienne grande salle de Chavornay, qui constituera le point de passage préalable et final obligé de tous les participants. On y contrôlera leurs inscriptions, leurs armes et ils seront ensuite dirigés sur le site qu’ils auront choisi pour participer au concours. L’une des particularités d’un tir cantonal est qu’on peut y accomplir une «maîtrise» de tir, selon un programme spécifique, et ceci soit au tir au fusil à 300 mètres ou au pistolet à 50, respectivement 25 mètres. Cette maîtrise est un exercice physique et de concentration difficile, puisque en un peu plus d’une heure, le concurrent doit tirer 60 coups, en plus des coups d’essai. Le plan de tir et sa volumineuse brochure ont été adressés à plus de 3200 tireurs et sociétés de tir au mois de décembre. Et les inscriptions et préinscriptions vont bon train. Actuellement, plus de 3500 tireurs au fusil et plus de 700 tireurs au pistolet en provenance de toute la Suisse se sont préinscrits. Des chiffres de bon augure quand on sait que l’édition 2013 du Tir cantonal devrait attirer largement plus de 6500 tireurs dans quelques mois.

Nouvelle médaille de maîtrise

Le tireur sportif ne cherche pas une rémunération en accomplissant une performance. Tout au plus peut-il espérer rembourser sa finance d’inscription, et si vraiment il se classe dans les tous premiers, il recevra un prix en nature en rapport avec son sport favori. Ce qui n’empêche pas la manifestation de fonctionner avec un budget global de l’ordre de 1.3 millions de francs, dont 1 million est consacré essentiellement au tir. Réunir ces sommes n’a été possible qu’à la suite d’une recherche active de sponsors, les quatre principaux étant les AOC Côtes de l’Orbe et Bonvillars, la bière Boxer et la banque Raiffeisen. À l’occasion de cette édition, une nouvelle médaille de maîtrise a été créée par les médailleurs Louis Imhof SA de Courtételle. Le motif général de la médaille reste le même, quelle que soit la performance réalisée, cette dernière étant marquée par le changement de métal et l’adjonction éventuelle d’une feuille de laurier ou d’une petite plaquette supplémentaire. À noter encore que la manifestation est soutenue par le Fonds vaudois pour le sport.

Faire connaître la région

La manifestation sera aussi l’occasion pour le tourisme local de faire connaître la région. L’Office du tourisme d’Yverdon-les-Bains et ses antennes locales décentralisées sont d’ailleurs pleinement impliqués dans la gestion et la préparation de la fête. Pour les sociétés de tir locales ou les Abbayes, ce tir sera aussi l’occasion de prêter leur stand, souvent rénové pour l’occasion et mis aux dernières normes. Les tireurs ont ceci de particulier qu’ils ont leurs préférences en matière de stands, que ce soit au niveau de la lumière, de la position des cibles, de la géographie entourant le stand: en pente descendante, montante ou à plat, bref, toutes particularités qui permettront aux concurrents de choisir un stand de Vallorbe à Concise en passant par Bioley-Magnoux. À noter que pour la gestion de cette gigantesque manifestation, le comité d’organisation est encore à la recherche de bénévoles, ils seront entre 600 et 800, notamment dans les domaines de l’accueil et de l’administration. La journée officielle d’ouverture aura lieu le samedi 17 août à Yverdon-les-Bains, avec, entre autres, la présence toujours attendue des Milices vaudoises et le déroulement d’un impressionnant cortège. Tous les renseignements sont disponibles dans la brochure et sur le site internet créé pour l’occasion www.tcvd2013.ch

Photo Olivier Gfeller

Orbe: avec Noé en invité surprise

Fête de la saucisse aux choux

Qu’Orbe soit désormais reconnue urbi et orbi comme référence en qualité de capitale de la saucisse aux choux relève d’une telle évidence que même le biblique Noé, navigateur par obligation et vigneron par hasard, a fait inopinément partie de la fête dédiée à cette succulente boucle ce dernier week-end.
Grâce à plusieurs restaurateurs de chez nous, pour la septième année consécutive, le vaudoisement nommé «papet aux poireaux» a confirmé ses lettres de noblesse et tout le bien qu’on pense gustativement de lui.

La barre en avant «toute»!

Trahissant une météo des plus optimistes, une pluie à persistance dramatique a humidement accompagné une fête dont le succès s’affirme d’année en année.
La provenance céleste de tant d’eau ne faisait de doute pour personne, si peu de doute d’ailleurs que la chose s’est doublée d’une eau d’origine terrestre.
En effet, un geyser dû à une inopinée rupture de conduite a diaboliquement surgi en la Grand-Rue, juste devant chez le boucher du coin, participant actif à la Fête.
Noé a donc été en mesure, très sereinement, de faire naviguer son arche depuis le sommet de notre colline.

Il a ainsi pu annoncer à la terre entière qu’une fête avait lieu à Orbe et que, d’année en année, la chose va perdurer à l’entière satisfaction de centaines de mortels convaincus que la cochonnaille sous forme de saucisses aux choux et les poireaux urbigènes sont, sans conteste, les meilleurs !

Un nouveau blason pour une joyeuse capitale?

Parmi les nombreuses idées que concoctent les initiateurs de cette «bastringue» au futur assuré, il semblerait que l’une d’elles réside en le fait de remplacer, sur les armoiries de notre drapeau, les deux bars à provenance un peu austère par une paire de saucisses surmontées d’un vert poireau de bon aloi.
Le changement, c’est aussi un peu ça.

Qu’on se le dise…

Et que vive la huitième édition de la Fête de la Saucisse aux choux, avec son désormais traditionnel cortège de nouveautés, d’idées et d’enthousiasme!