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Un RER en provenance de Vallorbe, avec à gauche le fameux embranchement permettant aux trains de La Vallée de rejoindre Vallorbe.

Vallorbe: RER Vaud, belles perspectives ferroviaires pour les Vallorbiers

La presse s’est longuement penchée la semaine passée sur les nouveautés qui permettront aux usagers de La Vallée de Joux de bénéficier à l’horizon 2021 des avantages d’une liaison RER Vaud directe avec Lausanne, avec les améliorations que ceci implique au niveau des cadences. Mais cette mise en œuvre aura aussi des avantages pour les habitants de Vallorbe. Dans la Cité du fer en effet, il y a de nombreuses années que l’on travaille sur ces questions, en collaboration avec le canton et les CFF.

Parmi les avantages, on note le maintien et la primauté de la gare principale, en particulier en raison de la halte du TGV Lyria. Les CFF ont très bien saisi le problème, puisqu’ils viennent d’investir plus de 2 millions de francs dans la rénovation du toit de l’édifice, la mise en place d’accès pour les personnes à mobilité réduite et la création de conditions-cadres ayant permis la réouverture récente du Buffet de la Gare, dans une formule aux ambitions contenues, mais qui apporte à l’édifice un peu de la vie qu’elle avait perdu au fil des ans.

Le Day

La deuxième gare de Vallorbe datant de la fin du 19e siècle sera démolie et reconstruite à environ 200 mètres de sa position actuelle, en direction du pont du Day. Ceci pour permettre aux rames du RER Vaud d’emprunter sans rebroussement la voie menant à La Vallée de Joux. À relever que la commune maîtrise le foncier avoisinant et que la construction de la nouvelle gare sera accompagnée de la création d’un « Park & Ride », voire d’un commerce. Le Day ne devient pas la gare principale de Vallorbe, mais augmente en importance. Pour le syndic Stéphane Costantini, «cette transformation qui sera étudiée puis mise à l’enquête par une PAP (procédure d’approbation des plans) en 2018 aura plusieurs avantages au terme de son exécution en décembre 2021, lors du changement d’horaire.

Sans compter le financement du projet qui ne coûte rien à la commune, une cadence à la demi-heure sera définitivement mis en place. Il n’y aura pas de rebroussement au Day comme certains l’avaient imaginé dans le passé, mais un système de «coupe accroche» qui verra certaines rames, aux heures de pointe, être découpées en deux tronçons autonomes, l’un d’entre eux montant directement à la Vallée ou vice-versa et l’autre poursuivant sa course vers Vallorbe. Enfin, les infrastructures amélioreront les accès à la zone industrielle de Vallorbe, elle-même en plein développement, et entourée aussi de bâtiments d’habitation récents. À tout ceci, il convient encore d’ajouter la création d’une ligne régulière de bus qui reliera les deux gares».

Améliorations locales proposées à partir du 11 décembre

La Vallée de Joux : Introduction du lundi au vendredi de liaisons directes pour Lausanne, départ du Brassus à 5 h. 02 et 6 h. 04. Retour depuis Lausanne à 16 h. 34 et 17 h. 34.
Arnex-sur-Orbe : Avec le nouvel arrêt des trains des heures de pointe, Arnex bénéficie désormais d’une cadence d’un train toutes les 30 minutes le matin vers Lausanne, et le soir depuis Lausanne.

Orbe et Chavornay: ouvrir la voie au RER Vaud

Deux soirées publiques d’information largement fréquentées ont été organisées successivement à Chavornay et à Orbe, avec pour objectif de présenter les projets d’amélioration de la mobilité entre et au sein des deux localités, ainsi que les modifications de tracé de l’OC actuellement à l’enquête avec la construction d’un pont routier dans la plaine pour enjamber le futur tracé corrigé de l’OC.

A Chavornay comme à Orbe, les syndics respectifs Christian Kunze et Henri Germond étaient à la manœuvre en compagnie du directeur de Travys SA, Daniel Reymond, et du responsable de la planification à la Direction générale de la mobilité et des routes (DGMR) du Canton, Frederico Molina.

Si les projets qui ont été présentés dans les deux localités sont identiques, les attentes et interrogations des populations sont légèrement différentes. Les projets impactent en effet différemment les territoires des deux communes.

Boucle ferroviaire et pont routier

Pour l’essentiel, le projet actuellement à l’enquête publique concerne le tracé de l’Orbe-Chavornay. Il comprend la construction d’un pont dans la plaine un peu en dessous de PESA et la correction importante de l’entrée du train à Chavornay grâce à la création d’une boucle traversant la zone agricole. Elle permettra aux rames de s’insérer dans l’axe du trafic Lausanne — Yverdon-les-Bains en gare de Chavornay. Cette boucle, située entre un quartier de villas et la réserve du Creux-de-Terre, aura un rayon d’environ 185 mètres, le minimum nécessaire pour permettre aux compositions modernes du RER comme aux locomotives et wagons-marchandises d’y circuler sans restriction. Le système d’électrification doit aussi être changé, pour passer de l’alimentation historique à courant continu de l’OC à un raccordement complet avec l’électrification CFF, homogénéité des matériels oblige.

Autres mesures

Ce projet s’accompagne de mesures propres à chaque localité. A Chavornay, dans un double souci de sécuriser la route de Corcelles et de freiner les envies des pendulaires d’y circuler, des traversées piétonnières avec feux lumineux ont été réalisées en 2016. Du côté d’Orbe, ce sont les carrefours des Ducats et de Taborneires qui devront subir des modifications. Ces dernières ayant pour but aussi d’inciter fortement les pendulaires urbigènes à utiliser la sortie d’autoroute des Mosaïques en empruntant la route de contournement d’Orbe et non pas celle de Chavornay. Cet objectif sera recherché en ralentissant, aussi grâce à des feux et des systèmes de présélections-triage, le trafic entre les deux localités, pour augmenter la cadence de passage des usagers qui choisiront le « bon parcours et ralentir les usagers purement locaux ».

Gare de Chavornay

La gare de Chavornay sera revisitée avec création de quais à hauteur, de passages sous voie, en pente douce, d’un ascenseur côté place de la Gare et d’un aménagement de quai plus long pour accueillir les rames du RER-Orbe. Dans un premier temps, les usagers devront changer de train, mais sur le même quai, pour se rendre à Lausanne ou à Yverdon-les-Bains. Dans un second temps, le trajet complet pourra être effectué sans changer de train. Cette seconde phase est fonction de l’avancement de travaux entre Bussigny et Lausanne — doublement des voies existantes — à l’horizon 2023. La première phase du projet présenté devrait pouvoir être réalisée en 2018-2019 avec entrée en fonction à l’horaire d’hiver 2019, si les oppositions, recours et procédures ne le retardent pas trop.

pont-chavo

Gare et haltes d’Orbe

A Orbe, la halte de Saint-Eloi sera déplacée sur un tronçon plus rectiligne situé en aval, qui permettra de construire des quais de 120 mètres de long environ et la gare des Granges verra son quai allongé et déplacé en face du complexe de Nestlé. La Gare du centre-ville ne verra dans un premier temps que ses quais adaptés et prolongés. D’autres modifications pourraient survenir ultérieurement, mais elles font partie d’un autre projet de réaménagement complet de cette place sur lequel les autorités communales travaillent de concert avec Travys SA et les propriétaires privés des terrains concernés.

Ne pas rater le bon wagon

Aussi bien à Chavornay qu’à Orbe, les syndics ont insisté sur le fait que ce projet était essentiel pour les localités, qui y travaillent depuis 8 ou 9 ans, notamment au travers de l’ADEOC. Les deux localités sont considérées par la canton comme des centres régionaux. A ce titre, leur développement est favorisé. Mais pour rester des centres régionaux, la présence d’un raccordement au chemin de fer est impérative. A l’horizon 2030, Orbe devrait voir les emplois locaux augmenter de 2 200 unités pendant que Chavornay devrait voir ce même chiffre augmenter de 1 300 environ. Les emplois de proximité sont l’avenir, ont dit en cœur Christian Kunze et Henri Germond, comme sera aussi offerte, dans un avenir pas très éloigné, la possibilité de prendre son train à Orbe pour se rendre directement et rapidement à Genève ou à Montreux. L’un comme l’autre ont aussi insisté sur le fait que, quand le char des subventions passe, il faut le héler de suite, car en général il ne repasse pas de sitôt. Surtout pas garni de plus de 70 millions de francs que la Confédération et le Canton sont prêts à investir dans le projet global.

Réactions

A Chavornay, l’essentiel des questions et réactions est venu d’un groupe d’habitants du quartier En Forez qui sera « encerclé » par la future boucle. Emplacement de celle-ci, sécurité des enfants, environnement, faune, proximité de la réserve du Creux-de-Terre, bruit nocturne des wagons de marchandises à la manœuvre et dévalorisation des immeubles ont été autant de sujets évoqués. A Orbe, la question du déplacement de la halte de Saint-Eloi a préoccupé plusieurs riverains, pour des raisons de bruit, de vibrations et surtout d’apport sur des chemins actuellement privés de circulations automobile et piétonnière supplémentaires. Le bien-fondé global du projet n’a pas été contesté lors de l’une ou l’autre des soirées.

Procédure

Les promoteurs du projet ont rappelé que la procédure d’enquête publique court jusqu’au 24 octobre. Ils ont incité les opposants ou les résidents qui auraient des questions à se manifester jusque-là, y compris s’agissant de compensations financières. En matière de chemins de fer, la procédure est particulière. Elle a été rappelée par Frederico Molina, qui a souligné que les oppositions ou remarques seraient traitées par l’Office fédéral des transports (OFT), seul compétent en la matière. Le permis de construire sera délivré par cet Office, le cas échéant avec des charges qui s’imposeront aux promoteurs. Divers recours existent, au Tribunal administratif fédéral, puis le cas échéant au Tribunal fédéral lui-même. Les délais sont longs, les procédures coûteuses, et Frederico Molina a suggéré au public concerné directement de privilégier les voies des discussions et des négociations, hors cadre judiciaire, car elles se révèlent en principe préférables et moins onéreuses que le passage chez les juges.

Position ambiguë de Chavornay

Il y a quelques jours, le Conseil communal de Chavornay a adopté une motion enjoignant la Municipalité de s’opposer au projet global dans les délais. « Nous ne sommes pas opposés au développement d’un concept de transports publics desservant la commune d’Orbe, mais nous souhaitons que certains points de ce projet d’importance soient étudiés, approfondis et précisés » laissent entendre les motionnaires. L’Exécutif actuel ne semble pas non plus très conséquent dans ses démarches, car tout en promouvant le projet en public, il en déplore certains aspects. « La Municipalité n’est pas enchantée par ce projet, a tenu à préciser Christian Kunze, le syndic, notant que la Confédération a écarté pour des raisons financières, mais aussi à cause de la proximité de la nappe phréatique, l’idée de créer un tunnel à la place d’un pont ». Interrogé spécifiquement sur cette question par un participant à la réunion de Chavornay, le syndic est resté laconique et n’a pas commenté. Reste que la nouvelle Municipalité élue ne partagera peut-être pas ces interrogations et leur aspect contradictoire. Affaire à suivre sur ce plan aussi.

Pour en savoir plus

www.adeoc.ch : carte interactive

www.travys.ch : modernisation de la ligne Orbe- Chavornay, images et vues aériennes détaillées.

© Illustrations: Travys SA

Les résultats des élections communales dans l’ancien district d’Orbe

Bonjour à toutes et à tous.

Vous devez peut-être attendre avec une certaine impatience de connaître les résultats des élections communales de la localité que vous habitez.

Nous avons annoncé dans notre dernière édition que nous vous tiendrions informés en direct des résultats en question au moyen de notre site internet.

Il s'agit des résultats bruts dont nous avons connaissance. Rendez-vous sur cette page spéciale pour en prendre connaissance

Nous reviendrons sur ces résultats, avec tableaux et analyses, dans notre édition du vendredi 4 mars 2016.

Merci de nous avoir rendu visite et bonne fin de dimanche.

Jacques Nicolet fabrique le gruyère avec le fromager Steve Berger lors de la réception organisée en 2014 pour son accession à la présidence du Grand Conseil.

Région: Jacques Nicolet cumule

Récemment élu au Conseil national, Jacques Nicolet ne cachait pas depuis un certain temps son intérêt pour la charge de président de l’UDC Vaud. Il faut dire, avoue-t-il, que j’ai été à plusieurs reprises sollicité de faire acte de candidature. Réunis en congrès cantonal jeudi soir passé à Morges, les membres de l’UDC ont plébiscité le nouveau conseiller national de Lignerolle lors du vote pour repourvoir ce poste: il a en effet recueilli 108 voix sur 130. Jacques Nicolet pourra compter sur un bureau dans lequel figure également Dylan Karlen, qui remplace Jean-François Thuillard comme vice-président.

A relever que l’UDC Vaud compte plusieurs vice-président(e)s qui se partagent les tâches. Le retour d’Alice Glauser au Parlement fédéral, l’arrivée de Guy Parmelin au Conseil fédéral, la présence nouvelle à Berne de Jacques Nicolet et celle renouvelée de Jean-Pierre Grin impriment à la section vaudoise du parti une connotation nettement plus agricole et agrarienne que durant les dernières années au cours desquelles les membres urbains tenaient plus les commandes. «Nous avons justement la chance d’avoir une aile urbaine et une aile agrarienne, a entre autres répété le nouveau président du parti. C’est une force et nous ne devons surtout pas opposer ces deux courants».

Le parti doit maintenant avancer

L’Omnibus s’est entretenu avec le nouveau président cantonal. Il a notamment précisé qu’il considérait comme essentiel dans sa mission de «faire tourner à l’UDC Vaud les pages d’un chapitre nouveau. Nous sortons d’une zone de turbulences – on se souvient de l’affaire Fabienne Despot et de l’enregistrement clandestin qui a marqué l’année 2015 – qui laissait à penser que l’ambiance n’était pas au beau fixe entre les membres dirigeants du parti. Ces épisodes font maintenant partie du passé et il convient de faire en sorte que le parti avance et travaille grâce aux nouvelles structures qu’il s’est données».

Par rapport à l’électorat de la région proche, Jacques Nicolet est conscient et reconnaissant des soutiens apportés qui ont sans doute débordé le cadre strict des sympathisants de son parti. Il escompte que cette période, plutôt faste pour son parti, continue au niveau communal. «Vous avez vu, à Orbe, on a déposé notre liste pour le Conseil communal» précisait-il ravi. Sans compter le terrain cantonal où il parle plus ouvertement qu’avant d’une candidature à l’exécutif en 2017. Pour ceci toutefois, il faudra sans doute que les alliances avec la droite fonctionnent, un peu à l’image de ce qui s‘est passé lors de l’élection d’Olivier Français au Conseil des États au deuxième tour et contre un sortant au palmarès remarqué, mais avec le soutien de l’UDC.

Pas comme à Zurich?

Jacques Nicolet aime à dire que l’UDC Vaud n’a pas forcément les mêmes attitudes ou la même ligne ou culture que l’UDC Zurich. Quand on lui demande de citer des exemples concrets de cette différence, il précise volontiers: «Prenez la question des frontaliers, par exemple: il est certain que la façon d’appréhender le problème n’est pas le même chez un UDC zougois ou zurichois que chez un UDC vaudois ou bernois. Les habitants des cantons limitrophes de la frontière ont forcément une expérience, un vécu différent de ceux d’un canton du centre de la Suisse qui ne connaît pas pratiquement cette question. En plus, le ton employé à Zurich ne convient pas forcément à l’électeur romand.

Et le parlementaire-président de relever enfin que son collègue à l’exécutif de Lignerolle, Olivier Petermann, est bien le syndic apprécié de sa commune, contrairement à ce que plusieurs organes de presse ont prétendu récemment, en attribuant de façon erronée cette fonction au nouveau président cantonal de l’UDC.

Mmes Béatrice Métraux et Sylvie Bula, et M. Philippe Jaton (porte-parole de la Gendarmerie) répondaient à la presse.

Orbe: la Croisée, prison passoire

Mmes Béatrice Métraux et Sylvie Bula,  et M. Philippe Jaton  (porte-parole de la Gendarmerie)  répondaient à la presse.

Mmes Béatrice Métraux et Sylvie Bula,
et M. Philippe Jaton
(porte-parole
de la Gendarmerie)
répondaient à la presse.

Cinq évadés en juillet, six en octobre, la sécurité de la prison préventive de la Plaine de l’Orbe laisse à désirer. La Conseillère d’Etat Béatrice Métraux et la cheffe du service pénitentiaire Sylvie Bula ont convoqué la presse pour évoquer ces deux événements et le résultat d’une première analyse des défaillances constatées. Il a été dit d’abord que les manières de procéder des évadés ont été différentes. Si en juillet les prisonniers ont pris la poudre d’escampette par les toits, ceux du week-end dernier ont passé par les couloirs et le service socio-culturel pour s’en aller.

A propos de cette dernière fuite, les six individus ont pu ouvrir les portes des trois cellules dans lesquelles ils se trouvaient par paire, grâce aux ustensiles dont ils disposent pour manger (cuillères et couteaux à bout rond). Ensuite ils ont recouvert les caméras intérieures avec des vêtements afin de ne pas être repérés. Précisons que de nuit, le personnel de service a davantage l’œil sur les caméras donnant sur l’extérieur du bâtiment. Arrivés sur le parking qui se trouve dans l’enceinte de La Croisée, en brisant des vitres sans barreaux, ils ont pu sortir en profitant du couvert de la déchetterie qui se trouve adossé au grillage de sécurité !
Portes à revoir

Cette accumulation de faits a mis en lumière les défaillances du système de contrôle. A commencer par les portes qui ne répondent plus aux critères actuels quand bien même cet établissement a été rénové en 2003. Ensuite, les caméras intérieures ne servent qu’à surveiller sans déclencher l’alerte. Ce système infrarouge ne couvrait pas non plus certains angles morts. Autant dire que de nombreuses remises en question sont devenues impératives car les malfrats sont toujours plus habiles et comme ils cohabitent souvent dans la même cellule, ils ont tout le temps d’ébaucher leur évasion en observant leur environnement.

En plus de l’audit qui s’impose, des contacts seront pris avec des cantons alémaniques qui viennent de construire de nouvelles prisons, quant aux mesures à prendre. Il faudra aussi revoir l’étanchéité du mur d’enceinte ce d’autant plus que le Canton va augmenter la capacité de la Croisée avec 80 nouvelles places. Des dispositions qui seront prises par le Conseil d’Etat et le Grand Conseil, et dont on espère que tous auront conscience de la nécessité d’investir pour garantir la sécurité intérieure et celle de la région.

Gardien limogé

Même si les intervenants ne se sont pas véritablement exprimés sur le problème du personnel, du moins sur celui qui était présent au moment de ces évasions, il est patent que les gardiens ne sont pas assez nombreux. Il faut savoir, par exemple, que 250 personnes sont détenues alors que la prison est prévue pour 180 résidents. On sait aussi que cette surcharge de travail stresse les surveillants qui accumulent les burn-out dans une situation interne très tendue, selon nos informations. L’enquête sur la première évasion a démontré aussi le laxisme d’un membre du personnel qui déclenchait régulièrement le système de surveillance extérieure pour éviter qu’il ne soit dérangé par des animaux de passage à proximité de l’enceinte.

Ce surveillant a été limogé, car soupçonné de complicité. Il est donc temps que des mesures soient prises rapidement afin que la prison de La Croisée ne permette plus des évasions aussi nombreuses comme c’était le cas dans les années 80 à Bochuz. On notera que si quatre évadés ont été repris à Suchy grâce à l’intervention rapide d’une dizaine de patrouilles dont deux de la Police du Nord Vaudois, les autres sont toujours en fuite. Seuls deux des cinq évadés de la première fugue ont été repris.

Photo Pierre Mercier

Les rois et reines de la Fête : Jean-Charles Pittet et Géraldine Brenzikofer, Cédric Henrioud et Sarah Giroud, Vincent Faucherre et Sandra Bornet, Annick Brocard et Alexandre Martinis.

Sergey: l’Abbaye des Volontaires en liesse

Les rois et reines  de la Fête :  Jean-Charles Pittet et Géraldine Brenzikofer, Cédric Henrioud et Sarah Giroud, Vincent Faucherre  et Sandra Bornet, Annick Brocard et Alexandre Martinis.

Les rois et reines de la Fête :
Jean-Charles Pittet et Géraldine Brenzikofer, Cédric Henrioud et Sarah Giroud,Vincent Faucherre et Sandra Bornet, Annick Brocard et Alexandre Martinis.

Les réjouissances ont démarré par l’assemblée statutaire qui acceptait trois nouveaux membres dans ses rangs, Hervé Zeni, Guyot Blaise et Damien.
Par un soleil déjà ardent, rendez-vous au stand de l’Abergement où 34 fins guidons ont rivalisé dans la bonne humeur mais avec maîtrise.

Les joutes de tir terminées, c’est en cortège emmené par la Mujonette de Valeyres-sous-Rances, que les Volontaires ont rejoint la Place du village au pied du grand sapin pour entendre l’énoncé des résultats des tirs.

Un Abbé roi

En fin de journée, aligné en rang d’oignons sous l’œil attentif d’Alexandre Martinis Abbé président, les participants aux tirs étaient fin prêt à couronner les meilleurs d’entre eux.

Les premiers à être honoré d’une belle médaille, sous le regard de la majorité des gens du village, les graines de champions au tir laser, avec en tête de classement, Romain Gaillard et Mathieu Gaillard.

Se sont agenouillés pour être couronnés de mains de reines ravissantes : Sur la cible Société, Jean-Charles Pittet 1er roi, avec un 100 appuyé d’un 89, Cédric Henrioud 2e roi avec un total de 358 points. Sur la cible Progrès, Vincent Faucherre 3e roi avec 898 points sur deux passes de cinq coups, et l’Abbé président Alexandre Martinis 4ème roi avec 896 points.

Après la mise à prix d’or des derniers lots et un cortège au travers du village, chacun c’est retrouvé sous un grand érable pour la première verrée des rois et, de terminer la soirée à la grande salle sous des accords des années 60 avec Brice.

Dimanche très officiel

Le programme de cette chaude journée débute par le culte, puis la distribution des prix de la cible Progrès, et en suivant, la mise à l’américaine du grand sapin planté sur la place villageoise, sapin misé au prix de l’acajou. Les estomacs conditionnés par les verrées des rois au son l’hymne des Volontaires «Sac à dos», place au banquet et la partie officielle, où se sont exprimés Aude Gelin pasteure et Jacques Nicolet député.

Après la rentrée du drapeau, ambiance de bal à la grande salle, et, pour clôturer cette fête chaleureuse où l’âme du village est réjouie, lundi, ramassage des œufs chez l’habitant, qui le soir venu, se transforment en excellentes omelettes.

Photo Alain Michaud

Migrant en rétention

La Suisse, pays de cocagne

Migrant en rétention

Vous l’avez peut-être entendu, le conseiller d’Etat vaudois Philippe Leuba s’est étonné du nombre de demandes d’asile adressées à la Suisse. Plus de 3000 par année pour 600 en moyenne pour nos voisins européens. Il faut bien convenir que notre pays et notre franc attirent beaucoup de monde. Pas étonnant dans la mesure où on clame partout que l’Europe est en crise et que le chômage frappe malheureusement bien des nations.

Dès lors, pourquoi pas la Suisse où les conditions des migrants sont acceptables comme le démontre un autre chiffre. Celui qui dit que 1700 billets d’avion ne sont pas utilisés alors qu’ils sont achetés dans le but de renvoyer ces jeunes gens dans leur pays d’origine ou à l’endroit où ils sont entrés sur le continent, selon les accords de Dublin. Souvent ils préfèrent disparaître dans la nature plutôt que de devoir s’en aller. A partir de cela, faut-il s’étonner qu’un quart au moins des travailleurs étrangers contrôlés sur les chantiers, sont des travailleurs au noir. Ils sont des ouvriers bon marché pour des entreprises sans scrupule mais qui doivent aussi casser les prix pour arracher les marchés publics.

Autant de questions que l’on se pose à la lecture de ces statistiques. Notre politique en matière d’accueil est-elle la bonne? En tous les cas, on ne perçoit pas une volonté claire d’instaurer une certaine rigueur en la matière. Une façon de faire qui ne plaît pas toujours comme le confirme l’incendie criminel d’un centre de requérants à Landquart. Un peu d’humanité ne dérange pas pour autant que ceux qui échappent à la loi et aux règles ne deviennent pas des dealers dans nos villes.

Le gagnant de l’étape Stéphane Heiniger.

L’étape de Chavornay, départ du Tour du Pays de Vaud printanier

Le gagnant de l’étape Stéphane Heiniger.

Le gagnant de l’étape Stéphane Heiniger.

Avec près de 400 participants, jeunes et moins jeunes, la course de Chavornay et ses 8.95 kilomètres d’efforts, sur des routes et chemins forestiers, a tenu ses promesses. C’est en dessous des 30 minutes (29’57’3’’) que Stéphane Heiniger d’Yverdon-les-Bains a remporté la victoire. Suivi de près par Patrick Vonlanthen de Molondin à 43 secondes et d’Antoine Hynes à 2’11’’ du vainqueur. Les lauréats ont pris également la tête du tour.

La première femme à franchir la ligne d’arrivée fut Stéphanie Bourqui de la Sarraz avec un temps de 39’35,7’’, suivie de Céline Monnard de Cheseaux-Noréaz à 8’’ secondes et de Odile Rufener de Vuitboeuf à 1’40’’.

À noter les belles performances de Cédric Delemont d’Orbe qui termine l’étape en 4e place des HSen2, de Domenico Marella de Chavornay 5e des HSen1, de Rima Barzarbachi De Pury d’Orbe 5e des DSen2 et de Dylan Demont de Pompaples, qui se place à la 5e place des Juniors.

Ainsi, cette course de Chavornay, 1ère étape du Tour du Pays de Vaud, a été propice à de bons résultats, d’autant que l’effort des athlètes fut à la mesure du parcours. La prochaine étape de Yens le 6 juin prochain terminera ce mini TPV printanier. C’est le 5 septembre prochain, à Saint-Prex, que la finale permettra de découvrir les résultats de ce tour 2012.

Rendez-vous l’année prochaine.

Sièges

334 au départ

Sièges

Sièges

Les 18 sièges vaudois du Conseil national font-ils à ce point rêver pour que 334 candidats se présentent pour briguer une place sous la coupole fédérale? Vingt-deux partis vont s’affronter dans cette joute. La démocratie se porte donc bien. Parmi tous ces candidats et ces partis, il y a comme d’habitude bon nombre d’utopistes mais il y a aussi des listes de jeunes. C’est donc réjouissant.

Sans connaître les intentions et les idées de chaque parti, on aimerait bien voir des propositions innovantes. On a l’impression que cela manque. Car le monde bouge rapidement ces derniers temps et la politique demeure un peu en retrait dans cette mouvance rapide. S’il est vrai que la politique n’a pas l’apanage des idées, elle doit s’adapter et même davantage, innover.

Certes, la Suisse n’est pas la seule confrontée aux soucis de l’évolution. N’empêche qu’en Europe, notre pays est l’un des rares à avoir le privilège de choisir sa voie. Donc, il est nécessaire d’avoir de l’imagination et ne pas se contenter de l’acquis. La tergiversation n’a plus sa place non plus. Il faut avancer de manière à être toujours très compétitif.
S’il présente 41 candidats, le Nord Vaudois se doit de rester dans l’hémicycle.

Actuellement, il est représenté par Alice Glauser (Champvent) et Jean-Pierre Grin (Pomy), qui représentent le monde agricole. Cependant, cette région change et il serait bien qu’elle soit aussi représentée par d’autres secteurs d’activité.

Mais le Nord Vaudois manque de figures politiques et on peut regretter que personne ne se profile vraiment, laissant l’essentiel de l’initiative cantonale au bassin lémanique.

De gauche à droite : Pascal Moret, Sylvie Pidoux, Christian Mollard, Bertrand Barbezat, Cyril Rod.

Très bonne année pour les banques Raiffeisen du canton

De gauche à droite : Pascal Moret, Sylvie Pidoux, Christian Mollard, Bertrand Barbezat, Cyril Rod.

De gauche à droite : Pascal Moret, Sylvie Pidoux, Christian Mollard, Bertrand Barbezat, Cyril Rod.

Vendredi passé en Chamard, les banques Raiffeisen vaudoises présentaient leurs résultats 2010. Pour l’essentiel la présentation a été conduite par Bertrand Barbezat, directeur de Raiffeisen Mont-Aubert, mais en l’occurrence surtout président de la Fédération Vaudoise des Banques Raiffeisen.

Tous les indicateurs sont au beau fixe pour le groupe, qui enregistre un bénéfice net de 7,5 millions de francs. Avec notamment une augmentation de la somme du bilan de 7,5 % pour atteindre 7,41 milliards de francs, augmentation qui montre un développement toujours bien présent dans une «conjoncture de concurrence plus serrée que par la passé», précisera Bertrand Barbezat.

Le groupe a décidé de se donner les moyens de devenir une banque universelle à vocation helvétique, renforçant pour ce faire ses secteurs des crédits commerciaux et des conseils en placement. «Si nous voulons progresser, nous ne pouvons pas rester dans le marché hypothécaire traditionnel» a poursuivi le président Barbezat. «Les faibles marges sur le marché hypothécaire, alliées aux taux historiquement bas, nous conduisent à une diversification nécessaire et toujours axée vers le client».

A relever que c’est dans une optique de rationalisation et de maximisation des profits potentiels que les deux établissements de Mont-Aubert et d’Orbe proposent à leurs sociétaires de fusionner. On saura rapidement ce qu’il advient de ces propositions, puisque les assemblées générales extraordinaires devant statuer sur cet objet se tiennent la semaine prochaine à Sainte-Croix et à Vallorbe.

Photo Olivier Gfeller

Arnaud Bouverat, jeune politicien du PS, Conseiller communal depuis 2001, il s’intéresse à la politique depuis près de 20 ans.

Arnaud Bouverat : la politique pour passion

Arnaud Bouverat,  jeune politicien du PS, Conseiller communal depuis 2001,  il s’intéresse  à la politique  depuis près de 20 ans.

Arnaud Bouverat, jeune politicien du PS, Conseiller communal depuis 2001, il s’intéresse à la politique depuis près de 20 ans.

Orbe ne compte pas de député au Grand Conseil et pas davantage de conseiller d’Etat. Une situation que l’on peut regretter ce d’autant plus que dans le nouveau district du Jura – Nord Vaudois, il faudra des personnalités fortes pour représenter notre région à Lausanne. Elles ne sont pas nombreuses à se profiler dans la cité urbigène.

Cependant, Arnaud Bouverat est un personnage incontournable du parti socialiste vaudois dont il est le secrétaire général depuis octobre 2005. Conseiller communal depuis 2001, il s’intéresse à la politique depuis près de 20 ans. Le refus du peuple suisse d’entrer dans l’Europe l’avait marqué en 1992 mais c’est bien plus l’injustice sociale qui allait l’inciter à prendre des responsabilités.

Secrétaire  des jeunesses socialistes

Déjà au collège de Chantemerle, les discussions étaient animées avec ses camarades Kevin et Parchet, qui allait le premier entrer au Conseil communal d’Orbe. Arnaud ne tardait pas à le suivre sur les bancs du parti socialiste. Féru d’actualité, il lisait fréquemment le Nouveau Quotidien, journal dans lequel différentes opinions s’affrontaient. Et c’est plutôt vers le journalisme politique qu’il pensait s’orienter.

Après des études universitaires en lettres puis en sciences sociales, il franchissait le pas, endossant notamment la charge de secrétaire central des jeunesses socialistes suisses, avec siège à Berne. Il entrait dans la foulée au comité central du PS dans lequel il siège actuellement en tant que représentant du canton de Vaud.

Ne pas perdre les acquis

Lorsque l’on évoque les raisons de son engagement, Arnaud ne manque pas d’arguments. «Les gens de ma génération voient d’un mauvais œil la remise en question des acquis sociaux du siècle passé. Le néo-libéralisme a cassé bien des solidarités dans le monde du travail. Pendant les Trentes Glorieuses, l’Etat était garant du développement social de la population. Une certaine solidarité existait et nous devons veiller à ce que l’essentiel ne soit pas remis en question.

On nous reproche parfois de vouloir tout confier à l’Etat mais l’Etat n’est pas de gauche, à ce que je sache. Il l’a clairement démontré, par exemple, dans le sauvetage de l’UBS où il a prêté de l’argent sans condition à la banque. Nous voulons simplement que l’Etat défende les plus faibles plutôt qu’il ne serve des privilégiés. Il faut aussi combattre le démantèlement des services publics tout en les adaptant aux nouveaux besoins de le population. En matière de travail, la Suisse possède l’un des droits les plus souples d’Europe et certaines entreprises en abusent.

Avec la libre circulation des marchandises et des personnes, nous devons veiller à ce que les salaires demeurent décents. Les combats sont nombreux au secrétariat d’un parti politique et nous devons faire des choix ce d’autant plus que se profilent plusieurs élections en quelques mois».

Transparence financière

On commencera par les communales en mars prochain. En octobre 2011 on votera pour les fédérales avant de terminer avec les cantonales en mars 2012, un calendrier dû à la nouvelle constitution vaudoise. C’est la raison pour laquelle Arnaud Bouverat et ses collègues ont dû réduire la voilure, en matière de propagande, lors des différentes votations auxquelles la population du pays a été invitée à se prononcer dernièrement.

Car le financement du PS dépend uniquement des cotisations des membres et de quelques dons. «Il est dans les règles du parti de ne pas recevoir d’argent des entreprises afin de garder notre indépendance. Raison pour laquelle nous réclamons la transparence en matière de financement des partis. Si notre comité national est en train de revoir son programme, qui date de vingt ans, les partis locaux gardent leurs priorités et leur liberté d’agir.

Le canton de Vaud a une influence certaine sur le politique nationale du PS. Par exemple, nous avons porté le thème de la défense des services publics sur le plan national en combattant la libéralisation du marché de l’électricité. Les dossiers ne manquent pas actuellement mais, pour obtenir des avancées réelles, nous devons inévitablement fixer des priorités».

Pas de plan de carrière

Malgré les prochaines échéances, Arnaud Bouverat a tout de même pris quelques vacances après avoir tenu un stand de récolte de signatures au Paléo Festival. Il avoue ne pas avoir de plan de carrière mais il sait qu’il gardera une activité dans le monde politique ou associatif. Il n’exclut cependant pas de se présenter aux prochaines élections cantonales tout en restant fidèle au PS local.

Pour faire avancer les causes du PS dont il est aujourd’hui l’un des maillons essentiels dans ce canton.

Photo Pierre Mercier

Orbe : un succès fou pour la fête de la saucisse aux choux!

Michèle Germond à la vente de saucisses

Michèle Germond à la vente de saucisses

La  fête de la saucisse aux choux a profité d’une météo exceptionnelle pour attirer un nombre record de participants lors de sa quatrième édition.

Cette année, près de 600 kg de saucisses aux choux ont été servis ou vendus entre le vendredi soir et dimanche en fin d’après midi, ce qui représente près de 2500 saucisses.

Cela suffirait à juger de la réussite de cette manifestation mais il faut tout de même souligner l’exceptionnelle bonne humeur que les organisateurs ont transmis aux participants, profitant, le temps d’un week-end de gastronomie vaudoise, des rayons du soleil d’un automne naissant.

Mais à festoyer sans musique, on digère sans boire. Heureusement les Krepiuls ont donné le ton vendredi soir lors de la mise en route de la raisinée et l’homme orchestre Micky’s anima joyeusement toute la journée de samedi, avant que l’orchestre du Nordsband nous gratifie d’une magnifique prestation.

Tout ceci fit que la soif était au rendez-vous, notamment pour l’apéritif du dimanche, offert par la commune et agrémenté d’une dégustation des produits de la Confrérie artisanale des bouchers. Cet apéritif fut animé par les yodleurs d’Orbe, pour ceux qui, occupés à veiller la raisinée toute la nuit, avaient du mal à réveiller leurs papilles.

La manifestation fut aussi instructive puisque samedi, des apprentis bouchers firent une démonstration de fabrication de saucisses et qu’un atelier de bricolage pour enfants s’est tenu sous l’hôtel de ville.

Un grand merci à la société des Cafetiers - Restaurateurs d’Orbe, Vallorbe et région, à la commune d’Orbe, à l’Office du tourisme, à la Sicup ainsi qu’aux annonceurs qui ont participé à la fête.

Photo Frédéric Richard