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Les bassins de la STEP actuelle, au premier plan.

Vallorbe : le projet de STEP démarre

Première séance de l’année lundi pour le délibérant vallorbier placé sous la présidence de Christine Leuenberger, avec comme plat de résistance le vote d’un crédit de préparation d’étude pour la future STEP de la cité du fer d’un total de Fr. 400 000.– accepté sans opposition ni discussion. L’installation actuelle (photo ci-dessus) date de 1967. Elle n’est plus aux normes, pas économique, peu performante, dangereuse pour les opérateurs, etc. Trouver des pièces de rechange est un parcours du combattant, si bien que l’exécutif propose non pas de la restaurer, mais d’en ériger une nouvelle, au même emplacement.

Son dimensionnement général dépendait de la décision de Ballaigues de se brancher ou non sur cette installation moderne. Or l’exécutif ballaigui préfère faire cavalier seul dans ce domaine «pour des raisons économiques et politiques» ont précisé les commissaires. C’est donc un projet dimensionné pour Vallorbe qui sera étudié en détail.

Fermeture des chemins forestiers

En fin de séance, l’inspecteur forestier Pascal Croisier et le garde-forestier Dominique Favre ont présenté le plan de fermeture des chemins forestiers. La règle générale sera, dès ce printemps, l’interdiction faite à tous les véhicules à moteur de circuler sur ces chemins forestiers, avec des exceptions pour rallier notamment les buvettes ou les points de vue. Interrogé sur l’origine et les motivations de ce changement de pratique, Pascal Croisier a précisé que cette interdiction datait d’un texte fédéral de… 1991, mis en place avec une certaine retenue dans le canton.

Il a également confirmé que le personnel de la forêt ne constatait pas d’abus manifeste actuellement, mais que cette législation « avait été enfilée dans la loi au tout dernier moment par les Verts il y a bientôt 30 ans, pour la tranquillité de la faune. Comme toute loi, il s’agissait donc de l’appliquer et de la faire appliquer ». La première année sera plutôt didactique, les dénonciations ne devant en principe intervenir qu’à partir de 2018.

La STAP de Rances

AIVM: budget 2013 stable

La STAP de Rances

La STAP de Rances

Sous la présidence d’Alix Michel, de Lignerolle, le conseil de l’Association intercommunale du Vallon du Mujon (AIVM) s’est réuni la semaine passée à l’Abergement. L’ordre du jour prévoyait comme point principal l’adoption du budget pour 2013. Henri Nerny, de Valeyres-sous-Rances, président du comité directeur, a fourni quelques explications complémentaires au sujet d’un budget qui pourrait enfler à partir de 2014.

«Nous allons rester pour l’instant à Fr. 155.– par équivalent habitant, a précisé Henri Nerny, car nous ne disposons pas encore des chiffres sur une année complète de fonctionnement du nouveau système de STAP à Rances avec la réalisation du projet «Tout à Orbe». Cette dernière a dû hausser ses tarifs qui représentent une part importante des charges de l’AIVM. Des charges qui pourraient augmenter aussi à l’avenir, notamment sur des postes comme les contrôles informatiques des systèmes qui nécessiteront la conclusion d’abonnements, et aussi à cause de l’augmentation non prévue du volume moyen à traiter.» C’est pratiquement sans discussion que le budget 2013 a été adopté. Il prévoit des charges et produits de fonctionnement équilibrés de l’ordre de Fr. 300 000.—

Mais d’où vient donc ce surplus d’eaux claires?

La STAP recueille dans ses eaux usées tout ce que l’imagination permet de concevoir, voire pire, au point d’ailleurs de créer des pannes aux systèmes de pompage, explique aussi Henri Nerny. Une nouvelle information au public par l’intermédiaire de tous ménages ou d’affichage aux déchetteries a été évoquée. Henri Nerny a également insisté sur le fait que «le passage à la taxe au sac, et même au poids, pourrait avoir des effets néfastes sur l’engorgement des eaux usées et donc de la STAP».

La station comporte en effet un dégrilleur très performant, mais ces performances se traduisent par des boues de plus en plus lourdes et volumineuses. En période de pluies intenses, le débit des eaux claires est très élevé et le reste ensuite pendant environ une semaine. Ce qui contribue aussi à une surcharge pour la STAP. L’AIVM va conduire prochainement une étude sous-terraine des canalisations pour déterminer d’où proviennent ces surplus d’eaux claires et remédier au problème.

Photo Olivier Gfeller