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L’exécutif de Vallorbe avec au centre en rouge le garde-forestier Dominique Favre, puis de gauche à droite: C. Maradan, C. Schwerzmann, L. Fiorito et le syndic Stéphane Costantini.(Photo Olivier Gfeller)

Vallorbe: le «Sentier des planètes» restauré

Plus de vingt élèves des classes de 9 VSG 2012-2013 ont conçu et construit à l’époque le premier Sentier des Planètes qui a été érigé près du départ de la piste Vita, dans une petite combe en contrebas. Une idée de leur professeur de mathématiques Pierre-Henri Jost, qui voulait ainsi permettre à ses élèves et aux visiteurs de mesurer concrètement l’échelle des distances qui séparent les planètes du système solaire. Chaque planète était alors représentée par un piquet en bois sur lequel une légende fournissait force détails à son sujet. La mise en place sur le terrain avait été plébiscitée par l’exécutif et largement aidée par les services forestiers communaux. La météo pas toujours favorable dans la Cité du fer au fil des saisons et des années a eu raison des installations du Premier Sentier. Ce

qui a conduit la Municipalité, son responsable des forêts le Municipal Christophe Schwerzmann ainsi que le garde-forestier Dominique Favre, aidé de ses équipes, à trouver et préparer le matériel nécessaire pour faire naître une version 2 du Sentier des Planètes. Cette dernière version a été formellement inaugurée la semaine passée en présence de l’exécutif vallorbier presque au complet, du garde forestier Dominique Favre et de l’inspecteur forestier Pascal Croisier. Le concepteur du projet initial Pierre-Henri Jost était lui aussi présent et ravi de voir que son idée allait perdurer sous une nouvelle forme.

Nouvelle version plus robuste

Les points représentant les planètes sont comme à l’origine placés proportionnellement aux distances qui les séparent. Un pas de 60 centimètres sur le sentier représente un voyage de 2,76 millions de kilomètres. L’installation est idéalement située en bordure de forêt et a bénéficié une nouvelle fois des soins du service forestier, qui a choisi les bois tant pour les poteaux-supports que pour le visuel artistique marquant l’une des extrémités du Sentier. Les détails de chacune des planètes ont été imprimés par l’Imprimerie de Vallorbe sur un matériau spécial résistant aux intempéries.

A relever un détail piquant: le report des indications sur les panneaux a été préparé par Sacha Pino-Bardet, qui est actuellement en formation de forestier-bûcheron à la Commune. Il figurait parmi les élèves qui ont participé à la création de la première version du Sentier. Ainsi a été restaurée une curiosité vallorbière peu connue et qui mérite le détour.

Rances vendange, sous un temps plutôt clément, malgré le frais.

Une journée de vendanges

Rances vendange,  sous un temps plutôt clément, malgré le frais.

Rances vendange,
sous un temps plutôt clément, malgré le frais.

On le sait, avec l’automne, les feuilles changent, prennent une belle couleur mordorée voire rouge vif, et tombent gentiement des arbres, tapissant le sol. Mais pas seulement, en octobre, c’est aussi le temps des vendanges!

Hé oui, le raisin lui aussi arrive à maturité et il est temps de le récolter. Pour l’heure, espérons que le soleil sera de la partie, car se déplacer dans ces vignobles parfois dangereusement pentus demande, au sec, déjà passablement de maîtrise de son équilibre, mais alors sous la pluie, mieux vaut ne pas être instable sur ses pieds!

8 h., les vignes s’animent

Pour certains, petit-déjeuner entre travailleurs, histoire de prendre une bonne dose d’énergie avant d’aller serpenter le long des cépages. Pour d’autres, la matinée commencera directement à la coupe, après un bon petit briefing sur la manière de trier les grappes, car oui, elles ne sont parfois pas toutes très belles et nécessitent quelques fois une ou deux «amputations» des épaulettes.

Mais qu’est-ce que les épaulettes? Lorsqu’une grappe pousse, elle a une tige principale qui donne naissance à plusieurs petites tiges remplies de fruits. Puis, une seconde tige peut pousser au sommet de la grappe pour donner une sorte de petit grapillon lui aussi rempli de grains de raisin.

Repas animé et anecdotes des années passées

Bien sûr, arrivé midi, voire souvent plus tard (oui, il est bien plus facile de s’occuper du plus gros du travail le matin, lorsqu’on déborde d’énergie!) quelques bonnes odeurs nous parviennent et annoncent l’heure de manger! A table, c’est bonne humeur et anecdotes qui circulent. Hé oui, on s’en souvient toujours lorsque l’un de nous fait ou dit une bêtise particulièrement drôle, et on ne peut s’empêcher de ressasser les souvenirs.

Fin de journée, tout le monde s’assied!

La cueillette terminée, le raisin va être acheminé vers la cave afin de lui faire suivre les prochaines étapes de la fin de sa vie de fruit avant de devenir (on l’espère) un bon cru, typique de nos régions. Bien sûr, on ne manquera ni l’apéro, ni le bon souper qui va venir clôturer cette super journée en beauté !

Photo Katy Josi

34 élèves de VSO des classes de Mmes Conod et Schlosser se sont rendus à Tolochenaz et au Sentier.

Insertion professionnelle: en visite

34 élèves de VSO des classes de Mmes Conod et Schlosser se sont rendus  à Tolochenaz et au Sentier.

34 élèves de VSO des classes de Mmes Conod et Schlosser se sont rendus à Tolochenaz et au Sentier.



Les élèves de 9ème année VSO sont allés visiter les centres professionnels de Tolochenaz (Fédération Vaudoise des Entreprises) et du Sentier (Horlogerie). Le but étant de permettre aux ados, proches de la fin de leur parcours scolaire, de voir des apprentis à l’œuvre dans le cadre des cours professionnels.

Le matin, ce sont plutôt les garçons qui ont regardé, en général avec attention, les jeunes gens pratiquer quelques facettes de leur métier. Ils ont vu en particulier les maçons, les carreleurs, les peintres, les ferblantiers et les artisans du bois (menuisiers, ébénistes et charpentiers). Ils n’ont pas manqué d’être impressionnés par la complexité de l’enseignement. Au préalable, l’un des dirigeants de l’école, M. Pidoux, leur a donné quelques «tuyaux» sur la manière de se présenter à un patron.

Un élément déterminant à l’heure d’obtenir un contrat d’apprentissage. Il a dit à quel point l’application et le sérieux lors d’un stage dans une entreprise peuvent être un facteur déterminant. De la même manière, il les a aussi encouragés à travailler encore sérieusement à l’école, car le carnet scolaire, notamment en mathématiques, a son importance à l’heure du choix.

Du boulot dans l’horlogerie

L’après-midi, ils ont passé du gros œuvre à la micro-mécanique. L’horlogerie nécessite une précision toute particulière. A l’école technique du Sentier, la plupart des apprentis viennent essentiellement du canton de Vaud et pas seulement de la Vallée ou de la France voisine comme on pourrait le croire. Ils ont apprécié la finesse d’un travail qui passe par la loupe ou par des ordinateurs et bien entendu par des machines très sophistiquées pour l’usinage des petites pièces nécessaires à la fabrication des montres. Ils ont pu voir à l’œuvre des horlogers, des bijoutières, des dessinateurs comme des micromécaniciens.

A l’interview, plusieurs apprentis ont révélé qu’ils n’avaient pas forcément songé pratiquer l’un de ces métiers, mais que le stage d’abord puis la pratique les ont convaincus d’avoir fait le bon choix. Surtout dans un domaine où il y a de l’emploi. On notera que l’école, dirigée par M. Bachelard, offre aussi des possibilités aux jeunes en difficultés scolaires qui peuvent obtenir une attestation de formation professionnelle (AFP) en deux ans alors que les autres apprentissages exigent 3 ou 4 ans de pratique.

Pas se décourager

Quelques jours plus tôt, leurs parents ont été informés sur le choix des métiers et la possibilité de recourir aux services de l’insertion professionnelle de la commune d’Orbe qui peut les accompagner dans la recherche de ce premier emploi ou d’un stage. Il a été précisé qu’il faut être persistant dans la démarche car les refus sont nombreux. Ne jamais se décourager est le maître mot dans les circonstances actuelles où les jeunes de VSO doivent apporter davantage la preuve de leur volonté de réussir pour décrocher la place d’apprentissage. Un long chemin les attend, mais rien ne dit que ces jeunes gens ne parviennent pas à atteindre leur but.

Leur intérêt pour une profession et leur motivation permettent souvent de renverser la tendance pour ces ados qui ne réalisent pas toujours qu’ils sont à quelques mois de leur entrée dans la vie professionnelle.

Photo Pierre Mercier