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Le chemin de la Magnenette.

Orbe : travaux publics et politiques

Séance du délibérant urbigène expédiée rapidement jeudi soir passé sous l’autorité du président Philippe Cochard. C’est en effet sans discussion ni opposition qu’il a accepté les crédits demandés par l’Exécutif. Le premier, à hauteur de Fr. 75’000.–, concerne le gainage d’un collecteur d’eaux usées à la rue des Terreaux, sur un tronçon allant de la poste au passage-piétons conduisant à la Maison des Jeunes. Le collecteur en question est très endommagé et sera gainé de l’intérieur sans qu’une intervention lourde nécessitant une fouille sur tout le tronçon induise des problèmes majeurs de circulation.

Le second crédit concerne la réfection du chemin de la Magnenette, étudié depuis plus de 5 ans, mais qui n’avait pas pu être mis au programme des travaux de la législature précédente. D’un montant brut de 1,718 million de francs, cet investissement se concrétisera dès le printemps de cette année, ceci sur une durée de 9 mois. À noter que la délégation de la commission des finances considère que ce dernier crédit – qui excède la barre symbolique de Fr. 100’000.– «aura des conséquences supportables pour les finances communales» a précisé son président Stéphane Collet.

Pourquoi des bus?

Deux membres du groupe des Verts – Corinne Authouart-Piguet et Renaud Kern – ont déposé une interpellation demandant des explications complémentaires à l’Exécutif au sujet du remplacement des trains du matin sur la ligne Orbe-Chavornay par des bus, dont le total des rotations s’élève à 36. Autant de passages dangereux pour les piétons, notamment à la halte nouvelle  «Les Moulins» et des temps d’attente à Chavornay, de 40 à 50 minutes selon la direction choisie par l’usager pour la suite de son parcours. Toujours du côté des Verts, on a appris la démission de Nicolas Frey, pour des raisons professionnelles. La responsable du groupe Natacha Mahaim-Sidorenko a précisé que le groupe présenterait un candidat lors d’un prochain Conseil, comme il le fera pour remplacer Nicolas Frey au sein de la commission des finances.

Rapprochement pragmatique

Du côté de l’Exécutif, le syndic Henri Germond a informé le Conseil de la décision de l’Exécutif de tenter de raviver un dialogue constructif avec les autorités de Chavornay. Dans ce cadre, il a rencontré le syndic Christian Kunze et convenu avec ce dernier que les deux Exécutifs se rencontreraient prochainement «in corpore» pour aborder les dossiers actuels. Par ailleurs, la Cour de droit administratif et public du Tribunal cantonal (CDAP) a rejeté fin janvier le recours de Chavornay contre le PPA Gruvatiez. Le dossier urbigène était complet et non critiquable, selon les juges lausannois. Chavornay ne portera pas l’affaire au Tribunal fédéral.

Pas beaucoup de poissons dans le Nozon ce soir-là.

Pompaples: on cherche idées d’investissements

Les Pompapolitains membres du Conseil général se sont réunis pour la dernière fois de la législature sous la présidence de Stéphane Schneider, qui continuera à s'imposer un silence obligé en exerçant non sans humour la même charge dès le 1er juillet. Première étape d’une soirée ordinaire: l’assermentation du nouveau conseiller municipal Olivier Waber, qui pourra ainsi s’atteler à sa nouvelle tâche dans quelques jours. Passage obligé ces temps, l’examen des comptes 2015 de la commune et de sa gestion. «Une bonne année 2015, relèvera le Municipal des finances Alain Bonzon, qui s’est réjoui d’un excédent de recettes de l’ordre de Fr. 60 000.– sur un total de 2.65 millions de francs de produits et charges – ceci après des dotations extraordinaires, à des amortissements et à des provisions. Même si elle est en diminution, la marge d’autofinancement du village est de l’ordre de Fr. 300 000.– ce qui lui permet d’exécuter la plupart des tâches courantes sans recours à l’emprunt».

Appel inhabituel aux idées

Dans la foulée, Alain Bonzon a lancé un appel aux membres du Conseil et à la population: «La commune n’a plus de grands travaux à exécuter durant la prochaine législature et toute idée ou envie d’intérêt général qui se révélerait bonne et maîtrisable pourrait intéresser le futur exécutif, qui, sans en promettre l’exécution, pourrait l’inscrire dans son plan d’investissements. Les idées sont à transmettre avant la fin de l’été». Pour surplus, les comptes et la gestion ont été adoptés à l’unanimité. On notera aussi que, pour exercer son mandat efficacement, la commission de gestion s’est réunie à 4 reprises, et non simplement quelques heures, comme on a souvent tendance à le voir. Dans un autre domaine, Pompaples est aussi devenue sociétaire de la société régionale des abattoirs d’Orbe dont elle a souscrit quelques parts sociales, pour des raisons de proximité géographique et d’économie de transports.

UAPE en vue

Une première UAPE de 12 places ouvrira à la Sarraz à la rentrée d’août, avec… deux places en principe réservées à Pompaples. Cette nouvelle institution est gérée par l’AJERCO, pendant local de l’AJOVAL, qui englobe 28 communes pour un total de l’ordre de 23 000 habitants. À noter enfin la «standing ovation» chaleureuse faite par le Conseil au syndic sortant Roland Studer, après son dernier message officiel, qu’il a eu de la peine à terminer sans que sa voix tremble.

La piscine d'Orbe

Orbe: une piscine aux teintes pimpantes

Le printemps a déjà fleuri notre environnement, le thermomètre est monté de quelques degrés, révélateurs de l’ouverture de la piscine communale.

Comme évoqué l’an dernier, lors de la période estivale caniculaire, le bassin urbigène avait subi la visite inopinée d’algues indésirables, mais inoffensives. La vétusté avérée du bassin et un léger affaissement occasionnant une mauvaise circulation de l’eau, était en partie la cause de ce désagrément. Suite au vécu de cette problématique, le comité de la piscine a œuvré fermement pour améliorer sensiblement la situation. Le fond du bassin et les parois ont été poncés et une nouvelle couche de peinture appliquée, ce qui va enchanter les yeux avec un ton bleu caraïbe. De plus, le traitement de l’eau sera amélioré sur la forme et le tempo.

Prévisions et ouverture de la saison 2016

La connaissance de vétusté du bassin et de son mécanisme amène à réflexion. Une lourde réfection s’avérera nécessaire, à ce titre, un projet d’étude de remise en état sous l’égide d’un comité de pilotage composé du comité de la piscine et des autorités communales est envisagé.

L’ouverture officielle de la saison 2016 est programmée pour le samedi 14 mai. A titre promotionnel, comme l’année dernière, l’offre préférentielle sur le prix de l’abonnement de saison 2016 sera offerte pour 80 francs en lieu et place de 100 francs. A cet effet pour bénéficier de l’action, la caisse sera ouverte le vendredi 13 mai dès 12 h. au dimanche 15 mai jusqu’à 19 h. Les autres prix d’entrées restent identiques.

En temps opportun, un programme d’animations sera publié par l’office du tourisme, et, le restaurant et sa terrasse seront à disposition de la clientèle idoine. Le comité de la piscine va être à coup sûr attentif au bon déroulement de la saison et à la satisfaction des usagers, reste à espérer un coup de pouce de Jean Rosset et tout sera parfait.

Les feux de circulation sur la route de Corcelles.

Chavornay: une circulation difficile

Les pendulaires qui empruntent la route de Corcelles en entrée ou en sortie de Chavornay aux heures de pointe sont depuis peu confrontés à la formation de colonnes plus longues et plus nombreuses qu’à l’habitude. La faute aux travaux d’installation d’une série de feux tout au long de la route située entre le rond-point de la croisée et l’entrée de l’autoroute.

Priorité à la sécurité

Les neuf feux en cours d’installation ont pour but de sécuriser ce tronçon emprunté quotidiennement par près de 12 000 véhicules. Ce sont cinq feux pour deux passages à piétons qui sont installés. Le premier est situé au niveau du chemin des Fleurettes et l’autre au niveau du chemin de l’Epignau. Ils permettront aux piétons, et plus particulièrement aux élèves qui se rendent au collège voisin, de traverser la chaussée sans prendre le risque de s’y faire écraser.

Les quatre autres feux sont installés au débouché des chemins de Pré-Fleuri et du Suchet. Munis de boucles de détection, ils permettront aux véhicules en provenance de ces deux chemins de s’engager en toute sécurité et dans un délai correct sur la route de Corcelles. Les installations devraient être mises en service d’ici à mi-mars.

Les premières mesures d’un plan plus ambitieux

Ces feux sont également la première partie du plan visant à limiter le nombre de véhicules en traversée de Chavornay.
Connu sous le nom d’Étude Stratégique d’Accessibilité multimodale, ce plan vise à inciter les véhicules en provenance d’Orbe à prendre l’autoroute à Boscéaz plutôt qu’à Chavornay ceci en multipliant les feux de circulation qui ralentiront le parcours de plusieurs minutes.

De gauche à droite: Thierry Salzmann, vice-syndic, Olivier Agassis, syndic, Carole Pose, secrétaire communale et Claude Crausaz, président du Conseil.

Bavois: séance à trois temps

Le 27 octobre dernier, les conseillers étaient convoqués pour débattre de trois sujets. Le président, Claude Crausaz, demande une minute de silence en l’honneur de feu Rose-Marie Laurent qui fut membre du bureau.

Arrêté d’imposition pour 2016

Soucieuse d’assurer une bonne gestion des deniers publics, la Municipalité propose de maintenir le taux à 73% malgré les gros investissements consentis ces dernières années. Le préavis est accepté à une grande majorité.

Le morceau de choix de la séance

La commune est raccordée à la STEP de Chavornay. La vétusté des installations ne répond plus aux normes en vigueur, par conséquent les autorités de la commune voisine ont pris la décision de l’agrandir et de la moderniser. Corcelles-sur-Chavornay et Penthéréaz font également partie du concordat.
Les conseillers ont eu entre les mains un préavis très fouillé de la part de la Municipalité présentant tous les paramètres et les coûts engendrés par cette construction. Des questions très précises ont été posées par quelques conseillers avant que les six points ne soient votés. En tenant compte de la courbe démographique, la future STEP sera à plein rendement jusqu’en 2040 au moins.

Les coûts étant répartis proportionnellement au nombre d’habitants des quatre communes concernées, la part de Bavois s’élève à Fr. 1 229 000.–. Ce montant sera amorti en 30 ans au maximum. Les conseillers accordent l’autorisation à la Municipalité de prélever Fr. 107 000.– sur le fond de réserve dévolu à l’épuration ainsi que le feu vert pour qu’elle contracte un emprunt de Fr. 811 140.–.

La commission des finances relève que la taxe au m3 passera de Fr. 1.50.– à Fr. 2.94 dès 2016 afin de faire face à ces nouvelles dépenses.
Dans la foulée, le nouveau règlement communal sur l’évacuation et l’épuration est accepté. Un ajout a été fait à l’article 45 concernant la possibilité d’installer des sous-compteurs.

Quid de l’ancien collège?

Pour l’instant, c’est le stand-by pour les travaux internes jusqu’à un arrangement avec le service de l’Etat qui s’occupe des bâtiments.

Vallorbe: harmoniser chantier et tenue des classes

Dominique Valet, le directeur de l’établissement scolaire de Vallorbe-Ballaigues-Vallon du Nozon, a bien voulu consacrer du temps à l’Omnibus pour évoquer cette rentrée des classes marquée par… les échafaudages. «Tout est sous contrôle pour cette rentrée, nous déclare le directeur, et nous revendiquons, défendons et voulons incarner les quatre valeurs du professionnalisme, du respect des personnes, de l’esprit d’équipe et d’un sentiment d’appartenance dans un climat propice à l’étude et à l’enseignement». L’établissement grandit et recevra deux classes supplémentaires (9S et 8P), 11 nouveaux enseignants et 15 élèves de plus, portant le total à 830. Quatre classes ont été refaites à Vallorbe, une autre à Vaulion. Des tableaux interactifs, expédiant définitivement la craie et le frottoir aux oubliettes, ont été installés. Chariots et tablettes sont arrivés ou en commande. Bref, le confort de l’élève devrait être augmenté sensiblement par ces nouveaux moyens pédagogiques, dont la portée est beaucoup plus grande que le schéma griffonné sur un coin de tableau noir. On imagine facilement des démonstrations mathématiques animées, l’insertion de petites séquences filmées ou le recours à Internet en guise de support complémentaire à certains cours.

Emballé jusqu’à Noël

Au chapitre des nouveautés arrivées ou à venir, la «journée continue de l’écolier», les deux services de repas à midi, le retour du train pour le transport des élèves secondaires du Vallon du Nozon, qui le reprendront au départ de Croy avec l’arrivée du prochain horaire CFF en décembre. «On cherche encore, et c’est difficile, à augmenter la sécurité des enfants dans les gares de Croy et de Vallorbe, ainsi que dans le train. Mais ce sont des tâches de surveillance qui ne trouvent pas facilement preneurs», explique Dominique Valet. Avis donc aux personnes intéressées. S’agissant des travaux, les corps de métier ont parfaitement respecté les délais. Le bâtiment de 1915 à Vallorbe restera emballé dans ses échafaudages jusque peu avant Noël. À ce moment-là, de grands pas auront été faits, la toiture, les façades, les isolations, les fenêtres, les portes auront notamment été changées. Les réseaux informatiques et le WiFi sont en phase d’installation, alors que l’ascenseur n’entrera probablement pas en service avant 2016. Du côté du collège des Trois Vallons, quatre nouvelles classes et trois salles d’appoint sont en chantier, à l’étage laissé vide à cet effet lors de la construction. Avec la nouvelle classe créée à Vaulion, pas de doute que ça bouge du côté de l’AscoVaBaNo et que le nombre de problèmes à résoudre simultanément constitue un véritable défi.

Arrivée à la nouvelle Sagnette

Vaulion: la mi-été sur un alpage ressuscité

Cette année Dame Nature a décidé que la mi-été se ferait sous une météo de «mi-automne», mais qu’importe, la foule et la bonne humeur étaient au rendez-vous ce samedi 15 août.

Afin de sensibiliser la population sur la vie en alpage, et sur les produits de la région, de permettre de s’adonner à des activités comme de la spéléologie (par le Club de spéléo de Lausanne) et de profiter des informations données par le Parc Jura Vaudois, la Commune de Vaulion organisait ces portes ouvertes à l’alpage de «La Sagnette». Le choix du lieu fut aussi le prétexte à découvrir la splendide métamorphose du bâtiment.

En effet, entre la saison 2012 et le printemps 2013 la Sagnette a eu droit à un lifting… voire même une résurrection !

La charpente, la couverture et la ferblanterie des toits, la réfection de l’électricité, l’arrivée de l’eau courante dans le logement, le tubage de la cheminée, la création d’un soliveau, d’un escalier intérieur et d’une salle de bains ainsi que d’une magnifique salle de traite ont été les objectifs de ce chantier, et le résultat est impressionnant.
Certes, l’investissement eut un coût de plus de Fr. 350’000.-, mais, pour protéger nos alpages et les paysans il n’y a pas multitude de façons de procéder.

La Commune de Vaulion a donc très bien compris l’enjeu de la situation. C’est donc avec le verre de bienvenue et le sourire sincère que cette journée s’est déroulée pour le plus grand bonheur de tous.

Vue d’une partie du village de Croy.

Croy: on va creuser et taconner

Ce ne sont pas moins de 32 Buya-tsa qui ont répondu présent à l’appel de la présidente du Conseil général de Croy Lise Michot pour assister lundi soir, au cœur de l’été, à une séance extraordinaire du délibérant local. «Pas étonnante cette affluence, à Croy nous sommes nettement plus solidaires qu’ailleurs…» glissait une conseillère, non sans une pointe d’humour, à l’oreille de l’Omnibus. L’objet de cette séance extraordinaire était la demande de crédit de Fr. 390 000.– que l’exécutif vient de déposer pour des travaux de génie-civil, de réfection de collecteurs et de chaussée à réaliser dans la partie basse du chemin de la Foule et au chemin des Champs (La Riettaz) récemment nommé ainsi. Ainsi que l’a relevé le municipal des routes Vincent Stern, ces travaux, surtout à la Foule, s’inscrivent dans la suite des gros travaux qui ont permis de mettre le village en séparatif. Pour le chemin des Champs, ce sont surtout des raccordements à de nouvelles habitations qu’il s’agit de fournir. «La commission permanente s’est ralliée à l’unanimité à la demande de crédit déposée, a précisé son rapporteur Michel Chevailler, tout en relevant qu’elle ne suivait pas l’exécutif dans son idée de fractionner les travaux en trois parties».

Saucissonner pour vivre heureux

«La législation sur les marchés publics nous oblige à pareil saucissonnage, a précisé le Municipal des routes Vincent Stern, si nous voulons, comme prévu, réserver les travaux aux entreprises locales. Avec ce système nous n’atteignons chaque fois pas le seuil du demi-million de francs, qui nous empêcherait de pratiquer le système de l’invitation aux maitres d’état locaux». Dans la discussion, quelques voix se sont élevées pour déplorer que l’on ne s’occupe qu’en 2015 et soudain urgemment, de ces travaux qui attendent depuis plus de 10 ans.

Autre sujet d’étonnement, c’est que l’on découpe les travaux du chemin de la Foule en deux parties, alors que le haut du chemin ressemble de plus en plus à une piste de brousse avec ses nids de poule et autres ornières dangereuses. Le syndic Thierry Candaux a promis que l’on profiterait de la venue d’entreprises pour «taconner» intelligemment ce haut de chemin, avant que l’exécutif vienne, probablement en décembre prochain, avec un autre préavis, demander l’aval du conseil pour la suite des travaux, prévue en 2016. Si les finances le permettent.» Au vote, le crédit a été adopté à une très large majorité, avec une voix contre et une abstention.

Ballaigues: les grands travaux continuent

C’est un ordre du jour au régime minceur qui attendait la petite trentaine de conseillères et conseillers ayant répondu présents lundi soir à l’appel du président Frédéric Santschi. Après avoir pris connaissance de la démission de Guillaume Poncet, les élus ont dû constater, presque déçus, que pour une fois l’exécutif n’avait aucune communication à leur faire. Ils se sont donc rabattus sur l’élection peu disputée d’un nouveau délégué supplémentaire à l’ORPC d’Orbe, le village y ayant droit en raison du nombre de ses habitants qui désormais dépasse le millier. C’est Valentin Santschi qui a été choisi pour cette mission, qui selon les aveux mêmes du délégué actuel de la commune, le municipal Michel Junod, ne devrait pas peser trop lourd dans son agenda annuel.

Encore des trous

L’exécutif et singulièrement Thomas Maillefer n’a pas encore terminé la fameuse réfection de la traversée du village qu’il souhaite rempiler avec de nouveaux grands travaux. C’est donc un investissement de l’ordre
Fr. 985 000.– qui va être soumis à l’examen d’une commission ad hoc, ainsi que de la commission des finances, en vue de financer la réfection des services EU-EC et autres sur un tronçon allant de la ruelle du Chalet, et se poursuivant sur la première partie de la route du Signal. L’équipement de ces tronçons est très vétuste et comme VO Énergies a planifié la rénovation et l’extension de son réseau dans ces zones, la commune veut profiter des fouilles pour effectuer ces travaux.

2016 se rapproche

L’exécutif a également déposé en dernière minute le préavis traditionnel relatif au nombre de conseillers à élire pour la prochaine législature 2016-2021, que ce soit pour le Conseil communal ou pour la Municipalité. Une commission va donc plancher sur la proposition de l’exécutif et suggérer une solution au délibérant dans les semaines à venir.

Au conseil de Bretonnières, tout le monde ne siège pas en «low cost».

Bretonnières: que veut-on faire de la grande salle?

Mercredi soir passé, longue séance pour le Conseil général de Bretonnières placé sous la présidence de Patrick Chezeaux. Après l’assermentation de plusieurs nouveaux membres du délibérant des «Caque-lentilles», le premier pensum de la soirée consistait à se pencher sur le nouveau règlement du Conseil. Un document qui a nécessité beaucoup d’heures de réflexion de la part du bureau et des membres de la commission permanente. Cette dernière, par la voix de Monique Quiquaz, a proposé l’adoption du projet avec quelques modifications relatives au bureau et aux commissions.

Les modifications souhaitées par la commission permanente n’ont pas trouvé grâce aux yeux de la majorité. C’est ainsi que le Conseil fonctionnera désormais avec une seule commission de gestion et des finances. Pour l’arrêté d’imposition 2015, l’exécutif proposait une augmentation de l’impôt communal de 70 à 72 centimes par franc d’impôt cantonal de base. À la demande d’un conseiller, le scrutin a eu lieu en deux parties et à bulletin secret. La proposition municipale a été acceptée à une large majorité, avec quelques abstentions.

Grande salle et gravière

S’agissant de l’avenir de la Grande Salle, un des serpents de mer locaux, le vice-syndic Pierre-Daniel Collomb a présenté l’état des réflexions actuelles de l’exécutif. Diverses questions de principe sont en suspens, dont celle de se défaire ou non de ce bâtiment ou de financer une petite rénovation ou un véritable projet immobilier pouvant inclure la création de plusieurs appartements dans le Battoir attenant. Plus le projet sera ambitieux, plus il coûtera cher, une version complète ascendant, en chiffres estimés, à environ 6 millions de francs. S’il devait être décidé, un tel investissement demanderait la modification du plafond d’endettement autorisé de la commune. Le dossier est d’ailleurs actuellement en mains du canton pour un examen préalable de cette question.

Dans le projet, l’implantation d’une boulangerie animée par un artisan de la région est prévue, la perle rare ayant même déjà été trouvée. Un postulat sur cette question a été déposé par Joël Vuagniaux et adopté à une large majorité par le Conseil. Il invite l’exécutif à organiser une vaste consultation populaire participative autour du devenir de cet édifice, ceci d’ici au printemps 2015. Quant à la gravière, Holcim doit ou devait mettre à l’enquête l’extension de l’exploitation pour la tranche 2017-2022 cet automne. Pour l’instant toutefois, l’autorité municipale n’a encore rien vu venir.

Le Conseil de Vaulion au travail.

Vaulion: le chantier du siècle prend forme

Le président Philippe Magnenat a convoqué le délibérant vaulieni la semaine passée pour permettre à l’exécutif de présenter et de déposer deux préavis très importants relatifs à l’adduction d’eau, à son évacuation et la réfection en profondeur de la route qui traverse le village de part en part. On parle de ces travaux depuis longtemps aux Trois Cœurs, mais cette fois le mouvement est lancé.

Les chiffres sont très importants pour une commune de 500 habitants, puisque le premier préavis concernant l’eau prévoit un crédit de Fr. 1.185 Mio alors que le second, essentiellement consacré à la réfection simultanée de la chaussée s’élève à Fr. 795 000.–. A relever que ces sommes ne concernent qu’une portion limitée du haut du village, intitulée pudiquement «Étape 1 Secteur 3». On peut donc imaginer ce que coûtera le projet complet, qui comprendra 5 étapes au moins et qui pourrait demander de longues années avant de se réaliser entièrement. La Municipalité a rappelé que les conduites existantes datent du début du 20e siècle, ce qui rend leur remplacement impératif.

Financement compliqué

Si sur le plan purement technique les travaux ne semblent pas devoir poser de problème particulier, leur financement est en revanche un casse-tête. Même si la Municipalité a revu ou va encore revoir les taxes communales existantes à la hausse, il faudra que la commune s’endette pour ces gros chantiers. Et ceci au-delà du plafond d’endettement voté en début de législature. Les préavis prévoient de faire passer ce dernier de Fr. 4.35 Mio à Fr. 6.135 Mio. Cette modification requiert toutefois l’aval du Conseil d’État. Un aval qui a déjà été requis en fin d’année 2013, mais sur lequel le gouvernement ne s’est pas encore prononcé. Des séances sont d’ailleurs prévues entre la Municipalité et le gouvernement cantonal.

La réfection de la chaussée, qui est une route cantonale traversant un village, devrait à nouveau pouvoir bénéficier de subsides cantonaux, suite à la fin du moratoire cantonal dès 2014. Une demande à hauteur de Fr. 600 000.– a été formulée dans ce sens. Autre particularité du dossier: la commune souhaite diminuer ses charges annuelles en amortissant les installations futures sur 50 ans, alors que la loi prévoit une durée maximale de 30 ans pour ce faire. Une demande de dérogation dans ce sens va donc aussi être déposée.

C’est une seule commission de 5 membres présidée par Danilo Perotti qui étudiera les deux demandes de crédit.

Une maison mal placée entre les Moulins et les travaux du Pont.

Orbe: Don Quichotte aux Moulinets

Une maison mal placée entre les Moulins et les travaux du Pont.

Une maison mal placée entre les Moulins et les travaux du Pont.

Pris entre deux nuisances, la petite maison de la rue du Moulinet 35, n’est de loin plus un havre de paix au bord de l’Orbe dans l’ombre du vieux pont. Pour les personnes partant travailler cela peut encore être supportable, mais quand on est retraité cela devient intenable.

Tenacité payante

Janine Rege, d’une part, se bat depuis longtemps contre Provimi Kliba (racheté par le groupe américain Cargill), pour que le déchargement des camions de céréales se fasse dans des conditions correctes, pensant qu’on pouvait probablement réduire les nuisances par quelques mesures. Oui, elle savait qu’habiter à côté d’un moulin peut causer des désagréments, mais au début cela était saisonnier et des petites charges. Depuis quelques années ce sont des 40 tonnes qui déchargent d’un coup provoquant de la poussière et du bruit insupportable. Elle et son ami souffrent de problèmes de santé, mais leurs certificats médicaux n’émeuvent personne.

Janine Rege a commencé à se renseigner sur ce qui pouvait être fait, elle s’est heurtée à une non-entrée en matière: les exploitants arguant que le propriétaire leur louait les locaux «en l’état» et le propriétaire, Avni Orlatti disant que ce n’était pas son problème...Elle a aussi écrit à la Municipalité, mais n’a pas eu de réponse concrète. Pour finir elle a écrit au Canton, (au SEVEN, Service de l’environnement et de l’énergie), qui est venu évaluer la situation. Les normes en la matière ont été déclarées officiellement insuffisantes et Provimi a eu jusqu’à fin décembre pour mettre un rideau en plastique et une hotte d’aspiration. La semaine passée des ouvriers s’activaient; le rideau est posé et les hottes d’aspiration étaient en voie d’être installées. Cela devrait résoudre un partie du problème. Mais il a fallu se battre plus de deux ans pour y arriver.

Barrage, mal nécessaire

D’autre part les travaux du nouveau barrage apportent son lot de nuisances: bal de camions devant la porte, poussière, route boueuse, bruit incessant des machines, chute de pierres, la liste est longue. Janine Rege a dû insister à plusieurs reprises pour que la voirie vienne nettoyer tout le bas de la rue, qu’elle a souvent fait elle-même. Du côté de VO énergie, on est bien conscient du problème et Pierre Rigoli se dit désolé pour tout le voisinage qui supporte ces travaux. VO énergie a d’ailleurs fait un geste et tout le voisinage a une réduction de 50% sur sa facture d’électricité. Janine Rege se rend bien compte qu’elle n’a pas le choix mais trouve qu’elle a été peu entendue, d’autant plus que le pont du Moulinet est une des cartes de visite du tourisme urbigène.

Délais tenus

A moins d’une météo très défavorable, avec des crues imprévisibles de l’Orbe, la mise en service du barrage est prévue pour le mois de juin et malheureusement pour le voisinage, fin février, il y aura encore des gros travaux avec l’installation des clapets.

Photo Natacha Mahaim