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Le clocher à bulbe particulier de l’Église de Bretonnières.

Bretonnières: un Conseil général sans président

Le clocher à bulbe particulier de l’Église de Bretonnières.

Le clocher à bulbe particulier de l’Église de Bretonnières.

Le Conseil général de Bretonnières s’est réuni mercredi passé pour la dernière fois sous la présidence de Patrick Chezeaux. En effet, ce dernier a décidé de se retirer à fin juin, non sans une certaine amertume, estimant «avoir été plus souvent au banc d’un tribunal qu’à la barre d’un délibérant objectif et respectueux du travail accompli».

La municipalité l’a remercié pour le travail accompli, en regrettant son départ, à l’image des membres de son bureau. Bien qu’ayant été mise par deux fois à l’ordre du jour durant la séance, l’élection d’un président n’a pas permis de trouver preneur. Le conseil sera donc convoqué une nouvelle fois avant fin juin pour se doter d’un président. Au chapitre des élections, le reste du bureau et des commissions a été élu ou réélu à l’unanimité.

Comptes 2012 équilibrés

Les comptes 2012 en équilibre pour un total de recettes et dépenses de Fr. 993 000.– ont été approuvés sans discussion, de même que l’adhésion au nouveau SDIS Vallorbe Région. Le recours d’un membre du Conseil contre l’adoption du budget 2013 a été rejeté sèchement fin mai par le Conseil d’État, aux frais du membre en question. Un article du règlement communal sur la protection des arbres adopté lors de la dernière séance n’a pas plu aux juristes du Département. Il a été revoté dans une teneur corrigée «pour faire plaisir au canton» a précisé la commission chargée de cet objet.

À relever encore, hors conseil proprement dit, une présentation par un représentant du groupe Holcim d’un avant-projet de réaménagement de la gravière. Un sujet qui va encore faire couler beaucoup de… cailloux du côté des Caque-Lentilles.

Photo Olivier Gfeller

Crispation

Il existe une sorte d’amicale des syndics de l’ancien district d’Orbe. Celle-ci était le résultat d’une volonté commune de se retrouver pour mieux défendre l’intérêt des villages et villes de cette partie du Jura-Nord Vaudois.

D’autres associations intercommunales sont également nées par la volonté de régionaliser certaines instances et de réduire si possible les frais de chacun. Un grand nombre d’entre elles émanent de la volonté cantonale et celles-ci provoquent le déchirement que cela soit au niveau de la petite enfance, de l’école ou des pompiers.
La solidarité a donc volé en éclats.

Chacun semble vouloir tirer la couverture à soi, avec le sentiment que l’on oublie l’intérêt général. Dans cette région où les fusions ne sont que peu à l’ordre du jour par rapport au reste du canton, il serait temps de se rencontrer afin de stopper l’hémorragie. Certes, les communes ont des soucis différents. N’empêche que la scission qui se dessine à plus d’un niveau, va péjorer l’évolution de ce coin de pays. On se demande bien pourquoi les crocs s’acèrent entre ces localités. On n’ose pas croire que les rancunes du passé resurgissent. Le vingt-et-unième siècle ne permet plus la tergiversation.

Les choses vont très vite et perdre du temps dans des querelles intestines est malheureux. Il est donc temps de se parler, de se dire les choses en face et d’avancer ensemble.

Mais, il ne faut pas tarder avant que les contacts se pourrissent définitivement, car la population ne comprendrait pas cette lutte intestine qui aura pour conséquence d’aller à l’encontre de ses intérêts