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Quai de chargement à Baulmes.

Baulmes et environs : les betteraves seront chargées à Onnens

Une décision qui aurait pu faire beaucoup de malheureux

La décision a été prise par la Sucrerie d’Aarberg : les producteurs de betteraves du Pied du Jura (entre Baulmes et Orges) devront charger leur production sur les wagons à Onnens. Le transport par TRAVYS ne sera donc plus possible dès l’automne 2017.

Appui du monde politique et économique

Le conseiller d’Etat Philippe Leuba en charge du dossier agricole vaudois a donné son feu vert et appuyé la décision de la Sucrerie; et il l’a fait savoir aux producteurs, chiffres à l’appui. Il faut réagir et éviter que la baisse permanente du prix de la betterave suisse continue. En comparaison européenne, la betterave suisse est produite à un prix concurrentiel, mais le coût du transport est trop élevé. Pour pouvoir continuer à produire de façon compétitive, les paysans suisses doivent donc impérativement réduire la facture du transport.

Des explications concluantes

Pour les paysans de la région, la décision a été difficile à accepter lorsqu’elle a été annoncée. Une fois le processus expliqué en détail, j’ai changé d’avis nous confie Pierre-Alain Urfer, agriculteur à Champvent et député. Son exploitation produit annuellement 500 tonnes de betteraves. Il me fallait 4 jours pour les acheminer sur 10 wagons en gare d’Essert. Pour mes collègues de Baulmes, Vuiteboeuf et Champvent qui ont une possibilité journalière de chargement de 16 wagons de la Cie Travys (à voies étroites), la problématique est la même. A Yverdon, les betteraves doivent être transbordées sur des wagons empruntant des voies plus larges.

Qu’est-ce que cela va changer?

Pour des questions pratiques et d’utilisation optimale des machines de chargement, le moment de livraison des betteraves était le même pour tous les paysans d’un même village. Comme il y aura plus de livreurs en gare d’Onnens, la saison de chargement durera un peu plus longtemps. «Mais pour nous, ce sera plus simple continue Pierre-Alain Urfer, nos betteraves seront prises en charge au bout des champs (pour autant que ceux-ci soient accessibles) et nous n’assumerons plus ces transports parfois risqués en raison des conditions météo d’automne (brouillard, froid, humidité). Mentionnons qu’un camion peut transporter jusqu’à 40 tonnes, on évite ainsi quelques trajets! Les betteraves régionales seront chargées sur des rames complètes, composées de 28 wagons pour un poids de 1 400 tonnes, d’Onnens à Aarberg.»

Intéressant financièrement ?

Précisons encore que l’apport supplémentaire du financement de la sucrerie permettra d’assurer le prix du transport entre le champ et la gare d’Onnens. Enfin, les producteurs qui préfèreront livrer eux-mêmes les betteraves à Onnens pourront le faire comme avant pour autant qu’ils fassent partie d’un centre ou cercle de transports.

L’avis de TRAVYS

TRAVYS nous confirme avoir été mis devant le fait accompli. L’entreprise en a pris acte. Même si le nouveau système préconisé par Aarberg représente un manque à gagner, il doit être mis en comparaison avec le coût de ce genre de transport et les infrastructures nécessaires. Il devenait parfois difficile de réaliser les transports de marchandises à un coût raisonnable avec l’évolution des contraintes réglementaires et l’augmentation de la cadence des trains voyageurs. Enfin, le chargement des betteraves est toujours possible à Orbe.

Orbe et Chavornay: ouvrir la voie au RER Vaud

Deux soirées publiques d’information largement fréquentées ont été organisées successivement à Chavornay et à Orbe, avec pour objectif de présenter les projets d’amélioration de la mobilité entre et au sein des deux localités, ainsi que les modifications de tracé de l’OC actuellement à l’enquête avec la construction d’un pont routier dans la plaine pour enjamber le futur tracé corrigé de l’OC.

A Chavornay comme à Orbe, les syndics respectifs Christian Kunze et Henri Germond étaient à la manœuvre en compagnie du directeur de Travys SA, Daniel Reymond, et du responsable de la planification à la Direction générale de la mobilité et des routes (DGMR) du Canton, Frederico Molina.

Si les projets qui ont été présentés dans les deux localités sont identiques, les attentes et interrogations des populations sont légèrement différentes. Les projets impactent en effet différemment les territoires des deux communes.

Boucle ferroviaire et pont routier

Pour l’essentiel, le projet actuellement à l’enquête publique concerne le tracé de l’Orbe-Chavornay. Il comprend la construction d’un pont dans la plaine un peu en dessous de PESA et la correction importante de l’entrée du train à Chavornay grâce à la création d’une boucle traversant la zone agricole. Elle permettra aux rames de s’insérer dans l’axe du trafic Lausanne — Yverdon-les-Bains en gare de Chavornay. Cette boucle, située entre un quartier de villas et la réserve du Creux-de-Terre, aura un rayon d’environ 185 mètres, le minimum nécessaire pour permettre aux compositions modernes du RER comme aux locomotives et wagons-marchandises d’y circuler sans restriction. Le système d’électrification doit aussi être changé, pour passer de l’alimentation historique à courant continu de l’OC à un raccordement complet avec l’électrification CFF, homogénéité des matériels oblige.

Autres mesures

Ce projet s’accompagne de mesures propres à chaque localité. A Chavornay, dans un double souci de sécuriser la route de Corcelles et de freiner les envies des pendulaires d’y circuler, des traversées piétonnières avec feux lumineux ont été réalisées en 2016. Du côté d’Orbe, ce sont les carrefours des Ducats et de Taborneires qui devront subir des modifications. Ces dernières ayant pour but aussi d’inciter fortement les pendulaires urbigènes à utiliser la sortie d’autoroute des Mosaïques en empruntant la route de contournement d’Orbe et non pas celle de Chavornay. Cet objectif sera recherché en ralentissant, aussi grâce à des feux et des systèmes de présélections-triage, le trafic entre les deux localités, pour augmenter la cadence de passage des usagers qui choisiront le « bon parcours et ralentir les usagers purement locaux ».

Gare de Chavornay

La gare de Chavornay sera revisitée avec création de quais à hauteur, de passages sous voie, en pente douce, d’un ascenseur côté place de la Gare et d’un aménagement de quai plus long pour accueillir les rames du RER-Orbe. Dans un premier temps, les usagers devront changer de train, mais sur le même quai, pour se rendre à Lausanne ou à Yverdon-les-Bains. Dans un second temps, le trajet complet pourra être effectué sans changer de train. Cette seconde phase est fonction de l’avancement de travaux entre Bussigny et Lausanne — doublement des voies existantes — à l’horizon 2023. La première phase du projet présenté devrait pouvoir être réalisée en 2018-2019 avec entrée en fonction à l’horaire d’hiver 2019, si les oppositions, recours et procédures ne le retardent pas trop.

pont-chavo

Gare et haltes d’Orbe

A Orbe, la halte de Saint-Eloi sera déplacée sur un tronçon plus rectiligne situé en aval, qui permettra de construire des quais de 120 mètres de long environ et la gare des Granges verra son quai allongé et déplacé en face du complexe de Nestlé. La Gare du centre-ville ne verra dans un premier temps que ses quais adaptés et prolongés. D’autres modifications pourraient survenir ultérieurement, mais elles font partie d’un autre projet de réaménagement complet de cette place sur lequel les autorités communales travaillent de concert avec Travys SA et les propriétaires privés des terrains concernés.

Ne pas rater le bon wagon

Aussi bien à Chavornay qu’à Orbe, les syndics ont insisté sur le fait que ce projet était essentiel pour les localités, qui y travaillent depuis 8 ou 9 ans, notamment au travers de l’ADEOC. Les deux localités sont considérées par la canton comme des centres régionaux. A ce titre, leur développement est favorisé. Mais pour rester des centres régionaux, la présence d’un raccordement au chemin de fer est impérative. A l’horizon 2030, Orbe devrait voir les emplois locaux augmenter de 2 200 unités pendant que Chavornay devrait voir ce même chiffre augmenter de 1 300 environ. Les emplois de proximité sont l’avenir, ont dit en cœur Christian Kunze et Henri Germond, comme sera aussi offerte, dans un avenir pas très éloigné, la possibilité de prendre son train à Orbe pour se rendre directement et rapidement à Genève ou à Montreux. L’un comme l’autre ont aussi insisté sur le fait que, quand le char des subventions passe, il faut le héler de suite, car en général il ne repasse pas de sitôt. Surtout pas garni de plus de 70 millions de francs que la Confédération et le Canton sont prêts à investir dans le projet global.

Réactions

A Chavornay, l’essentiel des questions et réactions est venu d’un groupe d’habitants du quartier En Forez qui sera « encerclé » par la future boucle. Emplacement de celle-ci, sécurité des enfants, environnement, faune, proximité de la réserve du Creux-de-Terre, bruit nocturne des wagons de marchandises à la manœuvre et dévalorisation des immeubles ont été autant de sujets évoqués. A Orbe, la question du déplacement de la halte de Saint-Eloi a préoccupé plusieurs riverains, pour des raisons de bruit, de vibrations et surtout d’apport sur des chemins actuellement privés de circulations automobile et piétonnière supplémentaires. Le bien-fondé global du projet n’a pas été contesté lors de l’une ou l’autre des soirées.

Procédure

Les promoteurs du projet ont rappelé que la procédure d’enquête publique court jusqu’au 24 octobre. Ils ont incité les opposants ou les résidents qui auraient des questions à se manifester jusque-là, y compris s’agissant de compensations financières. En matière de chemins de fer, la procédure est particulière. Elle a été rappelée par Frederico Molina, qui a souligné que les oppositions ou remarques seraient traitées par l’Office fédéral des transports (OFT), seul compétent en la matière. Le permis de construire sera délivré par cet Office, le cas échéant avec des charges qui s’imposeront aux promoteurs. Divers recours existent, au Tribunal administratif fédéral, puis le cas échéant au Tribunal fédéral lui-même. Les délais sont longs, les procédures coûteuses, et Frederico Molina a suggéré au public concerné directement de privilégier les voies des discussions et des négociations, hors cadre judiciaire, car elles se révèlent en principe préférables et moins onéreuses que le passage chez les juges.

Position ambiguë de Chavornay

Il y a quelques jours, le Conseil communal de Chavornay a adopté une motion enjoignant la Municipalité de s’opposer au projet global dans les délais. « Nous ne sommes pas opposés au développement d’un concept de transports publics desservant la commune d’Orbe, mais nous souhaitons que certains points de ce projet d’importance soient étudiés, approfondis et précisés » laissent entendre les motionnaires. L’Exécutif actuel ne semble pas non plus très conséquent dans ses démarches, car tout en promouvant le projet en public, il en déplore certains aspects. « La Municipalité n’est pas enchantée par ce projet, a tenu à préciser Christian Kunze, le syndic, notant que la Confédération a écarté pour des raisons financières, mais aussi à cause de la proximité de la nappe phréatique, l’idée de créer un tunnel à la place d’un pont ». Interrogé spécifiquement sur cette question par un participant à la réunion de Chavornay, le syndic est resté laconique et n’a pas commenté. Reste que la nouvelle Municipalité élue ne partagera peut-être pas ces interrogations et leur aspect contradictoire. Affaire à suivre sur ce plan aussi.

Pour en savoir plus

www.adeoc.ch : carte interactive

www.travys.ch : modernisation de la ligne Orbe- Chavornay, images et vues aériennes détaillées.

© Illustrations: Travys SA

Gare de Vuiteboeuf.

Vuiteboeuf : voies doublées pour la cadence à 30 minutes

Pour pouvoir mettre en œuvre la cadence à la demi-heure, il a fallu modifier le point de croisement (qui se faisait à Baulmes) sur la ligne Yverdon – Sainte-Croix. Actuellement à certains moments de la journée, trois trains peuvent circuler en même temps sur la ligne, ce qui implique deux points de croisement, le premier à Vuiteboeuf, le second à Trois-Villes. Ces deux stations ont bénéficié de travaux d’aménagement.

Coût des travaux

Les travaux importants à la gare de Vuiteboeuf ont duré environ 6 mois et ont coûté 8 millions de francs (financés environ pour moitié par la Confédération et le canton).
La direction des travaux a été assurée par TRAVYS et les autorisations délivrées par l’Office Fédéral des Transports.

Deux nouveaux quais et passage sous voies

Il s’est agi de construire deux nouveaux quais de 85 mètres de long et un passage sous voies pour permettre aux voyageurs d’accéder en toute sécurité à l’autre quai. Si la plus grande partie des travaux a été effectuée par des entreprises spécialisées du génie civil et de technique ferroviaire, le personnel TRAVYS a essentiellement été engagé pour ce qui concerne l’exploitation ferroviaire et le montage des installations de sécurité. Le chantier n’est pas encore tout à fait terminé, et les travaux nécessitant l’interruption du trafic ont pu être effectués durant les phases d’interruptions annuelles.

Grosse préparation et satisfaction des clients

Un important travail de préparation a été réalisé en amont, au sein de l’ensemble des départements de l’entreprise, et a permis la parfaite mise en œuvre du nouvel horaire.
Les clients sont très satisfaits de l’augmentation de l’offre due à la nouvelle cadence sur une grande partie de la journée. Il a tout de même fallu aménager la première course au départ de Sainte-Croix pour permettre une correspondance vers Genève.

Le centre de régulation de la Gare d’Orbe

Travys: centre névralgique des transports publics à Orbe

Depuis la mi-décembre, la gare du centre-ville d’Orbe accueille le centre de régulation de la société Travys, à l’exception de la ligne Le Pont – Le Brassus. Trois personnes veillent au bon fonctionnement de l’Orbe-Chavornay, de l’Yverdon – Sainte-Croix et des bus de la société en villes d’Yverdon et d’Orbe, par écrans interposés. Elles sont là pour parer aux inconvénients qui pourraient survenir au cours de la journée comme elles informent la clientèle des éventuels «pépins». Pour les trains, il s’agit surtout de veiller à ce que les horaires soient respectés pour éviter de contrarier les correspondances. A titre d’exemple, l’OC et les bus ne peuvent attendre plus de 2 minutes à Chavornay un train CFF en retard en journée pour permettre la communication avec l’Urbabus de 6 h. à 20 h. La marge est plus large en soirée puisque le trafic est moins dense.

Les bus qui effectuent le même trajet entre 6 h. et 9 h. et entre 16 h. 30 et 20 h., sont aussi soumis à cette marge de 120 secondes pour respecter l’horaire. Notons que ces cars effectuent le matin la correspondance en direction d’Yverdon alors qu’ils le font en direction de Lausanne le soir. Sur son trajet, le train n’a guère de souci, si ce n’est que l’on change de rame toutes les semaines pour permettre leur entretien et diminuer la probabilité d’une panne. En revanche, les bus sont tributaires de la circulation routière. Un accident sur le parcours urbigène, par Saint-Eloi, provoquera l’annulation d’une ou plusieurs courses, car il n’y a pas d’autres alternatives routières à travers Orbe, étant donné la grandeur des cars (18 mètres).

Nouvelle gare à Vuiteboeuf

La nouvelle cadence à la demi-heure a contraint Travys à modifier la voie entre Yverdon et Sainte-Croix. Si jusqu’ici les trains se croisaient à Baulmes, c’est à Vuiteboeuf, dont il a fallu rénover la gare, et à Trois-Villes que les rames se rencontrent désormais. Enfin, les transports publics yverdonnois rencontrent surtout des problèmes aux heures de pointe. Face à une augmentation sensible de la circulation dans cette localité, les bus ne bénéficient que peu de voies propres comme à Lausanne et sont souvent victimes des bouchons.

L’accident est aussi plus fréquent, mais un dispositif permet de réagir instantanément grâce un service de piquet qui peut fournir véhicules et chauffeurs dès 4 h. C’est dire que la tâche des régulateurs urbigènes est assez intense et nécessite des réflexes instantanés pour éviter que le voyageur soit perturbé au cours de sa journée.

La gare du centre-ville est à nouveau opérationnelle.(Photo Pierre Mercier)

Orbe: la gare centre névralgique de Travys

Depuis le 5 octobre, la gare du centre-ville est entrée en activité, alors qu’elle était fermée au public depuis 1998. Vous pouvez donc obtenir toutes les prestations qu’offre une gare (billets de chemin de fer nationaux et internationaux ou de bus, vos abonnements, et toutes sortes de renseignements). Vous pourrez aussi effectuer des opérations de change ou même exécuter des versements à l’étranger.

Le guichet sera ouvert durant une grande partie de la journée. Un distributeur de billets complète l’offre sur la face avant du bâtiment. On envisage même d’ouvrir un petit bar à café dans la gare afin de faire patienter les voyageurs. On précisera encore que la halte d’Orbe Industrie servira encore un peu pour les passagers du bas de la ville et pour gérer le trafic marchandises. Cette nouvelle orientation a été dictée essentiellement par le manque de place à Yverdon et par l’arrivée future du RER à Orbe.

Plaque tournante de Travys

A partir du 13 décembre prochain, tout le trafic de la compagnie sera géré à partir d’un bureau qui est en passe d’être installé dans l’un des hangars de la station urbigène. Que cela soit pour l’Orbe-Chavornay, l’Yverdon-Sainte Croix ou pour le Brassus–Vallorbe ou pour les différentes lignes de bus, des contrôleurs du trafic seront présents de 3 h. 45 à la nuit suivante, jusqu’à 2 heures du matin pour le week-end.

Une quinzaine de personnes se relaieront à ce poste qui régulera les flux des circulations et palliera les inconvénients qui pourraient surgir sur une ligne. De manière à être plus proche de la clientèle, les voyageurs seront informés par haut-parleur des fluctuations possibles.

Orbe se trouve être, pour quelque temps, la plaque tournante de Travys. C’est dire que l’on prépare activement l’arrivée du RER, notamment au niveau des stations d’Orbe Industrie pour les industries et peut-être un quartier d’habitation dans le sud de la ville, comme à Saint-Eloi à proximité de ce qui devrait être le futur CTR (centre de traitement et de réhabilitation) qui remplacera l’hôpital d’Orbe à l’avenir.

Prévisions lointaines

Un mot encore concernant le RER, le directeur de Travys, Daniel Reymond, a précisé que des premières rames CFF feront leur apparition à Orbe en décembre 2019, mais il sera encore nécessaire de changer de train à Chavornay, car la ligne dépendra des travaux opérés à la gare de Lausanne. C’est probablement à partir de 2024 que l’on pourra voyager directement de la capitale ou d’Yverdon jusqu’à Orbe.

A propos, il est intéressant de savoir qu’au niveau de la régularisation du trafic, on travaille déjà dans des perspectives à dix ans puisque M. Reymond a entendu qu’il y aurait un problème en 2025 pour un train arrivant à 19 h. 40 à Chavornay à cause du trafic marchandises dont on ne connait pas encore vraiment quelle en sera la cadence!

Le passage à niveau de la route d’Orbe.

Baulmes: Travys a entendu siffler… ses oreilles

«Travys a présenté une demande cavalière et dénotant un manque sérieux de planification». C’est en ces termes que la commission des finances du Conseil communal de Baulmes s’est exprimée mardi passé au sujet d’une requête du transporteur régional, «à traiter en urgence», pour le financement de l’assainissement de deux passages à niveau situés sur le terroir communal. A l’origine, un courrier de juin dernier demandait purement et simplement à la commune de passer à la caisse pour un total de l’ordre de Fr. 90 000.–. Et ce n’est que face à la vive réaction communale que ce chiffre s’est dégonflé pour atteindre Fr. 63 000.–. Une somme que la commission des finances a proposé de financer au travers de la trésorerie courante, en attendant le retour de la péréquation thématique de 2015, qui devrait encore nettement diminuer l’engagement baulméran à ce titre. A relever que la commission des finances s’est réservé le droit de consulter toutes les pièces du dossier a posteriori, celles permettant de juger de l’opportunité de la dépense faisant partiellement défaut. C’est sans discussion et à une large majorité que le Conseil a voté en urgence le crédit demandé.

Un président qui rempile

Un conseil à nouveau placé sous la présidence de Luc Pillevuit, qui rempile pour une année en raison d’une défection imprévue. Luc Pillevuit a tenu à rappeler en préambule qu’il souhaitait «des débats constructifs et empreints de respect, ainsi qu’une participation active» et s’est réjoui de pouvoir procéder à l’assermentation de Margaux von Ow en début de séance. Dans le désordre et sous le chapitre des divers, on notera que l’abattoir de Baulmes ne fermera pas début 2015, mais devra se conformer aux prescriptions fédérales en matière de contrôle. Le SDISPO de son côté semble très loin de faire l’unanimité parmi les pompiers de base. Cendrine Cachemaille, municipale et présidente de ce nouvel organisme, a reconnu des faiblesses de jeunesse et a pronostiqué qu’il faudrait un à deux ans pour que les choses se mettent en place, notamment au travers d’un système de gestion administrative complexe concocté par l’ECA. Du côté de l’Etat-Major, il semble en revanche que l’on soit très satisfait… Quant au clocher de l’Eglise, il est enveloppé d’échafaudages suite au coup de foudre de l’été. Des discussions sont en cours avec les monuments historiques, en vue de sa réfection à l’identique, réfection dont les coûts devraient être entièrement assumés par l’ECA.

Pour les automobilistes
Le passage à niveau de la route d’Orbe sera fermé une semaine pour les travaux du 13 au 17 octobre 2014. Celui de la rue de l’Echat devrait suivre, dans la semaine du 20 au 24 octobre (dates pas encore définitives).